Le Forum Catholique
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( 808944 )
A propos de Radio-Courtoisie par Ennemond (2016-07-16 16:38:51)
Thierry Delcourt - Abbé G. de Tanoüarn
Depuis un mois, Radio Courtoisie est la cible d’attaques de plus en plus violentes, dont le mobile apparent tient à certaines déclarations faites, à titre personnel, par son président Henry de Lesquen. Autant, les désaccords et les débats sont compréhensibles, entre personnes réellement libres, il faut s’y attendre. Autant leur mise en scène sur la place publique est difficilement acceptable quand elle nuit au bon fonctionnement de la radio et met en cause ses principes mêmes.
En effet, ce qui caractérise Radio Courtoisie, c’est la liberté d’expression et de pensée dans le respect des personnes et de leur dignité. Les responsables d’émission bénéficient d'une authentique liberté dans le choix de leurs invités et aussi dans leurs propos. Le corollaire de cette liberté, c’est la responsabilité des patrons d’émission, qui sont engagés par le contenu des émissions qu’ils dirigent.
Nous, patrons d'émission, tenons à souligner notre gratitude vis-à-vis de ceux qui, depuis plusieurs années à la tête de notre radio, ont pu faire en sorte que le risque permanent qu’il y a dans la liberté de pensée ne dégénère jamais en propos inadmissibles ou dégradants. Nous réaffirmons ici notre attachement à cette liberté qui nous a été donnée de mener nos émissions tout en ayant conscience des responsabilités qui nous en incombent.
C’est pour cela que nous tenons à souligner aussi notre attachement à ces principes fondamentaux qui sont ceux de ce que l’on appelait dans les années 80 les radios libres et qui sont encore ceux de Radio Courtoisie, tels qu’ils nous ont été communiqués lorsque nous l’avons rejointe et tels qu’ils sont pratiqués aujourd’hui.
Radio Courtoisie promeut les valeurs traditionnelles de notre culture française, en refusant toute inféodation à un Parti politique ou à une idéologie quelle qu’elle soit. Ni la radio, ni ceux qui la font vivre, ne peuvent être accusés de racisme ou autres insinuations infamantes en totale opposition avec ces valeurs traditionnelles.
Nous lançons donc un appel à l'apaisement pour que cessent les déchirements stériles. L’heure est à l’union. Il faudrait aussi que les auditeurs de la Radio, en particulier ceux qui sont adhérents à l’association de Radio-Courtoisie, soutiennent leur Radio, sans aller imaginer, comme le souhaitent ouvertement certains, une Radio Courtoisie quittant la bande FM et trouvant un refuge (combien précaire !) sur Internet. Moyen de communication sans équivalent, symbole national de la liberté de pensée, radio de toutes les droites et de tous les talents, comme disait Jean Ferré, son fondateur, Radio Courtoisie ne doit pas devenir la cible d'appétits individuels ou le champ-clos de manœuvres douteuses, dont le risque objectif est d’entraîner volens nolens sa disparition.
Ce courrier ne prend pas la forme d’une pétition, il n’est pas ouvert à d’autres signataires, refusant d’ajouter à la discorde entre responsables d’émission. Pas question d’accoler du désordre au désordre, alors qu’il y a aujourd’hui objectivement deux camps dans le milieu traditionnel : ceux qui, quelles que soient leurs préférences personnelles, soutiennent Radio-Courtoisie et ceux qui, au nom de chimères, s’y opposent. Nous refusons de jouer la vie de la Radio dans une telle dialectique. C’est ce jugement sur la situation, dont nous avons découvert qu’il nous était commun, qui nous a rapproché et qui nous a décidé de témoigner.
Le 13 juillet 2016
Thierry Delcourt - Abbé G. de Tanoüarn
thierry.delcourt@gmail.com -gdetanouarn2@wanadoo.fr
SOURCE

( 808946 )
"la cible d'appétits individuels" par F. de T. (2016-07-16 16:50:57)
[en réponse à 808944]
je savoure

( 808956 )
Merci! par Pierre Marciani (2016-07-16 18:46:29)
[en réponse à 808944]
Pour cet appel au calme! Bien d'accord avec FdeT, les mots sont bien posés! (cf. commentaire sur le metablog)

( 808970 )
hem par F. de T. (2016-07-16 22:14:05)
[en réponse à 808956]
nous sommes nous bien compris ?

( 808973 )
Tout dépend. par Pierre Marciani (2016-07-16 23:14:29)
[en réponse à 808970]
J'avais interprété votre message comme ayant approuvé les allusions de l'abbé G2T .
Si c'était de l'ironie beige, veuillez m'en excuser. Pierre

( 808963 )
Salon Beige par Goupillon (2016-07-16 19:55:16)
[en réponse à 808944]
Nous pouvons remercier l'abbé de Tanoüarn de rendre public son appel personnel à l'apaisement, apaisement demandé depuis plus d'un mois par les auditeurs, les adhérents et la majorité des patrons d'émission de Radio Courtoisie.
Est-ce que le Salon Beige, relais principal de la cabale contre la Radio libre du pays réel, écoutera cet appel de l'abbé de Tanoüarn à l'apaisement et à la décence ?

( 808975 )
Nein! par Pierre Marciani (2016-07-16 23:20:02)
[en réponse à 808963]
Pas un mot sur la Pravda beige. L'abbé G2T y sera manifestement désormais persona non grata.
Tant pis pour Ste Rita! Pierre
PS: c'est quand même désolant.

