Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=809176
images/icones/bravo.gif  ( 809176 )En souvenir.... : Claus Schenk Graf von Stauffenberg par Père M. Mallet (2016-07-20 15:31:56) 

Cet officier, Comte, a organisé l'attentat du 20 juillet 1940.
Son idée était que, même si cela échouait, on ne pourrait plus dire que le peuple allemand n'avait rien fait...
Il est mort torturé et exécuté le lendemain matin, 21 juillet.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Claus_von_Stauffenberg

De mémoire : il avait prévu deux bombes, mais l'horaire fut modifié et avancé, il n'a pas eu le temps de mettre un détonateur à la 2°, qu'il n'a par conséquent pas emportée.
Erreur : la première bombe aurait suffit pour faire exploser la 2°.

Je me suis intéressé à lui parce que je suis en train de traduire un livre sur les apparitions de Ghiaie di Bonate (entre Bergame et la Suisse, nord de l'Italie) :
Du 13 au 31 mai 1944, la Vierge Marie est apparue 13 fois à une petite fillette de 7 ans, d'une famille de pauvres paysans, qui ne savait rien de la guerre ou des questions internationales.
Très vite, la foule a atteint des chiffres de 200.000 à 300.000 personnes.
Le 20 mai, en réponse aux questions sur la fin de la guerre, la Vierge dit que :
"Si on fait suffisamment pénitence, la guerre finira dans deux mois. Sinon, un peu moins de deux ans."
Et dans d'autres notes, cette petite Adélaïde Roncalli précise : "un jeudi".
Deux mois après, c'était la tentative d'attentat.
C'était un jeudi...
Mais on ne l'apprit que longtemps après.

Malgré des preuves évidentes (300 dossiers de guérisons manifestes déposées à l'évêché de Bergame), ces apparitions ne furent pas reconnues.
Des évêques commencent à s'en inquiéter.
Je pense en dire aussi quelques mots demain jeudi avec l'Abbé de Tanoüarn (que ceux qui ont des oreilles...).

images/icones/neutre.gif  ( 809177 )Rectification : 20 juillet 1944 par Diafoirus (2016-07-20 15:45:58) 
[en réponse à 809176]

Il faut rectifier : l'attentat eut lieu le 20 juillet 1944
*
Dans le numéro du Figaro Hors Série de janvier 2009, consacré à l'opération Walkyrie, il y a un excellent article intitulé : La croix contre Hitler.
images/icones/5a.gif  ( 809178 )Bien sûr ! Juste une faute de typo !... par Père M. Mallet (2016-07-20 15:49:30) 
[en réponse à 809177]

Comme il ressort clairement de la suite du texte,
car les apparitions sont bien de 1944.

Merci d'avoir corrigé.

Amitiés, Cher Diafoirus...


images/icones/flagD.gif  ( 809180 )La célèbre image par Jean-Paul PARFU (2016-07-20 16:47:13) 
[en réponse à 809176]

images/icones/croix.gif  ( 809181 )Au lieu de s'extasier par Lycobates (2016-07-20 17:01:08) 
[en réponse à 809176]

il est plus judicieux, à mon avis (on en a parlé ici l'année passée), de prier pour le repos de son âme, ainsi que pour les âmes des 4 morts (d'abord non concernés) et des multiples victimes indirectes ultérieures (le plus souvent non concernées aussi) de cet acte inconsidéré.
images/icones/1d.gif  ( 809182 )Inconsidéré ? par Justin Petipeu (2016-07-20 17:13:57) 
[en réponse à 809181]

Tout le monde est d'accord pour dire que l'explosion aurait dû tuer Hitler sur le coup...et qu'il est tout simplement incroyable qu'il s'en soit sorti avec un simple pansement.

Cela m'a l'air très considéré, au contraire.
images/icones/fleche2.gif  ( 809184 )Cet attentat est encore mal vu en Allemagne par Jean-Paul PARFU (2016-07-20 17:30:30) 
[en réponse à 809182]

Ce n'est que depuis quelques années seulement qu'il est célébré officiellement en RFA.

Il a été longtemps considéré comme un acte de trahison par une grande majorité d'Allemands. Selon eux en effet, on ne tue pas le chef de l'Etat en pleine guerre alors que le pays est assiégé par ses ennemis.

Le fils aîné de Stauffenberg, qui avait une dizaine d'années au moment de l'attentat, a expliqué ces dernières années, à la télé allemande, qu'il avait été traumatisé lorsqu'il avait appris que c'était son père qui avait voulu tuer le Führer.

Il est probablement préférable que l'attentat ait raté, car beaucoup auraient affirmé sinon que, si Hitler avait survécu les choses se seraient mieux passées etc ... Le régime est allé è son terme et on a pu voir jusqu'où il est allé.

