Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=806144
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 806144 )Les chrétiens doivent ils accepter ou rejeter l’immigration ? par Ewondo (2016-06-04 13:56:22) 

Les chrétiens doivent ils accepter ou rejeter l’immigration ?
Quelques réflexions utiles de Saint Thomas d’Aquin
« Lorsqu’elle devient démesurée et incontrôlée, mettant en danger les fondements de la société et de l’État, l’immigration devient préjudiciable au bien commun. Cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agît de l’immigration au moins potentiellement hostile, d’après les catégories proposées par saint Thomas. Ceci est le cas, par exemple, des musulmans, représentants des peuples qui ont fait la guerre à l’Europe pendant des siècles, cherchant sa destruction. »


« Le problème de l’immigration n’est pas nouveau. Saint Thomas d’Aquin s’en est déjà occupé au XIIIe siècle dans sa célèbre Somme théologique (I-II, Q. 105, art. 3). Inspiré par les enseignements de l’Écriture Sainte relatifs au peuple Juif, le Docteur Angélique établit clairement les limites de l’hospitalité due aux étrangers. Peut-être pouvons-nous, nous aussi, en tirer quelques enseignements.

Saint Thomas d’Aquin : « Avec les étrangers, le peuple peut entretenir deux sortes de rapports : dans la paix et dans la guerre. Pour régler les uns et les autres, la loi comportait las préceptes qu’il fallait. » (1)

Saint Thomas dit, donc, que tous les immigrants ne sont pas égaux parce que les relations avec les étrangers ne le sont pas non plus : certains sont pacifiques, d’autres belliqueux. Chaque nation a le droit de décider quel type d’immigration peut être considérée pacifique et donc bénéfique pour le bien commun ; et quel type, au contraire, est hostile et donc nuisible. Un État peut rejeter, comme une mesure de légitime défense, des éléments qu’il juge nuisibles pour le bien commun de la nation.
Un deuxième point se réfère aux lois, à la fois divines et humaines. Un État a le droit d’appliquer ses justes lois.

Le Docteur Angélique passe ensuite à l’analyse de l’immigration « pacifique ».
Saint Thomas d’Aquin : « Dans la paix, une triple occasion s’offrait aux juifs d’entrer en contact avec les étrangers : tout d’abord quand des étrangers en voyage traversaient le pays ; ou bien quand des étrangers venaient dans les pays pour s’y installer en qualité d’immigrés. Dans ces deux cas, les prescriptions légales ont un caractère d’humanité ; ces sont les maximes de l’Exode (22,21) : ‘Tu ne brimeras pas l’hôte étranger’, et (23,9) : ‘Tu ne seras pas cruel pour le voyageur étranger’ ».

Ici Saint Thomas reconnaît qu’il peut y avoir des étrangers qui veulent visiter un autre pays d’une façon paisible et bénéfique ou y séjourner pendant une certaine période. Ces étrangers doivent être traités avec charité, respect et courtoisie, un devoir de toutes les personnes de bonne volonté. Dans de tels cas, la loi doit protéger ces étrangers contre toute exaction.

Saint Thomas d’Aquin : « Le troisième cas est celui d’étranger désirant être reçu en pleine communauté de vie et de culte avec le peuple : à leur endroit on observait certaines formalités, et leur admission à l’état de citoyens n’était pas immédiate. De même, selon Aristote c’était une règle chez certaines nations de réserver la qualité de citoyen à ceux dont l’aïeul, voir le trisaïeul, avait résidé dans la cité. »

Ensuite, Saint Thomas mentionne ceux qui veulent s’installer dans le pays. Et ici le Docteur Angélique met une première condition pour les accepter : la volonté de s’intégrer parfaitement dans la vie et la culture du pays hôte.

