Le Forum Catholique

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images/icones/iphone.jpg  ( 809641 )Quoi de neuf sous le soleil ? Rien ! par XA (2016-07-27 22:50:07) 

Je lis ci et là et notamment sur facebook des propos qui me surprennent. On observe que des catholiques se prépareraient soudain au martyre, en perdant même au passage leur sens inné de l'orthographe.

M'enfin, Messieurs /Dames, le Christ nous a bien prévenus. Nous ne savons ni le jour ni l'heure. Ne pensons pas que nous serons tous des victimes de la Bête islamique. Le Démon a mille cordes à son arc. La première, la plus sûre, c'est notre orgueil. L'orgueil qui conduit certains d'entre nous à penser que la version 2016 de Satan pourrait être renversée en fonction d'un bulletin de vote ou d'actions nanoscropiques.

M'est avis qu'à présent il nous faut lutter pour notre Salut personnel, avant même celui de la France, qui a tourné le dos à Dieu. Pour qui fréquente facebook, il est frappant de voir la non-solisarité de nos compatriotes suite à l'assassinat d'un prêtre en pleine
Messe. Il est frappant de n'entendre parler qu'un évêque du martyre du dit prêtre. Il est INCONCEVABLE que le premier d'entre eux, le Vicaire du
Christ, ne rende pas hommage à ce Martyr, dont on a enfin une fois, au XXIème siècle en France, la preuve qu'il est mort PARCE QUE prêtre catholique.

XA
images/icones/iphone.jpg  ( 809644 )De même que l'Eglise est l'épouse du Christ par postit (2016-07-27 23:10:08) 
[en réponse à 809641]

Malgré ses infidélités, la France reste la fille aînée de l'Eglise.

Il ne me semble pas que désirer le martyr soit de l'orgueil : « Ta pensée de la mort. Pense que tu dois mourir martyr, dépouillé de tout, étendu à terre nu, méconnaissable, couvert de sang et de blessures, violemment et douloureusement tué… et désire que ce soit aujourd’hui… Pour que je te fasse cette grâce infinie, sois fidèle à veiller et à porter la croix. – Considère que c’est à cette mort que doit aboutir toute ta vie : vois pas là le peu d’importance de bien des choses. Pense souvent à cette mort pour t’y préparer et pour juger les choses à leur vraie valeur. »

Vous reconnaîtrez l'auteur...

Cependant privilégier son salut à celui de ses compatriotes cela est clairement de l'Egoïsme...

Rien n'empêche de prier : "Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d'âmes vont en enfer, parce qu'il n'y a personne qui se sacrifie et prie pour elles."

Postit
images/icones/1n.gif  ( 809645 )Ouais! par Miserere (2016-07-27 23:12:07) 
[en réponse à 809641]

J'ai bien prié pour les religieuses ainsi que le prêtre hier à la messe de Sainte Anne pour calmer un peu mes émotions.

Mais il y a quand même une chose qui me reste en travers de la gorge.

Pourquoi l’Église de France donne des terrains aux musulmans et nous ferme la porte?

Dois-je penser que les évêques ne considèrent plus la France comme une terre catholique?

Sommes-nous en train de vivre des châtiments?

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 809647 )Réalité - Mutation d'un temps... par Glycéra (2016-07-28 00:22:01) 
[en réponse à 809641]



Rarement autant en accord avec votre manière de voir et de dire.

Il me souvient cette sagesse de je ne sais plus quel père du désert (de mémoire) :
- Que Dieu demandera-t-il à l'empereur de votre pays ?
- S'il a bien rempli ses tâches et rendu ses sujets plus heureux ?
- Non.
- S'il a fait progresser le pays ?
- Non.
- Alors ?
- Qu'as-tu fait de l'âme que j'ai mise en toi ? Voilà ce qui est notre tâche, à chacun.


Les empires ou les royaumes sont des organismes vivants.
Il est dur de voir mourir son père ou sa mère, et il est grand de les aider à naître à l'éternité.
Pareil pour tout organisme, (si la France a un destin céleste).


Cessons de faire du Teilhard mou, qui prêche que l'évolution douce fera un monde, donc un "être humain" amélioré, qui se sauve tout seul peu à peu au fil du temps.
Cela n'est pas la réalité du salut de l'âme de tel ou tel des fils de Dieu.


Je souhaite le meilleur accueil céleste à l'abbé martyr.
Et qu'il fasse du bien à tous ceux qui l'honorent en le priant de donner de l'aide à notre époque de fous.

Merci Sieur XA de vos lignes qui m'ont touchée, ciblant le vrai combat à transmettre à nos successeurs

Glycéra
images/icones/neutre.gif  ( 809762 )Dieu demandera-t-il: "Qu'as-tu fait de ton âme?" par le torrentiel (2016-07-29 04:36:30) 
[en réponse à 809647]

ou: "Qu'as-tu fait de ton frère?"


Donc doublement en désaccord avec XA et avec vous.


Car il n'y a pas de salut purement tpersonnel pour une Église qui se reconnaît Corps du Christ et croit en la communion des saints.


De plus, il n'y a pas de salut personnel si nous devons œuvrer au bien commun.


Est-ce que la vision conservatrice du bien commun de ceux qui attendent la restauration de laRoyauté sociale de NSJC ne vient pas de ce qu'ils se donnent pour horizon seulement leur salut personnel et qui ne veulent pas contribuer au bien commun de leur pays si cela nuit à leur confort pécuniaire? Ah, quand le citoyen devient contribuable et consommateur du bien commun!


Mon second désaccord porte sur l'attribution du titre de martyr au Père Jacques Hamel, quel que soit le respect que j'ai pour cette mort à la fois magnifique et donnée de manière infâme par ses bourreaux.


