Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 810530 )Les catholiques,apôtres baïfs du vivre-ensemble? par Jean Kinzler (2016-08-11 09:09:16) 

Les catholiques, apôtres naïfs du vivre-ensemble? - Causeur


Au lieu de sermonner les militants de la laïcité tout en prêchant un vivre-ensemble lénifiant, certains clercs catholiques feraient mieux de déclarer une guerre totale à l'islamisme qui a juré leur perte.


Ceux qui ont ici reçu une bonne éducation chrétienne se souviennent sans doute qu’après avoir pris une gifle sur la joue droite, il faut tendre la gauche. Et après avoir été égorgé, que fait-on ? Que tend-on ?
Quand les cathos tentent le diable

La réponse vient de nous être fournie par Monseigneur Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, qui dans une interview à Paris-Normandie explique que la mort du Père Jacques Hamel — une « mort mystérieuse » en ce qu’« elle nous rend contemporains de la mort du Christ », si ! — ne signifie pas que nous soyons confrontés à « une guerre de religions ». Pas du tout. C’est juste « un déchaînement du mal qui est de l’ordre de Satan, du démon. Qu’il faut traiter comme tel. » Oui.

Mais alors, qui est responsable ? « Il y a un autre élément c’est la manière dont la société considère les religions. À les mettre à l’écart, on n’aide pas. Je crois que nous sommes au bout du modèle de la laïcité qui était exaspéré ces dernières années. Jusqu’à dire que la religion doit rester dans la sphère privée. Ce qui est tout à fait faux. Ou alors je n’existe plus. Dire ça, c’est considérer qu’il n’existe pas de communauté catholique, qu’il n’existe pas d’évêque, qu’il n’existe pas de cathédrale, qu’il n’existe pas de croix sur nos chemins. C’est ce qui nous est dit. Et c’est une folie, nier la religion. Ce qui est fragile, c’est aussi ça. »

Et de mettre finalement en cause la laïcité telle qu’elle régit l’Ecole de la République : « Dans nos écoles publiques, on n’a pas le droit de croire. Quand j’ai 9 ans et que je reviens de weekend, la maîtresse dit : « Vous avez passé un bon dimanche ? » Celui-là dit qu’il a joué au foot et tout ça. Mais si l’un d’eux lève le doigt en disant : « Moi, madame j’ai fait ma première communion », elle dit : « Quelqu’un d’autre à quelque chose à dire… » Le petit musulman, il n’a pas le droit de croire. Nous, nous avons des écoles (NDLR : catholiques), où il y a 50/80 % de musulmans car ils viennent en disant, chez vous, on a le droit de croire. À ce moment-là, comment s’étonner qu’il ait une image déformée de Dieu ? Qu’est-ce que ça coûterait que dans nos écoles il puisse voir qu’il y en a qui croit, d’autres qui ne croient pas ? Que cela soit abordé paisiblement comme dans les églises catholiques. On ne met pas des coups de règles sur les garçons et les filles qui disent : moi, je ne crois pas. La liberté, elle est où ? Dans nos écoles. Dans les écoles publiques il n’y a pas de liberté. Là où il y a la liberté, c’est là où on peut dire que l’on croit. »
Dans Le Figaro de dimanche dernier, Natacha Polony, après avoir rappelé les propos de notre archevêque, s’insurge. « Un religieux n’est pas obligé de comprendre la laïcité à la française et les subtilités de la distinction entre espace public et espace privé, ni même de comprendre que ce n’est pas la laïcité qui implique le vide spirituel dont nous gratifie la société de consommation et du spectacle ; encore peut-il s’abstenir d’expliquer que c’est parce que « le petit musulman » n’entend pas suffisamment parler de religion à l’école que de jeunes français massacrent des enfants et des vieillards. »

Et de conclure : « L’auto-flagellation est un sport qui se conçoit dans une cellule monacale. Battre sa coulpe sur le dos de la nation est plus qu’incorrect : stupide. »
Anti-Lumières

