Le Forum Catholique
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( 812840 )
Dialogue après Nice par Aigle (2016-09-26 16:21:37)
Cela a peut être été souligné ici mais notre saint Père tire de l'attentat de Nice une proposition ferme : il faut un dialogue entre Chrétiens et musulmans.
Je note pour ma part que le saint Père disait la même chose avant les attentats ... Je suis donc un peu sec sur le plan logique :
- pas d'attentats : il faut dialoguer
- des attentats : il faut dialoguer aussi.
Mais évidemment le Saint père ne nous dit pas avec qui il faut dialoguer : avec l'EI ? Avec El Ahzar (qui prescrit la crucifixion des terroristes ...) ?
Et surtout dialoguer pour dire quoi ? Qu'il ne faut pas manger de lard en Carême ? Qu'il faut couper la main des voleurs ? Qu'il faut lapider les femmes adultères ?
Peut être les journalistes ne comprennent ils pas très bien ce que dit le pape ?
À quand le grand jour du dialogue entre Nazis et Juifs ?
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/23/01016-20160923ARTFIG00386-attentat-de-nice-les-familles-recues-au-vatican.php

( 812841 )
Mon avis par Leopardi (2016-09-26 16:29:15)
[en réponse à 812840]
Je pense que l'attitude qu'il veut donner en exemple est celle du père Hamel qui s'est beaucoup investi pour dialoguer avec les musulmans afin de casser cette barrière idéologique de l'Islam qui empêche tout dialogue. On a ainsi vu ensuite la communauté musulmane locale afficher sa solidarité envers les chrétiens.
Considérer qu'avant d'être de telle religion, l'homme est homme avec des sentiments innés du bien et du mal et qu'à partir de là, le dialogue est possible.
Ces liens peuvent servir à désamorcer les conflits car pour aimer quelqu'un, il faut le connaître.
La difficulté d'une telle démarche est qu'il faudrait la reproduire au niveau local partout ce qui me paraît surréaliste.

( 812858 )
un dialogue ne pourra s'instaurer qu'après un rapport de force par jejomau (2016-09-26 18:20:38)
[en réponse à 812841]
Tant que ceux qui se prétendent chrétiens refuseront d'accepter le rapport de forces sous prétexte qu'ils doivent systématiquement tendre la joue, le dialogue n'existera jamais.
Celui qui est "homme avec des sentiments innés du bien et du mal" est surtout - depuis le péché originel - soumis au Démon qui influe sur son comportement. C'est un fait.

( 812860 )
N'importe quoi par Leopardi (2016-09-26 19:13:36)
[en réponse à 812858]
Les honnêtes hommes, ça existe dans n'importe quelle religion, et même en dehors des religions.
Il suffit d'un minimum d'honnêteté intellectuelle et d'amour du prochain.
Votre rapport de force ne vous mènera qu'à museler votre prochain. Pas à le convertir.

( 812863 )
tout dépend de la façon dont on voit les choses par jejomau (2016-09-26 19:48:54)
[en réponse à 812860]
Vous voyez peut-être les choses comme le pape et ceux qui prônent sans cesse le dialogue : vous partez du POSTULAT que les chrétiens expriment une supériorité et qu'ils ont en face d'eux des personnes "sur la défensive"... d'où leur agressivité. Vous pensez dès lors qu'il faut chercher un dialogue avec ces personnes afin de leur montrer que nous ne leur voulons que du bien, etc...
Ce postulat fut certainement vrai.. Autrefois !
Je pars du principe que nous, les chrétiens, sommes considérés comme des serfs, que nous ne valons pas grand-chose, et que "ceux wui nous toisent" expriment le plus grand mépris à notre égard, persuadés de leur supériorité. Bref, que nous devons être conquis. Partant de CE POSTULAT-LA, je dis que nous devons d'abord établir un rapport de forces à notre avantage pour que ces nouveaux conquérants engagent un dialogue dans le respect afin d'aboutir à une meilleure compréhension entre nous.
Voilà ce que je crois de la réalité de notre monde contemporain...