Si on me dit que le martyre est canoniquement constitué, je m'incline.


Je perçois aussi la dimension symbolique du martyre d'un prêtre, égorgé comme l'Agneau immolé.


Mais à mes yeux, un martyre doit pouvoir résister à la mort qui lui est donnée. Il doit même pouvoir l'accepter. Or le Père Hamel a été victime d'un acte terroriste qui ne lui a donné ni le moyen de résister, ni celui d'accepter sa mort. Il l'a subie. Il a été assassiné plus qu'il n'est un martyr. Que l'émotion ne nous fasse pas parler avec une inflation dans nos qualificatifs!
images/icones/neutre.gif  ( 809784 )Oeuvrer à son propre salut est nécessaire mais pas suffisant par Regnum Galliae (2016-07-29 11:11:10) 
[en réponse à 809762]

Pourquoi pinailler sur ce que dit XA ? L'un n'exclut pas l'autre, mais avant de s'occuper du salut des autres, balayons d'abord devant sa porte. Le reste viendra naturellement. Comment convertir les autres si l'on ne se soucie pas de sa propre âme ? Et de celles de ceux qui sont sous notre responsabilité ?
images/icones/heho.gif  ( 809799 )La vraie question est autre, plusieurs raisons pour le dire. par Glycéra (2016-07-29 15:26:18) 
[en réponse à 809762]

1 - ce n'est pas OU mon âme OU "mon" frère.
C'est ET, car :
° sans mon âme en intention de bon ordre, je ne peux rien offrir à un prochain.
° sans service à donner, dont montrer l'exemple est le plus excellent pour améliorer (rendre meilleure son $ame, en augmenter les réceptions de grâces en la dilatant)

2 - Dieu nous a confiée un seul "espace" : celui qui est notre âme, dont nous avons la pleine charge.
Se prétendre chargé de celle d'autrui et donc avoir le droit d'y gouverner est faux, c'est nier l'égalité des âmes, la liberté intrinsèque à toute créature.

3 - Nous avons le devoir de charité, dont l'exemple est la parole principale. Les discours sont limités, voire hypocrites. Les actes seulement sociologiques ne portent pas fruits suffisants.
Nous ne serons pas jugés sur ce que le prochain a fait, mais sur l'exemple que nous leur auront donné.


4 - Jésus... est-il chargé de notre âme, ou sommes-nous libre de nos choix et de nos décisions ? Sinon, le Père reprocherait à son Fils la perte de Judas... Dieu nous a créé intrinsèquement libres. Nul n'est récompensé ni puni pour notre manière. Les mauvais éducateurs seront punis de leur mauvais actes, et non de notre choix : un enfant né chez les brigands ne peut-il être saint, la grâce de Dieu n'est-elle pas directe et personnelle à toute âme qui la désire demander ?


Je m'arrête à ces éléments.

La question n'est pas qu'as-tu fait DE ton frère, mais qu'as-tu fait POUR ton frère ?
Où voyez-vous une erreur ?
Où ai-je mal dit, et fait comprendre de travers ce que Dieu veut ?
Dites-le moi, cela m'aidera à mieux transmettre.

Merci à qui m'aide.
Glycéra



Note : Quand Caïn répond "Suis-je chargé de mon frère ?", il parle d'autre chose, il répond à Dieu que son frère n'est pas sa chose et qu'il n'avait pas à répondre de ce qu'Abel était.
Si l'on imagine qu'il parle sous l'angle ci-dessus, cela serait juste.
Masais en fait il se défile de son devoir de service, dont l'aide et l'exemple.

images/icones/neutre.gif  ( 809803 )Nous ne serons pas seulement jugés par le torrentiel (2016-07-29 16:04:46) 
[en réponse à 809799]

sur l'exemple que nous aurons donné, mais sur l'amour que nous aurons apporté, sur le bien que nous aurons fait, sur le zèle que nous aurons déployé, sur le désir que nous aurons eu d'amener des âmes à Dieu, à Sa connaissance, pour leur salut, de passer non seulement notre vie, mais "notre ciel à faire du bien sur la terre".
images/icones/fleche3.gif  ( 809805 )Ces éléments ne sont-il pas tous groupés dans "l'exemple donné" ? par Glycéra (2016-07-29 16:21:29) 
[en réponse à 809803]



Qui a de l'argent montre comment vivre avec de l'argent : il l'emploie et en donne.
Qui n'en a pas, montre comment vivre avec peu ou pas : il le cherche ou le demande.


L'acte de distribuer avec amour.
Le fait de demander sans maudire les refus.
Actes opposés, mais de même capacité : un exemple de se comporter par DIeu, pour Dieu, avec Dieu, et de comprendre en Dieu ce dont il s'agit.


Jésus a montré l'exemple : mais il ne nous est pas compté d'aller sur une croix, de même bois, avec des clous et des Romains. C'est l'intention de montrer l'exemple qui nous est offerte, pour que nsou sachions comment faire, et que nous offrions tout acte pour qu'il soit bénéfique, à notre comportement (cela nous revient en grâces fortifiantes), et à notre croissance, donc notre salut qui est joie à recevoir pour l'éternité, en apéritif déjà ici.


Exempple du don.
Exemple de l'écoute.
Exemple de la fermeté.
Exemple de l'action calme.
Exemple de la douceur.
Exemple des actes quotidiens.
Exemple des moments sages et contemplatifs.
Exemple des remerciements permanents...

Exemple de la filiation comme Jésus...


