Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=805806
images/icones/find.gif  ( 805806 )Diocèse de Chicoutimi : Mgr Rivest condamne la fête de l'amour par Chicoutimi (2016-05-31 03:58:48) 

Un article de Radio-Canada :

Une fête de l’amour sème la controverse au diocèse de Chicoutimi

Le 30 mai 2016

"Une fête de l'amour, organisée par la paroisse Sainte-Anne de l'arrondissement de Chicoutimi, soulève une vive controverse au sein du diocèse.

Cette célébration a eu lieu en avril. La paroisse a décidé de remplacer la traditionnelle fête de la fidélité, qui s'adresse uniquement aux couples mariés devant l'Église catholique, par une fête de l'amour. Cette nouvelle mouture se voulait plus inclusive, acceptant les conjoints mariés civilement, les conjoints de fait, de même que les conjoints de même sexe.

« C'est notre bon pape François qui nous dit qu'on ne peut pas juger personne, explique l'abbé Gérald Linteau, l'un des prêtres modérateurs de cette paroisse. Qui on est pour juger les personnes homosexuelles, les gens divorcés remariés? Au contraire, je dirais que c'est une expérience plus évangélique qu'une expérience où il faut respecter le droit. »

Son collègue l'abbé Mario Tremblay abonde dans le même sens. Il explique que la fête avait pour but de souligner que la vie de couple est importante, que l'union soit bénie par l'Église catholique ou non.


"On est bien conscient qu'on va un peu à l'encontre de la position de l'Église, mais je pense qu'en même temps, c'est important de s'adapter."

Abbé Mario Tremblay



La fête a cependant fait couler beaucoup d'encre. Des fidèles ont vivement dénoncé l'initiative, même sur des sites web à l'international.

L'évêque du diocèse de Chicoutimi, Mgr André Rivest, n'endosse pas non plus cette initiative. Il affirme avoir reçu des dizaines de plaintes.

« L'Église respecte et considère les couples d'homosexuels, mais il faut faire la part des choses », explique Mgr Rivest. Il rappelle que ni l'Église ni le pape François ne sont d'accord avec le mariage entre conjoints de même sexe.


"On entre directement en contradiction avec l'enseignement de l'Église."

Mgr André Rivest



Les prêtres de la paroisse Sainte-Anne aimeraient répéter l'expérience l'an prochain. Mgr Rivest, lui, n'est pas du même avis. « En ce qui me concerne, elle ne sera pas répétée à moins qu'ils me désobéissent », affirme-t-il."

D'après le reportage de Jessica Blackburn.


Source
images/icones/fleche2.gif  ( 805807 )Une «Fête de l’Amour» embarrassante pour l’Église par Chicoutimi (2016-05-31 06:44:03) 
[en réponse à 805806]

Et voici un texte du Journal de Québec :

Une «Fête de l’Amour» embarrassante pour l’Église

Il y a un mois, la paroisse Sainte-Anne a souligné l’union de couples de tous genres

Le 31 mai 2016

La paroisse Sainte-Anne de Chicoutimi-Nord se retrouve dans l’eau chaude après avoir organisé une fête soulignant l’union des couples mariés, non mariés et homosexuels, sans distinction et sans l’aval de l’évêque de Chicoutimi.

par Pierre-Alexandre Maltais

"Une fête pour célébrer l’union de couples de tous genres organisée par la paroisse Sainte-Anne de Chicoutimi-Nord il y a un mois est en train de créer un tollé au sein de l’Église au niveau international.

C’est l’inclusion de couples homosexuels et des conjoints de fait au sein d’une fête normalement réservée aux couples mariés qui ne fait manifestement pas l’affaire du clergé d’ici et d’ailleurs.

