En ce moment, je lis le dernier numéro du
Figaro Histoire (n° 26), dont le dossier spécial est consacré aux guerres de Vendée : «
L'Épopée des Géants ». Intéressants articles que je vous conseille, notamment celui de Reynald Secher « Par le Fer et par le Feu », rappelant l'horreur des persécutions.
J'ai lu également l'article rédigé par Philippe Maxence, intitulé « Chouans ou Vendéens ». L'auteur essaie de montrer les différences entre les diverses chouanneries et le soulèvement vendéen (angevin-poitevin-bas breton pour être précis), mais aussi les évidents points communs. Voici sa conclusion :
Royalistes, catholiques, provincialistes, les chouans furent parfois aussi des jusqu'au-boutistes.
« Jusqu’au-boutistes » ? Pour ma part, je trouve ce mot final déplacé. Outre le fait qu'il s'agit d'un terme familier utilisé surtout à l'oral, cet adjectif me semble plutôt péjoratif. Le Centre National des Ressources Textuelles (CNRTL) donne cette
définition :
Qui est propre au partisan d'une action menée jusqu'à la conclusion extrême ; et comme
synonymes :
belliciste, extrémiste, fanatique.
Les chouans étaient-ils des « fanatiques » qui allaient trop loin ? Non, pour moi. Les chouans défendaient leur terroir, leurs traditions, leurs libertés réelles, leur fidélité au Roi et leur Foi en Dieu, face aux terroristes révolutionnaires qui mettaient en place la déchristianisation et la défrancisation du pays dans le sang.
M. Maxence doit trouver que les saints et les martyrs sont « jusqu’au-boutistes » aussi parfois. Et notre Seigneur sur la Croix qu'arboraient les chouans ?