La naissance de la RFA en a été facilitée.
images/icones/fleche2.gif  ( 809186 )Inconsidéré par Lycobates (2016-07-20 17:33:52) 
[en réponse à 809182]

en effet.
Il y avait 24 personnes dans la baraque où a explosé la bombe, alors que le but était de tuer un seul homme.
Par miracle seulement 4 hommes ont péri, et pas les bons.
Prendre un tel risque est moralement inqualifiable.

Ceci dit, le magistère de l'Église condamne de toute façon le tyrannicide, même s'il y avait eu la certitude morale que par cet acte seule la cible serait tuée, sans mettre en péril d'autres personnes non ciblées. Ce qui ne fut pas le cas.

Sur le tyrannicide, lire, en anglais,
ICI
images/icones/neutre.gif  ( 809191 )le magistère épiscopal de juillet 1944 n'était pas d'accord avec Newadvent par Luc Perrin (2016-07-20 18:15:03) 
[en réponse à 809186]

semble-t-il. Ou plus exactement ...

Il n'y avait aucun innocent en ce lieu sauf si vous avez la preuve que des otages polonais ou autres y étaient détenus. Tous les dirigeants de l'effort de guerre et d'extermination nazi étaient par essence coupables.

Le cas donné par Me Parfu est édifiant : un haut dirigeant de la Luftwaffe ayant combatuu sur le front soviétique... comme "innocent" on fait mieux.

Le rubricisme rend fou parfois et la lecture par trop littérale et désincarnée amène à des jugements qui défient le sens commun.
images/icones/neutre.gif  ( 809200 )Discussion inutile par Lycobates (2016-07-20 18:54:24) 
[en réponse à 809191]

Il serait trop demander de discuter avec quelqu'un, même s'il est historien, pour qui l'appel à la prière pour le repos de l'âme d'un homme équivaut à le "conspuer".

Si les hommes présents dans la baraque ce 20 juillet 1944, étaient coupables ou innocents, ce n'est pas à vous ou à moi de le dire, je ne les connais pas, et vous je suppose non plus, mais c'est lors d'un procès régulier qu'il eût fallu le déterminer. Pas un procès mené par des vainqueurs sur des vaincus, bien entendu, mais un procès selon les lois du pays en vigueur au moment des crimes (puisque: nulla poena sine lege), corrigées, s'il le faut (et il l'aurait fallu), par la loi naturelle à la lumière de la morale chrétienne.

Personnellement je ne considère pas le seul fait d'avoir combattu au rangs des vaincus de 1945 comme suffisant pour taxer un tel individu de criminel. C'est même diffamant.
Pour le faire il faut prouver au cas par cas que l'individu en question a commis des crimes, non seulement moralement abjectes, mais aussi punissables en justice.

Mais même si c'était le cas, et tous les présents à la baraque étaient de graves criminels, il n'est jamais permis, en morale et en droit, de tuer sans aucune forme de procès.
Un coup d'état, dans les circonstances surtout de 1944, pour saisir et traîner en justice les responsables du régime et éventuellement les condamner à mort, oui, mais un attentat aveugle et insidieux, non.
Tout le drame de Stauffenberg est là.

Je vous conseille de bien vous reposer cet été, au frais, vos étudiants à la rentrée apprécieront.

"NewAdvent" est un serveur informatique d'obédience conciliaire et qui n'a pas d'idées à lui; il a mis en ligne la Catholic Encyclopaedia, parue sous saint-Pie X, au début du XXe siècle, sans moderniser le texte, ce qui fait tout son intérêt. On y trouve la saine doctrine de l'Église.
Voir ICI
images/icones/rose.gif  ( 809202 )il fait chaud où je suis présentement par Luc Perrin (2016-07-20 19:16:40) 
[en réponse à 809200]

mais heureusement mon cerveau est à température normale.

Le fait que des autorités catholiques et hiérarchiques aient approuvé l'acte montre, à mon avis, que le jugement d'un acte par notice encyclopédique (y compris par recours au Docteur angélique qui n'a pas toujours vu juste ex. pour l'Immaculée Conception) n'est pas forcément évident de soi.

Le Père Sale sj historien, j'ai donné son texte, est louangeur sans réserve et ma compassion va aux victimes du nazisme en premier avant les 4 morts de l'attentat, tous liés au plus haut niveau à l'action criminelle des armées allemandes et qui auraient eu à rendre des comptes à la justice des hommes de toute façon s'ils avaient vécu.

On peut certes prier pour des criminels et vous devez sans doute demander des neuvaines pour Roland Freisler et Bouhlel : c'est permis, je n'en disconviens pas.




images/icones/neutre.gif  ( 809220 )[réponse] par Turlure (2016-07-20 21:41:43) 
[en réponse à 809200]

Je ne prétends pas donner d'avis circonstancié sur cette affaire que je ne connais que très vaguement,

il n'est jamais permis, en morale et en droit, de tuer sans aucune forme de procès

Jamais ? Mais quand la justice ne peut pas s'exercer par ses voies ordinairement légitimes, on ne doit rien faire ?

