Le Forum Catholique

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images/icones/fsspx.gif  ( 805586 )Amoris lætitia sur le terrain par Ennemond (2016-05-27 10:35:03) 


Dans le bulletin de la paroisse Sainte-Anne de Chicoutimi, au Canada, on pouvait voir, en avril dernier, les effets concrets de l’Exhortation post-synodale Amoris lætitia. La Fête de la Fidélité qui célébrait jusqu’à présent les noces d’argent et les noces d’or des couples de cette paroisse du Québec, naguère catholique, était remplacée par une « Fête de l’Amour », ainsi annoncée : « Nous voulons maintenant accueillir tout couple qui désire célébrer son amour et renouveler son engagement à deux quel que soit son type d’engagement (mariage catholique, mariage civil ou conjoints de fait ou de même sexe) et quel que soit le nombre d’années (1 an, 8 ans, 25 ans, 57 ans, 62 ans…). Nous considérons que tout engagement de couple est important. »

Soyons clairs : ce n’est pas là une fête de l’amour, mais bien plutôt la célébration égalitaire du mariage sacramentel, du concubinage légal, de l’union libre et de la cohabitation homosexuelle. Tous les couples étant mis sur un même plan, tous ayant prétendument la même valeur exemplaire.
Ce n’est pas là une fête de l’amour, c’est l’amour de la fête en elle-même et pour elle-même, vidée de tout contenu objectif. Seul compte l’engagement personnel, le sentiment subjectif, la sincérité affranchie de la vérité évangélique sur le mariage.
C’est ainsi qu’est vécue concrètement, sur le terrain, l’Exhortation post-synodale Amoris lætitia. Non pas la Joie de l’Amour, mais l’amour de la joie, affranchie de la vérité évangélique sur le mariage. Triste joie.

Abbé Alain Lorans



source
images/icones/carnet.gif  ( 805587 )Le pape François et l’intégration des migrants par Ennemond (2016-05-27 10:36:21) 
[en réponse à 805586]


Le pape François a reçu le 6 mai 2016 le Prix Charlemagne 2016 pour « son encouragement et son message d’espoir pour la paix et le vivre-ensemble » en Europe. D’après Le Figaro du 23 décembre 2015, date à laquelle le nom du lauréat 2016 a été rendu public par la municipalité d’Aix-la-Chapelle, ce prix « récompense tous les ans une contribution exceptionnelle à l’unification européenne », depuis 1950.

Fait inédit, la cérémonie s’est déroulée au Vatican et non dans la ville allemande d’Aix-la-Chapelle. Devant les plus hauts responsables des principales institutions européennes ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le roi d’Espagne Felipe, le Saint-Père a fait part de son rêve d’un « nouvel humanisme européen », d’une « Europe jeune », capable « d’être encore mère », où « être migrant ne soit pas un délit ».

Dans son discours, disponible sur le site internet du Vatican, le Saint-Père n’a jamais évoqué « les racines chrétiennes de l’Europe ». Il a préféré rappeler que « l’identité européenne est, et a toujours été, une identité dynamique et multiculturelle ». Quant à la place de l’Eglise au sein de ce « rêve », le pape François a affirmé qu’elle « peut et doit contribuer à la renaissance » du continent à condition qu’elle soit « riche de témoins », pour qu’elle puisse « redonner l’eau pure de l’Evangile aux racines de l’Europe. »

Près de deux semaines plus tard, en recevant six nouveaux ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège, le 19 mai 2016, François a également prononcé un discours centré sur l’accueil des migrants. « De nombreuses personnes tendent à s’isoler face à la dureté de la réalité », a déploré le pape. Et de souhaiter : « une intégration qui respecte l’identité des migrants et qui préserve la culture de la communauté qui les accueille et, en même temps, qui les enrichit mutuellement ».