Voilà ce qui me fut expliqué.
Voilà ce que je comprends dans "l'exemple donné", offert, livré à son prochain.
Et dans la partage rare, mais si doux, des coeurs qui savent qu'ils s'offrent chacun et ensemble à Dieu, prémices du Paradis.


Glycéra
images/icones/neutre.gif  ( 809814 )Une réponse ne vaut pas toujours réfutation, mais l'imitation, mais l'exemplarité... par le torrentiel (2016-07-29 20:47:08) 
[en réponse à 809805]

Chère dame glycéra,

Ma première remarque en objet. Je n'ai pas l'intention de vous conforter ni de vous réfuter, mais d'émettre un avis en contrepoint du vôtre.


Vous faites un parallèle qui me parle: la capacité de distribuer quand on est en mesure et de demander quand on est dans le besoin, sans maudire les refus que l'on peut essuyer.


Cependant, je crois que l'individualisme triomphant, qui est en partie un de ces fruits mal mûris du christianisme, nous a habitués à tort à considérer le salut comme une œuvre que nous ferions de nous-mêmes vers nous-mêmes par l'entremise du christ Médiateur.



"Notre espace" n'est pas un champ clos. Il est un champ de relations où, comme dirait scrutator en dénonçant les conceptions purement activistes et interactivistes de la Trinité, Dieu et l'autre ont de la substance, sans que ce soit la même substance.


L'autre n'est pas un champ d'expériance pour nous permettre de faire l'épreuve de nous-mêmes en nous sauvant à travers lui.


Il est le champ de Dieu, mais dieu ne l'efface pas pour que nous L'aimions sans nous soucier de lui.

Quand Caïn ne s'est pas occupé de ce que devenait abel tué, Dieu ne lui a pas dit: "Tu devais l'aimer et t'en occuper pour Moi." Il lui a dit: "J'entends le sang de ton frère qui monte de la terre" et qui demande réparation.


Jésus n'a pas été crucifié premièrement pour nous servir de modèle, mais pour nous délivrer de nos péchés.


L'Imitation de Jésus-Christ prend en compte le fait que Jésus est le Chemin. Mais à mon sens, ce livre fait énormément d'erreurs caractérologiques. Il ne saisit pas le caractère de Jésus. Il Le réduit à son obéissance et nous réduirait, si nous le suivions, à ne jamais nous fier à nous-mêmes si nos supérieurs trouvaient, contre notre avis, que notre conscience ne va pas droit. Je n'ai jamais compris ce qui, dans ce livre, avait donné à Michelet matière à en faire non seulement celui qui aurait émanciper le peuple et fait émerger la conscience populaire, mais aurait permis à Jeanne d'Arc d'avoir une telle liberté face à son roi et face à ses juges. A ma connaissance il ne s'en est jamais expliqué!


Il y a cependant un niveau où l'imitation est une bonne école: c'est celui où, pour ainsi dire, elle s'oppose et s'impose à la liberté. Ce n'est pas celui de l'homme qui deviendrait autre par évolution ou transhumanisme, mais celui où l'homme ancien deviendrait l'homme nouveau en se calquant sur le modèle d'Humanité que propose le fils de l'Homme, notre modèle et notre chemin, Qui ne nous demande pas de l'imiter avec Ses qualités et Ses aspérités, mais avec les nôtres pour qu'en nous configurant peu à peu à l'Icône du Dieu invisible, nous soyons transformés en Dieu, et nous ouvrions à la divinisation qu'il est venu nous offrir .


Quant à l'exemplarité à laquelle nous atteindrions, je ne vois pas en quoi elle nous sauverait. Notre salut se fait en nous donnant, il ne se fait pas en édifiant. Est-ce que l'édification édifie? Est-ce que nous nous moulons vraiment sur le modèle des saints? Est-ce qu'un nouveau chemin de sainteté n'est pas celui qui effacerait notre visage à nos propres regards pour mettre en Lumière Celui de Dieu dans tous ces inconscients d'identification par lesquels Il ne cesse de se montrer sans que nous sachions Le reconnaître?


Ainsi modulerais-je les questions que vous vous posez, non sans vous renouveler mon amitié.


Le torrentiel
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 809828 )Contrepoint et harmonies infinies... par Glycéra (2016-07-30 00:11:55) 
[en réponse à 809814]



Un avis en contrepoint… Un complément vers l’harmonie ? Une meilleure musique totale ? Cela me va.



Non, nous ne faisons pas notre salut : « Celui qui veut sauver (sous-entend par ses propres capacités) son âme va la perdre (=marche à sa perte) » a dit Jésus.
Le père Molinié dit comme Ste Thérèse nous l’a appris : seule le ne peux rien, Dieu donne, et nous lui répondons en demandant.
Jésus par le « Demandez et vous recevrez » indique bien la démarche : se connaître, se lire, voir ce qu’on est, ses manques, relever son besoin, et poser la demande qui est juste ce qu’il convient. Pourquoi formuler la question ? Non parce que Dieu ignore notre âme et ne sait pas nos nécessités, mais parce que la démarche à parcourir pour poser la vraie demande nous fait grandir vers Dieu. Ainsi faisons-nous dans les tâches d’éducation, menant peu à peu l’enfant ou l’élève vers son autonomie, sa cohérence propre.



En effet, l’espace est changeant. Non fixé par des limites définitives. Faire en sorte que notre cœur grandisse est notre joie, car Dieu y sera plus à l’aise, et nous plus en Lui. Les relations sont parties prenantes de cet espace mobile et aérien, spirituel.



