Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 807702 )Le double discours de Mgr d'Ornellas par Eti Lène (2016-06-24 13:08:31) 

continue



24/06/2016 – 08H30 Rennes (Breizh-info.com) – L’intense polémique provoquée par la volonté de l’évêque de Rennes de mettre fin à la messe traditionnelle de la chapelle Saint-François, ainsi qu’à la présence des chanoines de l’ICRSP qui la desservent depuis 14 ans, n’en finit plus de faire des vagues au sein du diocèse de Rennes, mais aussi dans un nombre croissant de médias. D’autant que le double discours de l’évêché continue, comme le montrent les événements des jours passés. Ce 24 juin rendez-vous a été pris entre Mgr d’Ornellas, et le provincial de l’ICRSP en France, Mgr Michael Schmitz, qui vient en personne tenter trouver une solution pour la chapelle Saint-François.

Devant le trou béant de la future station Mabilais du métro rennais, la chapelle Saint-François de Rennes est comme une citadelle assiégée, au coin des rues de Redon et Claude Bernard. Ce mercredi 22 juin, elle était encore pleine à craquer – comme chaque dimanche – de fidèles venus assister à la réunion tenue par l’association Saint Benoît de Nursie, qui gère la chapelle depuis 1988, date à laquelle une communauté traditionnelle a pu s’insérer dans le diocèse de Rennes, lorsque cette chapelle leur a été confiée. Superbe à l’intérieur malgré une couverture qui aurait besoin de travaux, elle est du reste toujours partagée avec les tenants de la messe en français, qui y viennent, en nombre très restreint, le dimanche matin. L’association faisait état des dernières nouvelles et nombreux sont ceux qui ont posé des questions, ou témoigné leur soutien à la cause qu’elle défend : c’est à dire le maintien de la messe et de la communauté traditionnelle, dans la chapelle Saint-François et pas ailleurs, comme l’affirmait avec force dans nos colonnes son président Hubert des Minières il y a quelques jours.

Le diocèse de Rennes pris en flagrant délit de double langage

Au début de cette réunion, un envoyé du diocèse, le père Lagneau, est venu lire un message de Mgr d’Ornellas, l’archevêque de Rennes. Dans sa longue lettre, il affirme avoir « entendu les désirs qui [lui] ont été exprimés », affirme qu’il « aime tous les catholiques et les fidèles de saint François », qu’il veut sauvegarder « le bien précieux de l’unité » et qu’il est « en contact avec Mgr Schmitz », le provincial de France de l’ICRSP, qu’il « va rencontrer ».

Pourtant, quelques heures avant, ce n’est pas vraiment ce que disait le délégué à la communication du diocèse de Rennes, Jelle Lemaître, que nous avons réussi à rencontrer. « Il y a eu un échange par courrier avec Mgr Schmitz, en juin. Il a été convenu qu’ils se rappelleraient au téléphone ce 24 juin, et ce rendez-vous a été décalé par Mgr Schmitz, pour des raisons personnelles. Un autre rendez-vous devrait être pris, mais n’a pas encore été calé ». Soit les nouvelles vont trop vite pour la communication diocésaine, soit celle-ci tente maladroitement de cacher une pratique du double langage digne des mauvaises habitudes de la politique… dont elle n’est d’ailleurs pas si éloignée puisqu’à la ville, Jelle Lemaître a été élu de Questembert jusqu’en 2013, et a eu des responsabilités au sein du PCD et de l’UMP dans le Morbihan et en Ille-et-Vilaine.

Quelques instants plus tard nous abordons la lettre du 2 juin, envoyée par l’ICRSP avec des noms de successeurs pour remplacer le chanoine Cristofoli. Cette lettre n’a jamais reçu de réponse de la part du diocèse. Elle a été lue cependant. « Cette proposition de l’ICRSP est caduque, puisque la personne proposée a déjà été nommée ailleurs, ou a des soucis de santé, je ne sais pas trop », affirme, d’une voix hésitante, le délégué à la communication, l’air pas très sûr de ses propos.

