Le Forum Catholique
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( 805649 )
Renseignements Rome une certaine urgence par Ritter (2016-05-28 08:11:52)
J'ai trois jours à passer à Rome.
Quelqu'un qui aurait quelque expérience de cette ville peut-il me dire ce qu'il faut visiter.
Cordialement.

( 805650 )
la basilique Sainte-Praxède par Francis Dallais (2016-05-28 08:48:28)
[en réponse à 805649]
Cher Ritter,
Il ne me semble pas utile d'insister sur l'intérêt des basiliques majeures, mais pour cela vous n'avez besoin d'aucun conseil.
En revanche, je vous assure de rares émotions en visitant la basilique Sainte Praxède, à 5 minutes de Sainte-Marie Majeure, en face d'un ensemble unique de mosaïques du IX e siècle.
"À travers l’exemple du décor monumental en mosaïques de la basilique Sainte-Praxède, il s’agit de réfléchir sur l’omniprésence du pape Pascal Ier (817-824) dans un espace ecclésial ainsi que dans le cadre urbain d’une Rome renaissante au IXe siècle. La délimitation voire la redélimitation d’un espace autant d’un point de vue matériel, liturgique que visuel apparaît comme un outil majeur de l’affirmation de l’autorité du pape Pascal Ier. En effet, ce dernier a eu recours à des formules visuelles efficaces, certaines étant réactivées, afin de revendiquer une certaine cohérence avec ses prédécesseurs ainsi qu’avec les origines de l’Urbs des premiers siècles. Ces formules visuelles ont été enchevêtrées dans le décor de Sainte-Praxède et participèrent à renforcer la fonction de souverain pontife de Pascal Ier en le plaçant à mi-chemin des martyrs romains fondateurs, des apôtres et du Christ."
Je vous recommande particulièrement l'étude suivante consultable sur le site du BUCEMA (Bulletin du centre d'études médiévales d'Auxerre) :
"Espace et art de la formule visuelle à Rome sous le pontificat de Pascal Ier (817-824) : l’exemple de la basilique Sainte-Praxède,
Raphaël Demès (BUCEMA, Auxerre, 2014).
Je ferai suivre dans la matinée un autre post avec quelques lieux qu'à mon avis, il ne faut pas manquer de voir.
Bien à vous.
FD

( 805656 )
église des Quatre Saints Couronnés par Francis Dallais (2016-05-28 09:21:17)
[en réponse à 805650]
L’église des Quatre Saints Couronnés est située à mi-chemin entre le Colisée et Saint Jean de Latran sur la Via dei Santi Quattro Coronati.
Accès : Station de Métro San Giovanni ou Colosseo. En Tram, lignes 3 jusqu'à la station Labicana. En bus, lignes n°85.
Adresse : Via dei Santi Quattro, 20
Horaires : tous les jours de 6h30 à 12h45 et de 15h00 à 19h45. Visite de l'oratoire de 8h30 à 11h45 et de 16h00 à 17h45. Visite du cloître de 10h00 à 11h45 et de 16h00 à 17h45. Fermé le dimanche matin.
Tarifs : entrée gratuite.
Dans cette basilique, il faut absolument voir l’oratoire Saint Sylvestre :
L'accès se fait depuis la première cour, il faut demander la clef et faire un petit don.
Cette chapelle est particulièrement intéressante, du point du vue historique et politique, il s’agit de l’évocation du fameux
Constitutum Constantini. Il s’agit de l’œuvre d’un faussaire de la chancellerie pontificale de la seconde moitié du VIII e siècle. Son but était de mieux établir les assises politiques et territoriales de l’l’Eglise romaine contre les menaces, non de l’Empire d’Orient, mais, d’un Occident en ébullition.
Dans cette salle, tout en longueur vous pourrez admirer de très belles fresques du XIIIème siècle, qui illustrent la conversion de l'empereur Constantin au Christianisme.
En effet, l'empereur, malade avait fait un songe : Saint Pierre et Saint Paul lui conseillaient d'aller trouver le Pape. Constantin se fait baptiser et s'en trouve miraculeusement guéri. Le Pape lui fait alors vénérer les icônes des deux apôtres.
Bien sûr, ces fresques ont aussi une portée politique. Le XIIIème siècle voit la lutte entre l'Empereur du Saint Empire Romain Germanique et la Papauté, à propos du pouvoir terrestre du Pape. Le Pape, rappelle ainsi le pouvoir qui lui vient de Constantin.
Sur les fresques vous retrouverez les principaux éléments de cette histoire : Constantin remettant la tiare et l'ombrelle au Pape Sylvestre, le baptême de Constantin, la vénération des icônes de Saint Pierre et Paul …
Ces fresques sont en très bon état et sont particulièrement belles.
Bien à vous.
FD

