Le Forum Catholique
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( 814448 )
Le Pape nnomme 27 membres à la Congrégation pour le Culte Divin par Jean Kinzler (2016-10-29 09:01:53)
Pope Francis has named no less than 27 bishops today to be members of the Congregation for Divine Worship and Discipline of the Sacraments (CDWDS, or more commonly CDW). With these appointments, Pope Francis has given a quite clear indication of the direction he has in mind for the liturgical life of the church.
Among those named are Archbishop Piero Marini, longtime MC to John Paul II who was secretary to Archbishop Bugnini, architect of the post-conciliar liturgical reforms, Secretary of State Pietro Parolin, Cardinal Stella of the Congregation for Clergy, and Cardinal Ravasi, president of the Pontifical Council for Culture.
According to the Annuario Pontificio, among those who have belonged to the CDW up until now are Cardinals Raymond Burke, George Pell, and Mauro Piacenza. They will no longer serve as members with today’s appointments.
Writing at The Tablet, Christopher Lamb stated that
[t]he move will be read as the Pope’s attempt to rein in the cardinal [Cardinal Sarah, prefect of the CDW – ed.] who has consistently called for priests to celebrate Mass facing East, something the Pope reprimanded him for earlier this year.
Here is the full list.
Cardinals:
Rainer Maria Woelki, Cologne, Germany;
John Olorunfemi Onaiyekan, Abuja, Nigeria;
Pietro Parolin, Secretary of State;
Gérald Cyprien Lacroix, Québec, Canada;
Philippe Nakellentuba Ouédraogo, Ouagadougou, Burkina Faso;
John Atcherley Dew, Wellington, New Zealand;
Ricardo Blázquez Pérez, Valladolid, Spain;
Arlindo Gomes Furtado, Santiago de Cabo Verde, Capo Verde;
Gianfranco Ravasi, Pontifical Council for Culture;
Beniamino Stella, Congregation for Clergy;
Archbishops:
Dominic Jala, Shillong, India;
Domenico Sorrentino, Assisi‑Nocera Umbra‑Gualdo Tadino, Italy;
Denis James Hart, Melbourne, Australia;
Piero Marini, President of pontifical committee for Eucharistic congresses;
Bernard‑Nicolas Aubertin, Tours, France;
Romulo G. Valles, Davao, Philippines;
Lorenzo Voltolini Esti, Portoviejo, Ecuador;
Bishops:
Arthur Joseph Serratelli, Paterson, NJ, USA;
Alan Stephen Hopes, East Anglia, Great Britain;
Claudio Maniago, Castellaneta, Italy;
Bernt Ivar Eidsvig, Oslo, Norway;
Miguel Ángel D’Annibale, Rio Gallegos, Argentina;
José Manuel Garcia Cordeiro, Bragança‑Miranda, Portugal;
Charles Morerod, Lausanne, Geneva and Fribourg, Switzerland;
Jean‑Pierre Kwambamba Masi, auxiliary of Kinshasa, Congo;
Benny Mario Travas, Multan, Pakistan;
John Bosco Chang Shin‑Ho, auxiliary of Daegu, Korea.
Praytell
et
Le Pape s'oppose au cardinal Sarah sur l'orientation de la liturgie
Tablet
et
Vatican.va

( 814450 )
La fin de la réforme de la réforme et le début de la résistance par Nemo (2016-10-29 09:34:02)
[en réponse à 814448]
Le pape a mis le temps.
Mais après avoir désavoué le cardinal Sarah sur l'orientation de la messe, sont congédiés les cardinaux Burke, Scola, Pell, Ouellet, Bagnasco, et Ranjith.
Le retour de Mgr Marini (Piero, celui qui est compétent et actif en liturgie) est un délicieux retour dans les sombres années qui ont suivi le concile.
Les attaques liturgiques que craignaient nos communautés et qui ne sont pas arrivées vont-elles être à l'ordre du jour ?