Vente de la chapelle : le diocèse reconnaît une « grosse erreur d’appréciation » mais son avenir reste flou

Le 10 juin dernier, en annonçant au chanoine Cristofoli que le diocèse rompt la convention avec l’ICRSP et a l’intention de vendre la chapelle, Mgr Souchu, évêque auxiliaire de Rennes, met le feu aux poudres. Le service de communication du diocèse, assailli chaque jour par des dizaines d’appels de fidèles qui s’inquiètent du traitement qui est fait à la communauté de la chapelle Saint-François et du sort de la chapelle, essaie de calmer la polémique. Nous avons donc demandé à Jelle Lemaître que penser des annonces faites par Mgr Souchu le 10 juin dernier : « c’est une grosse erreur d’appréciation », a-t-il reconnu.

« Il n’y a pas de projet immobilier », affirme avec force Jelle Lemaître. Même pas pour financer la dispendieuse – et architecturalement très moderne – église nouvelle de Saint-Jacques de la Lande ?

« On a vendu l’ancienne église des spiritains à Villejean, qui était désaffectée et délabrée, et un presbytère en zone rurale. J’étais encore avec l’économe diocésain, il n’est absolument pas prévu de vendre la chapelle Saint-François, on prévoit même d’y faire des travaux d’accessibilité, voyez-vous ». L’accessibilité était en effet une des deux raisons qui avait motivé une visite dans le cadre d’un audit sécurité de l’économat diocésain, en mai 2016. L’autre raison avait été donnée de façon impromptue par un collaborateur du diocèse au chanoine Cristofoli, pour justifier cette visite : « car la chapelle est sur la liste des bâtiments à vendre ». L’évêché ferait-il encore preuve, ici, d’un double discours ?

Le départ du chanoine Cristofoli : une mutation comme les autres pour le diocèse

Selon Jelle Lemaître, « Saint-François n’est pas une paroisse, c’est une chapelle qui dépend de la paroisse Saint-Clément, et le chanoine Cristofoli a le statut de vicaire de Saint-Clément. Il n’y a pas de convention entre le diocèse et l’ICRSP, mais une convention de mise à disposition du chanoine, par l’ICRSP, pour un temps indéterminé ».

Pourtant, cette convention existe, puisqu’elle était reconduite sur un rythme pluriannuel par le passé, puis d’année en année depuis quelques années et la dégradation des relations entre l’archevêque et la communauté traditionnelle Saint-François, en plein développement. Dans d’autres diocèses, il y a aussi des conventions qui lient l’ICRSP au diocèse pour la desserte d’un ou plusieurs lieux de culte, et parfois l’affectation exclusive d’un lieu de culte. Le cadre que pose le délégué épiscopal à la communication est donc pour le moins inhabituel, s’il existe.

« Ici, il est habituel que les prêtres changent d’affectation après qu’ils soient restés 6 à 7 ans. Le chanoine Cristofoli est là depuis huit ans. Il est payé et logé par le diocèse, qu’il a le même salaire que les autres prêtres », il est donc lui aussi astreint aux mutations. Et doit donc obéir, comme ses fidèles : « il y a quand même des règles dans ce diocèse, il faut les respecter ».

Fidèles qui répondent « on nous demande de l’argent [les fidèles paient au diocèse une somme mensuelle correspondant aux charges courantes et assurent eux-mêmes les petits travaux] mais on ne sait pas qui on est et où on est. Dans une église en mauvais état – la couverture est à refaire – et comme parvis, un trou de 50 mètres de profondeur sur 500 m². On a demandé à avoir une église plus grande, on a expliqué à l’évêque qu’il y a une église, Saint-Etienne à Rennes, qui est grande, en bon état et ne sert jamais, hormis une messe le dimanche. L’évêque nous a dit qu’on ne lui disait pas tout ». Pour l’église Saint-Etienne, un édifice de la toute fin du XVIIe situé près de la porte Mordelaise où les futurs ducs prêtaient serment de défendre les libertés de la Bretagne, l’évêché oppose une fin de non-recevoir. « C’est l’église sacrementelle de la paroisse cathédrale. Il y a des baptêmes, des mariages et des enterrements régulièrement », affirme Jelle Lemaître. Cette église sert vraiment et ça se voit : la placette devant sa façade est un véritable dépotoir oublié des services de nettoyage de la ville de Rennes, et les tags anarchistes « Ni Dieu ni maître » et « i hasta la victoria siempre » ornent son mur nord depuis plus d’un mois, en toute indiffèrence.