( 805659 )
Quant aux catacombes... par Francis Dallais (2016-05-28 10:16:41)
[en réponse à 805656]
Je suggère celles de Priscille où sont ensevelis les papes Marcellin (296-304), Marcel (308-309), Sylvestre (314-335), Libère (352-366), Syrice (384-399), Célestin(422-432), Vigile (537-555). Entendons-nous bien, toutes les catacombes méritent un pèlerinage, mais celles de Priscille sur la VIa Salaria ont un intérêt particulier pour sa richesse iconographique de l'Eglise primitive à Rome.Elles sont considérées comme les plus intéressantes parmi les catacombes de la Rome des premiers siècles. Elles témoignent de la vie et de la foi des chrétiens persécutés à Rome pendant les premiers siècles après le Christ.
Dans le cubiculum de la Velatio ("la prise de voile"), on trouve la représentation de la défunte, au centre de la voute et vêtue d'une tunique ample et d'un voile, accompagnée de colombes, de la figure du Bon Pasteur, de l'épisode du sacrifice d'Abraham, des Trois Hébreux dans la fournaise et de Jonas et le monstre marin. Mais surtout, il faut signaler que la plus ancienne représentation de la Théotokos (début du IIIe siècle) en dehors de la scène de l’Adoration des mages, elle du IIe siècle, elle aussi dans cette même catacombe. Dans l'iconographie chrétienne, les colombes, qui apparaissent souvent dans l'Ancien et le Nouveau Testament, sont le symbole des anges ou de l'Esprit Saint. L'association des différentes scènes constitue un programme cohérent. En effet, l'épisode du sacrifice d'Isaac, à gauche de la défunte, est une préfiguration du sacrifice du Christ, fils de Dieu livré en sacrifice aux hommes. De même, l'épisode de Jonas, avalé puis recraché par un monstre marin, évoque la résurrection et la renaissance du Christ. Enfin, l'épisode des trois Hébreux dans la fournaise est un paradigme de Salut. Toutes ces scènes sont dessinées au trait et colorées de grands aplats de couleurs. Elles sont réduites aux seuls éléments permettant la compréhension immédiate de la scène, ce qui est une caractéristique de l'art paléochrétien.
On peut également observer ces caractéristiques dans la chapelle grecque de la catacombe, où on retrouve une représentation de l'épisode de Suzanne et les vieillards, qui est également un paradigme de Salut.
voir Sandro Carletti, Les catacombes de Priscille, Commission pontificale d'archéologie sacrée, Cité du Vatican,1982.
Bien à vous.
FD
P.S. A Sainte Praxède, on trouve les plus belles et les moins chères cartes postale de Rome (sur ces mosaïque. En plus, il convient d'acquérir le livret de Paola Gallio, La Basilique de de Sainte Praxède, remarquablement illustrée et avec un texte de qualité.
Enfin, 'il est possible, il faudrait visiter la nécropole vaticane. Pour cela, il faut faire la démarche auprès de la FABRIQUE DE saint PIERRE -réservation obligatoire sur le site internet : scavi@fsp.va