Ma chère Polony, ce n’est pas la stupidité d’un archevêque qu’il faut mettre en cause : il s’agit d’un plan concerté. Il y a peu, le Pape a déploré, dans un entretien à La Croix (le Pape dans la Croix, c’est ça, un pléonasme, non ?) : « Si une femme musulmane veut porter le voile, elle doit pouvoir le faire. De même, si un catholique veut porter une croix. » Petit coup de patte à la loi de 2004 sur les signes religieux ostentatoires, qui fait le fond des dernières phrases consacrées au sujet : « La petite critique que j’adresserais à la France à cet égard est d’exagérer la laïcité. » Et de conclure : « Cela provient d’une manière de considérer les religions comme une sous-culture et non comme une culture à part entière », constate Jorge Bergoglio. « Je crains que cette approche, qui se comprend par l’héritage des Lumières, ne demeure encore. La France devrait faire un pas en avant à ce sujet pour accepter que l’ouverture à la transcendance soit un droit pour tous. »

J’ai cité ces propos cum commento dans une récente tribune du Point. J’y notais le synchronisme étonnant avec les propos (sur RMC) du président de l’union des Organisations Islamistes (heu, pardon : Islamiques…) de France, l’UOIF, au même moment, déclarant : « La religion cohabite très bien avec la laïcité, explique-t-il. La loi 1905 nous va très bien, c’est le cadre idéal pour que l’Islam s’épanouisse dans la République. » Il a lancé avec aplomb, quand Bourdin lui a fait remarquer qu’il était sur la même ligne que le pape, qu’ils sont tous deux contre une « lecture radicale » de la laïcité : « « Les religieux s’entendent et s’entr’aident dans de pareils moments ». On ne le lui fait pas dire. Et de proclamer l’éloge du « vivre-ensemble », qui est la tarte à la crème aujourd’hui des nouveaux programmes scolaires en particulier et du Camp du Bien en général.

Alors même que les attentats intégristes déchirent la France, des voix s’élèvent çà et là — et la coïncidence là aussi est remarquable — pour défendre une ouverture à l’Islam de la France — une ouverture qui nous garantirait des extrémismes. Paradoxe apparent, elles s’élèvent parmi les défenseurs de l’Eglise traditionnelle. L’année dernière, Pierre Manent a proposé, dans Situation de la France, de donner à l’islam toute sa place, expliquant que nous ne pouvions plus camper sur une laïcité pure et dure. Catherine Kintzler, en vrai spécialiste de la laïcité, a analysé en profondeur ce livre malicieux, « brûlot anti-laïque et anti-républicain », et a parfaitement montré que l’église catholique faisait chorus avec l’islam intégriste pour remettre la main sur les territoires perdus. Non ceux de la République, mais ceux de la religion.

C’est un calcul de dupes. On ne transige pas avec des gens qui veulent au fond non seulement toute leur place, mais toute la place. En passant par l’islam pour ré-affirmer et ré-affermir le pouvoir de l’Eglise, le pape se fourvoie profondément. Et faire la moindre concession serait une erreur létale. Jean d’Ormesson l’a expliqué l’année dernière à propos des massacres de chrétiens au Moyen-Orient — pas un prêtre égorgé, mais des milliers d’hommes et de femmes décapités.
Il faut réécrire la loi de 1905 en tenant compte de l’islam, qui n’existait pas en France au début du XXème siècle. Il faut imposer la laïcité la plus stricte sur l’ensemble du domaine public — c’est-à-dire dans la rue : libre à chacun de croire ce qu’il veut, mais pas de l’imposer, ne serait-ce que par le quadrillage des voiles dans nos villes, à ceux qui ne croient pas la même chose, ou qui ne croient à rien du tout.
Vade retro Chevènement ?

Nous n’en sommes pas là. Il a été question de nommer Jean-Pierre Chevènement à la tête d’un organisme chargé de réorganiser en profondeur le financement et l’expression de l’islam de France. Levée de boucliers de tous les suppôts de l’intégrisme, à droite (Hortefeux) et à gauche (Laurence Rossignol, qui veut quelqu’un, une femme si possible, « de culture musulmane » : qu’aurait fait Napoléon, qui a si bien réorganisé le judaïsme français ?). La République n’a pas à se soucier des croyances des uns et des autres — d’autant que les agnostiques sont largement majoritaires dans ce pays.