Les 23 et 24 avril derniers, trois communautés de l’Unité pastorale Valin, soit celles de Sainte-Anne, Saint-Luc et Saint-Fulgence, ont pris l’initiative dans un geste d’ouverture d’inviter «tout couple qui désire célébrer son amour et renouveler son engagement à deux, quelque soit son type d’engagement (mariage catholique, mariage civil ou conjoints de fait ou de mêmes sexes et quelque soit le nombre d’années).»

Le problème, c’est que si cette décision a été prise à la suite de consultations des communautés qui fréquentent la paroisse, l’évêque de Chicoutimi, lui, n’a pas donné son accord puisqu’il n’en savait rien.

«Malheureuse initiative»

«Au moment où j’ai appris la tenue de cet événement, il était trop tard pour réagir. Je ne saurais cependant approuver cette malheureuse et très inhabile initiative», a laissé savoir monseigneur André Rivest, hier, dans un communiqué émis devant l’ampleur des réactions qui se sont fait entendre un peu partout au Canada, et même de l’autre côté de l’Atlantique.

«Il y a eu des réactions mondiales qui ont abouti à l’évêché. Effectivement, on ne l’a pas consulté, ni demandé son avis. On aurait pu le faire, mais bon, ça n’a pas été fait. La question a été soulevée, et c’est plus large que le diocèse. Reste à voir comment ça va aboutir», affirme de son côté l’un des prêtres à l’origine de cette initiative, l’abbé Mario Tremblay, qui n’avait pas été rencontré par l’évêque de Chicoutimi, hier.

Cette Fête de l’Amour a remplacé la traditionnelle Fête de la Fidélité, qui souligne les couples mariés depuis 25, 40 ou 50 ans. En ouvrant ses bras à tous les couples, la paroisse Sainte-Anne a irrité certaines personnes plus conservatrices au passage. L’initiative est d’ailleurs dénoncée sur plusieurs sites web et blogues spécialisés depuis quelques jours.

Les prêtres seront rencontrés

Qu’à cela ne tienne, un autre prêtre de la paroisse ne regrette en rien l’organisation de cette fête, et dénonce du coup «l’hypocrisie» de l’Église devant la réalité des gens en cette ère où les divorcés et les personnes remariées n’ont plus à être exclus comme autrefois.

«Il y a une espèce d’hypocrisie dans tout ça. La réalité, c’est qu’il faut s’ajuster dans notre façon de travailler. Il faut arrêter de mentir, arrêter de cacher les choses», dit l’abbé Sylvain Gravel, qui croit à une Église inclusive qui doit cesser de se cacher derrière ses dogmes.

Une rencontre entre les abbés de la paroisse Sainte-Anne et le diocèse de Chicoutimi doit avoir lieu sous peu pour déterminer si certains seront à blâmer. Mais en attendant, comme le dit l’abbé Gravel, ça aura au moins eu le mérite d’en faire réfléchir plusieurs.

«Il y a des réflexions qui vont se faire partout, et ça, c’est bon. Qu’importe ce qui va arriver, ce sera quelque chose de bon», croit l’homme d’Église."

Source
images/icones/1i.gif  ( 805808 )fête de l'amour ou.... Bachanales ? par jejomau (2016-05-31 07:17:59) 
[en réponse à 805806]

Les bacchanales étaient des fêtes religieuses célébrées dans l'Antiquité. Liées aux mystères dionysiaques, elles se tenaient en l'honneur de Dionysos-Bacchus, dieu du vin, de l'ivresse et des débordements, surtout sexuels.

l'origine ces fêtes étaient célébrées en secret parmi les femmes, les 16 et 17 mars. D'après Tite-Live, Les Romains se méfiaient de ce culte orgiastique semant le désordre .

Les hommes y feignaient des fureurs sacrées, les femmes déguisées en bacchantes couraient au Tibre avec des torches. La secte des initiés fut bientôt si nombreuse qu'elle formait presque un peuple (jam prope populum dit Tite-Live). Elle comptait parmi ses membres des hommes et des femmes de haut rang.