Quant aux affiches que certains ont collé sur les portes des églises rennaises, la maison de la communication et même l’église de Bruz, paroisse d’un curé qui accompagne la communication diocésaine, le père Guillou – qui s’est d’ailleurs illustré à Noël, dernièrement, en remaniant la liturgie à la sauce Star Wars, Jelle Lemaître trouve que c’est « un peu excessif ». Ces fidèles traditionnels n’ont fait du reste que reprendre une vieille tradition, celle des « placards », des affiches placardées sur les portes des églises du XVIe jusqu’au XIXe siècle.

« En exposant l’affaire sur la place publique, ils ont mis à jour le double discours de l’évêché, mis la grande majorité des catholiques rennais au courant et les ont poussé à s’impliquer », estime un fidèle de Saint-François. « Plus personne, prêtre ou paroissien, ne peut plus dire qu’il n’est pas au courant ». Quelque peu blessé, l’évêché a porté plainte à deux reprises. Ce qui n’a fait qu’ajouter un peu plus d’huile dans le feu. Jelle Lemaître essaie de calmer le jeu : « il s’agit d’une plainte contre X, pour faire marcher les assurances. Il y a des signalétiques qui ont été abîmées quand on a décollé les affiches. Et puis on n’est pas là pour faire la guéguerre ».

Pourtant, ce collage a été vertement reproché par l’archevêque à l’association Saint-Benoît de Nursie, qui gère la chapelle et s’investit pour son maintien, quand il l’a rencontrée lundi matin, au cours d’une réunion passablement houleuse. Il y avait pourtant une solution qui aurait évité à l’archevêque de braquer un peu plus tout le monde et de chauffer les esprits. Une solution simple, que lui ont fait remarquer avec humour et douceur les membres de l’association Saint Benoît de Nursie. Une solution douce et efficace. L’eau chaude.

Saint-François : une communauté soudée et soutenue dans son combat spirituel

Tout au long de cette semaine, fidèles et prêtres attachés à la messe traditionnelle ou non ont manifesté leur soutien à la cause de la chapelle Saint-François . A la réunion, mercredi soir, d’autres étaient présents pour témoigner. L’abbé Josion, un prêtre diocésain qui vient y confesser une fois par mois, défie le verrouillage imposé par Mgr d’Ornellas à son clergé. Il fait passer le message : « Restez déterminés ».

Un autre intervenant donne des nouvelles d’Ile-de-France. «A Paris, Versailles, on nous dit, battez-vous, vous êtes la lumière de nos aller-retours sur Rennes, on a besoin de ce relais, on a besoin de vous ». Et « au Puy-en-Velay, on fait la une. Pour nous, c’est une espérance. On doit se battre ensemble, pour nous et pour les autres ! » s’exclame-t-il devant une assistance enthousiaste. Une délégation vient de Saint-Malo : « nous voulons former une communauté, mais nous avons 12 ans de retard sur vous. Le combat que vous menez a énormément de répercussions ». Un paroissien, qui a fait sa confirmation à Saint-François le 5 décembre dernier, explique comment il a découvert la messe traditionnelle à la chapelle il y a un an et demi. « J’ai été bouleversé. Quand je suis à la messe, je suis dans l’état de grâce. Je voulais vous remercier d’être ce que vous êtes. Saint-François est une pépinière de vocations. Je ne vois pas à quel titre on pourrait l’abîmer ».