Oh, non, l’autre n’est pas notre terrain de manœuvre, notre champ d’expérience. Il est « l’ami » où Dieu se montre pour que nous Le rencontrions par notre Coeur où Il vit (sauf si nous l’avons chassé). Le prochain, ange ou homme, est le porteur, le messager, le facteur de Dieu. Parfois l’adversaire, qui nous dévoile notre verso, permettant à nos capacités de sortir de l’ombre, de découvrir nos inconnues intérieures, et de faire nos preuves, selon le programme d’exercices dans le jeu qu’est la vie. L’autre n’est jamais un terrain, ni un outil, encore moins une possession. Pas plus que nous ne le sommes pour qui que ce soit.

Repensez à la politesse délicate de Notre-Dame à la petite fille de Lourdes : « Me feriez-vous la grâce de venir ici ? » Elle la Reine des Anges à la bergère inconnue du monde.








Oui, le sang d’Abel demande réparation. Et nous sommes incapables de réparer. Jésus est venu faire ce travail impossible à nos petites misères de forces.



Jésus sur la croix n’a pas payé pour nous, il a ouvert les portes du Ciel, car Il est tout à la fois la Porte, le Berger, et le Chemin… et la Vie qui nous fait aller dans Ses pas. Jésus a montré la Voie, pour que nous la trouvions. Et Dieu qui vit en nous, si nous acceptons de l’y faire naître, puis de faire grandir en notre âme un fils à Dieu, nous reçoit comme un (autre) Christ, héritier attendu. Dieu ne compte pas, il ne pèse pas : Dieu le Fils dans un plateau et les péchés dans l’autre.



Il est peu de livres que je fuis comme l’Imitation, car si mal comprise (surtout dans la traduction de Corneille ou la répandue Lamennais, je préfère celle en prose versifiée d’un auteur dont j’ai oublié le nom, n’ayant pas ici le livre) car ce texte a servi à cette comptabilité de « mérites à gagner » pour payer le péage d’entrée au Ciel, voire régler les amendes infligées à ces pauvres incapables pécheurs de notre connaissance, ou de noter le nombre de B.A., ou de sacrifices pour s’auto-justifier. Tel le pharisien pavanant, ou Job au début de ses aventures, ou le paysan russe en train de revoir sa vie avant de mourir au milieu des siens. (Un mendiant passe, et lui annonce, choquant sa famille, qu’ainsi discourant, il bifurque vers les ténêbres, et n’est pas disposé à entendre Dieu Lui parler).




« Quand Dieu créa les oiseaux, il avait Adam dans sa pensée. » dit la légende d’une statue de Jésus à Chartres (avec Adam en frère jumeau un peu en arrière du Christ). C’est notre objectif, être tellement uni à Jésus que Dieu nous intègre à sa Trinité. Nous imprègne trinitairement.




Non l’exemplarité ne nous sauve pas. Pas plus que le marteau ne renforce la main qui l’emploie. C’est le geste juste qui fait la bonne main. Dieu via les générations d’ancêtres, a transmis le marteau (le prochain) et le clou (ou l’obole, ou le don, ou l’exemple) ne sont que des matières repérables, mais à ranger sous le nuage de l’oubli, comme le raconte si délicieusement mon livre de pause préféré : « Le nuage de l’inconnaissance », à peu près contemporain de l’Imitation en première édition.

Oui pour effacer nos visages, je viens de terminer le « Tant que nous n'aurons pas de visage» de Lewis. Ambiance particulière et symbolique dans l’atmosphère des contes scandinaves. Lewis est une très grand bonhomme !



Les étapes de notre avancée vers Dieu figurent déjà dans la vie d’un peuple pris en globalité : les Hébreux ; et dans ses grandes âmes : dans la succession des patriarches. C’est le chemin de l’homme selon la Bible.(livre du père Dautais, et conférences du père Molinié). Ce sont nos grands frères. Leurs aventures nous éclairent.

L’exemple de ceux qui ont, devant nos yeux, aimé Dieu nous nourrit.
C’est bonheur reçu. Il leur sera crédité. A nous d’en donner autant.
De grand cœur, et de toute notre liberté devant Dieu et en Dieu.
Ainsi s’ouvre notre âme, et Dieu y entrera largement, et nous infuserons en Lui.
N’est-ce pas cela le salut que nous appelons ?


Merci de votre attentive amitié, et des précisions ainsi travaillées sur ce sujet.

Glycéra
qui avait eu un peu de temps aujourd'hui.



images/icones/neutre.gif  ( 809882 )Le Christ "n'a pas payé pour nous", mais nous ouvre le chemin de réparation que demandait le sang d'abel. par le torrentiel (2016-07-31 04:29:29) 
[en réponse à 809828]

Chère dame Glycéra,

Je ne voulais pas "laisser ce jour finir", comme le chante Yves Jamet, sans relire, vous remercier et répondre à votre beau message, avec lequel je n'ai qu'un point de désaccord, ou dont un seul point me laisse perplexe, et je vais comme il se doit insister sur ce point pus qu'il ne faut.


Très bien quand vous dites que le salut va "nous infuser en Dieu", ou que, ce que veut pour nous Jésus, le Fils, c'est nous "intégrer trinitairement".


Très bien aussi quand vous dites que Dieu ne va pas peser nos B.A et nos dégâts pour décider s'Il nous sauve et pour nous donner un contrôle pharisien sur un salut qui serait la conséquence de nos œuvre et non pas, presque au-delà de notre foi, de notre relation à dieu (je reprends cette expression un peu lourde et un peu transactionnelle, autour de laquelle j'avais réfléchi dans mon enfance, entreprenant même d'écrire un livre sur le sujet, qui n'était pas si mal parti, mais qui s'est perdu dans le "road moovy" de ma vie intrépide).


