Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 811759 )Affaire Preynat. Isabelle de Gaulmyn (La Croix) savait, mais n'a rien dit par Gaspard (2016-09-07 15:01:52) 

La journaliste de La Croix publie un livre sur l'affaire Preynat. Interrogée par Le Point, voilà ce qu'elle dit : elle savait en 2005, mais elle n'a pas prévenu la justice. Et elle fait tout un livre pour reprocher à la hiérarchie de l'Eglise de Lyon de ne pas avoir réagi...


(...) Je suis née à Sainte-Foy-lès-Lyon, et j'ai été scoute – comme mes trois frères – pendant quatre ans, à la fin des années 70, dans la troupe de Saint-Luc, dont le père Preynat était l'aumônier (...)

À l'époque, pouvait-on déjà penser qu'il commettait des agressions pédophiles ?
Tout le monde le savait, même de manière implicite. (...) Quand un prêtre me l'a avoué, en 2005, cela n'a pas surpris la petite fille qui est en moi (...) Maintenant, la grande interrogation pour moi est : comment se fait-il que, dans l'Église, on n'ait rien dit (...) C'est ce qui m'a poussée à écrire ce livre.

Vous-même saviez, donc. Pourquoi n'avez-vous pas réagi ?
Je savais, c'est exact. Et j'ai éprouvé aussi un sentiment de culpabilité, qui m'a incité à démarrer cette enquête. Je fais partie des personnes qui ont alerté le cardinal Barbarin, de manière non formelle, quand nous l'avons appris, en 2005. Mais moi-même, à l'époque, je n'ai pas cherché à en savoir plus. Pourquoi la journaliste catholique que je suis n'a-t-elle pas mieux réagi ? Parce que, comme pour beaucoup de monde, tant qu'on n'y est pas directement confronté, la pédophilie est quelque chose de théorique. Tant qu'on n'a pas écouté les victimes, on ne comprend pas bien. Et chez nous, catholiques, il y a aussi peut-être une forme de docilité ou de répugnance à critiquer l'Église. Ces sentiments sont très ancrés chez les fidèles ; ce que combat fortement le pape François en réclamant davantage de débats internes. Il existe une forme de révérence vis-à-vis des prêtres, on les met sur un piédestal, alors qu'il n'y a plus de raison de le faire depuis le concile Vatican II. (...)

Vous affirmez l'avoir alerté en 2005, et lui dit que c'était en 2007…
Oui, effectivement, nous sommes en désaccord sur la date. Je me souviens très bien lui en avoir parlé à Lourdes. Or, je suis allée à Lourdes en 2005, et en tout cas jamais en 2007, année où j'étais en poste à Rome pour La Croix. (...)


Article complet du Point
images/icones/hein.gif  ( 811760 )Le rapport? par Leopardi (2016-09-07 15:16:14) 
[en réponse à 811759]


Il existe une forme de révérence vis-à-vis des prêtres, on les met sur un piédestal, alors qu'il n'y a plus de raison de le faire depuis le concile Vatican II.



Est-ce à dire que le concile V2 préconise d'abolir toute forme de révérence à l'égard des prêtres? Et de Notre Seigneur aussi peut-être? Tout s'explique alors...
images/icones/1g.gif  ( 811766 )Depuis Vatican II le prêtre n'est plus qu'un animateur social par Jean-Paul PARFU (2016-09-07 16:47:57) 
[en réponse à 811760]

et vaguement spirituel. C'est eux-mêmes qui le disent.
images/icones/neutre.gif  ( 811784 )Révélateur par Aigle (2016-09-07 19:37:26) 
[en réponse à 811760]

Non de ce qu'a dit ou écrit le Concile mais de la façon dont il a été reçu ....
images/icones/fleche2.gif  ( 811787 )Mais il a éré reçu par Jean-Paul PARFU (2016-09-07 20:42:25) 
[en réponse à 811784]

par ceux qui l'ont fait !
images/icones/iphone.jpg  ( 811794 )Il y a les titres trop longs par Le Webmestre (2016-09-07 22:25:36) 
[en réponse à 811787]

… et ceux avec une faute de frappe. Google est à moyen terme plus indulgent avec les premiers que les seconds… comme tout moteur de recherche. Honorius avait Parfu, euh, parfois, des éclairs de génie.

XA
images/icones/fleche2.gif  ( 811805 )Le spécifique du Concile a erré, conçu, puis a erré, reçu. par Scrutator Sapientiæ (2016-09-08 07:14:18) 
[en réponse à 811787]

Bonjour Jean-Paul PARFU,

Je le rappelle au passage : c'est dès sa conception que le Concile Vatican II, en ce qu'il a de spécifique, a erré ou, en un sens, a fait errer, ceux-là mêmes qui l'ont conçu, avant d'errer ou, en tout cas, de faire errer, ceux-là mêmes qui l'ont reçu. Et comme vous le rappelez vous-même, ce sont les mêmes clercs qui ont conçu puis reçu le Concile.

