Cher John, merci pour ces précisions.
Il faut que je retrouve le chemin vers certains sanctuaires que j'ai connus dans mon enfance et ma jeunesse (j'ai eu la chance d'avoir pu beaucoup voyager un peu partout), je ne dirai pas "quand tout était encore en ordre", car je suis aussi un peu trop jeune pour cela, et de surcroît, l'ordre véritable ne règne que dans l'au-delà, mais quand on trouvait encore, un peu partout, de vrais prêtres comme il le fallait.
Souvent le fait de savoir, par des témoignages personnels d'amis ou de connaissances et par des lectures, que des altérations, parfois même des destructions, bien sûr dans le spirituel, mais souvent aussi dans le matériel, les ont saccagés et rendus méconnaissables, m'ont fait hésiter de les revisiter et de détruire ainsi pour toujours un souvenir plus ou moins innocent de ce qui fut jadis.
Mais je vois bien que ce genre de romantisme est malsain et qu'il faut regarder les réalités, même douloureuses, en face.
Ce n'est que pour Rome que j'ai toujours fait une exception, je m'y rends très régulièrement depuis des décennies, pour diverses raisons, amis, bibliothèques, musées, monuments, et je rentre toujours de la Ville éternelle avec une nouvelle impression douloureuse dans le domaine religieux.
Surtout ces dernières années, les iconoclastes doublés de rustres s'y sont déchaînés à nouveau. On dirait qu'ils aient retrouvé quelque part une nouvelle inspiration.
Que la grande petite sainte Philomène nous protège !
Quant à votre remarque antérieure :
les canonistes ne jugent pas d'office que les stipulations du Canon 1172§1, 3° s'appliquent toutes les fois qu'un rite protestant se serait déroulé dans une église catholique, si cela se fait sans grossière irrévérence ni intention anti-catholique évidente
... je me rappelle en effet d'avoir entendu, de la part de certains parents, que pendant la guerre et juste après, en Allemagne, dans le cas de destruction d'une église, cas hélas assez fréquent, il est arrivé qu'une communauté protestante ait été accueillie dans une église catholique les dimanches pour y célébrer ses offices, et vice versa, selon le cas. Bien sûr à horaires divers, et sans participation de l'autre communauté, mais quand-même, chose jamais advenue depuis le XVIe siècle, mais arrachée par les nécessités et les affres de la guerre.
Ce scandale, car c'en est un, soyons clair, a bien été perçu et dénoncé comme tel par certains, accueilli par d'autres avec l'allégresse du philanthrope et humaniste, bien annonciateur de l'oecuménisme à venir, dénonciateur des "prophètes de malheur".
Le Vatican d'Eux n'est pas tombé comme-ça des nuées, il ne faut pas se faire des illusions.
C'est la raison pour laquelle j'aurais toujours été plus partisan d'une rigueur certaine, même si elle n'est pas forcément sympathique.
Principiis obsta.
Mais aujourd'hui, humainement parlant, il n'y a plus rien.
Sero medicina paratur.