Pouvez-vous faire l'impasse sur "la théorie de la satisfaction", par laquelle il aurait fallu que Jésus donne sa Vie pour que l'homme puisse à nouveau paraître devant Dieu? Ce n'est pas que cette théorie me séduise. Mais précisément, moi qui suis moins traditionaliste que vous l'êtes au sens large, je la respecte parce qu'elle est traditionnelle.


J'avais envie d'ajouter: quelle différence faites-vous entre l'appel à réparation lancé à la Face de Dieu depuis la terre par le sang d'Abel et la théorie de la satisfaction? Mais en posant la question, je trouve un bout de la réponse: ce n'est pas Dieu Qui demande réparation, c'est le sang du pauvre qui crie vers Lui, comme il est souvent chanté dans les psaumes.


Je me rabats donc sur cette question intermédiaire: si nous ne pouvons pas réparer, Jésus ne fait-Il que nous montrer le chemin ou est-Il le seul à pouvoir le faire? Et ne peut-Il pas, en même temps, réparer et satisfaire?


S'il me tient à cœur de vous poser cette question, c'est que je vous tiens, à votre manière, pour une mystique, pas comme une autre que j'ai connue, qui, elle, se macérait dans "l'état victimal" de Josépha Ménindez, mais elle avait un point commun avec vous: elle ne pouvait pas comprendre que Dieu ait pu exiger ou avoir besoin du sacrifice de son fils. Saint Thomas disait de même qu'il aurait suffi d'un seul Regard de Jésus pour que le genre humain fût sauvé autrement!


Je pourrais m'en tirer en disant que Saint Thomas n'était pas mystique, mais ce n'est pas vrai. Lui aussi avait bénéficié d'une illumination. Ce que je note en revanche avec un certain étonnement, c'est une pente similaire qui vous mène, vous, les mystiques, si je peux en juger par les deux que j'ai approchés et pour la première, longtemps fréquentée, vers une relativisation de la Croix, je n'ose dire une apostasie dela Croix, qui, pour moi, est l'erreur principale de nos théologiens modernes, qui sont tellement mal à l'aise avec "le scandale de la croix" qu'ils y reviennent, et qu'ils en arrivent à dire que la Passion du Christ était accidentelle dans Son Destin, qu'ele vaut surtout par la manière dont Jésus a accepté Sa mort, Agneau qu'on mène à l'abattoir et qui ne lance aucune imprécation. Cela réduit tellement la portée du divin sacrifice que toute relativisation de la Croix me semble indigne d'un chrétien.


Vous le voyez, pour être unique, ce dissentiment,, cette zone de perplexité et la question qu'elle suscite n'est pas neutre et est plus une franche dissonance qu'un contrepoint comme mes remarques précédentes. Mais peut-être pourrez-vous m'éclairer sur là où vous en êtes du Chemin et du sens de la Croix.


En vous priant de me pardonner si ma question est trop abrupte,

Amicalement,

le torrentiel
images/icones/croix_byzantine.png  ( 809925 )Comment méditer, aimer, et recevoir la Croix, sanglante seulement ? personnelle ou pas ? par Glycéra (2016-08-01 00:59:35) 
[en réponse à 809882]

Quelques pages et documents :
http://www.revue-item.com/581/comprendre-la-satisfaction-du-christ-pour-nos-peches/
Evidemment je préfère la manière orthodoxe d’en parler
http://foiorthodoxe.blogspot.fr/2010/07/la-theorie-de-la-satisfaction.html
Plusieurs mots, l’expiation
https://fr.wikipedia.org/wiki/Expiation


Je reste perplexe dès qu’il y a pesage ou comptabilité à mettre en équilibre entre nos fautes, et nos mérites, entre les péchés de tous les hommes et la vertu du sacrifice du Calvaire.
« La seule mesure d’aimer est d’aimer sans mesure » Alors, faire des tas, et calculer ?
Cela est tradition, celle du Seigneur, et de tous les autres prophètes et fils de prophêtes qui l’ont annoncé.

Théorie = abstraction qui parle de Dieu, par Dieu, venant de Dieu.
Satisfaction = faire assez

Jésus ne paie pas, Il ouvre la porte qu’Adam avait fermé.
Le Sauveur n’est pas annoncé pour compenser Abel, ni pour cicatriser la blessure venue de Caïn. Il est promis aux impatients qui n’ont pas su respecter le mode de vie que Dieu a demandé : « ce fruit est pour vous, mais pas maintenant, vous devez d’abord grandir, devenir ce que vous êtes » (comme le chêne est tout défini, mais non réalisé en plénitude, dans un gland) « si vous mangez trop tôt, vous devrez muter avant d’en être capable, et ce sera douloureux, raté, vous devrez vous exiler » (muter et non mourir au sens actuel de ce mot – en hébreu muter et mourir sont le même mot).



Le pauvre est Dieu, car Dieu vit en Lui. Sans la Vie, le pauvre n’est pas. Ni nous. Ainsi Mère Térésa à genoux devant un pauvre qui meurt, car c’est devant Dieu qu’elle se voit. Jésus est ce pauvre qui est devenu homme pour sentir ce que c’est d’être loin des cieux, et pour obéir dans ses tripes, dans sa pratique d’homme exilé après la faute du premier Adam.



