Le Forum Catholique

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images/icones/fsspx.gif  ( 814437 )Ces clochers que l’on veut faire taire par Ennemond (2016-10-28 17:39:18) 


Le titre du dernier livre de Philippe de Villiers pose une question inquiétante : « Les cloches sonneront-elle encore demain ? » (Albin Michel). Certes l’auteur lance un cri d’alarme face à l’islamisation de la France, mais ce qu’il écrit de notre pays concerne tout l’Occident chrétien : « La France est en danger. Il est grand temps de donner l’alerte, de sonner l’alarme. Il faut que quelqu’un le fasse. Il faut aller réveiller le bedeau pour sonner les cloches. Pas le glas, la France n’est pas morte. Mais le tocsin, pour qu’elle ne meure pas. »

Il faut reconnaître que cette islamisation des nations chrétiennes ne pourrait se faire sans l’appui efficace d’une laïcisation méthodique de ces nations, les amenant à renier leurs racines, à rejeter la foi de leurs pères. « Révolution tranquille » au Québec, « apostasie silencieuse » en Europe, ou ce dernier fait, odieux et ridicule à la fois : dans la banlieue de Madrid, en Espagne, la municipalité de Móstoles ne veut plus entendre les cloches de l’église paroissiale dont la sonnerie atteint 84 décibels, dépassant les 55 décibels autorisés. Cette « faute grave » est sanctionnée par une amende minimale de 16.000 euros.

Les clochers ne deviennent pas subitement muets, on les bâillonne préalablement. Mais ils ne resteront pas muets, un jour ils feront entendre un autre son… A moins que les nations, se souvenant qu’elles sont chrétiennes, ne fassent leur l’oraison de la fête du Christ-Roi que l’on célèbre en ce dernier dimanche d’octobre : « Dieu tout-puissant et éternel, qui avez voulu restaurer tout dans la personne de votre Fils bien-aimé, le Roi de l’univers : accordez dans votre bonté, que toutes les familles des nations, qui vivent en désaccord à cause de la blessure du péché, se soumettent à son très doux pouvoir. »

Abbé Alain Lorans

source

images/icones/fsspx.gif  ( 814441 )Suède : Le pape commémorera le 500e anniversaire de la Réforme protestante par Ennemond (2016-10-28 22:19:53) 
[en réponse à 814437]


A l’occasion du 500e anniversaire de la Réforme protestante, le pape François se rendra à la fin du mois d’octobre pour un voyage de deux jours en Suède, où il participera à deux réunions œcuméniques dans les villes de Lund et de Malmö, avant de rencontrer la communauté catholique du pays.

Le lundi 31 octobre, à 14h30, il participera à une prière œcuménique dans la cathédrale luthérienne de Lund, où il prononcera un sermon. « En se concentrant ensemble sur la centralité du problème de Dieu et sur une approche christocentrique », expliquait le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, cité par Radio Vatican le 1er juin 2016, « luthériens et catholiques pourront faire une commémoration œcuménique de la Réforme, non pas de façon purement pragmatique, mais dans le sens profond de la foi en Christ crucifié et ressuscité ». Le même prélat déclarait pourtant le 24 mars 2012, à Vienne, à propos de cet anniversaire : « Nous ne pouvons pas célébrer un péché ».

Malgré cela, le cardinal Koch a cosigné, ce 11 octobre, une lettre avec le pasteur Martin Junge, secrétaire général de la Fédération mondiale luthérienne, où l’on peut lire ces propos inspirés de l’irénisme conciliaire : « Pour la toute première fois, des catholiques et des luthériens vont commémorer ensemble, à l’échelle mondiale, l’anniversaire de la Réforme. Cet événement, qui est appelé à faire date, reflète les progrès réalisés en cinquante ans de dialogue international catholique-luthérien. Etabli après les importantes décisions prises par le concile Vatican II, le dialogue a permis aux deux traditions de mieux se comprendre l’une l’autre. Il a permis de venir à bout de bon nombre d’antagonismes et, surtout, il a instauré la confiance. Il a affirmé la conviction commune que ce qui unit les catholiques et les luthériens compte davantage que ce qui les divise. Il a donné expression à la profonde conviction de foi selon laquelle catholiques et luthériens sont, par le baptême, appelés à faire partie d’un seul et même corps. »

