Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=813690
images/icones/neutre.gif  ( 813690 )Peut-être par Bertrand (2016-10-11 14:03:17) 

Mais wikipedia (ça vaut ce que ça vaut) affirme justement qu'au diocèse de Reims on le fête le 1er octobre depuis la fin du VIème siècle... ce que confirme Nominis

De plus, fêter les saints le jour de leur mort ce serait plutôt une nouveauté liée au missel réformé....

A vérifier...
images/icones/neutre.gif  ( 813691 )message mal placé par Bertrand (2016-10-11 14:05:16) 
[en réponse à 813690]

réponse à Alexandre
images/icones/1p.gif  ( 813716 )J'ai dû mal lire ! par Alexandre (2016-10-11 22:14:52) 
[en réponse à 813690]


fêter les saints le jour de leur mort ce serait plutôt une nouveauté liée au missel réformé....


Comment ?!?!? C'est au contraire la tradition la plus antique... Pour en avoir le cœur net, j'irai consulter le vieux propre de Reims (vers 1945) d'ici une semaine.

Quant au premier octobre, qui est l'anniversaire de la Translation, il a sûrement toujours été fêté à Reims et dans le Diocèse, mais comme fête secondaire, pas comme fête principale.

Nous serons bientôt fixés .
images/icones/neutre.gif  ( 813719 )je suis curieux par Bertrand (2016-10-11 23:02:35) 
[en réponse à 813716]

d'avoir le fin mot de l'histoire et j'attendrai avec impatience les informations que vous pourrez trouver!

Quant à la tradition la plus antique comme vous l'appelez justement, il me semblait qu'elle s'était perdue au fil du temps et que l'un des apports de la réforme tant vanté par Bugnini et consorts était justement cet archéologisme, ce retour à un usage oublié depuis longtemps. Me trompé-je?
images/icones/iphone.jpg  ( 813720 )Ah oui vous vous trompez ! par Nemo (2016-10-12 00:50:00) 
[en réponse à 813719]

La tradition la plus authentique et toujours suivie fut d'honorer les saints à leur dies natalis qui se traduit non pas par date de naissance mais jour de naissance au ciel, c'est à dire du décès
images/icones/neutre.gif  ( 813738 )Toujours suivie? par Bertrand (2016-10-12 13:17:06) 
[en réponse à 813720]

En êtes vous si certain?
Le calendrier de 1969 a déplacé beaucoup de fêtes de saints justement pour les remettre au bon endroit: le jour de leur mort!
Exemple emblématique qui me vient maintenant à l'esprit le curé d'Ars, mort le 4 août et fêté le 8 dans le calendrier traditionnel...et remis au 4 août depuis la réforme.
Saint Dominique a fait le chemin inverse.

Donc "toujours suivie" ne me paraît pas l'expression adéquat!
images/icones/fleche2.gif  ( 813743 )contre exemple par Regnum Galliae (2016-10-12 14:19:55) 
[en réponse à 813738]

sainte Marguerite-Marie Alacoque morte un 17 octobre, fêtée le 17/10 "avant" mais le 16/10 maintenant. Soit le même jour que sainte Hedwige, pourtant morte un 15/10... Allez comprendre.

images/icones/neutre.gif  ( 813753 )Tous ces exemples par Bertrand (2016-10-12 16:20:28) 
[en réponse à 813743]

tendent donc plutôt à démontrer qu'il n'y a pas (jamais eu?) de règle drastique et définitive mais seulement une tendance et que la "règle" antique et authentiquement traditionnel dont parle Alexandre et Nemo n'est, de fait, plus qu'un souvenir, un archéologisme ai-je écrit, loin d'avoir été "toujours suivie"... même à des époques non suspectes de modernisme!
images/icones/hein.gif  ( 813794 )Des précisions par Alexandre (2016-10-13 02:12:09) 
[en réponse à 813753]

Si le fait de fixer la date de la fête d'un saint est "seulement une tendance et que la 'règle' antique et authentiquement traditionnel [sic] (...) n'est, de fait, plus qu'un souvenir", auriez-vous la bonté de nous dire quelle règle a suivie l'autorité liturgique dans la fixation des dates de celles introduites entre, disons, 1860 et 1960, dans le Calendrier Romain ? Cela m'intéresse.
images/icones/vatican.gif  ( 813792 )Explication autorisée par Alexandre (2016-10-13 01:46:16) 
[en réponse à 813743]

C'est pourtant simple :

Le 15 Octobre
C'est le dies natalis de sainte Thérèse d'Avila. Le Calendrier réformé l'a conservée à cette date sous le degré de mémoire obligatoire (en gros, équivalent de la 3° classe de 1960).