Et quid de la guerre ? Car à mon sens, il s'agit bien en l'occurrence d'un acte de guerre - vous allez sans doute me répondre par une énumération que vous voudrez exhaustive et définitive des conditions formelles et matérielles de la guerre juste pour me dire que ce n'était pas possible en l'espèce, surtout entre un Allemand et un autre Allemand.

Du reste, Saint Thomas d'Aquin n'admet-il pas le tyrannicide lorsque toutes les autres actions se sont révélées vaines ?
images/icones/fleche2.gif  ( 809238 )Une chose quand même Luc par Jean-Paul PARFU (2016-07-21 11:00:40) 
[en réponse à 809191]

On n'est pas un criminel simplement parce qu'on est un haut gradé de la Wehrmacht (ici la Luftwaffe) et qu'on fait la guerre à l'Union soviétique de Staline.

A ma connaissance, la Wehrmacht, et en particulier la Luftwaffe, n'ont pas été déclarées "criminelles" lors du Procès de Nuremberg.

Il est clair que lorsqu'on veut assassiner Hitler dans son Grand Quartier Général (GQG) de Prusse-Orientale (aujourd'hui au nord-est de la Pologne ici) lors d'une Conférence militaire sur la situation militaire, on va tuer des personnes qui participent à cette conférence et qui sont, pour la plupart, des militaires de haut rang.
images/icones/porrectus.png  ( 809217 )Moui par Réginald (2016-07-20 21:31:07) 
[en réponse à 809186]

Nous savons qu'il existe un cinquième commandement qui nous interdit l'emploi de la force, sauf dans des cas précis qui ont été étudiés et définis par l'Église ; de même qu'il existe un deuxième et un huitième commandement qui interdisent à tous, singulièrement aux Chefs d'État, les faux serments, les mensonges destinés à abuser de la bonne foi de leurs concitoyens. Mais nous savons aussi qu'il existe un premier commandement, qui est le plus grand de tous, et qui nous commande la charité et la compassion envers nos frères dans le malheur. C'est pourquoi il a été de tout temps admis dans la chrétienté que, dans certaines conditions, un acte de force pouvait être un acte d'amour ; et c'est pourquoi selon l'enseignement traditionnel, peuvent être licites des actions de force dirigées contre ceux qui ont perdu le sens moral et le sens humain, et qui précipitent dans la désolation ceux qu'ils ont la charge de protéger et de défendre. Si l'action que nous avons menée, en accord avec les représentants de toutes les élites de la nation, avait réussi, l'une des premières conséquences escomptées eût été l'arrêt du génocide en Algérie. L'actuel Chef de l'État aurait pu arrêter ce génocide en donnant un seul ordre, qu'il n'a pas donné, et, à notre avis, il en portera à tout jamais la responsabilité. » (Bastien Thierry, Extrait de la Déclaration du 2 février 1963)
images/icones/1e.gif  ( 809242 )Condamnation du tyranicide... à voir par PEB (2016-07-21 12:09:12) 
[en réponse à 809186]

Jacques Clément était un religieux qui avait beaucoup appris directement ou indirectement de l'école de Salamanque. L'assassinat des Guise causa à ses yeux la perte d'Henri III. N'oublions pas que c'est la Sainte Ligue qui proposa à ce triste sire la voie de la république catholique et royale plutôt que de l'absolutisme.

Si l'Eglise condamne habituellement le lynchage des dirigeants, elle a régulièrement incité à la désobéissance civile. Ainsi, un prince excommunié dont les vassaux ont été déliés par le Souverain Pontife de leur serment peut et doit être tout à fait déposé et jeté dans un cul de basse fosse comme un simple particulier. De toute façon, le serment civique de la force publique ne s'applique pas à la personne du chef de l'Etat en tant que telle mais aux institutions et à la république qu'il est censé incarner et représenter au bénéfice de son peuple.

Le régime nazi était certainement une entreprise totalement perverse. La Rose Blanche l'avait bien compris et travaillait à la perte de ces dirigeants barbares. A la limite, le devoir de tout chrétien n'aurait-il pas été: soit de provoquer la dislocation des institutions, soit de hâter la défaite ultime de l'empire Allemand afin d'éviter l'anéantissement moral de son peuple?

Sinon, l'entourage du Führer était, par construction, complice de ses actes. Je n'irai donc pas pleurer quatre malheureux nationaux-socialistes plus que cela.
images/icones/coeur.gif  ( 809246 )licéité du tyrannicide par Réginald (2016-07-21 13:48:13) 
[en réponse à 809186]

Je ne serais pas aussi catégorique que vous pour dire que le tyran ne peut jamais être occis.

La question du tyrannicide est débattue depuis fort longtemps par les théologiens.

