Le Forum Catholique
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( 812012 )
Le Pape François célèbre une messe pour le Père Hamel par Chicoutimi (2016-09-14 08:09:26)
Un article du
Figaro :
Père Hamel: un assassinat "satanique" (pape)
Le 14 septembre 2016
"Le pape François a célébré ce matin au Vatican une messe à la mémoire du père Jacques Hamel, prêtre français égorgé en juillet par des jihadistes dans son église, en répétant que tuer au nom de Dieu était "satanique".
"Comme il serait bon que toutes les confessions religieuses proclament que tuer au nom de Dieu est satanique", a déclaré le pape dans son sermon, en présence d'environ 80 pèlerins du diocèse de Rouen (nord-ouest de la France).
Dans la chapelle moderne de la résidence Sainte-Marthe, où il célèbre la messe tous les jours à 7h et où une photo du père Hamel avait été placée sur l'autel, le pape avait revêtu une aube rouge, la couleur liturgique des martyrs.
"Aujourd'hui dans l'Eglise, il y a plus de martyrs chrétiens que dans les premiers siècles", a affirmé le pape dans son sermon, prononcé en italien et traduit en français pour les fidèles. "Des chrétiens qui souffrent aujourd'hui, emprisonnés, torturés, tués parce qu'ils ne renient pas Jésus Christ", a-t-il insisté. "Cette cruauté qui requiert l'apostasie est, disons le mot, satanique".
Le prêtre français était "un homme bon, doux, de fraternité", qui a été assassiné "comme un criminel" mais n'a pas perdu "la lucidité d'accuser et de nommer son assassin: il a dit clairement va t'en Satan", a rappelé le pape.
"Nous devons le prier, c'est un martyr, et les martyrs sont des bienheureux, pour qu'il nous donne à tous la fraternité, la paix, et aussi le courage de dire la vérité: tuer au nom de Dieu est satanique", a-t-il conclu."
Source

( 812016 )
pour résumer par jejomau (2016-09-14 09:27:05)
[en réponse à 812012]
le Père Hamel est reconnu comme martyr et il est désormais saint.
Celui qui a commis son forfait au nom de l'islam qu'il revendique était sous l'emprise claire du diable
Questionnements logiques:
- Cet islam violent serait l'instrument privilégié du démon ?
- Cet islam violent qui trouve sa source spécifiquement dans certains courants (wahabbisme, salafisme, etc...) prônés dans certains Etats musulmans serait l'ennemi principal de l'humanité ?

( 812057 )
L'homélie du Pape par PEB (2016-09-14 17:47:52)
[en réponse à 812016]
Le Saint-Père vient d'inventer une forme de béatification expresse équipollente dans son
sermon que je nous laisse méditer:
Dans la Croix de Jésus-Christ – aujourd’hui, l’Église célèbre la fête de la Croix de Jésus-Christ – nous comprenons pleinement le mystère du Christ, ce mystère d’annihilation, de proximité pour nous. «Lui, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.» (Lettre de Saint Paul aux Philippiens, chapitre 2, versets 6 à 8)
Ceci est le mystère du Christ. Ceci est un mystère qui se fait martyr pour le salut des hommes. Jésus-Christ, le premier Martyr, le premier qui donne la vie pour nous. Et à partir de ce mystère du Christ commence toute l’histoire du martyre chrétien, des premiers siècles jusqu’à aujourd’hui.
Les premiers chrétiens ont fait la confession de Jésus-Christ, en le payant avec leur vie. Aux premiers chrétiens était proposée l’apostasie, c’est-à-dire : «Dites que notre dieu est le vrai, et non pas le vôtre. Faites un sacrifice à notre dieu, ou à nos dieux.» Et quand ils ne faisaient pas cela, quand ils refusaient l’apostasie, ils étaient tués. Cette histoire se répète jusqu’à aujourd’hui ; et aujourd’hui dans l’Église il y a plus de martyrs chrétiens qu’aux premiers temps. Aujourd’hui, il y a des chrétiens assassinés, torturés, emprisonnés, égorgés parce qu’ils ne renient pas Jésus-Christ. Dans cette histoire, nous arrivons à notre père Jacques : lui, il faut partie de cette chaîne des martyrs. Les chrétiens qui souffrent aujourd’hui, que ce soit en prison, que ce soit avec la mort ou les tortures, pour ne pas renier Jésus-Christ, font voir justement la cruauté de cette persécution. Et cette cruauté qui demande l’apostasie, disons le mot : elle est satanique. Et comme il serait bien que toutes les confessions religieuses disent : «Tuer au nom de Dieu est satanique».
Le père Jacques Hamel a été égorgé sur la Croix, justement pendant qu’il célébrait le sacrifice de la Croix du Christ. Un homme bon, doux, de fraternité, qui cherchait toujours à faire la paix, a été assassiné comme s’il était un criminel. Ceci est le fil satanique de la persécution. Mais il y a une chose, en cet homme qui a accepté son martyre là, avec le martyre du Christ, à l’autel, il y a une chose qui me fait beaucoup réfléchir : au milieu du moment difficile qu’il vivait, au milieu aussi de cette tragédie que lui, il voyait venir, un homme doux, un homme bon, un homme qui faisait de la fraternité, n’a pas perdu la lucidité d’accuser et de dire clairement le nom de l’assassin, et il a dit clairement : «va-t’en, Satan !» Il a donné la vie pour nous, il a donné la vie pour ne pas renier Jésus. Il a donné la vie dans le sacrifice même de Jésus sur l’autel, et de là, il a accusé l’auteur de la persécution : «va-t’en, Satan !»
Et que cet exemple de courage, mais aussi le martyre de la propre vie, de se vider de soi-même pour aider les autres, de faire de la fraternité entre les hommes, nous aide nous tous à aller de l’avant sans peur. Que lui, du Ciel, - parce que nous devons le prier, c’est un martyr ! Et les martyrs sont bienheureux, nous devons le prier – nous donne la douceur, la fraternité, la paix, et aussi le courage de dire la vérité : tuer au nom de Dieu est satanique.