( 809007 )
Toujours rien ! par Goupillon (2016-07-17 20:35:52)
[en réponse à 808975]
Toujours rien sur le blog beige : l'appel à l'apaisement de l'abbé de Tanoüarn n'a pas été publié ; l'inverse aurait été un signe de bonne volonté allant dans le sens de l'unité. Vous avez raison, c'est désolant. Espérons au moins que l'appel sera entendu !

( 809013 )
Vu d'ici par XA (2016-07-17 22:21:39)
[en réponse à 809007]
Il semble évident que vous pouvez attendre des heures voire des jours. Non auditeur régulier de la station, je n'ai qu'un regard d'internaute. Le Salon Beige, champion de la Réinformation (sic) a clairement pris position pour certains contre d'autres. On ne saurait lui reprocher de ne pas diffuser les communiqués des opposants. Lâ Réinformation vaut mieux que cela, m… !
Et pourtant… pourtant le dit communiqué me semble paisible et équilibré. Tanoüarnien quand M. l'abbé prend son sérieux de prêtre. Puisse-t-il, oui, être entendu.
XA
_ sans sympathie aucune pour HdL

( 808988 )
Un royaume divisé contre lui-même par Ennemond (2016-07-17 11:22:49)
[en réponse à 808963]
Les deux signataires appellent à prendre du recul et à ne pas perdre de vue les écueils qu'engendrerait une disparition de notre famille de pensée des ondes hertziennes. Mais il me semble que c'est faire erreur sur la signification de leur appel que d'imaginer qu'il faudrait se lancer dans une chasse aux sorcières contre des sites. Qui a aujourd’hui intérêt à vouloir bâillonner des médias qui ont joué un rôle essentiel dans la défense de nos idées ces dernières années ? Poser la question c'est déjà y répondre.

( 809029 )
Bien d'accord par Jacques (2016-07-18 08:36:01)
[en réponse à 808988]
Le propos de l'abbé est posé et bien écrit, comme souvent le concernant. Pour autant je ne crois pas qu'il faille faire des opposants à l'actuelle direction des fauteurs de trouble stériles. Je pense qu'il y a un malaise très profond dans cette radio, et que les propos choquants de son président ne contribuent pas à l'apaisement.
Je suis bien accord sur le fait que l'abbé ne part pas ici en guerre contre le SB qui fait un travail nécessaire pour nous tous. Il a certes un parti pris dans cette histoire, mais la neutralité est-elle possible? Je ne le pense pas, et les mots d'apaisement de l'abbé ne signifient pas qu'il n'ait pas d'opinion sur la question...

( 809081 )
"ceux qui, au nom de chimères, s’y opposent" par F. de T. (2016-07-19 08:56:18)
[en réponse à 809029]
je ne trouve pas ce propos nuancé : que l'on face appel à l'unité me semble une évidence
Pour autant je ne crois pas qu'il faille faire des opposants à l'actuelle direction des fauteurs de trouble stériles
je suis bien d'accord.
quand à mon premier post sur ce sujet, il est bien évident que je faisais allusion aux multiples activités de l'abbé dans des domaines bien différents ce qui au final me faisait penser que c'était "l'hôpital qui se moque de la charité".
plus profondément, j'ai souvent l'impression désagréable que l'image de "libéré délivré" que veut se donner l'abbé se fait souvent au détriment "des petits copains" :
pour ceux qui ne sont pas d'accord avec sa lecture (pourtant originale) d'AL
Je ne serai jamais du côté d'une pseudo résistance, salonnarde et superficielle, mettant une fierté mal placée à dire non au pape. La belle affaire ! Le beau courage !
C’est dans cette universalité ecclésiale revendiquée, c’est dans un esprit missionnaire (et non dans un confessionnalisme étriqué) qu’il faut lire l’exhortation apostolique sur la Joie de l’amour.
par ailleurs, les recensions de son nouveau livre soulignent que
Disons tout de suite que la liberté s’en tire fort bien dans cet essai mais que l’intégrisme et le fondamentalisme en prennent pour leur grade au passage. L’auteur tord en effet le cou à la lettre qui tue alors que l’Esprit vivifie.
j'ai comme l'impression qu'il ne s'agit pas du fondamentalisme et l'intégrisme musulman qui est visé mais je me trompe peut-être.

( 808987 )
Merci à Ennemond et aux signataires par Ritter (2016-07-17 10:12:09)
[en réponse à 808944]
Merci à Ennemond pour avoir relayé.
Aux signataires, pour cet appel à l'unité;