( 805658 )
Je ne manque jamais par Lycobates (2016-05-28 10:02:06)
[en réponse à 805650]
... de me recueillir devant le bras de Saint François Xavier, dans le Gesù (Piazza del Gesù, Corso Vittorio Emmanuele), à l'autel au transept droit. En face vous avez le sépulcre de Saint Ignace.
Ni d'aller faire une prière devant l'icône néo-byzantine (sans intérêt artistique, mais miraculeuse, j'en témoigne) de la Madonna del Buon Rimedio, à la basilique de San Crisogono (Trastevere, piazza Sonnino), tout de suite à droite après l'entrée. Cette basilique (avec son souterrain paléochrétien) est très belle.
Sainte Praxède qui vous a été conseillée est plus superbe évidemment, et ce fut le titre du cardinal Merry del Val, pour qui vous pourriez y faire une prière.
Si les souterrains vous intéressent ne manquez pas ceux de San Nicola in Carcere près du Théâtre de Marcellus et SS. Giovanni e Paolo sur le Célius.
Si vous devez faire le choix de ne voir qu'une seule basilique majeure hors les murs, allez plutôt à Saint Laurent (et jetez un coup d'oeil sur le cimetière pittoresque du Verano à côté), qu'à Saint Paul.
Si vous êtes un dévot de saint Laurent comme moi, il y a huit sanctuaires dédiés au saint diacre à Rome, essayez de voir le San Lorenzo in Miranda, au forum (accès Via dei fori imperiali à côté de SS. Cosma e Damiano), un vrai bijou, mais ouvert seulement les jeudis de 9 à 11 heures, il faut sonner pour le Custode (via in Miranda 10). Le martyre de Saint Laurent de Pietro da Cortona sur le maître autel vaut le détour.
Quant aux Galeries d'art, il sera trop tard pour réserver à court terme votre place pour visiter la Galleria Borghese, absolument magnifique, mais la plus petite mais superbe collection des Colonna (au Palazzo Colonna, via della Pilotta) est une bonne alternative.
J'irais quand-même voir aussi le Forum romain -ce nest plus gratuit comme il y a quelques années -, comptez trois bonnes heures de visite, avec Santa Maria Antica, ouverte à nouveau depuis peu, et très impressionnante.
Si vous avez le temps de vous promener, prenez la Via Appia antica, avec les catacombes, ou allez vous balader sur l'Aventin, c'est plus mondain. Tout sera en fleurs, c'est la meilleure époque.
Et ne manquez pas de faire une prière pour les "liseurs".
Bon voyage !

( 805657 )
La basilique St Clément par Pline (2016-05-28 09:24:25)
[en réponse à 805649]
un des lieux antiques et vénérables.
Elle est édifiée sur 3 nivaux : antiquité pré-romaine et temple de Mithra, antiquité romaine, et basilique actuelle avec des mosaîque d'exception.
Si vous avez le temps faites le pèlerinage des 7 église : antique pèlerinage romain, remis en honneur par St Philippe Néri. Vous partez de St Pierre du Vatican, puis vous vous rendez à St Paul hors les murs, puis St Sébastien, puis St Jean de Latran, puis Ste Croix de Jérusalem, puis St Laurent hors les murs, et enfin Ste Marie Majeure.
Vous en avez un
descriptif assez détaillé ici.
Si vous pouvez vous inscrire par avance pour visiter les fouilles de la basilique St Pierre, pour retrouver le tombeau et l'autel de la première basilique. (ce que je n'ai pas pu faire encore)
Après, c'est très compliqué, car tout est à voir à Rome, c'est extraordinaire.
Bon pèlerinage
at caput !

( 805661 )
êtes vous disponible pendant les 3 jours par Paxtecum (2016-05-28 11:05:22)
[en réponse à 805649]
J'ai fait l'expérience de 5 jours, je n'ai pas chômé et il reste tant à voir.
Si vous n'êtes pas trop rebuté par des contacts avec la Fraternité de Jérusalem qui dessert la paroisse de la Trinité des Monts, ils hébergent dans le cadre de l'accueil des pèlerins une association qui met à disposition pour les visites des étudiants.
Il s'agit de Rencontre Romaines, on peut s'inscrire pour des visites ponctuelles pour la journée ou la demi journée
ICI
Avec mon épouse nous avons particulièrement apprécié ces visites (en français bien sur!). Souvenir inoubliable aussi de la visite des fouilles de St Pierre et du tombeau de Saint Pierre, petit groupe de 10 personnes avec guide parlant français d'où réservation préalable indispensable (peut être fait par mail voir
LA).
Attention à Rome les taxis prennent les touristes pour des vaches à lait, il n'y a qu'une ligne de métro et les bus passent quand ils veulent, finalement la marche à pied est à privilégier, Rome reste une petite ville.
Bon séjour, vous n'aurez qu'un désir y revenir...

( 805729 )
giolitti par ptk (2016-05-29 21:00:15)
[en réponse à 805649]
Allez y manger une glace, dans les salons rococco...
et puis un tour plazza navonna

( 805763 )
j ai la réponse par Alain M (2016-05-30 12:17:51)
[en réponse à 805649]

( 805766 )
Si vous n'y êtes jamais allé par Athanase (2016-05-30 14:12:04)
[en réponse à 805649]
Il faut commencer par Saint-Pierre de Rome, et tout ce qui y touche (musées, etc.). Visiter aussi le dôme de Saint-Pierre.
On peut également visiter les basiliques majeures: Saint-Jean du Latran, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-Hors-les-Murs.
Evidemment, je pense aux catacombes, un peu excentrées, notamment à celles de
Saint-Callixte.
Il faut donc aller à l'essentiel. Trois jours, c'est extrêmement bref.
Mais n'oubliez pas, aussi, de flâner dans certains quartiers, ainsi que dans certains jardins (tout ce qui a trait au Borghese). Vous pouvez les visiter en partant de l'un des quartiers, à partir de la
Piazza del Popolo.