Dans un entretien publié le même jour, par le quotidien français La Croix, le souverain pontife a admis qu’on « ne peut pas ouvrir grand les portes de façon irrationnelle. » Il a toutefois dénoncé les « ghettos » et appelé à l’« intégration », donnant comme exemple le nouveau maire de Londres, Sadiq Khan, fils de Pakistanais et musulman qui a « prêté serment dans une cathédrale (…) Cela montre pour l’Europe l’importance de retrouver sa capacité d’intégrer. »

Citant le quotidien tchèque Lidove noviny, La Croix du 10 mai rapportait que le cardinal Dominik Duka, archevêque de Prague « s’(était) montré sceptique envers la gestion de la question des migrants de la part du pape François ». Evoquant le voyage du souverain pontife sur l’île grecque de Lesbos et sa décision de ramener des réfugiés au Vatican en avril 2016, il a déclaré : « ce n’est pas une solution globale ». Il reprochait aussi aux médias de se focaliser sur le pape et d’oublier que ce dernier « envoie le cardinal Pietro Parolin à l’ONU pour demander une intervention humanitaire ». Il admet toutefois que « la sensibilité du pape François sur les questions sociales est différente de la nôtre, en Europe », rappelant ses origines sud-américaines, où « le fossé entre les riches et les pauvres est plus important ».
Dans un éditorial publié le 9 mai, intitulé « Que d’erreurs dans l’immigrationnisme de François », un contributeur du blog italien Campari & de Maistre soupçonne le Saint-Père d’aimer « tellement les pauvres qu’il en veut davantage ». Craignant que le « nouvel humanisme » proclamé lors de la remise du Prix Charlemagne ne soit « finalement terriblement confus », Alessandro Rico n’hésite pas à conclure : « L’allure oscillante de ce pontificat semble plonger dans la confusion plutôt que conforter les catholiques égarés. »

(Sources : apic/imedia/afp/lefigaro /vatican/benoitetmoi/lacroix – DICI n°336 du 27/05/16)

images/icones/hein.gif  ( 805593 )Le Pape actuel par Sénéchal (2016-05-27 11:46:19) 
[en réponse à 805587]

se serait donc réjoui que le maire musulman de Londres ait "prêté serment dans une cathédrale".

Quelqu'un sait-il si ce serment a été prêté sur un livre saint, comme de coutume? Et si oui, lequel?
images/icones/neutre.gif  ( 805605 )Ce n'est là par Eti Lène (2016-05-27 12:58:32) 
[en réponse à 805586]

que l'abomination de la désolation dans le lieu saint dont a parlé le prophète Daniel, car on lit aussi que le péché contre nature est une abomination. Or mettre à égalité un sacrement aussi saint que le mariage avec ces choses revient à détruire les temples chrétiens des corps, laissés ainsi à la mort éternelle.

"Alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes, que ceux qui seront au milieu de Jérusalem en sortent, et que ceux qui seront dans les champs n'entrent pas dans la ville." Saint Luc, XXI, 21

La destruction de Jérusalem prédite par Notre Seigneur a été écrite par saint Luc et saint Mathieu qui eux, ne l'ont pas vue du temps de l'écriture de leur évangile. Saint Jean n'en parle pas alors qu'il l'a vue, justement parce qu'il n'était pas nécessaire d'en avertir les chrétiens d'alors.

Le temple ou le lieu saint ici n'est pas seulement le temple physique des églises mais aussi le temple de corps chrétiens dont la volonté est mauvaise. Le premier des corps à avoir été le temple du saint-Esprit est Notre Seigneur (ou la sainte Vierge par l'Immaculée Conception). Or avec le Christ nous formons un seul corps, et "ne savez vous pas que vos corps sont les temples du saint-Esprit?" dit saint Paul.

Si la destruction de Jérusalem a été affreuse avec plus de mille juifs crucifiés par jour et autres détails difficiles à décrire, le Christ est patient jusqu'à l'heure qu'Il s'est fixé pour éviter que les justes ne périssent aussi.

"Que celui qui est sur le toit n'en descende pas pour prendre son manteau", veut dire (d'après la Chaîne d'or) que le contemplatif doit fixer le ciel et ne revenir jamais aux choses de la terre sinon il peut mourir de mort éternelle. "Que celui qui est aux champs n'en revienne pas", signifie pour les actifs et les séculiers que le cœur à l'ouvrage pour servir Dieu quel que soit son Etat ne doit pas souffrir d'interruption dans ce temps, car les bonnes actions continues soutiennent la présence de Dieu dans l'âme.