Le spécifique du Concile, c'est la "transhumance culturelle" dont parle Mgr DEFOIS dans "Ce Concile qui a tant à nous dire", et qui se manifeste particulièrement dans les quatre textes les plus mutagènes du Concile : UR, NA, DH, GS.

Mais il y a aussi dans le spécifique du Concile un autre trait de caractère, auquel on pense moins souvent : ainsi, avant même la fin du Concile,

- une phrase telle que : "oui à Dei verbum, DONC non à la survalorisation contemporaine du recours à l'exégèse historico-critique"

ou

- une phrase telle que : "oui à Lumen gentium, DONC non à la dévalorisation contemporaine du signalement des erreurs en matière religieuse"

n'aurait pas été comprise, ou n'aurait pas été approuvée, si elle avait été fermement ou fortement exprimée, alors que le texte-même de Dei verbum ne fait pas l'apologie de la survalorisation contemporaine du recours à l'exégèse historico-critique, et alors que le texte-même de Lumen gentium ne légitime pas la dévalorisation contemporaine du signalement des erreurs en matière religieuse.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/nul.gif  ( 811793 )si elle savait par jejomau (2016-09-07 22:10:08) 
[en réponse à 811759]

soit elle a cautionné, soit elle est complice. Dans les deux cas, il faut que la Justice s'intéresse à la chose. Il est inimaginable de penser que des enfants aient pu continuer à souffrir parce qu'une journaliste a préféré se taire....
images/icones/iphone.jpg  ( 811795 )Pardon ??? par XA (2016-09-07 22:33:59) 
[en réponse à 811793]

Mais cher jejomau, ne nous avez-vous pas rebattu les oreilles qu'il fallait protéger les prêtres et le sacerdoce en taisant les actes criminels commis par des déviants ? Vous êtes vraiment mal placé pour hurler ainsi contre mme de G. Vous avez prôné la même attitude, par pur respect humain pour des clercs que vous avez peut-être côtoyés, mais qui au-delà d'être prêtres ont trahi des familles et des enfants. Alors sur ce sujet, oui : fermez-la. Faites-vous minable et ne donnez pas de leçon à QUI
QUE CE SOIT, même et a fortiori une journaliste de La Croix.

XA
images/icones/fleche3.gif  ( 811799 )cessez de dire n'importe quoi par jejomau (2016-09-07 22:54:40) 
[en réponse à 811795]

où avez-vous que j'avais dit qu'il fallait protéger des criminels par le silence ?
images/icones/1i.gif  ( 811801 )Et donc ... par Cath...o (2016-09-07 23:06:19) 
[en réponse à 811793]

... tous ceux qui savaient ont "soit cautionné, soit été complices" ? Et devraient rendre des comptes à la Justice ?

Tous ... sauf les prêtres ??

C'est conceptuel votre truc !
images/icones/neutre.gif  ( 811832 )Ce serait plutot, par Bertrand (2016-09-08 21:55:39) 
[en réponse à 811801]

si je comprends bien le Jejomau, qu'il faut que tous rendent des comptes et pas seulement les prêtres ou les évêques....

En un certain sens, la confession de la de Gaulmyn confirme que le cardinal Barbarin a bien fait l'objet d'un acharnement médiatique parce que dignitaire de la Sainte Eglise Romaine et non pour avoir couvert un pédophile....
images/icones/1y2.gif  ( 811835 )Mmmm ... par Cath...o (2016-09-08 22:40:42) 
[en réponse à 811832]

"la de Gaulmyn " ... comme c'est élégant ... Si, si, vraiment ...

Pour le reste, que le Ciel vous entende. Ce n'est pas ce que j'avais cru comprendre des nombreux posts de Jejomau, mais au bénéfice du doute admettons que ce soit le fond de sa pensée.
images/icones/1v.gif  ( 811836 )ben voyons par jejomau (2016-09-08 22:51:50) 
[en réponse à 811835]

"ce n'est pas ce que vous aviez compris"... Pourtant, je constate que j'ai été assez clair pour d'autres. Oui, dans les nombreux fils et posts qui se sont succédé sur l'affaire Preynat, je confirme ce que j'ai toujours dit, à savoir que les familles ont attendu bien, bien longtemps avant de se décider à porter plainte. Et comme par hasard, elles l'ont fait envers un cardinal de l'Eglise catholique qui, lui, n'a RIEN couvert du tout . Ce qu'a confirmé la Justice. Mais bref....
images/icones/1w.gif  ( 811842 )Utilisez donc votre raisonnement à propos du cardinal Barbarin : par Gaspard (2016-09-09 09:21:16) 
[en réponse à 811836]

Vous apprenez qu'un quidam (en l'occurrence Isabelle de Gaulmyn) avait connaissance de l'affaire en 2005 et n'a rien dit à la justice. Vous réagissez ainsi :

soit elle a cautionné, soit elle est complice. Dans les deux cas, il faut que la Justice s'intéresse à la chose. Il est inimaginable de penser que des enfants aient pu continuer à souffrir parce qu'une journaliste a préféré se taire....