( 805843 )
Merci à tous si vous avez d'autres informations vous pouvez les rajouter dans ce fil par Ritter (2016-05-31 18:32:00)
[en réponse à 805649]
En écoutant vos conseils j'ai ajouté un jour de plus, en sachant que cela ne sera pas suffisant.
Merci de ces renseignements précieux qui m'ont fait gagner beaucoup de temps...
Dernier renseignement l'hôpital "Gemelli" est il facilement accessible?
Vous remerciant.

( 805873 )
Les mosaïques du Ve s. de Sainte Marie Majeure par Francis Dallais (2016-05-31 22:20:34)
[en réponse à 805843]
Cher Ritter,
Si vous me le permettez voici encore quelques suggestions :
- Sainte Marie Majeure et ses mosaïques du Ve siècle :
L'harmonie de Sainte Marie Majeure est due en particulier aux splendides mosaïques de la nef du V siècle, voulue de Sixte III se développant le long de la nef central et sur l'arc de triomphe. Les mosaïques de la nef centrale reprennent quatre cycles d'Histoire Sacrée, dans leurs ensemble les protagonistes de celles-ci sont Abraham, Jacob, Moïse et Josué, qui veulent témoigner de la promesse de Dieu au peuple Hébreu d'une terre et son aide à la rejoindre. Le récit, qui ne suit pas un ordre chronologique, se développe sur le mur de gauche prés de l'arc de triomphe avec le sacrifice sanglant de Melchisedek, roi-prêtre. Sur ce panneau ressort fortement l'influence iconographique romaine. Melchisedek, représenté dans une pose d'offrant, et Abraham, en toge sénatoriale, rappellent le groupe équestre du Marc-Auréle.
Les panneaux suivants illustrent des épisodes de la vie d'Abraham antérieurs au premier panneau. Cela, a fait croire que chaque panneau était fin en soi, cela jusqu'à ce qu'une étude plus approfondie des mosaïques soit arrivée à la conclusion que la décoration fut étudiée et voulue. Le panneau avec Melchisedek sert à raccorder les mosaïques de la nef avec ceux de l'arc de triomphe où est recomptée l'enfance du Christ roi et prêtre. Ensuite est entamé le récit sur Abraham, personnage le plus important de l'Ancien Testament, celui auquel Dieu promet une "nation grande et puissante"; avec Jacob, à qui Dieu confirme la promesse faite à Abraham; que Moïsè va libérer le peuple de l'esclavage dans lequel il était né en le rendant "peuple élu"; avec Josué qui le mènera en terre promise. Le chemin se termine avec deux panneaux, réalisés et peints en fresque au temps des restaurations voulues par le Cardinal Pinelli, qui représentent David qui mène l'Arche de l'Alliance à Jérusalem et le Temple de Jérusalem édifié par Salomon. Il est dans la lignée de David qui naîtra Christ, l'enfance duquel est illustré et tiré à travers les épisodes de l'Évangile apocryphe, dans l'arc de triomphe. L'arc de triomphe se compose de quatre registres: en haut à gauche l'Annonciation, dans laquelle Marie est vêtue comme une princesse romaine, avec en main le fuseau avec lequel elle tisse le voile en pourpre destiné au temple dont elle était la servante. Le récit se poursuit avec l'annonce à Joseph, l'adoration des rois Mages et le massacre des innocents. Sur ce panneau il est presque obligatoire d'observer la figure avec le manteau bleu qui donne les épaules aux autres femmes: elle est Sainte Elisabeth qui fuit avec St. Jean dans ses bras.
À droite la présentation au Temple, la fuite en Egypte, la rencontre de la Sacrée Famille avec Afrodisio, le gouverneur de la ville de Sotine. Selon un Évangile apocryphe, lorsque Jésus arrive fugitif à Sotine, en Egypte, les 365 idoles du capitolium tombent. Afrodisio terrifié par le prodige en se rappelant la fin du Pharaon, va avec son armée à la rencontre de la Sacrée Famille et adore l'Enfant en lui reconnaissant la divinité. Le dérnier panneau représente les Mages en présence de Hérode. Aux pieds de l'arc les deux villes de Bethléem à gauche et de Jérusalem à droite. Si Bethléem est le lieu où Jésus naît et où se produit sa première Épiphanie, Jérusalem est la ville où il y meurt et ressuscite (est un lien avec la crainte de l'apocalypse de sa venue définitive à la fin des temps, mis en évidence par le trône vide au centre de l'arc, trône ou s'appuient Pierre et Paul, le premier appelé par Jésus Christ à répandre la "Bonne nouvelle" entre les hébreux, l'autre entre les Gentils et les païens). Tous ensemble formeront l'Église dont Pierre est guide et Sixte III son successeur. Puisque tel est comme "episcopus plebi Dei" revient à lui de mener le peuple de Dieu vers Jérusalem céleste.
Au XIII siècle Nicolas IV, premier Pape franciscain, décide d'abattre l'abside originale et de construire l'actuel en la reculant de quelque mètre, en tirant entre elle et l'arc un transept pour le choeur. La décoration de l'abside fut exécutée par le franciscain Jacopo Torriti et les travaux furent payés par les Cardinaux Jacques et Pierre Colonna. La mosaïque de Torriti se divise en deux parties distinctes: dans la cavité absidale il y a le couronnement de la Vierge, dans la bande au dessous sont représentés les instants les plus importants de sa vie. Au centre de la conque, renfermés dans un grand cercle, Christ et Marie sont assis sur un grand trône représenté comme un divan oriental. Le Fils pose sur le chef de la Mère la couronne ornée de pierres précieuses. Dans cette mosaïque Marie n'est pas vue seulement comme la Mère, mais plutôt comme l'Église Mère, épouse du Fils. À leurs pieds le soleil et la lune, et au tour choeurs d'anges adorant auxquels viennent s'ajouter St. Pierre, St. Paul, St. François d'Assisi et le pape Nicolas IV à gauche Jean-Baptiste, Jean-Évangéliste, Saint Antoine et le donateur, Cardinal Colonna à droite. Dans le reste de l'abside une décoration à des racèmes bourgeonne à partir de deux troncs posés à l'extrême droite et à l'extrême gauche de la mosaïque. Dans la bande qui se trouve à la base de l'abside les scènes de la vie de la Vierge sont disposés à droite et à gauche du "Dormitio" placés vraiment sous le Couronnement. Ce mode de décrire la mort de la Vierge est typique de l'imagerie byzantines, mais il se répandit également en Occident après les Croisades. La Vierge est étendue sur le lit et, pendant que les anges se prépare à enlever de la vue des Apôtres stupéfait son corps, Jesus Christ prend dans ses bras son "âme" blanche, attendue au ciel. Torriti enrichit la scène avec deux petites figures franciscaines et d'un laïque avec le béret du XIII siècle. ( texte site du Vatican)