( 814690 )
Je croyais que le gentil était Guido par Regnum Galliae (2016-11-02 15:57:31)
[en réponse à 814450]
et qu'au contraire Piero était un artisan de la nouvelle messe. Maintenant vous nous dites qu'il est compétent en matière liturgique ? Comment peut-on être compétent en matière de liturgie et accepter, promouvoir même, la messe telle qu'elle existe depuis 1969 ?

( 814692 )
C'est là le problème... par Etienne (2016-11-02 17:07:47)
[en réponse à 814690]
Comment peut-on être compétent en matière de liturgie et accepter, promouvoir même, la messe telle qu'elle existe depuis 1969 ?
Quand on est mal intentionné et qu'on veut détruire la messe, par exemple?

( 814739 )
ça ne tient pas debout par Regnum Galliae (2016-11-03 09:47:13)
[en réponse à 814692]
Je suis peut-être naïf, mais si vous êtes compétent, que vous choisissez la voie des ordres, vous avez un minimum de sens du surnaturel et vous connaissez un minimum la question des fins dernières. Saboter tout cela en connaissance de cause serait du suicide spirituel. Comment peut-on mettre en jeu son salut éternel ? Cela peut s'envisager lorsque l'on n'y connait rien, mais dans ce cas précis...

( 814452 )
dites plutôt par jejomau (2016-10-29 10:13:01)
[en réponse à 814448]
qu'il a viré tout le monde puisque cette Congrégation comporte 28 membres !
Maintenant ca montre qu'il y a une dissociation très forte entre l'utopie prônée par les modernistes et qu'ils voudraient voir réaliser intégralement aves certaines options du Vatican II ... Et une immense partie de l'Eglise qui veut revenir à une plus grande orthodoxie.
Le pape est de ceux qui soutiennent cette utopie. Cela correspond d'ailleurs à son âge...

( 814456 )
Cela n'a peut-être pas grand-chose à voir avec la lettre de Vatican II. par Scrutator Sapientiæ (2016-10-29 12:45:08)
[en réponse à 814452]
Bonjour jejomau,
Il ne s'agit pas ici de faire un procès d'intention aux heureux élus ou nommés, mais il s'agit ici d'essayer de contribuer à une précision.
A mon avis, il devient urgent de faire savoir et comprendre ceci : le rupturisme décomplexé utilise la référence au Concile, notamment en matière liturgique, comme un marchand d'armes utilise un navire doté d'un pavillon de complaisance, pour que la cargaison circule sans contrôles, encombres, obstacles, alors que la lettre du Concile, le texte du Concile, dans le domaine de la liturgie, n'est pas d'inspiration rupturiste, même s'il comporte des ambiguités ou des imprécisions qui se prêtent assez bien à un détournement de finalité d'inspiration rupturiste (adogmatique, immanentiste, eudémoniste, oecuméniste).
Cette tendance à détourner le christianisme catholique de sa finalité et de ses modalités authentiques, en matière dogmatique et en matière liturgique, est d'ailleurs antérieure au Concile, et si l'on en trouve des signes dans les textes de théologiens qui ont, par la suite, influencé le Concile ou l'après-Concile (le NOM me semble être davantage d'apparition post-conciliaire que d'inspiration conciliaire stricto sensu, au vu de SC), on en trouve aussi des traces dans l'agir concret des êtres concrets, je veux dire dans l'agir concret de clercs catholiques qui, entre 1945 et 1960, ont procédé à du bricolage liturgique "ouvriériste" ou "prolétogyre", et n'ont pas eu à attendre le Concile pour pouvoir commencer à le faire.
J'en reste, pour ma part, à cette idée :
- ou le christianisme catholique commence à renouer avec un modèle de foi avant tout, mais pas seulement, contemplatif et "propositionnel", dans le cadre duquel la foi est assimilée, notamment, à une adhésion, pensée, priée, vécue, à un ensemble de conceptions, de distinctions, de définitions, de propositions, inspirées par Dieu, Père, Fils, Esprit, au moyen et au travers de l'Ecriture, de la Tradition, du Magistère,
- ou le christianisme catholique continue à s'auto-dénaturer ou, en tout cas, à s'auto-fragiliser, au moyen d'un modèle de foi avant tout, voire seulement, opératif et "participatif", à l'intérieur duquel on considère globalement que presque tout, notamment en dogmatique et en liturgie, doit pouvoir évoluer et s'orienter, pour pouvoir contribuer à ce que l'Eglise participe, d'une manière plus partenariale que théologale, aux évolutions dominantes "donc" légitimes, ou jugées telles, de la culture, de l'histoire, de la société.
La liturgie avant tout au service du seul vrai Dieu, Père, Fils, Esprit, ou la liturgie avant tout au service du peuple, de l'idée que l'on en a, ou de la vision que l'on s'en fait : il faut choisir.
Bonne journée.
Scrutator.