L’article du Dictionnaire de théologique catholique étudie bien les variations des théologiens, souvent liées au contexte politique de l'époque, et la stabilisation de la doctrine depuis le XVIe siècle. Suarez notamment répondait par l’affirmative. De même, parmi les théologiens classiques plus récents peu suspects de laxisme, on peut citer le dominicain Merkelbach.

Contrairement à ce que vous semblez dire, le magistère n’est pas réellement prononcé sur la question.

Cela permet ainsi à l’auteur du long article de DTC de conclure ainsi : « il sera extrêmement rare que le tyrannicide soit l’unique moyen de parvenir au salut de la cité. Et pourtant, quelques récents exemples de tyrannies nous semblent des raisons suffisantes pour maintenir l’affirmation du droit, même si, en fait l’usage en demeure extrêmement limité. » (A. Bride, « tyrannicide », DTC, tome XV, col. 2014). On voit donc combien doivent « nuancées certaines des affirmations de moralistes, même contemporains, qui proclament sans distinctions ‘’qu’il n’a jamais permis de mettre à mort le tyran’’ » (Ibid., col. 2015). En effet, « une prise position aussi absolue nous semble entachée d’une double erreur de perspective : tout d’abord, l’adoption d’opinions anciennes, qui étaient justes à une époque où l’existence d’une suzerain permettait des solutions pacifiques et en des temps où la tyrannie n’avait pas à son service des moyens de pression qui pratiquement laissent le peuple sans défense. En second lieu, beaucoup ont été hypnotisés par ce principe, très juste d’ailleurs, qu’un inférieur ne saurait juger, encore moins condamner à mort un supérieur. Ce n’est pas toujours et nécessairement le tyran. » (Ibid.)
images/icones/fleche2.gif  ( 809183 )L'une des victimes par Jean-Paul PARFU (2016-07-20 17:19:12) 
[en réponse à 809181]

de l'attentat ici

images/icones/fleche2.gif  ( 809207 )Une victime de la répression par Jean-Paul PARFU (2016-07-20 20:09:59) 
[en réponse à 809183]




ici
images/icones/1p.gif  ( 809189 )pour répondre à Lycobates qui conspue le héros malchanceux von Stauffenberg par Luc Perrin (2016-07-20 18:01:53) 
[en réponse à 809181]



Pour répondre à votre étrange, euphémisme, soutien indirect au Führer Adolf Hitler à partir d'un argument bien pauvre, il est aisé de rétorquer :

- "inconsidéré" ? aucunement ! Le 20 juillet a été planifié avec soin et a même connu un début de succès dans le Gross Paris en particulier.
- l'attentat a failli réussir à un cheveu : un petit retard dans le bunker et une chance défiant la rationalité ayant joué, Hitler lui-même se pensait comme "miraculé" (par Satan peut-être)

- y-avait-il des innocents dans le bunker comme vous l'affirmez indirectement de façon stupéfiante ? Evidemment non : une partie du Haut état-major a d'ailleurs été traduite devant la cour de Nuremberg, les autres avaient tous des crimes de guerre au moins sur la conscience. Stauffenberg, fervent hitlérien au départ, était-il lui-même exempt de tout reproche au sens pénal ? (à vérifier).

Surtout en cas de succès, si un régime militaire (façon Badoglio 1943 en Italie) s'était mis en place en juillet 1944, la face de l'histoire européenne en eût été bouleversée ... pour le mieux !

Qu'on en juge : capitulation allemande anticipée avec économie des victimes (chiffre considérable>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> 4) d'une année presque ; l'URSS à l'Est de la Pologne et donc (sauf avachissement américain toujours possible) quasiment pas de bloc soviétique, l'Allemagne n'aurait pas été un tas de cendres et de pierres comme en mai 1945 en dépit des bombardements déjà entamés, Dresde sauvée, les régimes alliés et inféodés au IIIe Reich défaits plus vite aussi, les pertes énormes de 1945 dans les camps de concentration évitées ...

ps. si c'est au nom du pacifisme absolu car vous rejetez par essence tout acte de guerre, de violence y compris en auto-défense, pour levez l'ambiguïté, vous auriez pu l'indiquer afin d'éviter ce goût détestable de freislerisme (cf. Roland Freisler) qui colle à votre condamnation unilatérale de ceux qui, un peu tard certes, ont tenté de stopper la machine de mort abominable du démoniaque Hitler.

Parmi les conjurés, il y avait au passage 3 Pères jésuites dont Alfred Delp qui fut exécuté à la différence des deux autres. Pour le Père Sale sj, historien spécialiste de la période, le jugement est à l'opposé du vôtre au plan moral et bénéficiait, selon lui, de l'appui d'autorités épiscopales au sens moral aigu (von Preysing, von Faulhaber); l'historien rappelle que le Saint-Siège avait soutenu en 1939-1940 une conjuration qui aurait permis de déposer Hitler.

