Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 807266 )Un prêtre oublié,l'abbé Pierre Bellégo par Jean Kinzler (2016-06-19 15:09:10) 

Le dimanche 27 février 1977, ces catholiques, attachés à la Tradition bimillénaire de l’Église se donnent exceptionnellement rendez-vous à la Mutualité au lieu de l’habituelle salle Wagram.

L’abbé Pierre Bellégo est en train de mener la messe dominicale, dans la nouvelle ordination. Le lieu de célébration habituel des fidèles traditionalistes n’est pas loin de celle-ci.

À la fin de sa messe, lorsque l’abbé Bellégo s’aperçoit que la sébile est revenue vide malgré l’église pleine. Il comprend tout de suite que quelque chose d’anormal se produit.

À la fin de son office, il invite, les nouveaux venus à venir exprimer la raison de leur présence. Un fidèle s’avance et déclare que la messe à laquelle ils viennent d’assister n’est « pas une vraie messe ».

La surprise fait place à la stupéfaction lorsqu’une procession entre dans l’église, menée par six abbés viennent célébrer la messe selon le rite tridentin.

Le père Bellégo tente de s’interposer, mais il est écarté du passage. À la fin de la dernière bénédiction, l’abbé Louis Coache monte à la chaire oratoire et clame : « Maintenant que nous y sommes, nous y restons ! » et de rajouter à l’encontre de Pierre qu’il est inutile de discuter avec lui puisqu’« il n’a que l’Évangile à la bouche ».

Jacques Chirac lui écrit
Pierre est expulsé de l’église violemment par les intégristes, incident au cours duquel il a deux côtes cassées.

Cette attitude évangélique face à cette violence est décisive pour la suite de sa carrière. Cela lui permet de prêcher auprès de ses fidèles sur les dangers d’une religion et d’une Église qui se constitue en société fermée et uniquement soucieuse de ses seuls intérêts.

Pierre perd son église, et bien que cela ne corresponde pas à son tempérament, poursuivra jusqu’au bout la procédure judiciaire afin de la récupérer. Il reçoit même le soutient de Jacques Chirac, alors élu municipal.

Le 12 octobre 1982, ne considérant que le préjudice matériel, le tribunal administratif de Paris condamne l’État à verser la somme de 15 000 francs à Pierre. Celui-ci refuse ce dédommagement « à bon compte ».

Pierre Bellégo meurt à Saint-Vincent-de-Paul en 1995.OC
images/icones/neutre.gif  ( 807441 )Un prêtre oublié, par le torrentiel (2016-06-21 12:32:46) 
[en réponse à 807266]

mais d'une gentillesse et d'une charité inoubliable, ne vous en déplaise!RIP!