( 805885 )
Ste Sabine : les ventaux de la porte du Ve siècle par Francis Dallais (2016-05-31 23:21:54)
[en réponse à 805873]
L’EGLISE DE SAINTE SABINE
Les ventaux de la porte du Ve siècle
Cependant, les outrages du temps qui ont altéré tant de basiliques n’ont pas privé celle-ci d’un trésor inestimable. Séparant le narthex de la basilique elle-même, une porte de bois est décorée depuis le début du Ve siècle par une série de panneaux sculptés reproduisant les scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament.
La plus ancienne représentation connue de la crucifixion est sculptée sur l’un des vantaux de la porte. La croix n’est pas encore représentée, mais la position du Christ rappelle qu’il a étendu ses mains sur le bois. Il est plus grand que les deux larrons, mais celui qui a cru en lui voit la porte du Paradis s’ouvrir au-dessus de sa tête.
La mort du Christ est immédiatement associée à la proclamation pascale: l’ange annonce aux femmes venues embaumer le corps du supplicié: “Il est ressuscité”. Les femmes ont les mains voilées en signe de respect comme celles des premiers chrétiens lorsqu’ils communiaient, parce qu’elles entendent la nouvelle comme une communion au mystère pascal.
A la ressemblance du prophète Elie attiré au ciel sur un char de feu, l’Eglise entraîne ses fils près de Dieu pour ressusciter avec le Christ comme Il l’a promis. C’est pourquoi on décrypte cette sculpture comme une image du Triomphe de l’Eglise.

( 805893 )
Ne manquez pas par Leopardi (2016-06-01 08:52:43)
[en réponse à 805885]
Le quartier de Trastevere, pour son ambiance typiquement romaine, qui n'a rien à voir avec la zone du Vatican, beaucoup plus froide et administrative.
Le marché de Porta Portese.
Cordialement.
Leopardi