( 814464 )
Merci ... par Ion (2016-10-29 15:01:36)
[en réponse à 814456]
... cher Scrutator, pour ce message, car l'une de vos affirmations me fait mieux toucher du doigt certaines de nos différences.
Vous semblez en effet appeler de vos voeux un cadre dans lequel la foi est assimilée, notamment, à une adhésion, pensée, priée, vécue, à un ensemble de conceptions, de distinctions, de définitions, de propositions, inspirées par Dieu, Père, Fils, Esprit, au moyen et au travers de l'Ecriture, de la Tradition, du Magistère.
J'appelle plutôt de mes voeux un cadre dans lequel la foi est assimilée non pas à un ensemble de conceptions, de distinctions ..., mais ... à une personne, le Christ.
N'est-ce pas là plutôt qu'est le véritable christianisme ?
Quand je vois beaucoup ici s'extasier sur les images du pélerinage SP, je ne peux m'empêcher de me demander si pour certains, la participation à ce pélerinage n'est pas motivée d'abord et avant tout par la notion de résistance au mouvement que prend l'Eglise depuis et grâce au dernier Concile. Combien iraient à ce type de pélerinage s'il n'était question que de sanctification personnelle, d'adhésion au Christ, dans la simple humilité non parée d'ors, de dentelles ou d'ornements certes magnifiques ? En disant cela, je ne critique pas du tout la présence des pélerins, car après tout, c'est aussi une manière de rassembler au nom du Christ, une étape vers le véritable christianisme évoqué ci-dessus. Et je suis certain que le Pape François voit ce pélerinage d'un bon oeil pour des raisons très différentes de préoccupations des pélerins eux-mêmes.
Ce que nous dit, me semble-t-il, le présent pontificat, et les nouvelles nominations à la Congrégation pour le Culte divin semblent le confirmer, c'est que la forme liturgique n'est pas tout. Elle est légitime, mais elle n'est pas l'essentiel. Le rapprochement actuel avec la FSSPX est à mon sens symptomatique du présent pontificat : il n'est pas à pas à mettre au compte d'une sorte de retour de l'Eglise vers des formes liturgiques plus "classiques", une sorte de réforme de la réforme, comme diraient certains, mais bien au contraire un message pour dire que justement ce n'est pas là ce qui est le plus important, que malgré l'attachement de cette communauté à des formes passées, il n'y a pas de raison de les ostraciser comme cela a été fait dans le passé. Ce qui est le plus important c'est de se tourner humblement et pauvrement vers le Christ. Et de tous y aller, rassemblés pour finir par faire un avec Lui, quelques soient les attachements plus au moins secondaires à telle ou telle forme liturgique : Ordo 62 pour les uns, patrimoine anglican pour les autres, formes plus "exotiques" du chemin néo-catéthuménal pour d'autres encore ...
Je me doute bien que ce j'écris là ne vas pas beaucoup plaire ici. Mais n'est-ce pas finalemrnt cela, le vrai pontificat de François ?
Ion

( 814468 )
Comme si... par Steve (2016-10-29 16:11:00)
[en réponse à 814464]
Comme si ces deux rencontres-là étaient contradictoires.
Il y a, sans doute, des Chrétiens qui sont favorisés d'apparitions de NS Jésus-Christ, d'une part.
Et d'autre part ceux qui doivent se contenter de travailler pour chercher à le rencontrer dans les Ecritures, la Tradition et dans nos frères.