Aucun humain ne pouvait plus parcourir le chemin, ni passer, puisque l’Ange garde la porte de l’Eden. S’endormir d’Amour accompli ne nous est plus possible, seule Marie était bâtie pour le faire, et le miracle n’est pas dans la Dormition-Assomption mais dans ce qu’elle a vécu si longtemps avec nous. Jésus est à la fois le Berger et le Chemin. En faisant son parcours parmi les humains, il répare, complètement, l’acte perdu. Je dirais : Il nous apprend à réparer complètement le nôtre, en fournissant les manières, les outils et les matériaux pour ce faire. Ainsi fait-il quand un enfant meurt, avant d’avoir péché. C’est le mystère d’innocence : étymologiquement celui de ne pas nuire, de ne pas avoir nui. Ou d’être assez pardonné pour avoir reconstitué l’innocence en soi, comme bien des âmes construisent leur virginité par la grâce de Dieu.(et non selon les définition des hommes)


Dieu a eu besoin de se donner une deuxième fois : la première en donnant la Vie qu’Il est à des créatures, qui sont à la fois les siennes et libres de se comporter comme sans Lui, et la deuxième en venant repêcher ceux qui coulent quand ils perdent confiance. Comme Pierre marchant bien sur l’eau, et dont le pied s’enfonce quand il veut contrôler les éléments fluides.
J’ai du mal avec ces flux sanglants, que les images envoient du crucifix sur le corporal de l’autel. Mon horreur constitutive de la douleur me faisait échapper à ces martyres en miniatures que sont les sacrifices, les flagellations, les cilices, en me répétant les « Dieu est doux, Dieu est amour » comme on pose un Tricostéril sur une vilaine coupure, moche à voir.
Pui j’ai compris que « victime d’amour » est de se laisser aimer, même par des cadeaux de douceurs, que c’est le même mérite de recevoir un bijou et de le porter gaiement en remerciement pour le donateur que de trouver un mauvais brouet fans son écuelle et de le manger avec gratitude envers le cuisinier nullissime.

Il aurait suffi d’un rien du tout pour sauver toute la création, car chaque geste de Dieu est parfait, infini, et suffisant. Mais cela aurait-il été logique avec le respect infini de la liberté intrinsèque dont Dieu a tissé notre existence ? Ne fallait-il pas que ce fut visible, fort, compréhensible, évident, et adorablement spécial pour que cela fut accessible à notre capacité de voir ? Annoncer dans toute la première alliance ce qui naîtrait dans le peuple séparé, grandir caché socialement, enseigner, choisir ses piliers, les organiser, prévenir, rappeler, faire du bien, désirer achever dans Sa Personne physique, psychologique, et Se laisser prendre, participer à la liturgie prévue, remercier Sa mère, l’éducatrice qu’Il avait choisie de toute éternité, et se disloquant, aller se coltiner aux démons pour chercher les ancêtres en salle d’attente, revenir raconter tout à Son Eglise pour cimenter l’édifice… Cela a une autre classe ! En tout cas, Dieu a eu besoin de le faire, car il a besoin de satisfaire nos besoins, puisqu’il a désiré d’un grand désir de vivre en nous, et que nous entrions en Lui..

Il ne me semble pas que ce soit une relativisation de la Croix, mais une remise en perspective de ce qu’on raconte d’idiot au sujet de la Croix, depuis que sévissent les doloristes jansénistes, ou autres comptabilistes de la « satisfaction ». Un exemple : la prière des petits enfants :
« Mon Dieu je Vous remercie de cette journée : pour ci et ça et aussi… que Vous m’avez donnés. Protégez-moi pendant la nuit. Bénissez ceux qui me sont si bénéfiques. »
Est tellement plus sain, plus filial, plus dans la note du cœur de Dieu que trop de :
« Mon Dieu, pardon pour mes offenses sans nombre, pour mes fautes ici, là et encore… Je promets de ne jamais recommencer, et aidez-moi à gagner des mérites. »
La première est une simplicité de fils heureux devant ce que son Père fait.
Les secondes poussent aux listes de culpabilisations vers la révolte ou les scrupules d’un héritier qui recule au lieu de se présenter. Ils voient Dieu dur (quasi injuste).
Que des modernes se gavent de « nous irons tous au Paradis » quoique soient nos j’m’en foutismes n’est qu’une autre sorte d’erreur de perspective : ils voient Dieu mou (donc injuste).

Ecouter le père Molinié dans le parcours du peuple hébreu, représentatif, illustratif, du chemin de chaque humain qui monte vers Dieu, qui annonce la vie de celui qui parcours le chemin montré par Jésus jusqu’à sa propre activité, puis réprobation des mondains, et rejet des soi-disant purs (en fait aveugles de leur propres fausses lumières), avant d’entrer comme le bon larron ce soir-même au Paradis quand le corps lâche l’âme et qu’elle peut enfin naître au Ciel. Je dirais que nous sommes dispensés du passage vers les Enfers, cela, Jésus a été le seul à le pouvoir accomplir : intégrer le Satan ne nous est pas demandé.

Je pense à celle qu’on appelle « la grande Conchita », dont personne ne soupçonnait l’immensité intérieure dans sa vie de riche dame, bien mariée, heureuse avec son mari, ses nombreux enfants. Je revois alors les lignes de St François de Sales : Il ne vous est pas demandé, Philothée, de choisir votre croix, mais de recevoir celle que Dieu vous fait, c’est lui qui en choisit la forme et le bois, que vous importe qu’elle soit douce, fine, légère, ou rugueuse. Lui sait quelle Il vous veut donner » (de mémoire) « Qui la veut dessiner lui-même ne fait pas la volonté de Dieu. » Voilà ce qu’est pour moi la Croix. Conchita aimait les pénitences, les cilices, et il lui furent retirés… pour une vie délicate, forte et douce que bien des péronnelles souhaitent par égoïsme, paresse ou sensualité. On n’imite pas les gestes ni les détails de robes de Jésus. On suit ce qu’Il souffle, inspire, au cœur qui L’aime et Lui est docile. Les modes de vie importent peu à qui fait ce que Jésus lui propose à faire.