Les catholiques ne me gênaient plus depuis une centaine d’années. Et voici qu’ils en remettent une couche. Les musulmans représentent aujourd’hui une menace bien différente des Congrégations de 1900 : l’agenda suppose l’application de la charia. En vérité, je vous le dis, amis musulmans, allez donc vivre selon les principes islamiques dans l’un des nombreux pays qui en ont fait leur mode de fonctionnement, flagellation et lapidation comprises. Ou soumettez-vous à la loi de la République — celle qui est écrite, et celle qu’il reste à écrire.
causeur.fr
images/icones/1n.gif  ( 810533 )Le problème de la situation actuelle... par Signo (2016-08-11 11:32:56) 
[en réponse à 810530]

...vient avant tout du fait qu'ayant évacué la religion traditionnelle de la France de l'espace public, nous n'avons quasiment plus de culture nationale commune.


Le terme de "vivre-ensemble" est une expression dont tout le monde se gargarise mais qui ne signifie rien, qui est parfaitement vide de sens surtout si, comme c'est le cas actuellement, on fait l'impasse sur la notion de culture.

La seule chose qui permette aux hommes de vivre ensemble, c'est le partage d'une culture commune. Or, et ce constat est douloureux, nous n'avons plus de culture commune. Les cultures régionales sont -malgré les tentatives de maintien artificiel- en voie de disparition avancée, victimes du rationalisme et du centralisme jacobin. La culture nationale est elle aussi menacée: le français n'est plus enseigné correctement, le latin n'est presque plus enseigné du tout -comme le grec-, la littérature française classique, l'histoire de France ne sont plus transmises. Le ciment de cette culture, à savoir la religion catholique, s'est comme évaporée de l'espace public avec la complicité active du clergé. C'est pour cela que chacun se replie sur des identités communautaires particulières -identité musulmane par exemple- qui sont vues comme autant de bouées de sauvetage au milieu du vide actuel. Car l'homme ne peut vivre sans identité. L'homme est un animal identitaire. C'est une donnée anthropologique fondamentale, on commence à s'en apercevoir aujourd'hui.

C'est pour cela que se pose dans nos sociétés occidentales la question du "comment vivre-ensemble". On essaie de remplacer la culture défunte par des valeurs abstraites -laicité, "valeurs de la République"- parfaitement insuffisantes à fédérer la population et assurer la cohésion nationale. Nous sommes par conséquent en état de délitement avancé et les peuples de l'Europe de l'Est comme la Pologne et la Russie en sont conscients et ne veulent pas connaître notre sort, c'est pourquoi ils s'efforcent de préserver leurs cultures nationales cimentées par le christianisme -catholique en Pologne, orthodoxe en Russie- qui reste au cœur de la vie publique, en dépit des pressions dans le sens d'une laïcisation sur le modèle Occidental. Dans ces pays, la question du vivre-ensemble ne se pose pas puisqu'ils disposent toujours d'une culture nationale commune vécue et populaire, qui permet à ces sociétés de maintenir leur cohésion multiséculaire.

L'aberration atteint des sommets lorsque l'on parle de "réinventer le vivre-ensemble", cette expression contenant deux âneries pour le prix d'une: car non seulement la culture est la seule chose qui puisse permettre aux hommes de vivre ensemble, mais en plus une culture ne "s'invente" pas: venue du fond des âges, elle s'hérite, s'enrichit et se transmet. Elle est le fruit d'une lente maturation qui s'étend sur des siècles. On ne sort pas une culture commune du chapeau, dans une sorte de création ex nihilo. Mais nos contemporains ne semblent pas avoir compris cette évidence, pourtant admise par tous les peuples du monde.

Dans ce reportage consternant ayant pour thème la question de l'identité, on constate que l'Etat républicain, non seulement efface 80% de notre histoire nationale des programmes scolaires en faisant débuter l'histoire de France en 1789, mais en plus propose aux candidats à la naturalisation un "questionnaire" parfaitement imbécile qui réduit la connaissance de la France à savoir pourquoi a été construite la Tour Eiffel, qu'est-ce qu'est la laicité, ainsi qu'à une connaissance vague des institutions républicaines et de ses prétendues "valeurs", comme si la période qui s'étale entre 496 et 1789 n'était qu'un vaste trou noir dont il convient de ne jamais évoquer l'existence: l'impact profond du christianisme, les cathédrales, l'héritage gréco-romain, les rois de France: tout cela semble n'avoir jamais existé...