( 814470 )
Votre "véritable christianisme" par Yves Daoudal (2016-10-29 16:24:59)
[en réponse à 814464]
est un fidéisme vide.
Le véritable véritable christianisme est celui qui fait de la liturgie une action visiblement sacrée. A moins de considérer que les pères de l'Eglise, les auteurs spirituels, les patriarches, les évêques, les moines, les papes, jusqu'au milieu du XXe siècle, ne connaissaient pas le "véritable christianisme".
Au passage, votre conception de la non-liturgie est contredite par Vatican II.
Quant à votre orgueilleuse, arrogante et méprisante leçon sur "le véritable christianisme" (auquel pourront peut-être parvenir un jour les pèlerins SP) qui consiste à assimiler la foi "à une personne, le Christ", sans s'occuper de "conceptions, de distinctions, de définitions, de propositions", c'est de l'évangélisme fondamentaliste. Car la première question qui se pose est: qui est ce Christ dont vous parlez? Il faut le définir. Un homme ? Un Dieu ? Les deux ? Pourquoi est-il né, est-il mort, est-il ressuscité ? Etc. Et si vous commencez à le définir, vous aboutissez forcément à des "conceptions, des distinctions, des définitions, des propositions".

( 814475 )
Je suis désolé ... par Ion (2016-10-29 19:06:51)
[en réponse à 814470]
... si j’ai pu paraître arrogant ou méprisant vis-à-vis des pèlerins SP. Je m’applique à moi-même ce même constat : irais-je aussi facilement manifester contre la pauvreté, la misère, la solitude que je vais à la Manif pour Tous ? J’ai peur que non. Et il me reste donc un long chemin de conversion.
Mais l’essentiel de mon message n’était pas de nier l’utilité de conceptions, de définitions ou de propositions, mais de prioriser en plaçant le Christ d’abord et avant tout dans ce qui fait notre foi.
Comme vous dites, on aboutit à ces définitions ou propositions mais on commence par le Christ. On assimile donc notre foi à Lui d'abord et avant tout.
Ion

( 814471 )
Mais encore ? par Peregrinus (2016-10-29 16:33:26)
[en réponse à 814464]
J'appelle plutôt de mes voeux un cadre dans lequel la foi est assimilée non pas à un ensemble de conceptions, de distinctions ..., mais ... à une personne, le Christ.
N'est-ce pas là plutôt qu'est le véritable christianisme ?
Certes.
Mais comment est-on ordinairement assimilé à la personne du Christ Sauveur et exemplaire de toute sainteté ?
Par une
adhésion, pensée, priée, vécue, à un ensemble de conceptions, de distinctions, de définitions, de propositions, inspirées par Dieu, Père, Fils, Esprit, au moyen et au travers de l'Ecriture, de la Tradition, du Magistère.
La personne du Christ a laquelle il s'agit d'adhérer n'est pas un ectoplasme indéfini, et la foi dans le Christ implique l'adhésion formelle aux vérités qu'il a révélées et qu'il enseigne par son Eglise.
Ce n'est pas parce qu'il faut se garder de tomber dans une adhésion purement extérieure et littérale aux formules dogmatiques qu'il faut leur opposer la personne du Christ, à moins de dire que le Verbe de Dieu est divisé contre ses propres paroles.
Combien de fois la promotion de la "rencontre avec le Christ" ne s'est-elle pas révélée un discours creux, sentimentaliste, détournant les âmes justement des moyens ordinaires que le Christ dans l'économie actuelle de notre salut a choisi pour se faire connaître et se donner à elles.
Peregrinus

