Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=811617
images/icones/tele.gif  ( 811617 )Gloria par Jean-Paul PARFU (2016-09-04 10:18:12) 

A voir et à entendre ici
images/icones/tele.gif  ( 811623 )Agnus Dei par vistemboir2 (2016-09-04 16:58:16) 
[en réponse à 811617]

Peut-être la meilleure interprétation : ICI
images/icones/neutre.gif  ( 811633 )Cas de figue typique de l’Agnus Dei de Mozart . Karajan. . par Minger (2016-09-04 21:33:18) 
[en réponse à 811623]

Très beau en récital par contre non avenu en célébration , c’est pas du tout adéquat et inadapté en synchronisation avec le service divin !
Avec des offertoires d’une durée de quelques minutes ou des consécrations en "règle canonique nouvelle messe" A voix haute sans musique …Les prêtres doivent attendre inlassablement la fin du récital …
Car il est stipulé VII : Durée de la musique liturgique...
Il n'est pas permis, sous prétexte de chant ou de musique, de faire attendre le prêtre à l'autel plus que ne le comporte la cérémonie liturgique.


Petit rappel de Sa Sainteté Pie X :

http://www.musique-liturgique.com/gregorien/les-textes/121-motu-proprio-de-saint-pie-x-sur-la-musique-sacree.html

Extrait :

Rien donc ne doit se présenter dans le temple qui trouble ou même seulement diminue la piété et la dévotion des fidèles, rien qui suscite un motif raisonnable de dégoût ou de scandale, rien surtout qui offense directement l'honneur et la sainteté des fonctions sacrées et qui, par suite, soit indigne de la maison de prière, de la majesté de Dieu.
Nous ne parlons pas de chacun des abus qui peuvent se produire en cette matière.

Aujourd'hui, Notre attention se porte sur l'un des plus communs, des plus difficiles à déraciner et qu'il y a lieu de déplorer parfois là même où tout le reste mérite les plus grands éloges: beauté et luxe du temple, splendeur et ordre parfait des cérémonies, concours du clergé, gravité et piété des ministres à l'autel. C'est l'abus dans tout ce qui concerne le chant et la musique sacrée. Nous le constatons, soit par la nature de cet art, par lui-même flottant et variable, soit par suite de l'altération successive du goût et des habitudes dans le cour des temps, soit par la funeste influence qu'exerce sur l'art sacré l'art profane et théâtral, soit par le plaisir que la musique produit directement, et que l'on ne parvient pas toujours à contenir dans de justes limites, soit enfin par suite de nombreux préjugés qui s'insinuent facilement en pareille matière et se maintiennent ensuite avec ténacité même chez des personnes autorisées et pieuses, il existe une continuelle tendance à dévier de la droite règle, fixée d'après la fin pour laquelle l'art est admis au service du culte et très clairement indiquée dans les Canons ecclésiastiques, dans les ordonnances des Conciles généraux et provinciaux, dans les prescriptions émanées à plusieurs reprises des Sacrées Congrégations romaines et des Souverains Pontifes, Nos prédécesseurs.

Nous reconnaissons avec joie et satisfaction tout le bien qui s'est opéré en cette matière au cours de ces dix dernières années, même dans Notre auguste ville de Rome et dans beaucoup d'églises, de Notre patrie, mais d'une façon plus particulière chez certaines nations. Là, des hommes remarquables et zélés pour le culte de Dieu, avec l'approbation du Saint-Siège et sous la direction des évêques, ont formé, en se groupant, des Sociétés florissantes et ont pleinement remis en honneur la musique sacrée presque dans chacune de leurs églises et chapelles.
Ce progrès, toutefois, est encore très loin d'être commun à tous. Si donc Nous consultons Notre propre expérience et tenons compte des plaintes sans nombre qui, de toutes parts, nous sont parvenues en ce court laps de temps écoulé depuis qu'il a plu au Seigneur d'élever Notre humble personne au faîte suprême du Pontificat romain, Nous estimons que Notre premier devoir est d'élever la voix sans différer davantage pour réprouver et condamner tout ce qui, dans les fonctions du culte et la célébration des offices de l'Eglise, s'écarte de la droite règle indiquée. Notre plus vif désir étant, en effet, que le véritable esprit chrétien refleurisse de toute façon et se maintienne chez tous les fidèles, il est nécessaire de pourvoir avant tout à la sainteté et à la dignité du temple où les fidèles se réunissent précisément pour puiser cet esprit à sa source première et indispensable: la participation active aux mystères sacro-saints et à la prière publique et solennelle de l'Eglise. Car c'est en vain que nous espérons voir descendre sur nous, à cette fin, l'abondance des bénédictions du ciel si notre hommage au Très-Haut, au lieu de monter en odeur de suavité, remet au contraire dans la main du Seigneur les fouets avec lesquels le divin Rédempteur chassa autrefois du Temple ses indignes profanateurs.

