Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=812780
images/icones/neutre.gif  ( 812780 )Devant les familles et les victimes, le pape François prône le dialogue entre les religions… par Minger (2016-09-24 22:26:57) 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/09/24/attentat-de-nice-des-familles-et-des-victimes-recues-par-le-pape-francois_5002800_3224.html#AiPpYAk1GOFjFb9W.99

« L’établissement d’un dialogue sincère et de relations fraternelles entre tous, en particulier entre ceux qui confessent un Dieu unique et miséricordieux, est une urgente priorité », a lancé le pape François,

« on ne peut répondre aux assauts du démon que par les œuvres de Dieu qui sont pardon, amour et respect du prochain, même s’il est différent ».

Je ne sais pas s’il faut se pincer pour être certain d’être sur cette terre…Ça dépasse la science-fiction , nous quittons Assise pour entrer dans la tour de Babel … Mais entrons dans le monde mystique pour un monde nouveau !

Livre de l'Apocalypse - Chapitre 21
Alors j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés et, de mer, il n’y en a plus.
Et j’entendis une voix forte qui venait du Trône. Elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu.

Quant aux lâches, perfides, êtres abominables, meurtriers, débauchés, sorciers, idolâtres et tous les menteurs, la part qui leur revient, c’est l’étang embrasé de feu et de soufre, qui est la seconde mort. »

Je préconise que le Pape François se fasse semblable à Saint François d’Assise , pour aller dialoguer avec les troupes de Daesh et dialoguer avec les hauts dignitaires de l'EIIL , afin qu’ils renoncent au rétablissement du califat dans les territoires sous son contrôle et Abou Bakr al-Baghdadi , proclamé calife, successeur de Mahomet, sous le nom d'Ibrahim. Désormais rival d'Al-Qaïda! Et tous ces états islamiques , afin d’apporter ce dialogue tant préconisé !

Extrait : Nous sommes en 1219 mais nous sommes en 2016 …C’est du pareil au même !
« S’exposant avec courage aux dangers de tous les instants, François voulait se rendre chez le sultan de Babylone en personne. La guerre sévissait alors, implacable entre chrétiens et sarrazins, et les deux armées ayant pris position face à face dans la plaine, on ne pouvait sans risquer sa vie passer de l’une à l’autre.Mais dans l’espoir d’obtenir sans tarder ce qu’il désirait, François résolut de s’y rendre. Après avoir prié, il obtint la force du Seigneur et, plein de confiance, chanta ce verset « Si j’ai à marcher au milieu des ombres de la mort, je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi ».
S’étant adjoint pour compagnon frère Illuminé, homme d’intelligence et de courage, il s’était mis en route traversant la mer et se retrouvant dans le pays du sultan. Quelques pas plus loin , ils tombaient dans les avant-postes des sarrazins, et ceux-ci, plus rapides, se précipitèrent sur eux. Ils les accablèrent d’injures, les chargeant de chaînes et les rouant de coups. À la fin, après les avoir maltraités et meurtris de toutes manières, ils les amenèrent, conformément aux décrets de la divine Providence, en présence du sultan: c’était ce qu’avait désiré François.
Le prince leur demanda qui les envoyait, pourquoi et à quel titre, et comment ils avaient fait pour venir; avec sa belle assurance, François répondit qu’il avait été envoyé d’au delà des mers non par un homme mais par le Dieu très-haut pour lui indiquer, à lui et à son peuple, la voie du salut et leur annoncer l’Évangile qui est la vérité. Puis il prêcha au sultan Dieu Trinité et Jésus sauveur du monde, avec une telle vigueur de pensée, une telle force d’âme et une telle ferveur d’esprit qu’en lui vraiment se réalisait de façon éclatante ce verset de l’Évangile: « Je mettrai dans votre bouche une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront ni résister ni contredire ».
Témoin en effet de cette ardeur et de ce courage, le sultan l’écoutait avec plaisir et le pressait de prolonger son séjour auprès de lui. Il offrit à François de nombreux et riches cadeaux que l’homme de Dieu méprisa comme de la boue: ce n’était pas des richesses du monde qu’il était avide, mais du salut des âmes.
Le sultan n’en conçut que plus de dévotion encore pour lui, à constater chez le saint un si parfait mépris des biens d’ici-bas.
François quitta le pays du sultan escorté par ses soldats ».