Il y a peu de temps que j’ai su voir un crucifix avec tendresse et admiration : Merci Seigneur des fautes que vous m’aidez à effacer, et de toutes celles que vous m’avez évité de produire. C’est loin du « Vous avez donné un soufflet à Jésus, et cette écorchure, là c’est votre faute. Vous avez aidé à le mettre en croix. » que j’entendais petite fille, sachant bien que j’aimais assez Jésus pour désirer le sortir de là, le consoler, ou lui tendre des pansements si j’avais pu être à Jérusalem pour aider à le soigner un peu. Ce sont ces choses ridicules qui ont fait fuir beaucoup de gens vers le Bisounoursland, alors qu’elles m’ont empêchée de méditer et contempler la Passion, tant la bestialité des images et les exagérations des propos me révulsaient. Chacun son chemin, Dieu sait ce que sont nos glandes et nos besoins pour aller droit.

Anne-Catherine Emmerich dit que Jésus bénissait… et d’un geste en forme de croix. Pas encore sanglante, donc autre que nos peintures…

Votre question n’est pas trop abrupte. Elle m’a aidée à voir plus clair, et je vous en remercie infiniment.

images/icones/neutre.gif  ( 809654 )Merci, cher XA... par Pol (2016-07-28 08:17:06) 
[en réponse à 809641]

....pour ces mots a retenir. La lutte se poursuit... Credo in Unum Deum.
images/icones/salutscout.gif  ( 809675 )Deux remarques, cher XA ... par vistemboir2 (2016-07-28 10:59:04) 
[en réponse à 809641]

Vous dites :
1) "il nous faut lutter pour notre Salut personnel, avant même celui de la France"
Soit, mais on ne se sauve pas tout seul, le Salut des autres doit nous importer tout autant : cela s'appelle la communion des saints ...
2) "L'orgueil qui conduit certains d'entre nous à penser que la version 2016 de Satan pourrait être renversée en fonction d'un bulletin de vote ou d'actions nanoscropiques"
Peut-être, mais les voies du Seigneur sont impénétrables et peuvent passer par ces 2 actions, qui sait ? En tout cas, Dieu ne donne la victoire qu'à ceux qui combattent, aussi ne nous réfugions pas dans un providentialisme paresseux et finalement trop commode ...
images/icones/neutre.gif  ( 809681 )globalement d'accord avec vous XA par Luc Perrin (2016-07-28 11:20:40) 
[en réponse à 809641]

sauf sur un point : je n'opposerais pas le nécessaire effort de salut individuel de la communauté locale, de la nation et puisque nous en faisons partie de l'Union européenne.

Celui qui est animé de la foi chrétienne, en forme catholique, ne peut que rayonner, la transmettre, inspirer des initiatives, monter des projets et concourir à leur réalisation.

Le chrétien catholique, qui n'est pas protestant isolé théologiquement dans une grâce qu'il pense avoir reçu seul, est toujours un témoin, plus ou moins, à notre mesure humaine.

Le Père Hamel a témoigné de façon forte en restant au service des paroissiens après les 70 ans qui est l'âge de la retraite des prêtres. Je sais, et cela perçait pour qui sait lire le patois de Canaan des ordinariats catholiques dans les mots d'un premier Vicaire (épiscopal ou général ?) interviewé, que les Ordinaires parfois et les Vicaires épiscopaux dans certains diocèses mènent la vie dure aux prêtres âgés qui veulent continuer leur ministère au prétexte qu'il faut s'habituer à une Eglise sans prêtre. Je ne dis pas cela en l'air, ce n'était peut-être pas le cas à Rouen mais cela existe.

Pour revenir à nous autres laïcs, très majoritaires sur le F.C., notre investissement personnel n'est jamais sans effet sur notre environnement. Accomplir son devoir d'état, c'est servir son pays sans étroit chauvinisme sans égoïsme non plus.

Le Forum Catholique est indubitablement un exemple où l'investissement de quelques uns, tout spécialement de XA évidemment, rayonne bien au-delà et où notre marche vers le salut personnel rencontre le collectif, qu'il devient démultiplicateur d'énergies quitte à exposer sans détour nos désaccords et sensibilités diverses, ça ne gêne pas bien au contraire les progrès spirituels.

ps. sur la pusillanimité hiérarchique, de beaucoup, je suis de votre avis. La dimension religieuse profonde, liturgique et mystagogique pour le coup, de l'égorgement et de la décapitation d'un prêtre célébrant la Messe, sacerdos alter Christus, est étrangement manifestée par les deux assassins islamistes.

N'est-il pas aussi frappant que La Croix sans croix, dans cette plongée dans l'insignifiance qui est celle de ce malheureux journal que doit renier le Père d'Alzon, ait décidé de ne pas publier les photos mais surtout les noms, pas même les prénoms avec initiales ! Derrière le verbiage idiot qui tente d'habiller cet abaissement inqualifiable devant la Terreur islamiste, la posture du dhimmi type, il y a un manquement total à ce qu'est le journalisme d'une part, une volonté évidente de ne pas confirmer l'origine des tueurs. Mais quand une Isabelle de Gaulmyn, toujours en verve quand il s'agit de dire n'importe quoi, explique "doctement" à un journaliste inculte de télévision que la part des femmes dans l'adhésion croyante est en baisse forte parce que l'Eglise ne leur accorderait aucune place (la rhétorique des féministes "chrétiennes" libérales), on est prêt à tout entendre et tout lire d'a-chrétien dans ce canard.
Pour mémoire et donner une leçon d'histoire basique à Mme de Gaulmyn,(que J-P. Parfu me pardonne), au XIXe-XXe, les manuels indiquent tous une prépondérance féminine (le fameux dimorphisme sexuel des pyramides d'âges) : à suivre son raisonnement, le catholicisme de 1850-1950 devait être plus attentif aux femmes - il était attentif en effet - qu'aujourd'hui et il faut donc chanter avec dame Isabelle ... vive le Bienheureux Pie IX !