( 809155 )
Soutien paradoxal à Henry de Lesquen. par le torrentiel (2016-07-20 10:40:12)
[en réponse à 808944]
J'avais initialement posté ce commentaire sur le métablog. Le webmestre l'a supprimé, car le métablog ne souhaite pas entrer dans la polémique au pied d'un appel à l'apaisement, et mon message ouvre à des droits de réponse que j'accepte bien volontiers, si XA veut bien assumer le caractère polémique de ma réaction.
Cher M. l’abbé,
On attendait votre parole et vous la prenez à propos. (Au point où on en est, on vous aurait accusé du « silence de Pie XII » si vous aviez continué à vous taire).
Je ne connais pas toutes les arcanes de ce conflit et suis peiné d’y voir embarqué des gens comme Daniel Hamiche, qui ne manquent pas de densité humaine, mais dont les créatures comme Guillaume de Thieulloy ont beau jeu de reprocher au président de « radio courtoisie » des provocations qui n’ont jamais varié depuis sa prise de fonction, et un pouvoir moins étendu que celui que lui-même a progressivement conquis, à la tête des QUATRE VERITES, puis de « Riposte catholique », qui reprend la hiérarchie catholique à longueur d’articulets et de journée sur le mode de Tartufe, de « Nouvelles de France », enfin du « Salon beige » qui, après avoir été un blog « tenu (bénévolement) par des laïcs catholiques », est devenu une entreprise suffisamment profitable pour pouvoir salarier ses collaborateurs, qui sont moins des journalistes que des échotiers.
Les « créatures » de Daniel Hamiche ont pour caractéristique d’être des baudruches aux compétences qui se dégonflent à l’examen de leur CV, des titres exorbitants dont ils excipent et des diplômes qu’ils n’ont pas. Cela s’est avéré de vivien Hoch à David Mascré.
L’alter ego de Thieulloy, Grégoire Boucher, n’est pas non plus piqué des hannetons. Tout en se prenant pour Serge de Beketch (excusez du peu !) et en refusant de répondre aux messages inamicaux ou peu flatteurs comme ceux que je lui envoyais, il passait le plus clair de ses émissions à traiter de « crapules » tous ceux qui ne pensaient pas comme lui sur le plan politique ou religieux, cependant que lui-même aurait été « condamné pour escroquerie », peut-on lire sur Internet (par exemple ici : http://orianeborja.hautetfort.com/tag/gr%C3%A9goire+boucher) et qu’à la tête du collectif « Famille mariage », l’inénarrable duo Thieulloy-Boucher « protégeait » les données personnelles des signataires de leurs pétitions à l’abri du droit américain, beaucoup moins regardant que le droit français sur la confidentialité des données personnelles. Ils « ne mettent pas leur honneur à inspirer confiance »…
Jean Ferré a confié sa radio à Henry de Lesquen en connaissant sa tendance à étendre sa présidence tel un coucou. On l’a vu avec « Renaissance 95 » devenant « Voix des Français » et peu à peu confisqué à son fondateur, Paul Lambert. Jean Ferré n’avait pas fait le choix d’un modérateur, rôle qu’Henry de Lesquen, qui n’est pas dénué d’autoritarisme, ne laissa pas jouer à Jean-Gilles Malliarakis, pourtant pressenti pour succéder à Jean Ferré à la tête du comité éditorial de la radio.
Serge de Beketch a soutenu HDL en précisant que ce « [n’était] pas un modèle de cordialité » et qu’il ressemblait à Jean Ferré « dans les mauvais jours ». Il a la main lourde en matière d’éviction de patrons d’émissions, dont il ne veut pas avoir un « soviet » en face de lui, et dès qu’il s’agit de sanctionner par des exclusions lapidaires ceux qui s’opposent directement et publiquement à lui, même s’il y a un certain panache à virer ceux qui vous ont présenté une motion de défiance en exigeant votre démission : « Tu me défies, je relève le défi et te relève de tes fonctions. »
Auditeur adhérent (qui n’a jamais été convié à aucune assemblée générale du CDARS), je me retrouve dans l’appel de Jean-Yves le Gallou au retour à la courtoisie, et je crois que HDL devrait revenir sur ces évictions arbitraires. Des patrons historiques comme Daniel Hamiche, qui a suspendu sa collaboration à la radio « à titre conservatoire », des intellectuels comme Paul-Marie Coûteaux, ne devraient pas être renvoyés comme des malpropres.
« Libéral », HDL ne devrait pas prendre ombrage de la concurrence de « TV liberté », qui n’a pas les mêmes formats d’émission et donc ne fait pas d’ombre à « Radio courtoisie », l’approfondissement des thématiques y étant plus resserré, mais moindre. « TV liberté » n’est pas une vitrine sur la TNT comme l’est « radio courtoisie » sur la bande FM.
Successeur de Jean Ferré, Lesquen devrait s’inspirer de son regard libéral et bienveillant sur les patrons d’émission, de sa direction d’antenne qui tablait sur la stabilité de la grille, et de son animation des émissions respectueuse des invités. (Jean Ferré « priait » des personnalités pour qu’elles puissent « aller au bout de leur propos » ; Henry de Lesquen les convie à venir lui donner la réplique en se faisant interrompre à tout moment, dans des exercices radiophoniques d’où un purisme ostentatoire, à l’affût du moindre anglicisme, a chassé l’art et l’esprit de la conversation.)
Vous-même ne devriez pas laisser intituler votre nouvelle émission « Libre journal de chrétienté », qui devrait rester l’apanage de Daniel Hamiche qui l’a créé.
En dehors de cela, Henry de Lesquen n’a jamais fait croire qu’il était autre chose qu’un « candidat (semi) fantaisiste » à l’élection présidentielle. Sur son site officiel, i fait valoir qu’il est président de « radio courtoisie » parce que c’est la vérité, et qu’un homme public ne peut pas désavouer un de ses engagements publics. À l’antenne, il a toujours analysé l’élection présidentielle indépendamment de sa candidature. En ce sens, il dissocie sa qualité de président de « radio courtoisie » de sa campagneélectorale.
Je ne l’ai jamais entendu préconiser le retour à l’esclavage. Tout au plus note-t-il la permanencedu phénomène, dont ni le Christ, ni Saint-Paul n’ont demandé l’abolition. On a le droit de porter un jugement sur le jazz et sur le rock en rappelant l’origine « nègre » de ces musiques, nées de la complainte des esclaves.
Henry de Lesquen n’est pas raciste, il est racialiste. Son « racisme républicain » est un recentrage ethnique pour lutter contre « le grand remplacement » et prévenir le risque démocratique de voir l’identité française cesser d’être chrétienne si l’islam devenait majoritaire en France. ON n’y est pas, mais tout peut arriver. Je ne crois pas qu’il parle d’inégalité des races en termes d’infériorité, mais de différence. L’introduction du facteur racial dans l’analyse des types humains est passée de mode, mais n’est pas antiscientifique.
Enfin, l’allusion à l’âge auquel meurent les anciens déportés n’est pas du meilleur goût, mais toutes les questions devraient pouvoir être posées, et la longévité de personnes traumatisées et carencées pendant des années est sans doute un miracle de la résilience, mais, comme tous les miracles, elle ne laisse pas d’étonner, donc de poser question. Henry de Lesquen a un talent commun avec Serge de Beketch, pour reprendre une qualité que vous reconnaissiez à celui-ci : il sait situer la question.
« Henry de Lesquen n’est pas un modèle de cordialité ». C’est un esprit libre, mais froid, fougueux, spontané et généreux dans la disputatio. S’il met la radio en péril, ce n’est pas d’aujourd’hui. Il aime mieux avoir des affidés que des pairs, ce que je ne porte pas à son crédit. IL devrait maîtriser son tempérament, mais ses débordements n’étant pas nouveaux, ils ne devraient pas lui valoir une motion de défiance sauf si, comme vous le laissez entendre, ceux qui l’ont lancée l’ont fait pour s’emparer du pouvoir à « radio courtoisie », comme l’avait fait Claude Reichmann au plus fort de la maladie de Jean Ferré.
Dans l’affaire Thieulloy contre Lesquen et « le salon beige » contre « radio courtoisie », je suis légitimiste. « Radio courtoisie » est un outil incomparable. Elle est le navire amiral sans lequel la pensée de droite n’aurait pas eu droit de cité, ce qui serait un mal pour la démocratie française. Il faut la défendre en mémoire de Jean Ferré, ce parfait honnête homme, parce qu’elle a exposé cette pensée à l’opinion publique, qu’elle continue de l’incarner, et qu’elle commande à son insu toute la réinfosphère, qui n’existerait pas sans « radio courtoisie ».
Julien WEINZAEPFLEN