Je le cite :

"Quelles étaient leurs activités ? (le cercle de Kreisau)
SALE: Ils n’avaient naturellement pas une grande liberté de mouvement… ils se réunissaient pour des conférences privées dans lesquelles on débattait de l’avenir du pays, on faisait des projets pour l’Allemagne, une Allemagne évidemment sans Hitler… C’est le comte Helmuth James von Moltke, un personnage de grande valeur morale et spirituelle, qui avait créé ce cercle. Comme d’autres aristocrates qui avaient adhéré au cercle, il voyait dans le renversement du régime non seulement la seule possibilité de salut pour l’Allemagne, la possibilité pour la nation de se racheter de la dégradation nazie, mais aussi, au niveau personnel, une façon de sauver son âme. La possibilité de porter sérieusement un coup au cœur du régime est née du rapprochement qui s’est opéré entre le cercle de Kreisau et la dissidence militaire. De plus, Claus Schenk von Stauffenberg, qui appartenait au milieu des étroits collaborateurs du Führer, est venu s’unir aux conspirateurs. C’était la première fois qu’un complot pouvait compter sur un contact si rapproché. L’exécution du plan, qui avait été conçu à l’intérieur du cercle, a été précipitée après que, pour des motifs de service, von Stauffenberg a eu connaissance d’un ordre prévoyant «pour quarante ou quarante-deux mille juifs hongrois le “traitement spécial” d’Auschwitz».
La hiérarchie ecclésiastique était-elle au courant de la tentative de coup d’État?
SALE: Nous savons par les journaux personnels de Moltke que des «évêques de grande autorité étaient proches de la résistance». Nous savons qu’en janvier 1943, von Moltke, qui était à Munich pour rencontrer les pères Augustinus Rosch, Lothar König, Alfred Delp (jésuites adhérant au cercle de Kreisau dont le dernier cité a été tué après l’attentat manqué) et l’avocat Muller, l’homme qui faisait la liaison avec le Vatican, a parlé du plan avec le cardinal Michael Faulhaber, lequel a tacitement donné son accord. Nous ne savons pas si von Preysing était lui aussi au courant, mais c’est fort probable, vu les rapports assidus qu’entretenaient les deux hommes."

source : http://www.30giorni.it/articoli_id_808_l4.htm








images/icones/neutre.gif  ( 809192 )Lycobates a raison : la fin ne justifie pas les moyens. par Regnum Galliae (2016-07-20 18:32:03) 
[en réponse à 809189]

Tuer n'est permis que pour se défendre : légitime défense, guerre, peine capitale à condition que la culpabilité et la responsabilité du condamné sont vérifiées.

La vie est un don de Dieu et nul ne peut l'ôter en dehors de ces trois situations. Si chacun se mettait à décider qui mérite de vivre ou de mourir, où irions-nous ? D'ailleurs, les premiers chrétiens se faisaient un honneur de ne pas souhaiter la mort de Néron. A fortiori, ils ne l'auraient pas tué. Et heureusement, car comment dire qui a le droit de mourir et de vivre ? Pourquoi tuer Hitler plus qu'un homme politique moderne responsable de tous ces avortement ? Ou un médecin avorteur ? Un pédophile tortionnaire d'enfant ?

L'acte est certes beau et héroïque, plein d'abnégation, mais il n'en est pas moins moralement condamnable. Je m'étonne que personne ici ne relève cela, sur un forum catholique...
images/icones/1i.gif  ( 809195 )de mieux en mieux l'Allemagne était donc en "paix" en 1944 par Luc Perrin (2016-07-20 18:39:37) 
[en réponse à 809192]

a-hu-ri-ssant. J'en reste hébété.

images/icones/fleche2.gif  ( 809196 )la guerre n'a rien à voir par Regnum Galliae (2016-07-20 18:46:38) 
[en réponse à 809195]

Hitler n'était pas un soldat sur un champ de bataille
images/icones/1d.gif  ( 809201 )il était en effet chef suprême et effectif des armées par Luc Perrin (2016-07-20 18:56:14) 
[en réponse à 809196]

c'est moins qu'un soldat, c'est sûr. L'état-major central n'étant bien sûr pas une cible de guerre, c'est bien connu de tous les militaires.

Il doit faire 70°C chez vous ...
images/icones/1a.gif  ( 809234 )c'est drôle par F. de T. (2016-07-21 10:41:20) 
[en réponse à 809201]

je viens de voir "le renard du désert" film de 1951 (documentaire ?) où Rommel se pose un peu les mêmes questions que sur le Forum avant de participer à l'attentat. Le chef militaire de Rommel sur le mur de l'atlantique traite Hitler de "caporal".
images/icones/livre.gif  ( 809197 )Saint Thomas d'Aquin est formel sur la question par Regnum Galliae (2016-07-20 18:49:18) 
[en réponse à 809195]

Isa IIae, Question 64, ARTICLE 3 ─ Est-il permis à un particulier, ou seulement à l'autorité publique, de tuer le pécheur ?