( 812879 )
Il me déplaît profondément de lire ça par Castille (2016-09-26 22:14:59)
[en réponse à 812863]
Je pars du principe que nous, les chrétiens, sommes considérés comme des serfs, que nous ne valons pas grand-chose, et que "ceux wui nous toisent" expriment le plus grand mépris à notre égard, persuadés de leur supériorité.
Nul ne me méprise, ni toise. Pourtant je suis chaque jour avec eux mais dans les transports en commun. Je crains qu'il y ait une disposition policée a se laisser toiser/mépriser. Certains photographient mon énorme
Médaille Miraculeuse (Ferdinand Py), semblent enclins à penser qu'elle les nargue. Mais mépris c'est impossible. Car en plus je récite le chapelet (jolie, chapelet, médaille, bref ils comprennent plus). Et surtout mes actes de courtoisie -envers tout un chacun, dont les "emburquées" - sont placés sous l'égide du bon Dieu par un souriant et sonore "C'est parce qu'on aime le bon Dieu, ce n'est pas pour le "vivre ensemble".
Les catholiques manquent de fierté. Ils s'excusent de l'être presque (des
Catholique-mais) C'est vrai scandales fabriqués, -car je maintiens qu'il y a collusion occulte entre les scandaliseurs et la presse-, déclarations papales, ça rend craintifs.
"O Marie concue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

( 812878 )
Museler, dit-il par Castille (2016-09-26 21:40:22)
[en réponse à 812860]
Il fut un temps ou Saint Louis, roi de France punissait sévèrement le blasphème.
Il y a pléthore de choses que nous pourrions nous passer d'entendre sur la terre, avant le grand voyage. Des mots blessent la foi, la refroidissent, la font chanceler.
Trop d'enchainement de mots réclament le titre de pensée. Quand nous aimions Dieu et le servions, nous prêtions une grande attention a notre pensée / parole/ et actes. Maintenant qu'on a enlevé tout cela, on croit pouvoir tenir les gens avec les forces de l'ordre.
Mais quel ordre ? Contre qui?

( 812866 )
vrai mais pour quel dialogue par Mandrier (2016-09-26 20:04:54)
[en réponse à 812841]
Vous avez raison, mais le dialogue et la connaissance de l'autre suppose de le prendre dans l'intégralité de son être et de son système de pensée et parler de tout, surtout de ce qui fâche et de ce qui sépare.
Si dialoguer c'est jeter un voile pudique sur les points d'achoppements ce qui nous différencie voire ce qui nous oppose et ne parler que de "ce qui rassemble", "inviter à inviter" pour paraphraser le "père" Dubost évêque d'Evry, cela n'a pas vraiment d'intérêt et c'est malheureusement cette option qui est systématiquement choisie par l'Église, ce qui fait que la plupart des chrétiens qui sont formés aujourd'hui sont incapables de répondre aux objections sur la foi que ne manquent pas de faire les musulmans de bonne volonté (ou pas d'ailleurs) qui eux sans être particulièrement formés ont des certitudes chevillés au corps et savent quels sont les oppositions avec le christianisme.

( 812875 )
Verbatim par Leopardi (2016-09-26 21:20:10)
[en réponse à 812866]
cela n'a pas vraiment d'intérêt
Ca a au moins l'intérêt de se connaître et d'éviter les conflits.

( 812844 )
Doublon par Aigle (2016-09-26 16:43:26)
[en réponse à 812840]
Voir plus bas

( 812884 )
on ferait mieux d'écouter un peu plus les Anciens par jejomau (2016-09-26 23:09:23)
[en réponse à 812840]
Il y a 700 ans Marco POLO disait en janvier 1300 : "Le Musulman militant est celui qui coupe les têtes, pendant que le Musulman modéré tient les pieds de la victime"
traduire aujourd'hui "le musulman militant" par : le "musulman radical" (expression des médias)