( 814491 )
Question de ... par Ion (2016-10-30 12:20:21)
[en réponse à 814471]
... priorité, me semble-t-il.
Ce n'est pas par une adhésion, pensée, priée, vécue, à un ensemble de conceptions, de distinctions, de définitions, de propositions qu'on adhère au Christ, c'est en adhérant au Christ qu'on reconnait l'existence de conceptions, de distinctions, de définitions ...
Le Christ s'adresse à nous en disant ; viens, suis-moi ! Il le dit directement à chacun d'entre nous. Et à partir de là, on approfondit ce que cela implique de définitions ou de conceptions au service de la vérité.
Ion

( 814495 )
Qui dites-vous que je suis ? par Peregrinus (2016-10-30 14:59:24)
[en réponse à 814491]
La personne du Christ à laquelle on adhère n'est pas un vide purement indéterminé. Si l'on adhère à Jésus-Christ, c'est parce qu'au moins confusément, on sent qu'il est Dieu, qu'il peut nous sauver, nous pardonner, nous guérir, nous sanctifier, et qu'il est infiniment digne d'être aimé et servi.
C'est pourquoi adhérer à la personne du Christ signifie, au moins implicitement (c'est souvent le cas au début) adhérer, de l'intelligence et du cœur, à des propositions et à des distinctions qui nous sont révélées justement pour que nous puissions le connaître.
Autrement, adhérer à la personne du Christ ne signifierait rien, et sous couvert d'expérience existentielle, cette adhésion ne serait qu'un ensemble de paroles creuses. Qui dites-vous que je suis ? demande Notre-Seigneur dans l'Evangile. On sait que toutes les réponses n'étaient pas jugées valables.
Les formules dogmatiques ne sont pas une simple retombée dans le langage d'une expérience religieuse : on retomberait alors, purement et simplement, dans le modernisme condamné par saint Pie X. C'est par elles que Dieu vous nous faire entrer dans son mystère et dans sa vie intime.
Peregrinus

( 814498 )
C'est ce que ressent la conscience de Ion qui importe par Jean-Paul PARFU (2016-10-30 16:30:09)
[en réponse à 814495]
Et non les définitions objectives d'une religion révélée !

( 814472 )
une utopie supplémentaire cher Ion par jejomau (2016-10-29 17:20:42)
[en réponse à 814464]
Que notre Foi découle d'une rencontre avec une Personne, cela ne fait aucun doute.
En revanche, TOUTE LITURGIE naît, se développe, s'enrichit, croît... dans un RITE encadré, dont tous les actes sont pesés, millimétrés, et riches de symboles dans lesquels doivent se retrouver tout chrétien.
En outre, TOUTE LITURGIE doit être immuable. De telle sorte que le petit-fils, se retrouve et partage la même chose que son père et lui-même la même chose que son propre père, et ainsi de suite.... Très peu de place pour quelque fantaisie
En résumé, TOUTE LITURGIE CATHOLIQUE doit être entièrement tourné vers DIEU, manifester le Sacré, et ce dans le cadre d'une tradition partagée par tous les hommes.
Sinon, comme le dit Scrutator on assiste à du "rupturisme décomplexé utilisant la référence au Concile, notamment en matière liturgique"... ainsi qu'en matière doctrinale !
Bref, on à affaire à du modernisme soixante-huitard !

( 814474 )
Référenece inattendue par Montes Gelboe (2016-10-29 18:58:11)
[en réponse à 814472]
Référence inattendue et qui pourra paraître saugrenue du rite dans le Droit romain : (citée de mémoire et sans les sources sous la main): "Modus approbatus in administrandis sacrificiis."
On peut interpréter cette définition, hautement traditionnelle du rite dans la religion romaine, comme un "pressentiment chrétien". Par ailleurs on voit comment la notion de fixité, ou de fidélité du rite à une norme, est naturelle et objective.