Votre post juste au-dessus

La même Isabelle de Gaulmyn affirme qu'elle a averti le cardinal Barbarin en 2005, lui dit que c'est en 2007, peu importe, il reconnaissait déjà au plus fort médiatique de l'affaire être au courant depuis 2007-2008. Pourquoi ne réagissez-vous pas ainsi :

soit le cardinal Barbarin a cautionné, soit le cardinal Barbarin est complice. Dans les deux cas, il faut que la Justice s'intéresse à la chose. Il est inimaginable de penser que des enfants aient pu continuer à souffrir parce qu'un cardinal a préféré se taire...



PS. Le cardinal Barbarin n'a pas été innocenté par la justice, cette dernière a seulement constaté qu'il y avait prescription. La non-dénonciation de faits de cette nature est prescrite au bout de trois ans. Reste entière la question morale.
images/icones/1n.gif  ( 811849 )prescription ? par jejomau (2016-09-09 10:43:08) 
[en réponse à 811842]

Vous dites que la Justice a estimé qu'il y avait prescription...

pas seulement

Je vais citer "le monde" pour une fois puisqu'on ne pourra pas le suspecter d'être "dans nos idées" (comme on dit !):

Le parquet estime que le délit de « non-dénonciation » – rangé au chapitre des « entraves à la saisine de la justice » du code pénal – n’est pas suffisamment caractérisé. Pour prolonger les poursuites, il aurait fallu qu’il y ait « la volonté », « du moins la conscience d’entraver l’action de la justice en ne permettant pas la saisine de celle-ci ». Faute de charges suffisantes, le doute a donc bénéficié au mis en cause.


La Justice constate bien que le cardinal Barbarin ne "couvrait" aucun "acte pédophile".... Contrairement à ce qui a été répandu par les journalistes et une certaine association....
images/icones/1i.gif  ( 811850 )Conscience ! Le cardinal n'aurait pas eu de "conscience"... par Gaspard (2016-09-09 10:55:27) 
[en réponse à 811849]

et le doute a bénéficié à l'accusé Barbarin dit Le Monde selon votre citation. Cela va dans le même sens de ce que je disais : la question morale reste entière. Elle n'est pas prescrite.

La justice est vraiment bien bonne d'avoir estimé qu'en 2007 / 2008, après d'énormes affaires de pédophilie, un cardinal pouvait "ne pas avoir conscience" de ne pas faciliter l'action de la justice en ne la prévenant pas.

Et le pape est bien bon de soutenir un cardinal dont la justice dit qu'il n'a pas eu de conscience...
images/icones/1v.gif  ( 811851 )La Justice dit le Droit par jejomau (2016-09-09 11:04:58) 
[en réponse à 811850]

Elle fait parfaitement la distinction - dans tous les cas et quelles que soient les affaires - entre celui qui agit en pleine connaissance de cause et celui qui est..... Manifestement innocent !

Seuls les journalistes de notre pays , qui s'érigent en procureurs, n'y comprennent rien

Après la curée, L'affaire a donc été classée sans suite..
images/icones/fleche2.gif  ( 811883 )Vous devriez écouter ce qu'elle a dit à la radio. par Scrutator Sapientiæ (2016-09-10 09:46:46) 
[en réponse à 811793]

Bonjour jejomau,

Voici :

Ici.

Si j'ai bien compris ce qu'Isabelle de Gaulmyn a dit, elle n'a pas cautionné et n'a pas été complice, mais était adolescente ou pré-adulte quand elle a eu connaissance de ce dont il est question ici, a considéré à l'époque qu'elle n'était pas en mesure de dire quelque chose, ou en position pour faire quelque chose, et que la hiérarchie, l'institution, finirait, de toute façon, par faire ce qu'elle avait à faire, à l'égard du prêtre concerné, qui était très apprécié, car il était alors considéré comme très efficace et comme un très bon organisateur, notamment par bon nombre de parents.

Ce n'est qu'entre dix ans et vingt après qu'elle a découvert, après-coup et par hasard, que le prêtre concerné n'avait jamais été recadré ou sanctionné, et qu'il était même toujours en contact avec des jeunes.

Et c'est seulement à ce moment-là qu'elle a décidé d'en parler, de vive voix, au cardinal Barbarin. Chacun, ou presque, connaît la suite, ou plutôt, en un sens, ce qui a longtemps été une absence de suites...

Je vous renvoie à ceci :

Ici..

Bonne journée.

Scrutator.