QUE RESTE T-IL DE CETTE RENCONTRE ?
Nous pouvons que seulement attester , aujourd’hui , une pareille rencontre ne se terminerait pas ainsi !

images/icones/1z.gif  ( 812818 )Il faut parler vrai! par Chris (2016-09-25 23:07:42) 
[en réponse à 812780]

Pourquoi le Pape ne dit pas:
Il y a urgence de reconnaitre la violence intrinsèque contenue dans le coran..
Et appeler à se tourner vers le doux regard du Christ vainqueur du péché et de la mort
Bref appeler à la conversion
Les familles des victimes ont le droit à un discours de clarté
images/icones/fleche2.gif  ( 812823 )Parler vrai ? Ce ne serait pas jugé "é-van-gé-li-que". par Scrutator Sapientiæ (2016-09-26 07:00:51) 
[en réponse à 812818]

Bonjour Chris,

Parler vrai, hier, n'était pas jugé "con-ci-li-ai-re".

Parler vrai, aujourd'hui, n'est pas jugé "é-van-gé-li-que".

A la décharge du Pape François, il n'est pas le premier à croire ou, en tout cas, à donner souvent l'impression de croire, qu'il est plus charitable de réussir à voir certaines choses (des conceptions, des doctrines, des pratiques, des tendances) meilleures qu'elles ne sont, ou comme on voudrait qu'elles soient, que d'essayer de les voir comme elles sont, notamment parce que cela amène à voir, puis à dire, des choses susceptibles d'être considérées comme désagréables.

Après tout, dans les heures qui ont suivi les attentats de Madrid, en mars 2004, j'ai entendu un député socialiste dire ceci : "Face à cette horreur, nous n'avons que nos valeurs", comme si nous n'avions pas aussi le devoir d'être réalistes, celui de défendre et de protéger nos proches et nous-mêmes, et celui de recourir à la police, à la justice, à l'armée, dans la mesure du nécessaire. Dans ce domaine, je ne peux pas exclure que la vision des choses de certains responsables politiques français ait quelque peu changé, évidemment surtout depuis les années 2015 et 2016...

Par ailleurs, je suis convaincu que nous ne pouvons pas faire grand-chose avec des clercs catholiques qui sont persuadés ou, en tout cas, qui s'expriment fréquemment comme s'ils étaient persuadés, qu'il existe une bien plus grande proximité axiologique, dans le domaine des valeurs, entre l'islam et le christianisme, qu'entre l'islam et l'islamisme.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 812827 )Il me semble que ... par Ion (2016-09-26 08:55:50) 
[en réponse à 812823]

... dire "on ne peut répondre aux assauts du démon que par les œuvres de Dieu qui sont pardon, amour et respect du prochain, même s’il est différent" est parler particulièrement vrai.

Qu'est-ce que parler vrai ? N'est-ce pas parler comme Dieu parlerait ? Et Dieu n'est-il pas d'abord et avant tout miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour ?

De même, dire "tuer au nom de Dieu est satanique" en référence aux récents actes terroristes perpétrés par des islamistes, comme vient de le rappeler le pape, n'est-ce pas parler particulièrement vrai ?
images/icones/neutre.gif  ( 812880 )Il me semble aussi que vous êtes dur Ion par Castille (2016-09-26 22:20:13) 
[en réponse à 812827]

Me faites penser aux Turcs refusant d'entendre parler de massacre des Arméniens.

L'argument de choc : Ils se sont défendus.


Donc il aurait fallu qu'ils se laisssassent faire.

Cette façon de penser est profondément communiste/gauchiste/marxiste, et puisse ses racines dans absence TOTALE de charité. (qui signifie amour de Dieu et amour des autres, par amour pour Dieu)
images/icones/fleche2.gif  ( 812889 )Voici, je le crois, deux exemples de "parler vrai". par Scrutator Sapientiæ (2016-09-27 05:59:24) 
[en réponse à 812827]

Bonjour et merci, Ion.