Hubert des Minières, président de l’association Saint-Benoît de Nursie, affirme « nous sommes une communauté soudée. Au-delà de la messe dominicale, c’est tout un combat spirituel. Il y a des activités. Des pélérinages. Le scoutisme, avec une centaine de jeunes. Des activités dans les familles. Nous en avons besoin. Et l’ICRSP nous le procure depuis ans avec largesse. Avec des prêtres diocésains », qui pourraient être nommés par l’évêché à la place du chanoine, « il n’y aurait plus cette vie de communauté, car ils sont très occupés ailleurs ».

Afin d’assurer l’avenir, les fidèles s’en remettent à la prière. L’association Saint-Benoît de Nursie annonce « une chaîne de prières afin que notre évêque prenne la meilleure solution pour notre communauté ». L’entrevue entre Mgr d’Ornellas et Mgr Schmitz est prévue vendredi en tout début d’après-midi. Ce jour là, la chapelle sera ouverte de 9 à 18h et le chapelet y sera récité en permanence. Lundi prochain, quelle que soit la décision – et même s’il y en a aucune – le bureau de l’association se réunira pour décider de la suite.

De son côté, l’évêché, par la voix de Jelle Lemaître, assure que « tout est ouvert, rien n’est décidé. Pour les nominations, il y a toujours des consultations, des échanges. Les conseils presbytéral et épiscopal sont sollicités. Il y aura des vagues de nominations. Dans quelques jours et début septembre ». Il va même jusqu’à affirmer « on évite de perturber les choses ». Et pourtant ce sont les annonces de l’évêché – départ exigé du chanoine Cristofoli, rupture de la convention avec l’ICRSP et vente de la chapelle – qui ont mis le feu aux poudres.

Le chanoine Cristofoli était lui aussi présent à la réunion du 22 juin. Il nous confirme que « Mgr Schmitz sera à Rennes vendredi après-midi » pour rencontrer l’évêque. Quant à son départ, « je l’ai accepté ». C’est pour sa communauté qu’il se bat. Il ajoute « lors de mon entretien avec Mgr Souchu [le 10 juin dernier, NDLR], on m’a fait comprendre qu’il n’était pas prévu que mon apostolat se développe, dans la convention qui avait été faite entre l’ICRSP et le diocèse. Or il s’est développé. C’est ce qui m’est reproché », soupire-t-il.

Affaire à suivre...
images/icones/1r.gif  ( 807706 )c'est l'histoire d'un pompier pyromane par olive (2016-06-24 13:45:31) 
[en réponse à 807702]

qui cherche a éteindre le feu.
Les palinodies récemment lues par son porte parole attisent la braise.
Beaucoup trop de paroles sans actes.

Udp au moment où se décide l'avenir de cette communauté agressée et niée pour ce qu'elle est.
images/icones/iphone.jpg  ( 807708 )On a pas le nom de l'auteur par Adso (2016-06-24 14:02:09) 
[en réponse à 807702]

De ce très bon résumé...même si j'ai mon idée ;)
images/icones/neutre.gif  ( 807729 )[r�ponse] par Mingdi (2016-06-24 16:45:52) 
[en réponse à 807708]

http://www.breizh-info.com/2016/02/13/39062/charlotte-dornellas-journaliste-desinformation-honnete

simple homonymie?
images/icones/1f.gif  ( 807727 )Quand des évêques rejettent l'esprit pour la lettre par BK (2016-06-24 16:21:37) 
[en réponse à 807702]

ils ne voient dans Summorum Pontificum que le droit pour les fidèles (et donc l'obligation pour eux-mêmes via leurs curés, dont la liberté d'action doit être soigneusement contrôlée) d'accueillir la demande (id est de concéder magnanimement) la célébration de la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962.

Du coup, rejetant l'esprit pour la lettre, ils n'autorisent que la messe, et imposent d'une manière ou d'une autre des "conventions où l'apostolat ne doit pas se développer", selon les termes de l'article de Breizh-info.