Et ce qui rend cette situation désespérante à vue humaine, c'est que le clergé et la majorité des catholiques -ou ce qu'il en reste- participe activement à cet effacement complet de notre mémoire collective et ne sait faire rien d'autre que de se mettre servilement à la remorque de l'idéologie laiciste et républicaine.

Triste époque.
images/icones/bravo.gif  ( 810534 )Tout à fait d'accord avec vous ! par Jean-Paul PARFU (2016-08-11 12:34:23) 
[en réponse à 810533]

A propos de l'expression : "réinventer les valeurs du vivre ensemble", il faut bien comprendre que tous ces thèmes, toutes ces expressions nous viennent des loges, dont l'esprit est profondément abstrait, prométhéen, constructiviste et mondain au sens philosophique du terme. Il s'agit d'une éloquence vide d'essence jacobine. Pour les loges, il n'y a ni ordre naturel ou loi morale naturelle ni traditions et médiations.

Pour les loges, surtout françaises comme le Grand-Orient par exemple, tout vient de l'homme, dans un présent banalisé. Sous prétexte de ne pas réduire l'homme à des déterminismes qui alièneraient sa liberté et nuiraient à l'égalité et à la fraternité, d'un côté on le réduit à ce qui fait qu'il est totalement interchangeable et de l'autre on nie la réalité qui est différente et la possibilité d'un affrontement avec cette réalité et notamment la difficile coexistence avec des peuples venus d'ailleurs.

On sent derrière cet esprit, deux choses :

- d'une part un post-christianisme sécularisé ;
- d'autre part, l'esprit étatiste gallicano-jacobin.
images/icones/1j.gif  ( 810537 )Oui et pour rebondir par Signo (2016-08-11 14:24:54) 
[en réponse à 810534]

...sur vos remarques, j'ajoute que personnellement je suis assez frappé de voir à quel point toutes ces expressions et poncifs sont le fruit d'une pensée coupée du réel, qui se développe dans la négation de la réalité.

Ainsi soit on forge des expressions qui ne veulent strictement rien dire ("vivre-ensemble", "valeurs de la République"), soit on subverti des mots déjà existants en les vidant de leur substance:

-ainsi on parle de "mariage homosexuel", mais on est obligé alors d'aller jusqu'à modifier la définition du terme de mariage du dictionnaire, puisque celle-ci précisait bien qu'il s'agissait d'une union entre un homme et une femme; l'Etat n'ayant plus aucune limite, s'aroge ainsi la prérogative totalitaire de changer le sens même des mots pour parvenir aux fins de son idéologie!

-sur le même sujet, on parle "d'égalité" que cette loi établirai, comme si avant la loi les personnes homosexuelles étaient des citoyens de seconde zone, ce qui est faux, puisqu'ils avaient exactement les mêmes droits que les autres (c'est à dire de se marier ... avec une personne de sexe opposé)

-on parle de "culture" à tort et à travers. On dit vouloir favoriser l'accès de tous à LA culture, celle-ci entendue comme l'accès aux musées, aux bibliothèques etc. Sauf que ce n'est pas d'abord cela la culture. Une culture, c'est d'abord un ensemble de coutumes, de modes de vie, de façons de se vêtir, c'est une poésie, une littérature, des traditions, une langue, une gastronomie, une religion avec ses rites, bref un ensemble de choses qui assure l'unité profonde d'un groupe humain donné. Nos ancêtres n'avaient peut-être pas accès à LA culture, mais eux au moins avaient une culture, qu'ils vivaient au quotidien et qui donnait un sens, une couleur et une saveur à leur existence, malgré les difficultés quotidiennes. Mais tout cela chez nous a disparu... La culture n'est pas faite pour être exhibée fossilisée dans des musées, mais est faite pour être vécue.

-au sujet de l'avortement, on parle "d'interruption de grossesse", comme si une grossesse pouvait être "interrompue" puis reprise comme on appuie sur l'interrupteur pour éteindre la lumière avant de la rallumer; la réalité étant qu'un avortement est un acte définitif puisque provoquant la mort définitive de l'enfant à naître; encore une fois, un terme pour le moins inadapté à la réalité qu'il prétend désigner;

-de même, on parle de "mourir dans la dignité" pour justifier l'euthanasie; mais qui donc a décidé qu'un homme qui souffre perdait sa dignité? Mystère. En tout cas, toute la pensée chrétienne enseigne l'inverse...