Je vous prie tout d'abord de bien vouloir m'excuser, mon pessimisme nuit parfois à ma lucidité, mais je suis un pessimiste rempli d'espérance, en d'autres termes un pessimiste qui espère se tromper.

1. Voici, je le crois, un exemple de "parler vrai" : là où un homme d'Eglise a dit, récemment : "Soit nous choisissons le dialogue, soit c’est la guerre », je dis, pour ma part,

a) que ce n'est pas avant tout ni seulement une question de choix, d'autant plus qu'il n'est pas totalement infondé d'objecter que le dialogue a été choisi plutôt au détriment de l'annonce dans l'Eglise, qu'au détriment de la guerre dans le monde,

b) que, dans les faits, au moins depuis le début de l'année 1979, donc depuis bientôt 40 ans, nous avons à la fois le dialogue et la guerre.

Je ne suis pas en train de dire que c'est à cause du choix de certains, en faveur du dialogue, que nous avons la guerre, mais je suis en train de dire que nous avons à la fois l'un et l'autre, le dialogue et la guerre, et non pas l'absence de guerre, grâce à la présence du dialogue.

2. Voici, il me semble, un autre exemple de "parler vrai" :

" Pierre-André Taguieff dans son ouvrage sur Julien Freund rapporte un dialogue entre Jean Hippolyte et Julien Freund lors de la soutenance de thèse en 1965 de ce dernier.

Hippolyte dit :

« Sur la question de la catégorie de l’ami-ennemi, si vous avez vraiment raison, il ne me reste plus qu’à aller cultiver mon jardin. »

Freund répliqua :

« Écoutez, Monsieur Hippolyte, vous avez dit […] que vous aviez commis une erreur à propos de Kelsen. Je crois que vous êtes en train de commettre une autre erreur, car vous pensez que c’est vous qui désignez l’ennemi, comme tous les pacifistes. Du moment que nous ne voulons pas d’ennemis, nous n’en aurons pas, raisonnez-vous. Or c’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitiés. Du moment qu’il veut que vous soyez son ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin. »

Hippolyte répondit :

« Dans ce cas, il ne me reste plus qu’à me suicider. »

P.-A. Taguieff cite ensuite le commentaire critique fait par Raymond Aron à propos de Jean Hippolyte et rapporté par Julien Freund :

« Votre position est dramatique et typique de nombreux professeurs. Vous préférez vous anéantir plutôt que de reconnaître que la politique réelle obéit à des règles qui ne correspondent pas à vos normes idéales. »

Je vous remercie pour votre message et notamment votre dernière phrase ; je suis positivement sensible à cette citation du Pape François, qui fait entendre que tuer au nom de Dieu est satanique, et qui laisse entendre qu'appeler à tuer au nom de Dieu n'est sans doute pas non satanique.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/hein.gif  ( 812843 )Pour ma part par Aigle (2016-09-26 16:42:55) 
[en réponse à 812780]

notre saint Père tire de l'attentat de Nice une proposition ferme : il faut un dialogue entre Chrétiens et musulmans.

Je note pour ma part que le saint Père disait la même chose avant les attentats ... Je suis donc un peu sec sur le plan logique :
- pas d'attentats : il faut dialoguer
- des attentats : il faut dialoguer aussi.

Mais évidemment le Saint père ne nous dit pas avec qui il faut dialoguer : avec l'EI ? Avec El Ahzar (qui prescrit la crucifixion des terroristes ...) ?

Et surtout dialoguer pour dire quoi ? Qu'il ne faut pas manger de lard en Carême ? Qu'il faut couper la main des voleurs ? Qu'il faut lapider les femmes adultères ?

Peut être les journalistes ne comprennent ils pas très bien ce que dit le pape ?

À quand le grand jour du dialogue entre Nazis et Juifs ?

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/23/01016-20160923ARTFIG00386-attentat-de-nice-les-familles-recues-au-vatican.php