( 809170 )
vous m'apprenez des choses par F. de T. (2016-07-20 14:46:06)
[en réponse à 809155]
je préfère les baudruches non diplômées ayant des choses à dire aux baudruches diplômées (je suis en train de lire Gustave Thibon, philosophe d'une grande profondeur et sans diplôme)
Vous-même ne devriez pas laisser intituler votre nouvelle émission « Libre journal de chrétienté », qui devrait rester l’apanage de Daniel Hamiche qui l’a créé.
là je suis d'accord avec vous et là git une explication de "l'appel". Catherine Rouvier avait publié un appel à l'unité qui ne pouvait plaire au patron. Ce présent appel tend à se démarquer du précédent qui a été censuré.

( 809208 )
texte intéressant et une bonne nouvelle par Goupillon (2016-07-20 20:19:32)
[en réponse à 809155]
Dans l’affaire Thieulloy contre Lesquen et « le salon beige » contre « radio courtoisie », je suis légitimiste.
Tout à fait d'accord avec vous. Merci de votre texte dense et rempli d'analyses intéressantes. Une question demeure : qu'a besoin le blog beige (étranger à la station) de semer la zizanie à Radio Courtoisie ?
Dans son texte "prophétique" publié sur Nouvelles de France, Guillaume de Thieulloy annonçait la fin de la Radio : «
Si les autres patrons d’émission ne bougent pas, je crains que, dans un premier temps, la radio cesse d’émettre ». Or, je viens d'entendre en direct dans le libre journal de Martin Peltier la lecture d'un communiqué qui devrait être publié incessamment :
le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel vient de reconduire l'autorisation de diffusion de Radio Courtoisie pour une durée supplémentaire de cinq ans, c'est-à-dire jusqu'en 2022.

( 809219 )
[Réponses] par le torrentiel (2016-07-20 21:36:21)
[en réponse à 809208]
Merci de votre appréciation et surtout de la bonne nouvelle, inatendue dans ce contexte personnel entre les patrons d'émission, peut-être plus explicable dans le climat politique, où il ne ferait pas bon faire taire des français exaspérés, à qui "radio courtoisie" sert de chambre d'écho et d'exhutoir -même HDL semble avoir besoin d'un exhutoir, et son site de candidat semifantaisiste à l'élection présidentielle permet sans doute à l'ancien haut fonctionnaire de s'affranchir d'un devoir de réserve trop contraignant-.
HDL devrait tout de même être prudent, par reconnaissance pour Jean ferré qui ne pensait pas confier sa radio à un aventurier. La reconduction de la station est une bonne nouvelle, mais les mises en demeure sont toujours possibles, et comme le disait encore Jean Ferré, l'existence de "radio courtoisie" est suspendue à une décision administrative qui peut la faire cesser d'émettre du jour au lendemain.
Quant au "blog beige", le seul intérêt de son directeur serait de devenir aussi celui de "radio courtoisie", après avoir été propulsé celui de presque tous les médias de la "réinfosphère" catholique et libérale.
L'ennui (c'est surtout un ennui pour F. de T, qui semble nourrir une passion désordonnée pour les baudruches), c'est que la presse qu'il dirige n'a pas vraiment grand-chose à dire. Quel a été l'apport intellectuel du sieur Thieulloy et de ses émules? Je fais une exception pour Daniel Hamiche (on va dire que je le cite souvent, mais le point commun de presque toutes ces personnes est d'avoir été formé et hissé par lui aux places qu'ils occupent) qui, à défaut d'être un grand esprit, a agi comme un vrai passeur, ce qui est l'honneur du journaliste, en plus de l'éditeur courageux qu'il a été, avant de chercher pour ses vieux jours une situation moins précaire à l'ombre de "L'homme nouveau" et de jeunes gens qui savaient faire de l'argent.
Quoi qu'on pense des opinions de Lesquen, l'apport intellectuel du président de "radio courtoisie" est supérieur à celui de tous les messieurs beieges réunis, n'en déplaise à F. de T!