Une deuxième condition c’est que l’accueil ne soit pas immédiat. L’intégration est un processus qui prend du temps. Les gens ont besoin de s’adapter à la nouvelle culture. Saint Thomas cite aussi Aristote, qui affirme que ce processus peut prendre de deux à trois générations. Saint Thomas n’établit pas un temps idéal, disant seulement qu’il peut être long.

Saint Thomas d’Aquin : « Et cela se comprend, à cause de multiples inconvénients occasionnés par la participation prématurée des étrangers au maniement des affaires publiques, si, avant d’être affermis dans l’amour du peuple, ils entreprenaient quelque chose contre lui. »

L’enseignement de Saint Thomas, fondé sur le bon sens, aujourd’hui sonne politiquement incorrect. Pourtant, il est parfaitement logique. Le Docteur Angélique montre que vivre dans un autre pays est une chose très complexe. Il faut du temps pour connaître les habitudes et la mentalité du pays, et par conséquent comprendre ses problèmes. Seuls ceux qui y vivent longtemps, faisant partie de la culture du pays, en contact étroit avec son histoire, sont en mesure de mieux juger les décisions à long terme qui soient convenables pour le bien commun. Il est nuisible et injuste de mettre l’avenir du pays entre les mains de gens qui viennent d’y arriver. Même si ce n’est pas de leur faute, souvent ils ne sont pas en mesure de bien comprendre ce qui se passe ou ce qui est arrivé dans le pays qu’ils ont choisi comme leur nouvelle patrie. Et cela peut avoir des conséquences désastreuses.

En illustrant ce point, Saint Thomas observe que les Juifs ne traitaient pas les personnes de façon égale. Il y avait plus de peuples voisins et, par conséquent, plus facilement assimilables. D’autres, cependant, étaient plus éloignés, voire hostiles. Les ressortissants de certains peuples considérés comme hostiles ne pouvaient pas être acceptés dans Israël, compte tenu de leur inimitié.

Saint Thomas d’Aquin : « C’est pourquoi, selon les dispositions de la loi, certaines nations plus au moins liées avec les juif, comme les Égyptiens au milieu desquels ils étaient nés et avaient grandi, les Édomites descendants d’Ésaü, le frère de Jacob, étaient accueillis dès la troisième génération dans la communauté du peuple. D’autres au contraire qui avait montré de l’hostilité pour les juifs, comme les descendants d’Ammon et de Moab, n’y étaient jamais admis ; quant aux Amalécites qui leur avaient été particulièrement hostiles et ne leur étaient liés à aucun degré de parenté, on devait à jamais les traiter en ennemis. »

Les règles, cependant, ne doivent pas être rigides mais peuvent permettre des exceptions :

Saint Thomas d’Aquin : « Toutefois, par dispense individuelle, un particulier pouvait, à raison de quelque haut fait, être agrégé au sein du peuple ; on lit dans Judith (14,6) que le chef des Ammonites, Achior, fut incorporé au peuple d’Israël, lui et toute sa postérité. Il en fut de même pour Ruth, une Moabite, femme de grande vertu. »
Il est possible, par conséquent, d’admettre des exceptions selon les circonstances concrètes. Ces exceptions, cependant, ne sont pas arbitraires mais ont toujours en vue le bien commun de la nation. Le général Achior, par exemple, était intervenu avec Holopherne en faveur des Juifs au péril de sa propre vie, gagnant ainsi leur gratitude éternelle en dépit de ses origines ammonites.

Pour lire la suite et consulter les sites, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :

Lien

Pierre.
images/icones/1a.gif  ( 806148 )une réflexion du général de Gaulle sur le sujet par jejomau (2016-06-04 14:52:09) 
[en réponse à 806144]



Lettre adressée par le Général de Gaulle à Pierre-Henri Teitgen,
garde des Sceaux, le 12 juin 1945


Dès à présent il importe que les naturalisations soient effectuées selon une directive d’ensemble. Il conviendrait notamment de ne plus les faire dépendre exclusivement de l’étude des cas particuliers, mais de subordonner le choix des individus aux intérêts nationaux dans les domaines ethnique, démographique, professionnel et géographique.