On décida de ne plus admettre aux cérémonies que des jeunes gens âgés de moins de vingt ans, instruments plus dociles lors des orgies initiatiques.

Le carnaval est un héritage des bacchanales, des saturnales et des lupercales des Anciens. On notera justement que c'est la christianisation qui transforme ces Bacchanales en fête joyeuse et innocente pour les enfants surtout avec le carnaval.

La "fête de l'amour" promouvant l'arrivée de couples homosexuels ou lesbiens témoignant de leur vie sexuelle en couple publiquement redevient-elle le signe d'un retour au paganisme proche après l'abandon de pans entiers de notre foi et des dogmes consécutifs à la vie maritale ou au célibat consacré ?

images/icones/fleche2.gif  ( 805809 )La Fête de l'amour sème la discorde par Chicoutimi (2016-05-31 07:18:59) 
[en réponse à 805806]

Et voici un article du journal Le Quotidien :

La Fête de l'amour sème la discorde

Le 31 mai 2016

par Laura Lévesque

"La présence d'homosexuels amoureux, de couples composés de divorcés et de gens mariés civilement à la Fête de l'amour, organisée en avril par la Paroisse Sainte-Anne de Chicoutimi, a suscité l'indignation de plusieurs membres de l'Église catholique.

Plusieurs croyants ont dénoncé cette ouverture face aux couples non traditionnels qui sont normalement exclus de cette fête célébrée annuellement à l'église Sainte-Anne. Des plaintes ont d'ailleurs forcé monseigneur André Rivest à désapprouver publiquement cette façon de faire de la paroisse.

«Il n'est pas d'accord. C'est correct aussi qu'il donne son avis légal, car il doit en quelque sorte respecter les lois de l'Église. On croyait toutefois qu'il était important de se rapprocher des gens, de tout le monde. L'amour n'est pas réservé aux couples mariés à l'église», pointe Jean-Yves Boivin, coordonnateur de la paroisse Sainte-Anne.

Monseigneur Rivest a publiquement averti cette organisation de ne pas répéter l'expérience l'an prochain. Un avertissement entendu par M. Boivin, qui n'a cependant pas mis une croix sur cette activité.

«Est-ce qu'on peut faire la fête d'une autre manière, dans un autre endroit? C'est possible. On va regarder ça en temps et lieu et ça va dépendre de l'équipe qui est en place à ce moment», répond-il.

Avertissement

Avant la tenue de l'événement, la paroisse avait en effet avisé les fidèles que cet événement, qui ne s'adressait autrefois qu'aux couples mariés à l'église, allait désormais accueillir tous les couples, peu importe leur forme d'union.

«Nous voulons maintenant accueillir tout couple qui désire célébrer son amour et renouveler son engagement à deux, quel que soit son type d'engagement (mariage catholique, mariage civil ou conjoints de fait ou de même sexe). Nous considérons que tout engagement de couple est important», pouvait-on lire dans l'annonce.

Cette ouverture n'a pas fait grand bruit dans la région. Ce sont des blogueurs religieux qui ont repris la nouvelle, dénonçant cette façon de faire de la paroisse Sainte-Anne. Un croyant de Chicoutimi a d'ailleurs critiqué publiquement cette ouverture, par l'entremise d'une capsule vidéo. «Le diocèse semble oublier ceux qui aiment vraiment la tradition», exprime en anglais le jeune homme de Chicoutimi sur le site adpackprorevshare.com.«On sait que le Québec est très en avance sur la modernité. Mais n'est-ce pas là tordre le message du pape, fut-il lui-même très ouvert?», écrit un blogueur sur un site internet consacré à la religion catholique.

«Avec un brin d'ironie, on peut se demander pourquoi les Communautés de l'Unité Valin limitent cette cérémonie à tout couple qui veut renouveler "son engagement à deux"? Et les triples alors? Ils seraient les derniers discriminés», lit-on sur le site Médias catholique info."

Source