( 812888 )
Dialoguer pour dire quoi, mais aussi pour taire quoi ? par Scrutator Sapientiæ (2016-09-27 05:35:30)
[en réponse à 812840]
Bonjour Aigle,
Avant comme après Nice, je (me) pose souvent les questions suivantes :
1. Qu'est-ce que le dialogue ? Quels sont ses fondements, son contenu, ses dimensions, sa direction ? A quoi est-il subordonné ou, en d'autres termes, par quoi est-il supervisé ? Qu'est-ce qui, à la fois au-dessus et au-dedans de lui, est régulateur du dialogue ?
2. Est-il permis, ou proscrit, de distinguer
- entre le dialogue interreligieux, en ce qu'il peut avoir de plus attentif, mais aussi de plus clarifiant et de plus exigeant,
- et la conception ou la pratique dominante du dialogue interreligieux, à tendances confusionnistes et consensualistes ?
3. Le dialogue interreligieux consiste à dire quoi, mais aussi à taire quoi, non seulement dans le cadre de ce dialogue lui-même, mais aussi dans celui du dialogue ou, en tout cas, des relations, entre les catholiques ?
4. En effet, qui ne voit que la polarisation contemporaine, dans l'acception chronologique et dans l'acception axiologique de ce terme, sur le dialogue, n'est pas dépourvue d'une alimentation en retour, d'une boucle de rétroaction intra-ecclésiale, porteuse d'un effet d'éviction ou d'omission, qui aboutit à ce que plus on parle du dialogue, plus on recourt au dialogue, et moins on parle d'autres choses, entre catholiques, ou moins on recourt à d'autres choses, en direction des non chrétiens ?
5. A force de dialoguer, n'allons-nous finir par perdre de vue le fait
- que le seul vrai Dieu est Père, Fils, Esprit,
- que la religion chrétienne est la seule dépositaire de la plénitude de la révélation divine,
- que les croyants chrétiens ont vocation à annoncer Jésus-Christ en tant que seul Médiateur et seul Rédempteur, en tant que seul Seigneur et seul Sauveur, et ne sont nullement dispensés d'annonce, sous prétexte qu'ils dialoguent,
- que les croyants non chrétiens ont vocation, si je puis m'exprimer ainsi, à ne pas faire entrave, à ne faire obstacle, à l'ouverture de leur âme, de leur coeur, de leur esprit, de leur vie, sur une perspective de conversion, par et vers Jésus-Christ, et ne sont nullement dispensés de conversion, sous prétexte qu'ils sont croyants ?
6. Quand les catholiques pratiquants, quand les fidèles catholiques, auront-ils droit, au sein-même de l'Eglise, à un dialogue sur le dialogue, à un dialogue, entre eux et les clercs, sur les mérites et les limites du dialogue ? Quand les catholiques auront-ils la possibilité de faire remarquer, sans se faire traiter de pélagiens, de pharisiens, de docteurs de la foi ou de la loi, que si nous continuons à évoluer, à nous orienter, comme nous avons commencé à le faire, bien plus, d'ailleurs, depuis le début ou le milieu des années 1980 que depuis le début ou le milieu des années 1960, en ce qui concerne le dialogue interreligieux, nous allons finir par transformer ce qu'il est convenu d'appeler le dialogue en une fin en soi, susceptible de s'auto-alimenter et de s'auto-légitimer, à grands renforts de commémorations actualisatrices de telles ou telles journées de dialogue, de prière, ou de rencontres ?
Bonne journée.
Scrutator.

( 812892 )
Merci cher Scrutator par Aigle (2016-09-27 08:06:52)
[en réponse à 812888]
Je suis bien d'accord avec vous
Hélas je crains que certains partisans du dialogue soient indifférents à vos questions et cherchent surtout à plaire au monde et aux médias en préconisant le dialogue car les journalistes aiment le dialogue. Le jour où ils changeront d'avis ils changeront eux aussi d'avis
Autre sujet de débat : la Hijra
http://www.yabiladi.com/forum/hijra-c-est-quoi-4-3867963.html