De son côté, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, écrivait dans un livre d’entretiens publié en mars 2016 par la maison d’édition espagnole BAC et intitulé Informe sobre la Esperanza (Rapport sur l’espérance) : « Nous, les catholiques, n’avons aucune raison de célébrer le 31 octobre 1517, la date qui marque le début de la Réforme et qui mena à la rupture du christianisme occidental. » Et de préciser plus loin : « Si nous sommes convaincus que la révélation divine est restée inchangée et préservée à travers les Ecritures et la Tradition, dans la doctrine de la foi, dans les sacrements, dans la constitution hiérarchique de l’Eglise, fondée sur le sacrement de l’ordination sacerdotale, nous ne pouvons accepter qu’il existe des raisons suffisantes pour se séparer de l’Eglise. »

Malgré cet avis contraire, le pape François se rendra à Malmö, le lundi 31 octobre à 16h40, au stade couvert Arena, où il prononcera un discours et rencontrera à 18h10 les différentes délégations œcuméniques. Nul doute que les protestants ne réservent un accueil fraternel au pape qui, le 13 octobre, a admis une statue de Luther dans la salle Paul VI, au cours d’une audience accordée à un millier de luthériens. Le pasteur vaudois Paolo Ricca, cité par Roberto de Mattei dans Corrispondenza Romana, le 19 octobre, déclare ainsi : « C’est la première fois qu’un pape commémore la Réforme. Cela représente, à mon sens, un pas en avant par rapport aux objectifs significatifs qui ont été atteints avec le concile Vatican II qui – en incluant dans ses textes et en mettant ainsi en valeur certains principes et sujets fondamentaux de la Réforme (c’est nous qui soulignons) – a marqué un tournant décisif dans les rapports entre catholiques et protestants. Participer à la commémoration, comme s’apprête à le faire le représentant suprême de l’Eglise catholique, signifie, selon moi, considérer la Réforme comme un événement positif de l’histoire de l’Eglise qui a fait du bien aussi au catholicisme (sic). La participation à la commémoration est un geste de grande importance, d’autant que le pape se rend à Lund, chez les luthériens ; comme s’il faisait partie de la famille. J’ai l’impression que, d’une façon que je ne saurais définir, il se sent comme appartenant aussi à cette portion de chrétienté née de la Réforme (sic) ». – Sans commentaire.

Le lendemain, le 1er novembre à 9h30, le Saint-Père célèbrera la messe de la Toussaint en plein air au stade Sweban à Malmö, pour les fidèles catholiques suédois, avant de reprendre l’avion pour Rome, à 12h45.

La Suède dénombrait 9,8 millions d’habitants, en 2015, dont 70% appartiennent à l’Eglise évangélique luthérienne. Eglise nationale jusqu’en 2000, seuls 2 à 3% de ses membres assistent au service dominical. Selon l’enquête WIN/Gallup International 2014 End of Year Survey, 59% de Suédois se déclarent « non religieux » et 17% « athées convaincus ».

Avec 113.000 fidèles, les catholiques suédois représentent 1,15% de la population totale.

(Sources : radiovatican/apic/eurel/osservatoreromano/croix/corrispondenzaromana – DICI n°343 du 28/10/16)



images/icones/neutre.gif  ( 814446 )« Il faut une commission vérité autour de la Réforme en Suède … » par Minger (2016-10-29 06:31:07) 
[en réponse à 814441]

“L’on veut ignorer les violences qui ont accompagné l'installation de la Réforme dans le pays ». Titrait très objectivement le journal catholique progressiste...
http://www.lavie.fr/papier/2016/3713/il-faut-une-commission-verite-autour-de-la-reforme-en-suede-26-10-2016-77212_854.php

Et j’ajoute aussi pour les atrocités commises par les protestants aux Pays-Bas, Suisse, Allemagne , aussi en France malgré la Saint Barthélémy!

Mea culpa ,mea maxima culpa catholiques!Des clopinettes pour les autorités protestantes !