( 809239 )
Être le patron de la radio de toutes les droites ne donne pas tous les talents par le torrentiel (2016-07-21 11:19:42)
[en réponse à 809219]
Tout d'abord, je remercie XA, dont j'ai vu passer un message me disant qu'il me suivait, message que je ne vois plus dans le fil, mais l'important est que je l'aie reçu.
À l'écoute de l'émission de Martin Pelletier signalée par goupillon, une évidence s'impose à moi:
À la mort de Jean Ferré, HDL a sauvé la radio d'une ♀situation administrative encore plus catastrophique que celle que l'on imaginait. Jean Ferré s'était donné corps et âme à la radio qu'il avait fondée et à la défense des idées qu'elle portait. C'était depuis toujours un bon journaliste, ce n'était pas un administrateur. HDL, énarque, était un bon administrateur, c'est un piètre "président de comité éditorial".
Il a dès cette époque fait face à une campagne de "sicophantes" qui, après s'être organisés pour le déboulonner, comme aujourd'hui "les beiges" mercantiles, qui voudraient certainement imposer de la publicité sur "radio courtoisie" en plus d'en prendre le contrôle, sont passés à autre chose, non sans lui avoir gardé rancune de ne pas s'être laissé renverser.
La situation aurait été plus apaisée si HDL et avant lui Jean Ferré avaient su partager le pouvoir et distribuer les compétences selon la répartition des talents , comme il devrait en aller en régime chrétien où nul n'a tous les talents.
HDL s'est déchargé d'écouter toutes les émissions comme le faisait Jean ferré, en confiant cette tâche à Dominique Paoli, mais il ne lui a pas laissé le soin d'organiser la grille. Il n'en a pas fait une directrice d'antenne. Il a voulu être administrateur de la radio et directeur d'antenne. S'il a commis une erreur, c'est celle-là. Ce n'est pas parce que celui qui a reçu beaucoup de talents en recevra encore qu'il doit prendre de l'avance en se donnant ceux qu'il n'a pas.
Il a conforté la dimension "semifantaisiste" de sa candidature à l'élection présidentielle en expliquant que tout était parti de deux comptes Tweeter, le sien et celui qu'avaient ouvert de jeunes gens intrépides qui voulaient faire passer les idées de Lesquen sous couvert de candidature à la présidentielle: la candidature relevait du canular, mais le compte Tweeter transformé en site permettait à Lesquen d'exprimer ses idées sur un mode bref, résumé et caricatural, qui correspondait bien à la tournure de son esprit vif, combattif et provocateur: "J'écris sur Tweeter tout ce quii me passe par la tête, et j'y passe énormément de temps". De quoi donner raison à ce commentateur du métablog qui disait qu'il était sur ce réseau social comme un adolescent. Mais son site lui permet de développer,et le patrimoine intellectuel qu'il a produit avec le Club de l'horloge, comme ce qu'il développe à l'antenne de "radio courtoisie" (où, s'il n'est pas un bon directeur d'antenne, c'est un bon patron d'émission), font référence pour qui veut connaître sa pensée. (H. de Lesquen disait de S. de Beketch qu'il était meilleur à l'écrit qu'à l'oral. Je pense, moi, que Lesquen est meilleur à l'oral qu'à l'écrit.)
HDL a aussi fait litière du racisme qu'on lui reproche: "Je ne connais pas la haine. J'ai des ennemis public ("hostis"), mais je n'ai pas d'ennemi personnel ("inimicus"). J'ai la conscience de race, mais je n'ai pas de haine raciale. Mon racisme est celui de de Gaulle disant que la France est un pays accueillant à d'autres "races" pourvu qu'elles restent minoritaires (car la nation ne se confond pas avec la race [ce qui est le point de vue d'Henri Guaino répondant à Nadine Morano]), mais la France doit rester essentiellement un pays de race blanche et de religion chrétienne".
Le nazisme a maudit, et l'antiracisme a banni l'emploi du mot "race", dont on oublie qu'il était employé couramment au XIXème et au début du XXème siècle pour désigner, non seulement les différents types humains tels qu'ils apparaissaient visiblement au travers de leurs couleurs de peau et d’autres caractères physiques des cinq "races" dans lesquelles se divisait l'espèce humaine, mais encore la famille (chaque individu est le "moment d'une race", écrivait Mauriac, critiquant la bourgeoisie bordelaise; j'ai vu tel insulteur de Lesquen, drapé dans son antiracisme, le traiter de "fin de race"). Aujourd'hui, la malédiction du mot "race" (à laquelle le simple nom de Maurras a dû contribuer) fait que la race n'est plus le mot physique de l'identité nationale de la majorité du peuple.
Quant à l'accusation portée contre lui de demander le retour à l'esclavage, HDL explique qu'il s'est seulement rendu coupable d'avoir signalé les travaux d'un historien que William Falkner n'aurait pas récusé malgré son gauchisme de façade, non plus que l'auteur d'Autant en emporte le vent, et qui montrait que les esclaves du Sud avaient un niveau de vie et d'intégration sociale supérieur, malgré l’existence de l'esclavage, à celui des Noirs et même de certains Blancs du Nord malgré la non existence de l'esclavage. J'ajouterai que l'esclavage économique existe toujours : le nom ne fait rien à l'affaire...
Tout cela, c'est ce que j'ai toujours entendu dire à Henry de Lesquen en l'écoutant de bonne foi. Les "beiges" se sont mis à écouter de mauvaise foi en imaginant se pousser du col et passer pour des oies blanches, au milieu de la bronka qu'essuie Lesquen, avec la gourmandise du provocateur pujiliste.
"Les beieges" ne sont pas des faiseurs d'opinion, mais des défaiseurs de réputation. Or la réputation est généralement faite et défaite par des calomniateurs, qui écoutent de mauvaise foi. Entendre de mauvaise foi les propos que lo’n doit rapporter est devenu le sport favori et la morale des journalistes. En cela, "les beiges" sont bien des journalistes de leur temps…