Dans ce but, afin que nul ne puisse prétexter dorénavant l'ignorance de son devoir, pour écarter toute équivoque dans l'interprétation de certaines décisions antérieures. Nous avons jugé à propos d'indiquer brièvement les principes qui règlent la musique sacrée dans les fonctions du culte et de réunir en un tableau général les principales prescriptions de l'Eglise contre les abus les plus répandus en cette matière. C'est pourquoi, de Notre propre mouvement et en toute connaissance de cause, Nous publions Notre présente instruction; elle sera le code juridique de la musique sacrée ; et, en vertu de la plénitude de Notre autorité apostolique, Nous voulons qu'il lui soit donné force de loi et Nous en imposons à tous, par le présent acte, la plus scrupuleuse observation...Et voir VII Durée de la musique liturgique ...
images/icones/1n.gif  ( 811636 )Entièrement d'accord! par Signo (2016-09-04 22:29:00) 
[en réponse à 811633]

Ces pièces du XVIIIe siècle sont sublimes mais non seulement elles ne sont pas adaptées à la liturgie, mais encore elles expriment une dégénérescence de celle-ci.

Cela confirme l'idée que j'avais déjà exprimée sur ce forum, à savoir qu'à partir de la Renaissance mais surtout à partir du XVIIIe siècle, le sens véritable de la liturgie, qui veut que toute oeuvre d'art prenant part à l'acte liturgique doit être ordonnée à celui-ci, était perdu. Alors que le grégorien est un type de chant issu de la liturgie et parfaitement adapté à la fusion avec le rite, la musique du XVIIIe siècle, en prenant comme modèle les airs d'opéra, inverse ce rapport liturgie-musique: la liturgie n'est plus qu'un prétexte à l'exécution d'oeuvres de virtuoses dans lesquelles la beauté est recherchée en elle-même et non pour accompagner et servir la célébration.

C'est ce qui fait de la période baroque une période si paradoxale: d'un côté elle constitue, par la splendeur de ses oeuvres architecturales et musicales un sommet de la civilisation occidentale européenne, et en même temps elle est le reflet d'une profonde décadence spirituelle et liturgique.

Or, à partir du moment où le sens de la liturgie est perdu, tout est possible; et la situation actuelle de délitement n'est que le dernier stade de cette descente aux enfers dont le baroque constitue l'une des toutes premières étapes.
images/icones/1b.gif  ( 811641 )Au temps de saint Pie X... par vistemboir2 (2016-09-04 22:58:20) 
[en réponse à 811633]

on n'avait pas à subir des chansonnettes "liturgiques" de ce genre : ICI, lesquelles pourtant ne font pas "attendre le prêtre à l'autel plus que ne le comporte la cérémonie liturgique".
A tout prendre et n'en déplaise aux puristes, je préfère l'Agnus Dei de Mozart à ce dernier, car la beauté ne fait pas offense à Dieu, bien au contraire...

images/icones/1v.gif  ( 811643 )et ça, la kyriale rock n' roll par Regnum Galliae (2016-09-05 00:32:58) 
[en réponse à 811641]

Kyriale

images/icones/1x.gif  ( 811642 )Du coq à l'âne !!! par baudelairec2000 (2016-09-04 23:24:48) 
[en réponse à 811623]

C'est à désespérer de l'intelligence humaine; en ce qui concerne certains liseurs du Forum, le constat de Marcel de Corte est bel et bien dépassé: "L'intelligence en péril de mort", tel était le titre d'un des ouvrages du regretté philosophe belge, je crains fort que chez certains l'intelligence soit éteinte.

Dernier exemple en date: Parfu nous propose un extrait de la célébrissime Messe en Si de Bach, le premier extrait du Gloria par l'English Concert, un Gloria, à mon goût, scandaleusement amputé.

Vistemboir2 rétorque, sans plus de précision, par un autre extrait: "la meilleure interprétation", selon lui. Le problème, c'est que ce liseur nous propose l'Agnus Dei de la messe du Couronnement de Mozart. Vous voyez le rapport? Le point de comparaison? Moi pas, si ce n'est une messe.

Et d'autres de rebondir sur la place de cette musique lors des célébrations liturgiques, un des serpents de mer du Forum. On le sait: la Messe en Si de Bach, pas plus que la Messe du Couronnement, n'a sa place dans la liturgie. Ce n'était pas le propos de Parfu...

Une chose est certaine: devant tant de raccourcis et de poncifs, les amateurs de musique baroque et classique n'y trouvent vraiment pas leur compte et n'ont qu'une envie: fuir.

A propos de la meilleure version de la Messe du Couronnement de Mozart:
voir ici
images/icones/1b.gif  ( 811653 )L'âne s'appelle Mozart ! par vistemboir2 (2016-09-05 09:41:58) 
[en réponse à 811642]

"C'est à désespérer de l'intelligence humaine, en ce qui concerne certains liseurs du Forum", dites-vous. Peut-être, mais attention ! à défaut de Marcel De Corte (dont le nom aurait mérité d’être correctement écrit), ils pourraient se faire une raison avec Georges Courteline : "Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet"...

En postant nos videos – Jean-Paul PARFU en sera sans doute d'accord – nous n'avions pas d'autre intention que de faire partager à quelques centaines de liseurs un moment de bonheur avec ces monuments de la musique sacrée, et surtout pas celle d'entamer un débat sur la musique dans la liturgie ou à propos de Tra le sollicitudine. Mais pour certains, c'était déjà trop ...

Quant à dire que l’on passe « du coq à l’âne » lorsque l’on propose « sans plus de précision » Mozart après Bach, parce qu’on n’y voit aucun « rapport » ni « point de comparaison  (…) si ce n'est une messe », c’est qu’il devient peut-être urgent d’aller consulter un oto-rhino ...

Enfin, pour la meilleure interprétation, je ne visais pas la Messe du Couronnement en son entier, mais seulement l’Agnus Dei.