( 812752 )
Il existe d'autres ennemis et d'autres instruments. par Scrutator Sapientiæ (2016-09-24 13:16:44)
[en réponse à 812016]
Bonjour jejomau,
A. Je pense ici
- à la mentalité postmoderne, prescriptrice de l'égalitarisme, de l'émancipatisme, du relativisme et du subjectivisme,
mais aussi
- à ce qui découle de la collaboration entre capitalisme financiarisé et keynésianisme généralisé,
- à ce qui découle de la coopération entre le multiculturalisme et le supranationalisme.
B. Je ne parle pas ici de la prise en compte du fait qu'il existe plusieurs cultures et plusieurs nations, ni de celle du fait qu'il existe des préoccupations ou des problématiques communes à plusieurs cultures et à plusieurs nations, mais je parle ici du multiculturalisme et du supranationalisme en tant qu'idéologies mises au service de l'élimination ou de l'intimidation de cultures et de nations, dans le cadre de ce que l'on pourrait appeler la culpabilisation représentationnelle.
C. Ces trois réalités me semblent vraiment pleinement propices à la déstructuration des coeurs et des moeurs, de l'agir humain et des êtres humains, des économies et des sociétés, de l'organisation et du fonctionnement du débat public et des pouvoirs publics.
D. Il serait dommage que la polarisation actuelle sur l'islamisme fasse oublier que ces trois réalités sont à l'oeuvre, et qu'elles ne sont pas moins dia-bo-li-ques, pas moins génératrices de divisions, d'une extrême gravité, en l'homme et entre les hommes, même si ces réalités se manifestent différemment.
E. Cela étant écrit, il n'est évidemment pas question, notamment ici, de renvoyer dos-à-dos
- un bourgeois bohème, eurolâtre et homolâtre, partisan du multi et du supra, du dépassement des frontières ou des limites, et du déplacement ou du remplacement des populations, qui adhère à une entreprise de falsification et de fragilisation généralisée* sans pour autant, en tout cas pour l'instant, passer à l'acte en recourant à la violence,
et
- une personne, depuis longtemps musulmane ou pas du tout musulmane (puisqu'il paraît que c'est possible) qui, en quelques mois, semaines, jours ou heures (puisqu'il paraît que c'est possible), passe de l'antichambre du salafisme à l'antichambre du terrorisme.
(* : Les personnes auxquelles je pense ont-elles seulement connaissance des origines, du fondement, du contenu, des conséquences de ce à quoi elles adhèrent, et ont-elles seulement conscience de la signification religieuse, spirituelle, de ce à quoi elles adhèrent ? C'est à la fois une autre question et, en même temps, il n'est pas encore interdit de penser que c'est vraiment LA question.)
Bonne journée.
Scrutator.

( 812031 )
Ornements rouges par Rémi (2016-09-14 11:44:44)
[en réponse à 812012]
Normalement prévus par l'Ordo aujourd'hui, fête de la Croix Glorieuse.