Objections :

1. Il semble qu'il soit permis à un particulier de tuer un pécheur. En effet, la loi divine ne saurait prescrire rien de mal. Or Moïse a prescrit (Ex 32, 27) : « Que chacun tue son frère, chacun son ami, chacun son parent », pour avoir commis le crime d'adorer le veau d'or. Donc, même des personnes privées peuvent licitement tuer un pécheur.

2. Puisque, on vient de le voir, le péché rend l'homme comparable aux bêtes, et que tout homme peut tuer une bête sauvage, surtout nuisible, il est permis, au même titre, de tuer un pécheur.

3. Tout homme, même un individu privé, agit louablement en servant le bien commun. Or la mise à mort des malfaiteurs est utile au bien commun, on vient de le voir.

Cependant, S. Augustin parle ainsi « Celui qui sans mandat officiel tuera un malfaiteur sera homicide, et d'autant plus qu'il n'a pas craint de s'arroger un droit que Dieu ne lui avait pas donné. »

Conclusion :

Nous venons de dire que la mise à mort d'un malfaiteur est permise en tant qu'elle est ordonnée à la sauvegarde de la société. C'est pourquoi elle appartient à celui-là seul qui pourvoit au bien commun de la société, de même que l'ablation d'un membre corrompu revient au médecin auquel on a confié la santé du corps tout entier. Or le soin du bien commun est confié aux princes qui détiennent l'autorité publique. C'est donc à eux seuls et non aux particuliers qu'il revient de mettre à mort les malfaiteurs.

Solutions :

1. Denys remarque que le véritable responsable d'une action est l'autorité qui l'ordonne; aussi, comme S. Augustin l'écrit : « Celui qui tue, ce n'est pas celui qui doit son service à celui qui commande, comme le glaive à celui qui s'en sert. » C'est ainsi qu'il faut juger le cas de ceux qui tuèrent leurs parents et leurs amis sur l'ordre de Dieu; le véritable auteur de ces meurtres était l'autorité qui le leur avait ordonné; il en est de même du soldat qui tue un ennemi sur l'ordre du prince, et du bourreau qui exécute un bandit d'après la sentence du juge.

2. Il y a une différence de nature entre la bête et l'homme. Aussi n'y a-t-il pas besoin d'un jugement pour tuer la bête, si elle est sauvage. Mais si c'est une bête domestique, un jugement sera requis, non pour elle, mais pour le dommage subi par son maître. Mais l'homme pécheur n'est pas d'une autre nature que les justes. C'est pourquoi il faudra un jugement public pour décider s'il doit être mis à mort pour le salut de la société.

3. Faire quelque chose pour l'utilité commune sans nuire à personne est permis à toute personne privée. Mais si cela doit nuire à autrui, cela ne peut se faire qu'au jugement de celui qui peut apprécier ce que l'on peut enlever aux parties pour le salut de tous.
images/icones/ancre2.gif  ( 809210 )Il est permis d'entrer en résistance par Paterculus (2016-07-20 20:33:27) 
[en réponse à 809197]

Ce n'est pas un particulier seul qui a agi, il a été le soldat d'un parti de résistants, lequel avait le droit d'entrer en résistance armée.
VdP
images/icones/ancre2.gif  ( 809209 )Désaccord avec votre majeure par Paterculus (2016-07-20 20:26:57) 
[en réponse à 809192]

Vous écrivez :

Tuer n'est permis que pour se défendre


Moi je pense que tuer est permis aussi pour défendre les autres.

Luc Perrin a bien montré dans ce fil ceux qu'il fallait défendre (les juifs promis à l'extermination, les captifs des camps de concentration ou de prisonniers de guerre, les soldats qui allaient mourir dans la continuation des combats, les civils victimes des bombardements...) et les dommages qu'il fallait éviter (destructions de guerre, pas seulement en Allemagne ; extension de l'empire soviétique et son implosion repoussée de plusieurs dizaines d'années, etc.)

Bref je m'étonne de votre raisonnement.

Il ne s'agissait pas d'un tyrannicide au sens classique du terme, il s'agissait de combattre un homme de guerre au gigantesque pouvoir de malfaisance.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/heho.gif  ( 809221 )Tout à fait par Aigle (2016-07-20 22:01:25) 
[en réponse à 809209]

D'accord avec vous chers Paterculus et Luc.

Hitler était un tueur. Le tuer aurait permis de sauver tous les hommes, y compris allemands, qu'il allait faire mourir ...de même que tuer Mehr ou d'autres islamistes dont seule la mort peut interrompre la foule criminelle.