Des conventions où l'apostolat ne doit pas se développer...

quand on impose à un prêtre de se cantonner strictement à la célébration de la messe,

quand on rejette les vœux des fidèles qui souhaitent que le prêtre qui leur dit la messe assure catéchèse, formation, sacrements,

où est le respect dû aux prêtres, traités davantage en marionnettes qu'en collaborateurs ou fils ?

où est le respect dû aux fidèles, dont les évêques sont les serviteurs ?

où est le respect de l'ordre de l'Incarnation et des Médiations sacerdotales qui passent pour telle âme par tel prêtre ?


La réponse est simple : le bien des âmes imposerait que les prêtres obéissent à leur évêque (même pour des demandes illégitimes) et que les fidèles gagnent en ouverture en assistant aux liturgies que leur évêque choisit pour eux.


Triste perversion de l'esprit... de l’Évangile, du Motu Proprio, des évêques.


Aveugle conception du Peuple de Dieu et du laïcat (pour reprendre des mots dont ils sont friands) : votre liberté, c'est de m'obéir, parce que ma grâce d'état me vaut de voir mieux que vous ce qui est bon pour vous et vos enfants.


Pitoyable combat d'arrière-garde quand la France se déchristianise, il semble qu'il n'y ait rien de plus urgent que de couper de la sève transmise par une belle liturgie les rares fidèles encore vivants.
images/icones/vatican.gif  ( 807733 )désaccord sur un point par olive (2016-06-24 17:08:12) 
[en réponse à 807727]

votre point de vue me parait incomplet sur un point : vous semblez penser que la Liturgie de l'Eglise appartient à l'ê ou au prêtre or c'est exactement le contraire !
La Liturgie n'appartient ni au prêtre ni à l'ê ; elle appartient à l'Eglise
Nous rentrons là dans la dimension surnaturelle
Il est donc logique et normal que les fidèles qui ont compris que le prêtre qui agit "in persona christi" soient extrêmement soucieuses de la qualité liturgique surtout depuis 2007 où la messe forme ordinaire ( et très polymorphe en France ) est officiellement FACULTATIVE.
Remettons NSJC à la première place, rendons lui le culte qui lui est du et tout le reste nous viendra de surcroit.
Je comprends parfaitement les fidèles qui ont choisis la liturgie forme extraordinaire et qui ont besoin de prêtres idoines.
images/icones/1w.gif  ( 807740 )Il faut être naïf ! par Quelconque (2016-06-24 19:35:11) 
[en réponse à 807733]

Il faut être naïf pour croire ce que ce genre d'évêque raconte. Ne vous inquiétez pas, il sait très bien ce qu'il fait et ce qu'il va faire.

Le reste (négociations, rendez-vous, courriers)c'est de la poudre au yeux.

Cet évêque met un terme à la présence de l'ICRSP et de la Tradition dans son diocèse et il y parviendra avec la dose d'hypocrisie dont le clergé a le secret.

Je vous aime chers fidèles, mais retournez-vous j'ai ce qu'il faut pour vous le planter dans le dos.
images/icones/info2.gif  ( 807754 )sur TV libertés par olive (2016-06-24 22:27:50) 
[en réponse à 807740]

Sur TV Libertés où l'on parle de St François à Rennes à partir de 9'07 => http://www.tvlibertes.com/journal-du-vendredi-24-juin-2016-edition-speciale-victoire-du-brexit/

Société / Rennes : une paroisse en résistance contre son évêque
Tempête dans le bénitier à Rennes ! L’évêque du diocèse, Monseigneur d’Ornellas, a rompu la convention entre l’Institut du Christ Roi et l’archevêché qui permettait à la communauté traditionnelle de disposer d’une église. Alexandre Rivet

Bras de fer entre un évêque et ses fidèles. A Rennes, depuis un peu plus de 10 jours, les 600 paroissiens de la chapelle Saint François et leur prêtre issu de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre sont menacés d’expulsion. En cause, la rupture de la convention liant la communauté avec l’archevêque Monseigneur d’Ornellas. Avec la mobilisation massive des catholiques rennais, l’archevêché doit désormais faire face à une affaire publique et devra probablement s’expliquer sur ses agissements. Tout a commencé par la volonté de l’archevêque de vouloir faire jouer la rotation prévue dans les paroisses. Hubert des Minières, président de l’association de Saint Benoit de Nursie, nous résume la situation.