( 812037 )
Ce qui n'est pas prévu par Nemo (2016-09-14 14:49:11)
[en réponse à 812031]
Ce qui n'est pas prévu, c'est une photo sur l'autel.
C'est même strictement interdit puisqu'être canonisé autrefois étéit synonyme d'être élevé au rang des autels.
Il faudrait donc un jugement de l'Eglise pour mettre la photo du père Hamel sur un autel.

( 812038 )
n'est-il pas par jejomau (2016-09-14 15:07:45)
[en réponse à 812037]
automatiquement canonisé s'il est martyr?

( 812045 )
Encore faut-il par Jean-Paul PARFU (2016-09-14 15:39:36)
[en réponse à 812038]
que l'Eglise reconnaisse le martyre de la personne.

( 812052 )
Bien sûr que non. par Yves Daoudal (2016-09-14 16:48:36)
[en réponse à 812038]
Il n'y a aucune automaticité en la matière. Il faut un procès qui conclue qu'il est réellement mort martyr, et alors il peut être béatifié. Et pour être canonisé, il faut en outre qu'un miracle lui soit attribué et reconnu comme tel.
Enfin, ça c'était avant. Du temps de l'Eglise légaliste, étriquée et claquemurée...

( 812065 )
Vous avez oublié... par Paterculus (2016-09-14 20:21:19)
[en réponse à 812052]
... "pélagienne", pour faire bonne mesure.
Votre dévoué Paterculus

( 812055 )
Soyons précis par PEB (2016-09-14 17:40:38)
[en réponse à 812037]
Voici une
photo explicative des ornements d'autel:
Le Saint-Père a sans doute déjà béatifié
in pectore le martyr. Mais, c'est un peu limite.
J'y vois aussi une habitude moderne où on place une image du défunt soit à côté de l'autel, soit dessus. C'est devenu courant dans les enterrements.
L'affect prime sur le droit et l'image captable sur la parole. C'est le trait de notre époque.

( 812080 )
Une habitude moderne mais par AVV-VVK (2016-09-14 22:11:47)
[en réponse à 812055]
malheureuse, même pour la forme ordinaire.

( 812056 )
Absolument, par Rémi (2016-09-14 17:45:33)
[en réponse à 812037]
et je plussoie aux côtés de MM. Parfu et Daoudal.

( 812041 )
Quelle culture liturgique... par Thierry (2016-09-14 15:27:28)
[en réponse à 812012]
une "aube" rouge !
Je suppose que le journaliste ne sait pas faire la différence entre une aube et une chasuble

( 812047 )
Et qu'il ignore l'étymologie de "aube" ! par megnace (2016-09-14 16:15:38)
[en réponse à 812041]
ce qui lui aurait évité ce pataquès ..........

( 812092 )
Dans cette chapelle moderne par AVV-VVK (2016-09-15 08:31:03)
[en réponse à 812012]
les fidèles peuvent-ils s' y agenouiller? J'en doute.

( 812742 )
Si "tuer au nom de Dieu est satanique"... par Scrutator Sapientiæ (2016-09-24 08:55:55)
[en réponse à 812012]
Bonjour Chicoutimi,
Si "tuer au nom de Dieu est satanique", appeler à tuer au nom de Dieu est-il non satanique ?
Si appeler à tuer au nom de Dieu n'est pas non satanique, une religion, quelle qu'elle soit, qui, à partir de certains de ses fondements, au moyen d'une partie de son contenu, appelle à tuer au nom de Dieu, incite à tuer au nom de Dieu, est-elle non satanique ?
Je pense ici, notamment, aux religions qui ont recouru, par le passé, ou qui recourent, encore aujourd'hui, à des sacrifices humains, non en contradiction, mais en conformité avec ce qui leur tient lieu de principe et de pratique.
Et je me demande parfois si toute une conception "multiculturaliste" de "l'homo religiosus", ou une conception
- selon laquelle toutes les religions sont fondamentalement bonnes, fondamentalement porteuses des mêmes idéaux ou valeurs, assimilables à des idéaux ou à des valeurs "humanistes",
et
- selon laquelle tout ce qui est mauvais, à l'intérieur d'une religion, n'y est présent que pour des raisons accidentelles ou contextuelles, à caractère culturel, social, historique,
ne fait pas passer certains observateurs, certains analystes, complètement à côté de ce qu'il faut bien appeler la présence, à tout le moins potentielle, de "l'intrinsèquement pervers", dans tel système religieux ou dans telle tradition religieuse.
Sur ces questions comme sur d'autres, les Occidentaux veulent-ils encore appeler un chat un chat ou, au contraire, "trouver des excuses" à toutes les religions, passées ou présentes...sauf au judaïsme et au christianisme ?
Bonne journée.
Scrutator.