On peut aussi ajouter que Hitler était un tueur hors normes ...
images/icones/1g.gif  ( 809215 )Excusez-moi... par Signo (2016-07-20 21:17:21) 
[en réponse à 809192]

...mais vous avancez des énormités.

-La responsabilité d'Hitler dans le déclenchement de la guerre, dans la commission des crimes de guerre et des massacres de masse était évidente. Sans Hitler, il est plus que probable que le cours de l'histoire eût été très différent, probablement beaucoup moins meurtrier en tout cas.

-la doctrine thomiste selon laquelle seul le prince a le droit d'ôter la vie du criminel vaut dans une situation "normale", c'est à dire une situation dans laquelle le prince, même dictateur, même exerçant brutalement son pouvoir, entre dans la catégorie d'un dirigeant "classique", c'est à dire au pouvoir de nuisance limité. Hitler était un homme d'Etat certes, mais dont la politique conduisait de toute évidence une nation et même un continent entier à sa destruction totale, en ayant, au passage, organisé la mise à mort de peuples entiers. La doctrine de St-Thomas ne peut donc pas s'appliquer à une situation aussi hors normes qu'était la seconde guerre mondiale. Les nombreux chrétiens de l'opération Walkyrie l'avaient compris et ont agi en conséquence.

Seule la modernité occidentale a pu créer les conditions permettant l'émergence de régimes politiques ayant une telle capacité de nuisance. "Nuisance", le mot est faible. Il est évident qu'assassiner Hitler en 1944 aurait permis de sauver des centaines de milliers de vies humaines, puisque comme cela a été rappelé, ce sont les derniers mois de la guerre qui ont été les plus meurtriers; par ailleurs c'est bien la survie du dictateur jusqu'au bout qui a rallongé la durée des combats, retardé la libération des détenus des camps, permis la commission de massacres jusque aux dernières semaines de la guerre...

-Votre comparaison avec les hommes politiques modernes, est, excusez ma brutale franchise, stupide. Assassiner F. Hollande ou M. Valls ne mettrait en aucune façon fin à ce massacre des innocents qu'est l'avortement, problème qui est lié à une décadence morale des sociétés occidentales et non à l'action de tel ou tel homme politique, même si tous ont une part de responsabilité plus ou moins grande dans le crime. La situation n'est donc absolument pas comparable.

Ceci dit, le débat est pertinent et intéressant. Je pense qu'il y a deux écueils à éviter: l'écueil du doctrinaire qui consiste à appliquer une loi morale répondant à un cas général pour n'importe quelle situation, sans tenir compte du contexte et des cas particuliers; et l'écueil du libéral laxiste, qui consiste à affirmer qu'une loi morale peut être modifiée en fonction des circonstances. Le juste milieu catholique consiste à affirmer que la loi morale ne peut souffrir d'exceptions, mais dans le cadre des cas pour laquelle elle s'exerce et pour laquelle elle a été conçue. Concernant celui du régime nazi, la question n'est pas de savoir si la doctrine de St-Thomas doit être modifiée ou pas, la question est de savoir si le cas qui nous occupe entre dans le champ d'application de cette loi; la réponse est non.

C'est au nom de cette intelligence morale que, par exemple, Benoit XVI -qu'on ne peut qualifier de "laxiste" sur les questions morales-, a pu affirmer que l'usage du préservatif pouvait être toléré (par exemple, dans le cadre de la prostitution): la prohibition du préservatif repose sur le principe que l'acte sexuel doit laisser la porte ouverte au don de la vie dans le cadre de l'amour conjugal; or le cas très particulier de la prostitution est en quelque sorte "hors-champ", ou hors sujet, dans le sens où la question du don de la vie ne se pose même pas. La condamnation de l'usage du préservatif ne s'applique donc pas! Je pense que ce raisonnement logique et équilibré correspond à la question de la pertinence morale de l'attentat du 20 juillet.
images/icones/fleche2.gif  ( 809198 )Vous avez en partie raison Luc par Jean-Paul PARFU (2016-07-20 18:51:57) 
[en réponse à 809189]

Il y a eu par exemple davantage de morts entre le 20 juillet 44 et le 8 mai 45 qu'entre le 1er septembre 39 et le 20 juillet 44.

Trois choses cependant, outre ce que j'ai déjà écrit plus haut :

1) Rien ne dit que les Soviétiques se seraient arrêtés à leurs positions au 20 juillet 44 si l'attentat avait réussi ;

2) Les conjurés, contrairement à ce qu'on pourrait croire, n'avaient pas trop de soutien dans la population allemande, même si les Allemands ont expliqué juste après la Guerre qu'ils étaient tous contre Hitler et le régime nazi ;

3) Enfin, vous y faites vous-même allusion, beaucoup des conjurés avaient été de très chauds partisans du régime et il semblerait que ce soit surtout les défaites du régime qui leur aient ouvert les yeux. Autrement dit, quand il y a des victoires, on est pour Hitler, mais quand il commence à perdre, on quitte le navire. Certains ont même expliqué après l'attentat qu'ils avaient agi pour sauver ... la vieille Prusse ...