( 809241 )
tout ceci n'est pas sérieux par F. de T. (2016-07-21 11:44:48)
[en réponse à 809239]
(et puisque vous insistez)c'est sans doute ce que vos maintenant ennemis Beiges (on leur reproche la réussite de leur concept et leur professionnalisme) ont voulu signifier en trouvant dommage qu'un tel outil soit laissé entre de telles mains.
Je travaille en direct au quotidien avec des Enarques et je sais à quoi m'en tenir sur leur capacité à rendre utile le brillant de leur intelligence. le seul fait d'avoir réussi ce concours en dit long sur les personnalités (je ne vois pas Soljenitsyne tenter et réussir un concours du KGB, c'est ce qui fait la gloire d'un Zemmour c'est d'avoir raté ce concours). il me semble (pure conjoncture basée sur mon écoute) que HDL a commencé à s'aigrir et perdre de son sérieux lorsqu'il a compris que le plafond de verre de la région parisienne pour la radio ne serait jamais dépassé.
Personnellement dans l'histoire ce n'est donc absolument pas le personnage que vous défendez qui m'intéresse, mais on l'aura compris.
Un fonctionnaire.

( 809259 )
L'ENA n'est pas le KGB, par le torrentiel (2016-07-21 17:29:32)
[en réponse à 809241]
Zemmour n'est pas Soljénitsine, et une conjecture n'est pas une "conjoncture"...
Mais pour rester aussi objectif que possible, j'ai oublié de rendre compte du fait qu'Henry de Lesquen, décrivant les deux formes de censure qui pouvaient s'exercer à "radio courtoisie", celle de la loi et la censure administrative, a passé sous silence qu'il lui arrivait d'exercer "une censure du troisième type", comme celle qui a frappé Catherine Rouvier qui ne faisait qu'un appel à "calmer le jeu". (cf. mes (prétendus) (nouveaux) "ennemis beiges").

( 809261 )
je vous remercie par F. de T. (2016-07-21 17:36:06)
[en réponse à 809259]
pour les nuances que vous apportez en même temps que moi ci-dessous : mes chefs me tapent sur les nerfs.

( 809249 )
$$$ par Goupillon (2016-07-21 15:36:21)
[en réponse à 809239]
Quant au "blog beige", le seul intérêt de son directeur serait de devenir aussi celui de "radio courtoisie", après avoir été propulsé celui de presque tous les médias de la "réinfosphère" catholique et libérale.
Aujourd'hui "les beiges" mercantiles (...) voudraient certainement imposer de la publicité sur "radio courtoisie" en plus d'en prendre le contrôle.
Vos différentes interventions nous apprennent de nombreux détails dignes d'intérêt car ils éclairent les véritables motifs des agitateurs. Je relisais il y a deux nuits (en pleine canicule je n'arrivais pas à dormir) le livre de Roger Mucchielli
La Subversion (tout homme de bonne volonté devrait connaître cet opuscule pour contrer les manipulations, d'où qu'elles viennent). Il explique très bien que les agents subversifs se réfèrent toujours à la morale et aux bons sentiments conventionnels sans dévoiler nettement leurs buts réels.
L'antiracisme hautement affiché des frondeurs m'a toujours semblé suspect (même les "démocrates" font un usage utilitaire de l'antiracisme) : selon moi c'est un chiffon rouge destiné à sidérer le catholique naïf (ce qui ne veut pas dire que je cautionne toutes les déclarations d'HdL, il s'en faut), et à susciter la complaisance du Système médiatique (
Le Monde,
Nouvel obs.,
Libération ont par exemple repris l'argumentaire beige).
En fait, nous en revenons toujours à la même cause de bien des malheurs en ce monde blessé, que saint Augustin appelle la
libido habendi et la
libido dominandi. Comme vous auditeur adhérent de RC, j'ai lu les « Nouvelles de la Radio » dans le dernier
À l'écoute de Radio Courtoisie : j'y ai découvert pour l'année 2014 les dépenses et les recettes (c'est un gros budget) ; bien que les comptes soient serrés, ne pourrait-il y avoir un enjeu financier d'envergure ici, surtout si l'on envisage les recettes publicitaires éventuelles (que RC refuse à raison, mais que d'autres ne dédaignent point) ?

( 809251 )
A propos de Serge de Beketch par Regnum Galliae (2016-07-21 16:07:40)
[en réponse à 809249]
N'est-ce pas lui qui disait "le bateau coule et c'est bagarre au bar du Titanic" ?
Nous y sommes. Invasion migratoire, terrorisme, menace sur l'existence même de notre civilisation, culture de mort omniprésente, disparition des repères, traité transatlantique, etc. et ceux qui parlent au nom de nos idées se battent pour être plus haut que l'autre. Pitoyable.
N'ont-ils rien retenu du passé ? Pendant qu'orléanistes et légitimistes se divisaient, les républicains ont pris la man. Et plus près de nous, la gauche a prospéré sur les divisions de la droite. Je ne pensais pas que ceux de notre camp seraient assez mesquins pour faire de même, surtout au vu des expériences passées. Le bien commun pourra attendre...