Extrait Luther : « Luther, comme son illustre compagnon de désespoir Judas l’Iscariote, ne croit pas à cette miséricorde. C’est pourquoi il érige un système moral et doctrinal sorti de sa tête tourmentée et désespérée pour faire taire sa conscience. Ainsi conseille-t-il à un des ses élèves, scrupuleux comme lui, Jérôme Weller :
« Toutes les fois que le démon te tourmentera par ces pensées de tristesse, recherche aussitôt la société de tes semblables, ou mets-toi à boire ou à jouer, dis des gaudrioles, cherche à te divertir. Il faut même quelque fois faire un péché par haine et par mépris pour le diable, afin de ne pas lui laisser l’occasion de nous créer des scrupules pour rien… »
« Oh ! si je pouvais trouver enfin quelques bons péchés pour berner le diable, pour lui faire comprendre que je ne reconnais aucun péché et que ma conscience ne m’en reproche aucun ! Il nous faut absolument éloigner tout le décalogue de nos yeux et de notre esprit, nous que le diable attaque et tourmente ainsi… »
C’est par le suicide que Luther mettra fin à une vie de débauche et de désespoir ! Cependant, sa doctrine s’est attaquée férocement au Saint-Sacrifice de la Messe et aux sacrements !

En plus cette période début novembre de la toussaint et du 2 novembre commémoration de fidèles défunts ? Est-ce bien propice...Valoriser un Saint Luther et une doctrine qui ne croit pas au culte des morts ?

La réponse peut parfois venir indirectement pour les catholiques par un Athée !
« Tout est chrétien» se désolait Sartre au lendemain de la Guerre … Deux mille ans de christianisme ont laissé dans notre culture, notre langue, nos paysages, nos mentalités des traces si profondes qu'on voit mal comment on pourrait les effacer. Interdire aux cloches de sonner, détruire ensuite les églises, briser les calvaires, cacher les statues, travailler le dimanche, et à Noël, et Pâques, et ne plus prononcer le nom de ces fêtes, ne plus dire «battre sa coulpe» ni «avoir voix au chapitre »

Il parle donc plus de catholicisme que de sempiternelles repentances papales d’aujourd’hui !
images/icones/heho.gif  ( 814462 )Le Pape éprouve une empathie manifeste à l'égard de la Réforme par Rodolphe (2016-10-29 13:44:55) 
[en réponse à 814441]

A ses yeux, les Réformateurs ont certes "dérapé" pour sombrer dans l'hérésie et le schisme, mais l'élan initial était justifié...puisque cette "réforme" a été réalisée de façon appropriée par le Concile Vatican II.

Tel est, me semble-t-il, l'état d'esprit du Pape.

Il opère par ailleurs une distinction entre le Luthéranisme et les autres confessions protestantes plus "calvinistes". Il n'a pas complètement tort. Le Luthéranisme est le plus "catholique" des protestantismes. Luther est le premier des réformateurs, mais c'est avec Calvin que la rupture est définitivement consommée, celui-ci ayant théorisé méthodiquement une Eglise du Christ distincte de l'Eglise catholique (cf. les 4 tomes de "Institution de la religion chrétienne").

Reste que le Luthéranisme est rongé par le libéralisme théologique, de sorte que cette confession n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était à ses origines (femmes évêques, homosexualité etc.).

Le Pape cherche ainsi à "rattraper" un Luthéranisme historique, en s'appuyant sur ce que Luther avait voulu à l'époque et en cherchant à remédier à d'éventuelles erreurs commises par l'Eglise catholique, alors que ses interlocuteurs ne sont que de bien piètres représentants de la pensée originelle de Luther...

C'est donc en réalité à une forme de libéralisme éhonté, véritable dénaturation de la Réforme historique, à laquelle le Pape (involontairement ?) fait la part belle.
images/icones/1a.gif  ( 814466 )Assez d'accord avec vous ... par Ion (2016-10-29 15:08:45) 
[en réponse à 814462]

... sauf peut-être votre dernière remarque. Fait-il la part belle à un libéralisme éhonté ? Ou bien plutôt, comme vous le soulignez vous-même, cherche-t-il à ce que le luthéranisme renoue avec sa tradition réformatrice originale, et ce faisant, ne fait-il justement pas la part belle à la dimension catholique du luthéranisme ?

Un peu furbo, là encore, notre Pape ? Et tant mieux !

Ion
images/icones/1d.gif  ( 814479 )Fuite en avant par Justin Petipeu (2016-10-29 23:23:39) 
[en réponse à 814466]

Le très moderniste Ion a lui-même du mal à suivre. Pathétique.