( 814485 )
Et la manière ? Cher Ion par Aigle (2016-10-30 09:29:15)
[en réponse à 814464]
Cher Ion j'aimerais vous lire pour savoir si vous approuvez le coup de balai pontifical et si vous estimez que le vrai sens du pontificat actuel c'est le retour de l'Autorité à Rome ?

( 814487 )
Mais qui suis-je ... par Ion (2016-10-30 10:19:32)
[en réponse à 814485]
... pour approuver ou désapprouver une telle décision ?
Je pense que le Pape sait très bien ce qu'il fait, que ses décisions sont motivées par la recherche du plus grand bien de l'Eglise. Alors retour d'une plus grande autorité ? Peut-être, mais ce n'est pas le vrai sens du pontificat actuel. Il est davantage dans un retour à l'essentiel de ce que c'est que d'être chrétien en suivant le Christ.
Ion

( 814500 )
sur ce sujet par jejomau (2016-10-30 16:35:30)
[en réponse à 814487]

( 814557 )
Nous ne suivons pas le Christ isolément, en indépendant c'est protestant ça! par Castille (2016-10-31 11:22:16)
[en réponse à 814487]
Qui vous êtes? Je ne sais, nul ne sait, Dieu le sait, comme disait saint Paul.
Quand nous ne sommes plus tout jeune nous devons - a fortiori- nous hater de retrouver l'amitié de Dieu, dans ses sacrements.
=================
L'Evêque de Rome n'oeuvre pas pour maintenir la vraie foi dans les coeurs. Pas davantage pour convertir les hérétiques. Car sa perception de l'oecumenisme est erronée. L'oecumenisme voulu par le Christ c'est un seul Berger -le Christ- et un seul troupeau. Tandis que le pape est trop content de mettre Notre Seigneur au même niveau que toutes ses créatures, même celles qui ne sont pas baptisées et qui le rejettent. Entendre toutes les autres prétendues religions qui ne relient a rien du tout. Si ce n'est au démon.
Il faut être profondément antichrétien, comme on l'était jadis au KGB, pour trouver dans les actions/paroles du pape quelque chose de profitable a un chrétien qui voudrait progresser dans sa foi.

( 814493 )
La liturgie ne nous appartient pas contrairement à ce que pensent beaucoup de modernistes! par Ubique Fidelis (2016-10-30 14:19:12)
[en réponse à 814464]
Le Concile de Trente nous rappelle que:
"Ce sacrifice est accompagné de cérémonies imposantes et majestueuses. Et non seulement il n’en est aucune qui puisse être regardée comme inutile et superflue, mais encore elles ont toutes pour but de faire briller davantage la majesté d’un si grand Sacrifice, et de porter les Fidèles par ces signes salutaires et mystérieux qui frappent la vue, à la contemplation des choses divines voilées dans le Sacrifice."
Le faste, la pompe liturgique ne sont que l'écrin nécessaire de l'immense trésor que constitue le Saint-Sacrifice de la Messe, renouvellement non-sanglant du Sacrifice de Notre Seigneur; la beauté liturgique, le silence, les gestes répétés nous aident à nous approcher du mystère de la Sainte-Trinité.
Tout ce qui est signifiant doit être signifié!
C'est cela que certains n'acceptent plus.

( 814494 )
Au fond, c'est la fin de la verticalité au profit de la seule horizontalité! par Ubique Fidelis (2016-10-30 14:30:28)
[en réponse à 814493]
En cette fête du Christ-Roi, il est attristant de voir que pour certains tenants d'un nouveau christianisme, le Christ est avant tout un frère qui nous rejoint dans nos solitudes mais plus un Seigneur vers lequel nous levons les yeux!

( 814558 )
En plus c'est d'un niais. Consternant! par Castille (2016-10-31 11:25:20)
[en réponse à 814494]
......le Christ est avant tout un frère qui nous rejoint dans nos solitudes......
De la mauvaise poésie. Tue la foi!