Une chose est certaine : ces hommes, les conjurés, ont eu du courage et lorsque l'on fait un attentat ou un putsch, il vaut mieux le réussir, sinon ...
images/icones/neutre.gif  ( 809204 )oui histoire fiction mais tout de même par Luc Perrin (2016-07-20 19:31:51) 
[en réponse à 809198]

Tout dépendait en fait de l'attitude des Alliés (USA-GB) qui ont mal vu ce putsch comme le font les Bruxellois pour celui qui aurait pu nous débarrasser de ce danger public d'Erdogan si ce dernier coup n'est pas une simple machination du régime.

Les conjurés pensaient conclure une paix avec les Alliés et contenir l'Armée rouge. Pas sûr en effet que Roosevelt ait accepté et même peu probable sans une capitulation.

On peut penser que des éléments nazis auraient tenté de reprendre la main mais sans le Führer et vues les grosses défaites, ce n'était pas évident pour eux.

L'effondrement du Reich nazi était toutefois inéluctable et aurait été grandement accéléré.

L'histoire a été décidée autrement et que Stauffenberg repose en paix ainsi que ses compagnons tombés sous la répression nazie.

ps. les séances du Volksgericht étaient filmées pour Hitler qui s'en délectait, elles sont assez épouvantables.
images/icones/ancre2.gif  ( 809212 )Bien d'accord avec vous... par Paterculus (2016-07-20 20:35:54) 
[en réponse à 809204]

... dans tout ce fil.
VdP
images/icones/fleche2.gif  ( 809218 )je crains par Réginald (2016-07-20 21:33:18) 
[en réponse à 809189]

Je crains, cher Luc, que vous ne perdiez votre temps.
Certains ici préfèrent Bastien Thierry à Stauffenberg...
images/icones/iphone.jpg  ( 809227 )Évitons de mêler Bastien-Thiry à cette discussion! par Ubique Fidelis (2016-07-21 00:21:47) 
[en réponse à 809218]

Personnellement, je souscris entièrement aux propos de Luc Perrin et Paterculus comme souvent guidés par un vrai sens de la justice et d'une authentique morale.

En revanche, je ne vois pas ce que Bastien-Thiry vient faire là; même s'il est vrai que lors de son procès celui-ci a fait référence â Stauffenberg, Boeselager et d'autres et qu'il a justifié ses positions et actes par une application de la doctrine morale thomiste.

Les tenants et aboutissants de l'affaire du Petit-Clamart sont complexes et mériteraient d'être longuement étudiés. Vous ne m'entendrez jamais justifier ces faits mais pour moi l'exécution de Bastien-Thiry est à la présidence de Charles de Gaulle, ce que fut l'exécution du duc d'Enghien pour le Consulat (et spécialement le Premier Consul): une faute politique et un déshonneur!

C'est une des raisons pour lesquelles je ne peux pas me sentir gaulliste!


images/icones/neutre.gif  ( 809228 )Un point de détail par Aigle (2016-07-21 07:53:31) 
[en réponse à 809227]

Cher ublique il y a un détail qui séparé Enghien et BT.

Enghien a été condamné au terme d'un procès bâclé et sans réelles preuves

BT était authentiquement le chef d'une conjuration visant à tuer le chef de l'Etat. Il ne l'a pas nié d'ailleurs et a assumé ses actes avec courage et talent.

Évidemment ils ne pouvaient savoir que ses tireurs étaient aussi nuls.
images/icones/iphone.jpg  ( 809231 )J'en conviens par Ubique Fidelis (2016-07-21 08:24:41) 
[en réponse à 809228]

Les contextes également étaient différents. Le duc d'Enghien a effectivement été victime de la lacheté et de la cruauté d'un Savary aux ordres d'un futur usurpateur.

Le lieutenant-colonel Bastien-Thiry était un officier chrétien de valeur qui s'est battu pour des idées, des valeurs et des hommes contre une situation en Algérie inadmissible et criminelle. Il n'a pas cherché, vous avez raison, à échapper à son exécution, il a tout assumé et a été même rassuré de savoir la Tocnaye et Prévost graciés.

Jusqu'au bout, il a été courageux.

L'un de ses avocats avec Dupuy et l'immense Tixier-Vignancour (notre maître à tous avec Isorni) a même pu dire:

"Si je me convertis un jour, ce sera grâce au colonel Bastien-Thiry. Lorsqu'il a communié pour la dernière fois ici-bas, une véritable transfiguration a illuminé son visage."
images/icones/neutre.gif  ( 809240 )Disons qu'elle manquait de magnanimité! par le torrentiel (2016-07-21 11:26:24) 
[en réponse à 809227]

Tout est dans le titre.