La mobilisation massive des catholiques rennais est perceptible à travers toute la ville, des affichettes “SOS St François Rennes” ou encore de grandes affiches “OUI à la liberté religieuse à Rennes, OUI à la messe traditionnelle” ont été collées tous les jours. L’entrevue avec Monseigneur d’Ornellas n’a cependant pas levé le doute autour du risque d’expulsion des fidèles. Une délégation de l’association Saint Benoit de Nursie qui gère la chapelle depuis 27 ans a été reçue par le prélat le lundi 20 juin. Hubert des minières, relate cet évènement.

Réveillant de vieilles querelles notamment liturgiques apaisées en partie par Benoit XVI et Jean-Paul II, cet épisode ne devrait pas contribuer au renouveau du diocèse de Rennes, diocèse qui n’a connu qu’une seule ordination pour cette année 2016 quand un diocèse comme celui de Fréjus-Toulon, plus favorable à la tradition en a connu 6…
images/icones/fleche3.gif  ( 807770 )Un jour il faudra bien. par Quelconque (2016-06-25 09:58:54) 
[en réponse à 807754]

Quoiqu'il se passe à Rennes ou ailleurs, un jour il faudra que l'état de schisme éclate.

Depuis bien longtemps l’Église est divisée et Vatican II n'a été qu'un élément détonateur qui a "matérialisé" cette division interne et grave.

Malgré un 18ème florissant le mal ronge depuis La Renaissance, Les Lumières et la Révolution.

La situation que nous connaissons aura une fin et celle-ci est accélérée chaque fois qu'une situation conflictuelle se déclenche.

L'abdication mystérieuse du Pape Benoît laisse un goût amère dans le cœur des catholiques.

Pour ce qui est de François il faut être honnête, toute l'aile classique de l’Église attend son départ avec impatience. Il est inutile de gratter dans ses déclarations pour trouver une phrase qui cadre avec la Tradition. Chez un Pape normal on ne gratte pas pour trouver.

Il ne faut pas non plus scruter sa manière d'être en se demandant pourquoi il ne génuflecte pas devant le St-Sacrement ou parce que ceci ou cela. Ce Pape veut une autre Église.

Qu'on ne dise pas "j'aime le Pape quel qu'il soit", c'est faux ! Ce Pape est détesté par tous les classiques. Il faut arrêter de faire semblant.

L'effet François vient remettre de l'air chaud dans la montgolfière des modernistes.

Pour qui connaît l'histoire de l’Église, pas celle dont il rêve ni celle dont il ne connaît que les 40 dernières années, il ne serait pas étonnant que l'élection d'un futur Pape soit la grosse surprise pour tous.



images/icones/neutre.gif  ( 807773 )Excellente analyse par Mingdi (2016-06-25 10:48:39) 
[en réponse à 807727]

et, pour ma part, j'en suis arrivé à la conclusion qu'à part quelques évêques en France que l'on peut compter sur les doigts d'une main, les autres veulent tordre le cou à toute velléité de retour à un catholicisme traditionnel. J'admire ceux qui tentent de composer avec ces Mgr Rastapopoulos, et estime que leur combat est utile voire indispensable, mais que c'est une sorte de guérilla en attendant un débarquement massif.
images/icones/1f.gif  ( 807779 )Pire encore... par BK (2016-06-25 12:22:19) 
[en réponse à 807773]

Quand on impose un apostolat réduit à la messe, on refuse que soit annoncé largement le Christ.

D'autant plus terrible que la catéchèse traditionnelle donne mieux à connaître le coeur de la Foi et les exigences de la vie chrétienne - de la vie dans l'Amour du Christ - que la catéchèse et la pastorale des sacrements de la plupart des paroisses.