( 809254 )
malheur inévitable des temps par F. de T. (2016-07-21 16:49:20)
[en réponse à 809251]
la question de l'autorité (qui oriente et éclaire naturellement vers le bien commun) est plus que jamais en creux : nous sommes orphelins. Il me semble que les dissidents soviétiques (mais aussi les opposants à la politique de de Gaulle et les vendéens, etc.) se sont souvent violemment opposés entre eux.

( 809256 )
Absence de projet politique par PEB (2016-07-21 17:10:45)
[en réponse à 809254]
L'adversaire a toujours eu un projet politique clair et un agenda identifié. Il jouit de la majesté des institutions et anime le débat public selon ses orientations à travers de puissants leviers d'opinion.
En revanche, les résistances qui ne se dotent pas d'un but précis échouent toujours lamentablement. La Vendée militaire: c'était grandiose mais elle n'a jamais eu pour objet d'aller prendre Paris, d'y instaurer un gouvernement et de diriger le pays selon un programme déterminé. Le Bonnie Prince Charlie n'a pas convoqué de parlement à Édimbourg afin d'y établir son autorité politique et de reconquérir méthodiquement de son royaume: au moins celui de la seule Ecosse. Les hanovriens, eux, portaient, depuis la Glorieuse Révolution, une puissante orientation politique résolument moderne.
Au contraire, le Conseil National de la Résistance suivait une trajectoire de restauration nationale, économique et sociale. Et il a fini par prendre le pouvoir!

( 809260 )
je vous suis mais a mon avis vous simplifiez par F. de T. (2016-07-21 17:32:49)
[en réponse à 809256]
sur le peu que je sache sur la résistance le CNR a éclaté au final sous la poussée et de de Gaulle et du PC : je m'appuie de souvenirs de lectures d'Henri Frenay "la nuit finira" qui incarnait avec quelques autres cette
trajectoire de restauration nationale, économique et sociale
Il n'a pu que constater et condamner la reprise du pouvoir par les policars à peine le dernier coup de fusil tiré. (voire les manœuvres de F Mitterand autour du ministère dédié aux prisonniers).
Dans mes exemples, j'avais oublié les christeros modèles d'union et de stratégie et qui ont eux aussi échoués (nous avons quelques explications). Prenons en contre exemple (?) Lech Walesa (je viens de revoir "l'homme de marbre") avait il pour objectif "d'aller prendre Varsovie, d'y instaurer un gouvernement et de diriger le pays selon un programme déterminé" ? Sa démarche était syndicale. A t'il perdu ? A t'il gagné ? Sa démarche n'a pas été inutile pour le moins.
je profite de ce post pour nuancer mon propos comparant HDL et l'ENA au KGB : mais d'ailleurs Poutine ex KGB ne s'en tire pas trop mal. Je ne voudrai pas m'insérer dans une spirale de surenchère : j'essaie pour ma part du juger des fruits que je goutte et dont je vit au quotidien(le Salon Beige et Radio Courtoisie). Comment chacun se débrouille pour faire vivre sa famille et développer son apostolat (je rentre difficilement dans les théories complotistes)

( 809262 )
Il faut simplifier pour comprendre par PEB (2016-07-21 18:02:20)
[en réponse à 809260]
Pour le cas du CNR, par construction, le projet de restauration incluait le retour à une forme démocratique de gouvernement. Dès lors que les Français reprirent le chemin des urnes, le CNR ne pouvait qu'éclater entre les divers pôles de la vie politique de la IVème République naissante.
Quant à Lech Walesa, il était animé d'un projet politique défini: retour au pluralisme politique dans le respect de la liberté de la Religion catholique et restauration de l'indépendance hors de l'influence soviétique. Cet objectif atteint, comme pour le CNR, il dut quitter la scène politique.

( 809266 )
Absence de projet politique de la "dissidence française". par le torrentiel (2016-07-21 18:44:38)
[en réponse à 809256]
C'est un point qu'il est très important de noter, de même que la comparaison entre Conseil national de la Résistance et "dissidence française" est parlante, ou que l'opposition entre dissidence soviétique et "dissidence française" interroge.
Le Conseil national de la Résistance avait un projet de société à opposer aux cimagrés de la troisième République et au régime défaitiste de Vichy. Les dissidents soviétiques, même opposés entre eux, voulaient se débarrasser du communisme. Que veut "la dissidence française"?
Se remettre à détester les juifs (Dieudonné ou soral)? Ou bien les musulmans (je ne citerai pas de noms.)? La haine est-elle une politique?
Ou conserver la société? Restaurer l'ordre ancien? Gérer le bien commun en se contentant du minimum: que les structures politiques ne conduisent pas au péché? Le traditionalisme statique et classique est-il une politique pour la post-modernité?
Ou encore réagir? La réaction est une "pensée close" (au sens de Bergson) qui révèle sa force dans l'opposition. Mais quel avenir politique propose la réaction?