Le 17 Octobre
C'est celui de saint Ignace d'Antioche, qui a droit lui aussi à une mémoire obligatoire. La réforme l'y a donc replacé.

Quant à sainte Hedwige et sainte Marguerite-Marie Alacoque, elles sont fêtées par une mémoire facultative (équivalent de la commémoraison de 1960). Considérant donc leur rayonnement moindre (cf. SC 101) que sainte Thérèse, pour sainte Hedwige, ou que saint Ignace d'Antioche, pour sainte Marguerite-Marie, on les a déplacées toutes deux au 16.

C'est du moins l'explication que donnent les réformateurs (Cf. Calendarium Romanum, Commentarius historicus Calendarii instaurati, Rome, 1969, p. 106).
images/icones/1h.gif  ( 813745 )Le curé d'Ars par Turlure (2016-10-12 14:49:33) 
[en réponse à 813738]

Je crois même qu'il était fêté le 9 août, soit le même jour que la vigile de saint Laurent, et qu'on l'a reculé d'un cran vers 1955-1960.
images/icones/1a.gif  ( 813780 )Mauvais exemple par Nemo (2016-10-12 23:10:40) 
[en réponse à 813738]

La règle est en effet de fêter le saint à son dies natalis s'il est libre. En l'occurrence on ne povait pas fêter le saint curé ce jour car il était occupé par Saint Dominique. Donc dans ces cas, on prend le jour le plus proche qui puisse être libéré.
Donc cette date du 8 août pour le curé d'Ars confirme bien la règle.
images/icones/neutre.gif  ( 813814 )Mais par Bertrand (2016-10-13 09:45:34) 
[en réponse à 813780]

alors pourquoi ne pas avoir déplacé saint Dominique mort le 6 août, qu'on ne peut de toute façon fêter le jour de sa mort en raison la fête de la Transfiguration, pour lui laisser la place?

De plus, le calendrier regorge chaque jour de dizaines de saints (pas seulement depuis Jean Paul II); si l'on devait n'en fêter qu'un par jour l'année n'y suffirait pas!
Quid également de ces fêtes "rétrogradées" au fil du temps pour laisser la place à des saints plus récents ou de ces saints fêtés uniquement dans leur diocèse et qui n'apparaissent même pas au martyrologe?

La règle antique de fêter les martyrs au dies natalis, appliquée ensuite aux confesseurs, n'est, de fait, plus que difficilement applicable et cette difficulté ne date pas d'hier. C'est pourquoi, il me semble,elle est tombée dans l'oubli, en désuétude, malgré les efforts louables de certains pour tenter de la revigorer...
images/icones/iphone.jpg  ( 813721 )En ce qui me concerne par Nemo (2016-10-12 00:54:49) 
[en réponse à 813719]

La politique n'est pas mon fort, aucun candidat n'emporte mon adhésion. Mais c'est simplement pour montrer à la France que j'existe et que je suis fidèle à mes convictions, et que je ne suis pas seul.
images/icones/1a.gif  ( 813746 )Dans le nouveau calendrier par Turlure (2016-10-12 14:58:41) 
[en réponse à 813719]

On a aussi voulu "rationaliser" certaines dates. Par exemple, sainte Monique, fêtée le 4 mai dans le calendrier traditionnel (son dies natalis) a été mise le 27 août, la veille de la fête de son fils saint Augustin.