images/icones/attention.gif  ( 809699 )Attention car c'est en luttant pour le salut des hommes par Ritter (2016-07-28 14:40:23) 
[en réponse à 809641]

que nos pères ont oeuvré à construire ce pays La France, et on participé à leur salut personnel, et par la France fille aînée de l’Église le salut de bien d'autres nations...
Si vous ne me croyez pas, souvenez vous au moins des Paroles de Saint Jean-Paul II.
"France éducatrice ....

Cordialement.
images/icones/5b.gif  ( 809712 )"fille aînée" ... une expression datée et fausse par Luc Perrin (2016-07-28 16:51:45) 
[en réponse à 809699]

J'avais eu l'occasion de signaler que la formule n'est pas employée avant ... 1889 à l'occasion des célébrations de la France révolutionnaire qui a fusillé, décapité, affamé mortellement, torturé de nombreux prêtres, religieux et religieuses, évêques et laïcs.

Par opposition à la France des "sans Dieu" laïcards, la hiérarchie avait promu la formule "fille aînée".
Sous l'Ancien Régime, les rois de France étaient sobrement désignés par "Très Chrétien" quand les rois de Castille-Aragon étaient "Très Catholique" etc.

Techniquement, c'est l'Arménie qui a eu la première un roi converti au christianisme, avant l'empire romain au IVe siècle.

Je ne minimise pas pour autant l'apport français au catholicisme spécialement au XVIIe et au XIX-premier XXe siècle. Toutefois bien d'autres nations ont eu une part : les Italies, les Espagnes, le Portugal ont eu des apports majeurs. Ensuite au XXe, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique dès le XIXe et les USA ont des contributions notables.

La France a aussi forgé le détestable "gallicanisme" et l'affreux "modernisme" et elle a beaucoup contribué, avec les Allemands, à asseoir la "nouvelle théologie". Bref la fille puînée n'est pas sans grandeur, elle n'est pas sans reproche non plus.

images/icones/croix.gif  ( 809718 )C'est bien plus vieux et pas tout à fait faux par Regnum Galliae (2016-07-28 17:56:57) 
[en réponse à 809712]

L'Empire romain est mort. L'Eglise apostolique arménienne et l'Église éthiopienne orthodoxe sont des Eglises des trois conciles et ne sont pas catholiques. On peut même se demander si les Eglises orthodoxes les considèrent orthodoxes. La France, quatrième à obtenir le baptême, est donc désormais la fille aînée de l'Eglise.

Sur les références historiques, trouvé ici : Wikipedia

"Le royaume des Francs n'occupe donc que la quatrième place mais comme la décision de Clovis intervient après le sac de Rome en 410 et les conciles d'Éphèse et de Chalcédoine, le peuple franc est considéré par la tradition chrétienne comme le premier peuple barbare à avoir été baptisé dans la foi de Nicée."

"Lorsque Pépin lance trois campagnes (couronnées de succès) de 756 à 758, pour parvenir à repousser les Lombards et finalement livrer au pape les territoires conquis, appelés depuis le patrimoine de Saint-Pierre, il est alors qualifié de Protecteur, Fils aîné de l'Église et roi très chrétien."

"La tradition rapporte de plus qu'en 757, le pape Paul Ier fait transporter les reliques de sainte Pétronille dans la basilique Saint-Pierre. Cette femme légendaire considérée comme la fille spirituelle de saint Pierre est reconnue comme patronne du royaume de France qui est considéré comme le premier fils de l'Église comme Pétronille est la fille du premier chef de l'Église."


Grégoire IX : "De même qu'autrefois la tribu de Juda reçut d'en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires."

"le pape Alexandre VI appelle Charles VIII son fils aîné ;
les rois de France Louis XII et François Ier se diront premiers fils de l'Église ;
la reine Catherine de Médicis assure en 1562 à l'ambassadeur d'Angleterre que « le royaume de France était l'aîné de la sainte Église » ;
la ligue en lutte contre Henri III déclara la France fille aînée de l'Église."EM>

"Les apparitions du Christ à Sainte Marguerite-Marie Alacoque en 1689. Le premier message s'adresse au Roi (Louis XIV) :<< Fais savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur que..."

images/icones/neutre.gif  ( 809742 )Saint Jean-Paul II nous éclaire...1er juin 1980 le Bourget par Ritter (2016-07-28 22:08:26) 
[en réponse à 809712]


"Aujourd'hui dans la capitale de l'histoire de votre nation, je voudrais répéter ces paroles qui constituent votre titre de fierté : Fille aînée de l'Eglise. (...) Il n'existe qu'un seul problème, celui de notre fidélité à l'Alliance avec la Sagesse éternelle, qui est source d'une vraie culture, c'est-à-dire de la croissance de l'homme, et celui de la fidélité aux promesses de notre baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Alors permettez-moi de vous interroger : France, fille aînée de l'Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l'Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l'homme, à l'Alliance avec la Sagesse éternelle ? Pardonnez-moi cette question. Je l'ai posée comme le fait le ministre au moment du Baptême. Je l'ai posée par sollicitude pour l'Eglise dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l'homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père, Fils et Esprit



Merci cependant pour les rappels historiques...ainsi qu'à Regnum