
( 811556 )
Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli par ami de la Miséricorde (2016-09-03 08:03:45)
[en réponse à 811555]
CHAPITRE XXI
De la manière de gouverner les sens extérieurs et comment on peut les faire servir à la contemplation des choses divines
(...) Vous connaissez le mal, apprenez le remède. Soyez attentif à ne point laisser errer vos sens en liberté ; ne vous en servez point quand le seul plaisir vous y porte et qu’aucune raison d’utilité ou de nécessité n’en légitime l’usage. Et si, trompant votre vigilance, ils s’élancent trop en avant, faites en sorte de les retirer en arrière et de si bien les régler que les créatures, au lieu de les rendre comme auparavant misérablement esclaves des vains plaisirs, leur offrent un riche butin qu’ils pourront ensuite porter au-dedans de l’âme. Que l’âme alors recueillie en elle-même étende les ailes de ses puissances et s’élève à la contemplation de Dieu. C’est ce que vous pourrez faire de la manière suivante. Lorsqu’un objet se présente à l’un de vos sens, efforcez-vous par la pensée de dégager de cet objet créé ce qu’il y a en lui de spirituel ; songez qu’il ne possède par lui-même aucune des propriétés qui tombent sous vos sens, mais qu’il doit à Dieu tout ce qu’il est ; que Dieu, par son Esprit, lui donne d’une manière invisible l’être, la bonté, la beauté et toutes les qualités que vous admirez en lui. Réjouissez-vous alors de voir que votre Dieu est l’auteur et le principe unique des perfections si nombreuses et si variées des créatures, qu’il les renferme toutes éminemment en lui-même, et qu’elles ne sont qu’une imitation grossièreté de ses perfections infinies. Quand vous vous surprendrez à admirer de belles choses, vous les réduirez, par la pensée, à leur propre néant ; puis vous tournerez l’œil de votre âme vers le souverain Créateur qui est présent en elles et qui leur a donné l’être et, ne prenant plaisir qu’en lui seul, vous vous écrierez : Ô essence divine, essence souverainement désirable, combien je me réjouis de ce que vous êtes le principe unique et infini de tout être créé ! Quand vous verrez des arbres, des plantes ou d’autres choses semblables, vous réfléchirez que la vie dont ces êtres sont doués, ils ne la tiennent pas d’eux-mêmes mais de l’Esprit invisible qui seul les vivifie, et vous direz : Voilà la véritable vie, de laquelle, en laquelle et par laquelle vivent et croissent toutes choses. Oh ! quelle joie j’en ressens en mon cœur ! De même, en voyant les animaux privés de raison, vous élèverez votre âme à celui qui leur donne la sensibilité et le mouvement, et vous lui direz : Ô premier moteur qui, en imprimant le mouvement à tous les êtres, demeurez immobile en vous-même, que je me réjouis de votre stabilité et de votre immutabilité ! Quand vous vous sentez attiré par la beauté des créatures, séparez ce que vous voyez de l’Esprit que vous ne voyez pas, et considérez que c’est l’Esprit invisible qui leur a donné ces charmes extérieurs ; dites-vous alors dans la joie de votre âme : Voilà les ruisseaux de la fontaine infini de tout bien. Oh ! quelle joie je ressens au fond de mon cœur, quand je pense à la beauté infinie, éternelle, qui est la source et le principe de toute beauté créée ! Faites la même distinction lorsque vous verrez briller dans votre prochain la bonté, la justice, ou quelque autre vertu, et dites à votre Dieu : Ô trésor inépuisable de toutes les vertus, que j’aime à voir que tout bien dérive de vous et se maintient par vous, et que tout n’est que néant en comparaison de vos perfections divines.(...)
Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 811560 )
De l’aveu des modernistes Loisy et Tyrrell, saint Pie X les avait bien compris ! par Vianney (2016-09-03 09:25:10)
[en réponse à 811555]
L’argument habituel des adeptes des erreurs condamnées par l’Église est de prétendre qu’ils n’ont pas été compris. Or, tel ne fut pas le cas des principaux tenants du modernisme à propos de l’encyclique
Pascendi de saint Pie X :
“Le pontife a dit vrai, en déclarant qu’il ne pouvait pas garder le silence sans trahir le dépôt de la doctrine traditionnelle. Au point où en sont venues les choses, son silence aurait été une énorme concession, la reconnaissance implicite du principe fondamental du modernisme : la possibilité, la nécessité, la légitimité d’une évolution dans la façon d’entendre les dogmes ecclésiastiques, y compris celui de l’infaillibilité et de l’autorité pontificale, ainsi que dans les conditions d’exercice de cette autorité.” (Loisy, Simples réflexions, p. 23.)
“La partie de beaucoup la plus étendue de ce document est consacrée à un exposé et à une discussion du modernisme. L’auteur en est quelque subtil théologien scolastique, extraordinairement familier avec son sujet que, néanmoins, il critique à la lumière de ses propres principes. (…)
Aucun moderniste n’a le droit d’être surpris de cette encyclique, sinon du courage et de la simplicité inaccoutumés avec lesquels, laissant de côté la diplomatie et les équivoques habituelles, elle ne craint pas de présenter, à un monde étonné, toutes les conséquences logiques, pratiques non moins que spéculatives, de la théologie scolastique.” (Tyrrell, article publié dans le Times du 30 septembre 1907.)
Le même auteur (cité par René Bazin,
Pie X, éditions du Trident, p. 148) avait dit : “C’est toute la valeur de la Révélation qui est en jeu.”

( 811632 )
Une citation de ce pape par AVV-VVK (2016-09-04 21:29:00)
[en réponse à 811555]
"Oui, nous sommes à une époque où beaucoup rougissent de se dire catholiques" (source: LPL). Donc, malgré l' existence de la messe "Tridentine". A y réfléchir un peu.