Sur le plan ethnique, limiter l’afflux des Méditerranéens et des Orientaux qui depuis un demi-siècle ont profondément modifié la structure humaine de la France. Sans aller jusqu’à utiliser comme aux États-Unis un système rigide de quotas, il est souhaitable que la priorité soit accordée aux naturalisations nordiques (Belges, Luxembourgeois, Hollandais, Suisses, Danois, Scandinaves, Islandais, Anglais, Allemands, etc.).

Étant donné le grand nombre de dossiers actuellement en instance dans les préfectures, on pourrait envisager une proportion de 50 % de ces éléments.

Sur le plan professionnel, la France a surtout besoin de travailleurs directement producteurs : agriculteurs, mineurs, ouvriers du bâtiment, etc.


D’autre part, pour conserver au pays son pouvoir d’assimilation, il est souhaitable que les professions libérales, commerciales, banquières, etc. ne soient pas trop largement ouvertes aux étrangers.

C’est dans la mesure où les étrangers peuvent se donner en France des cadres intellectuels et économiques – même naturalisés – qu’ils conservent davantage leur particularisme. Il y a intérêt à limiter les naturalisations dans ces professions, et d’une manière plus générale, dans les professions urbaines.(…)


Sur le plan géographique, limiter strictement les naturalisations dans les villes, spécialement à Paris, Marseille, Lyon, où l’afflux des étrangers n’est pas désirable pour de multiples raisons.

Par contre, les naturalisations doivent être suscitées et multipliées en province et spécialement dans les milieux ruraux. (…)

Charles de Gaulle



Cette lettre est assez remarquable car elle indique une stratégie d'assimilation cohérente englobant dans un tout : l'immigration ethnique, démographique, géographique, professionnelle. Chacun de ces domaines est lié à l'autre. Le Général de Gaulle montre donc qu'il est possible d'avoir une politique pensée en la matière. Ensuite, il montre que l'immigration à tout crin ne permet plus l'assimilation. Il souligne l'importance de la répartition du maillage sur le territoire national et s'il fait référence à une immigration nordique plutôt qu'à une immigration des pays du Sud, c'est qu'il a bien compris que l'intégration sera plus facile avec la première du fait des problèmes culturels liés au fait religieux.

Frappé au coin du bon sens, Le général de Gaulle applique en réalité sur le terrain la pensée de l'Eglise sur le sujet bien mieux que nos évêques complètement ignorants en la matière sur le sujet aujourd'hui.


images/icones/heho.gif  ( 806183 )Les chrétiens doivent-ils accepter ou refuser les sectes? par Romanus (2016-06-05 08:07:05) 
[en réponse à 806144]

Votre texte est signé par un auteur quelque peu sulfureux, membre de la secte TFP. Avenir de la Culture, dont vous mentionnez les coordonnées, est la branche française de cette secte.
On eut par ailleurs apprécié quelques renvois au texte de saint Thomas, dont on nous affirme qu'il pense ceci ou cela sans nous donner aucune référence, à l'exception d'un citation sans intérêt.

Romanus
images/icones/neutre.gif  ( 806194 )Sans aucun doute... par Ritter (2016-06-05 11:25:30) 
[en réponse à 806144]

Mais l'immigration, pas l'invasion par des cultures israelo musulmane qui veulent faire d'eux des esclaves, des citoyens de seconde zone.
On est toujours étonné quand des juifs ou des musulmans, considèrant les autres comme des goyim ou des dhimmis se permettent de donner des leçons.
Ces principes sont anti républicains et pourtant c'est eux que la république honore...
En crachant comme une mensonge, droit de l'homme, liberté, égalité, fraternité...
Ou est la liberté pour les goyims et les dhimmis...
Un premier ministre lié éternellement à cela peut-il être un homme libre?
Cette république là est une grande Catin.
La vérité nous rendra libre.