( 814579 )
Je suis bien d'accord avec vous par Ubique Fidelis (2016-10-31 15:23:26)
[en réponse à 814558]
C'est du christianisme sentimental ou roudoudou comme d'aucuns le nomment également.

( 814460 )
Et aussi par Aigle (2016-10-29 13:27:05)
[en réponse à 814452]
Je ne crois pas que Benoit XVI ou Jean Paul II n'aient jamais renouvelé aussi brutalement un dicastère ....on y voit bien le hiatus entre le discours sur l'Eglise synodale et la pratique plus dictatoriale ...pauvre François ...
Seul ion (qui aime l'autorité) va apprécier ...

( 814463 )
La timidité. par Steve (2016-10-29 13:54:31)
[en réponse à 814460]
La timidité, lucide mais gentille, de Benoît XVI n'est plus qu'un souvenir.
On est revenu à la dureté des progressistes. Celle qui, fin du siècle passé, a largué sans état d'âme un tas de mauvais Chrétiens. Mauvais à ses yeux.
Si rien ne change... Les mêmes causes produisant les mêmes effets, en Europe, l'Eglise catholique continuera sa lamentable régression.

( 814477 )
Epuration par Ignace Arouet (2016-10-29 22:56:06)
[en réponse à 814448]
Il s'agit d'une épuration calculée et systématique. Le Pape ne s'arrêtera pas là.Il faut bien mal connaître les jésuites modernistes pour le croire.Les méthodes sont dignes des comités de salut public et des soviets.Bientôt l'autocritique et le repentir public pour reconnaître l'erreur de la fidélité de la Foi face à l'hérésie organisée par la tête même.Ceci ne s'est jamais produit dans l'histoire de l'Eglise. Un schisme se dessine.

( 814478 )
Pas d'inquiétude... par Justin Petipeu (2016-10-29 23:14:16)
[en réponse à 814448]
Gérard Leclerc et "Famille chrétienne" vont vous expliquer pourquoi tout cela est bel et bien...

( 814481 )
Schisme. par Quelconque (2016-10-30 06:41:37)
[en réponse à 814478]
Je pense que nous nous dirigeons à vive allure vers le schisme.

( 814492 )
Quel schisme ? par Candidus (2016-10-30 12:42:11)
[en réponse à 814481]
Ou plutôt, qui serait schismatique ?
Le pape et ceux qui le suivent dans ses surenchères hétérodoxes ?
Par définition c'est impossible ; le pape et ceux qui le suivent ne peuvent pas être accusés d'un "refus de soumission au Pontife Suprême [régnant] ou de communion avec les membres de l'Église qui lui sont soumis" (Can. 751).
Ceux qui s'opposent aux déviances qu'il promeut ? Ils n'ont pas d'autre choix s'ils veulent éviter l'hétérodoxie. Comment pourrait-on les accuser de schisme ?
La seule possibilité de schisme que j'entrevois se situe dans l'hypothèse, plus que vraisemblable, d'un successeur de François conservateur qui reviendrait sur les "acquis" libéraux du présent pontificat. Nous serions alors les témoins de la dénonciation surréaliste par ces "rupturistes" professionnels, d'une rupture dans l'enseignement du magistère.
Kasper recyclant l'argumentation actuelle de la FSSPX ! D'une certaine manière, cela serait hilarant et ce n'est pas du tout invraisemblable.

( 814554 )
Veuillez éclairer ma lanterne par Castille (2016-10-31 10:42:24)
[en réponse à 814492]
Nous serions alors les témoins de la dénonciation surréaliste par ces "rupturistes" professionnels, d'une rupture dans l'enseignement du magistère.
Candidus
Qui sont les rupturistes professionnels en question?

( 814570 )
[réponse] par Candidus (2016-10-31 13:05:43)
[en réponse à 814554]
C'est vrai que ma phrase n'est pas très claire. Je visais Kasper et sa bande.