Il y a aussi le jeu de chaises musicales des fêtes mariales : la Visitation mise le 31 mai afin de précéder et non de suivre la Saint-Jean, la fête récente de Marie Reine déplacée de ce jour au 22 août (le couronnement de la Vierge suit son Assomption), remplaçant le Coeur immaculé de Marie qu'on a placé le lendemain du Sacré-Coeur.
Une astuce assez bien trouvée qui ne touche finalement que des fêtes récentes (sauf la Visitation, qui cependant n'est pas antique non plus).
images/icones/1a.gif  ( 813751 )le must par Regnum Galliae (2016-10-12 15:27:01) 
[en réponse à 813746]

la saint Jean XXIII le 11 octobre, jour de... l'inauguration du concile Vatican II ! Est-ce une habitude que de fêter un saint pape le jour du début d'un concile qu'il a convoqué ?
images/icones/neutre.gif  ( 813779 )Autre élément du nouveau calendrier des saints par Paterculus (2016-10-12 22:58:29) 
[en réponse à 813746]

On a voulu que les temps privilégiés, carême et avent, temps de Noël et de Pâques, ne comportent que peu de fêtes des saints pour laisser se déployer la liturgie propre de ces temps.
Par exemple Saint Thomas d'Aquin est fêté le 7 mars, son dies natalis, dans le missel de 1962, et le 28 janvier dans le missel récent (date, si je ne me trompe, de la translation de ses reliques à Toulouse).
La tradition est donc bien de fêter les saints le jour de leur mort, même s'il y avait des exceptions, et le nouveau calendrier s'éloigne quelque peu de cette tradition.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/vatican.gif  ( 813791 )Ignoratur... par Alexandre (2016-10-13 01:33:45) 
[en réponse à 813746]


sainte Monique, fêtée le 4 mai dans le calendrier traditionnel (son dies natalis) a été mise le 27 août, la veille de la fête de son fils saint Augustin.


Voici l’explication des réformateurs :

« Au XV° siècle, les Ermites de l’Ordre de Saint-Augustin considéraient (recensebant) le 5 mai comme date de la conversion de saint Augustin. Ils choisirent ensuite la veille de ce jour, c’est-à-dire le 4 mai, pour célébrer la mémoire de sainte Monique, dont on ignore le dies natalis. C’est à ce même jour que fut inscrite la fête de sainte Monique au Calendrier Romain, vers 1550. » (Calendarium Romanum, Commentarius historicus Calendarii instaurati, Rome, 1969, p. 102 ; traduction d’Alexandre).

images/icones/1a.gif  ( 813827 )Merci par Turlure (2016-10-13 12:35:29) 
[en réponse à 813791]

De m'avoir corrigé. Je supposais donc à tort le sens de cette date.

Au passage, j'apprécie particulièrement la précision et la simplicité de vos messages, qui permettent d'en apprendre beaucoup sur ces sujets.
images/icones/livre.gif  ( 813793 )Déjà une réponse quasiment définitive par Alexandre (2016-10-13 02:03:35) 
[en réponse à 813719]

Sans attendre de consulter en bibliothèque le dernier Propre "traditionnel" de l'Archidiocèse de Reims (vers 1950), on trouve déjà une réponse sur Internet.

En effet, d'après les Officia propria ad usum archidiœceseos Remensis (propre du Bréviaire) de 1871, dans ce Diocèse, la fête principale de saint Rémi est le 13 janvier, son dies natalis :

Die 13 Januarii
S. Remigii, Remorum Archiepiscopi et Patroni, dupl. 1 classis cum Octava. Commem. diei Octavæ Epiph. (…)
(Pars hiemalis, p. 3)


Quant à la date de la fête du saint Evêque au calendrier de l'Eglise universelle, on trouve à Reims:

Die 1 Octobris
Translatio S. Remigii, Episc. et Conf., dupl. 2 cl.
(Pars hiemalis, p. 13)



Comme aurait dit la Marquise de Sévigné : "Y a pas photo" !

Bien à vous.
images/icones/neutre.gif  ( 813865 )Merci par Bertrand (2016-10-13 23:06:48) 
[en réponse à 813793]

Pour ces précieuses indications!