( 809274 )
Un projet polique ou un un projet de société? par PEB (2016-07-22 01:53:51)
[en réponse à 809266]
La diversité des sensibilités n'est pas nécessairement un obstacle insurmontable. Chacun peut voir midi à sa porte mais ce qui compte est de fédérer des opinions pour y faire émerger une volonté. Et là où il y a une volonté, il y a un chemin comme dirait le vieil Illitch.
Le but n'est donc pas la prise du pouvoir pour elle-même car elle peut être parfaitement stérile comme le fut la Chambre de 1870. La dissidence conservatrice doit définir un projet de société dans lequel la société peut se reconnaître. Ce n'est pas tant des obstacles qu'il faudra abattre mais de nouvelles institutions à ériger.
La prise du pouvoir peut n'être qu'éphémère ou plus longue, cela importe assez peu et dépend des circonstances. Walesa ne s'est pas installé longuement au pouvoir à la différence d'un V. Orban ou d'un T. R. Erdogan. Tous ont cependant participé activement aux transformations sociales de leur pays.
C'est pour cela qu'il faudra s'accorder sur des mesures symboliques fortes inscrivant l'action dans l'Histoire. Mais le symbole n'est là que par les valeurs positives qu'il incarne. Tout l'enjeu est de se mettre d'accord sur ces valeurs.
Or, comme vous dites, la positivité de ces valeurs exclut, par elle-même, tout ressentiment quant à l'actualité. On lutte certes face aux évènements mais le dessein suivi les surpasse. Le discours ne peut donc pas être contre mais être pour. Il ne doit pas refléter la vaine haine des chimères de l'Ancien Temps mais se tourner résolument vers l'avenir.
Bref, la dissidence conservatrice doit se faire progressiste!

( 809264 )
La cabale des dévots par le torrentiel (2016-07-21 18:26:29)
[en réponse à 809249]
est de tous les temps, et pas seulement depuis Molière: "les agents subversifs se réfèrent toujours à la morale et aux bons sentiments conventionnels sans dévoiler nettement leurs buts réels." (merci de me signaler le livre de Roger Muchielli).
Nos beiges sont des dévots (ou des Tartufes) à l'ancienne, antiracistes de fraîche date (mais qu'Est-ce que le racisme auquel s'oppose l'antiracisme?).
L'antiraciste "pas d'amalgame" est le tartufe d'aujourd'hui.
Je suis de ces catholiques que sidère le chiffon rouge de l'antiracisme, c'est-à-dire que je me sens si peu raciste ("voyez comme je suis vertueux!") que, si l'antiracisme ne m'avait pas bourré le mou en me désignant cette nouvelle victime sociale qu'est le racisme, envers qui, catholique, avoir de la compassion, je ne me serais jamais intéressé à des gens qui passaient pour l'être.
Mais l'antiraciste, tartufe d'aujourd'hui, car adepte des "bons sentiments conventionnels" pour reprendre votre définition, est dans une imposture moins inconfortable que ne l'est le catholique, beige ou brun, dévot à l'ancienne, qui agite la morale pour soutirer de l'argent à des naïfs(je ne voudrais pas diffamer "les beiges" en disant que c'est ce qu'ils font).
D'une manière générale, je comprends moins que tous les autres, chacun de nous étant pétri de contradictions, le double langage qui agite la morale pour agir avec immoralité: c'est le tartufe qui soutire de l'argent, c'est le prêtre psychanalyste qui guérit de l'homosexualité ses patients en pratiquant des attouchements homosexuels sur eux pour qu'opère le transfert thérapeutique, ce sont les fondateurs des Béatitudes condamnés pour abus sexuels sur des personnes fragiles en prodiguant de magnifiques enseignements sur l'oraison...
Un auteur qui écrirait un Tartufe pour notre temps pourrait avantageusement s'intéresser au cheminement psychologique par lequel les nouveaux imposteurs ne passent pas d'une imposture à l'autre, mais sont tout à la fois imposteurs et sincères: sincèrement attachés à la morale et profondément immoraux dans leurs actions. Mais comment peuvent-ils l'être alors qu'ils ont des comptes à rendre devant Dieu?
Qu'on prenne simplement le plagiaire!Le plagiaire sait qu'il est plagiaire. Quand il dit le "confiteor", pourquoi ne renonce-t-il pas à son imposture et ne va-t-il pas se dénoncer comme plagiaire? Idem pour l'escroc. Car le Tartufe aime Dieu, c'est là toute son ambiguïté.
L'auteur du blog "dernière gerbe" a demandé à daniel Hamiche d'expliquer comment il était passé du maoïsme tendance révolution culturelle qui coupe les doigts au catholicisme. royaliste servile. Daniel Hamiche n'a pas relevé le gant. Le récit de sa conversion aurait renseigné le païen auteur de "dernière gerbe" (dont la thèse était que c'est tout un que d'être l'un et l'autre), elle aurait édifié le catholique.
"Le vrai connard", qui a commis un article contre Vivien Hoch sur son blog où il proposait à ses lecteurs de "dégonfler ensemble [cette] baudruche" et "déconstruisait" son CV (puisque Vivien Hoch s'intérresse beaucoup à la déconstruction derridienne), lui demandait sous cap comment il pouvait être à la fois "bondieusard" et plagiaire, ou avoir une si mauvaise orthographe et se dire professeur d'Université. Vivien Hoch a lu l'article du "vrai connard" (c'est lui qui se désigne ainsi. Désolé de ne pas savoir insérer les liens sur le forum), il l'a même commenté. Sa réponse, accumulant de nouvelles fautes d'orthographe, disait que "le vrai Connard" s'appuyait "sur le peu d'éléments qu'[il] avait rendu (sic) publics", et s'excusait de ses plagiats sur ce qu'il agissait "à visage découvert", contrairement à celui qui l'étrillait.