-également, j'ai entendu des responsables politiques dire que ne pas accueillir tous les "migrants" -autre terme piégé-, serait "contraire à la morale". Des gens qui ont voté pour le "mariage pour tous", qui tolèrent l'expansion de la pornographie notamment à l'école, qui imposent à l'école publique de dispenser des cours d'"éducation sexuelle" au cours desquels on explique que tout est permis du moment qu'on met un préservatif, ces gens-là viennent tout à coup nous expliquer que limiter l'arrivée de dits "migrants" sur notre sol serait "contraire à la morale"? Mais de quelle morale parle-t-on?

-de même, ce sont ceux qui ont refusé d'inscrire la reconnaissance des racines chrétiennes et gréco-romaines dans les traités européens, qui promeuvent un laicisme agressif et refusent d'assurer la transmission du patrimoine culturel dans les écoles qui nous expliquent que ne pas ouvrir nos frontières à tous les vents serait "trahir notre identité", comme si nous n'avions pas d'identité, excepté cette particularité d'être le seul peuple au monde a avoir pour obligation morale de supprimer ses frontières et d'être ouverts à tous les vents... Particulièrement agaçante dans le même ordre d'idées est la manie des élites européennes à répéter que "l'identité de l'Europe, c'est la démocratie et les droits de l'homme". Sauf que le Japon, ou bien l'Australie respectent eux-aussi ces "valeurs", en sont-ils européens pour autant? Peut-on réduire l'identité d'une civilisation deux fois millénaire à deux ou trois valeurs nées il y a moins de deux cents ans?

-enfin, et là on atteint le summum, j'entends régulièrement telle ou telle personnalité répéter que l'héritage de la France n'est pas plus chrétien que musulman, juif ou athée, comme c'est le cas ici, je me demande, parfois, sur quelle planète vivent ces gens. Que le catholicisme ait été la religion d'Etat et la religion de l'écrasante majorité de la population française pendant près de quinze siècles, que le bâtiment principal et le centre de la totalité des villages et de la majorité des villes de France soit l'église ou la cathédrale, qu'il soit très difficile encore aujourd'hui dans nos campagnes de parcourir 2 km sans croiser un calvaire ou une chapelle, que l'impact du christianisme sur notre art, notre littérature, bref sur notre culture même dans sa partie profane soit tellement considérable qu'une grande partie de cette culture est incompréhensible sans un minimum de connaissance du christianisme, tout cela ces intellectuels orgueilleux n'en ont cure; ils préfèrent mettre en avant les soi-disantes racines musulmanes -parfaitement anecdotiques dans l'héritage français-, ou juives -réelles certes, mais néanmoins minoritaires- ou laiques, alors que le concept de laicité, en plus de ne concerner que l'Etat et certainement pas le reste de la société, n'existe en France que depuis une petite centaine d'années, alors que la France a été chrétienne pendant plus de 1500 ans...

Comment peut-on nier le réel avec autant d'aplomb? C'est à peine croyable.
images/icones/hein.gif  ( 810538 )et dans le même style par Ritter (2016-08-11 14:39:22) 
[en réponse à 810537]

Au nom de ces beaux principes,des clercs veulent nous faire croire, en l'obligation de voter
Heureusement que tout le monde ne se fait pas rouler dans la farine...
J'aimerais bien savoir, quelles pressions, le ministère a du faire sur l'Église, dans l'affaire du meurtre du Père Hamel...
Pour tant de vivre ensemble.
Aujourd'hui,on ne vit plus ensemble avec le père Hamel...mais, on vit toujours ensemble avec ...
images/icones/1f.gif  ( 810540 )Et dans le même style par BK (2016-08-11 15:14:26) 
[en réponse à 810537]

ceux qui rejettent les racines judéo-chrétiennes de l'Eglise et de la France...
images/icones/fleche2.gif  ( 810544 )En effet Signo ! par Jean-Paul PARFU (2016-08-11 20:37:45) 
[en réponse à 810537]

Très bien exprimé et tout à fait d'accord avec vous. Parfois, quand on est seul dans son coin et qu'on vit ou entend tout cela, on se demande si on ne fait pas un cauchemar éveillé ou si l'on ne devient pas fou.