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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 805572 )27/05 St Bède le vénérable, confesseur et docteur, St Jean Ier, pape et martyr par ami de la Miséricorde (2016-05-27 08:34:03) 

Avant 1955 : Vendredi dans l’Octave de la Fête-Dieu




St Bède le vénérable, confesseur et docteur


« Mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur » - Homélie de St Bède le Vénérable.

Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), moine, docteur de l'Église
Homélies sur l'Evangile, I, 4 ; CCL 122, 25s (trad. bréviaire)

« Mon âme exalte le Seigneur ; exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. » Le sens premier de ces mots est certainement de confesser les dons que Dieu lui a accordés, à elle, Marie, spécialement ; mais elle rappelle ensuite les bienfaits universels dont Dieu ne cesse jamais d'entourer la race humaine.

L'âme glorifie le Seigneur quand elle consacre toutes ses puissances intérieures à louer et à servir Dieu ; quand, par sa soumission aux préceptes divins, elle montre qu'elle ne perd jamais de vue sa puissance et sa majesté. L'esprit exulte en Dieu son Sauveur, quand il met toute sa joie à se souvenir de son Créateur dont il espère le salut éternel. Ces mots, sans doute, expriment exactement ce que pensent tous les saints, mais il convenait tout spécialement qu'ils soient prononcés par la bienheureuse Mère de Dieu qui, comblée d'un privilège unique, brûlait d'un amour tout spirituel pour celui qu'elle avait eu la joie de concevoir en sa chair. Elle avait bien sujet, et plus que tous les saints, d'exulter de joie en Jésus –- c'est-à-dire en son Sauveur –- car celui qu'elle reconnaissait pour l'auteur éternel de notre salut, elle savait qu'il allait, dans le temps, prendre naissance de sa propre chair et si véritablement qu'en une seule et même personne serait réellement présent son fils et son Dieu...

C'est pourquoi c'est un usage excellent et salutaire, dont le parfum embaume la Sainte Eglise, que celui de chanter tous les jours, aux vêpres, le cantique de la Vierge. On peut en attendre que les âmes des fidèles, en faisant si souvent mémoire de l'incarnation du Seigneur, s'enflamment d'une ferveur plus vive, et que le rappel si fréquent des exemples de sa sainte Mère les affermisse dans la vertu. Et c'est bien le moment, aux vêpres, de revenir à ce chant, car notre âme, fatiguée de la journée et sollicitée en sens divers par les pensées du jour, a besoin, quand approche l'heure du repos, de se rassembler pour retrouver l'unité de son attention.



Mémoire de St Jean Ier, pape et martyr

images/icones/colombe2.png  ( 805573 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2016-05-27 08:35:16) 
[en réponse à 805572]

2° La quiétude proprement dite

1440. c) Cette dilatation de l'âme produit des dispositions vertueuses excellentes ; en particulier : la crainte d'offenser Dieu, qui remplace la crainte de l'enfer, l'amour de la pénitence et des croix, l'humilité, le mépris des joies du monde : 1) « La crainte de l'enfer cesse de l'agiter. Tandis que celle d'offenser Dieu grandit en elle, la crainte servile disparaît, et l'âme sent une grande confiance de le posséder un jour. 2) Au lieu d'appréhender comme auparavant de ruiner sa santé en pratiquant la pénitence, elle croit tout possible avec le secours divin, et ses désirs de l'embrasser n'ont jamais été si grands. Autrefois elle redoutait les croix, maintenant elle les craint moins, parce que sa foi est plus vive ; elle sait que si elle les embrasse pour l'amour de Dieu, sa Majesté lui donnera grâce pour les supporter patiemment. Parfois même elle les appelle de ses vœux, tant est vif son désir de faire quelque chose pour lui. 3) Connaissant mieux sa grandeur, elle a une plus basse opinion d'elle-même. 4) Comme elle a expérimenté les délices qui viennent de lui, les plaisirs du monde ne sont plus à ses yeux que fumier ; elle s'en éloigne peu à peu, et elle a, pour le faire, plus d'empire sur elle-même. Enfin elle avance dans toutes les vertus, et ses progrès seront continuels, si toutefois elle ne retourne pas en arrière et n'offense point Dieu ; car, autrement, pour élevée qu'elle puisse être, eût-elle même atteint les plus hauts sommets, tout lui échappe. » (Château, 4e Dem., ch. III, p. 122).

1441. Définition. De cette description on peut donc conclure que la quiétude est une oraison surnaturelle,
incomplètement passive, qui se produit dans la partie supérieure de l'âme, et lui fait sentir et goûter Dieu présent près d'elle. C'est une oraison surnaturelle, c'est-à-dire infuse, et en cela nous nous séparons de quelques Carmes qui, la considérant comme une oraison de transition, pensent qu'elle peut être acquise comme l'oraison de simplicité. Mais avec eux nous disons qu'elle n'est qu'incomplètement passive, puisque seule la volonté (avec l'intelligence) est captive, et que l'entendement et l'imagination demeurent libres de divaguer. Quant aux goûts divins et aux vertus qui en sont le fruit, nous les avons suffisamment expliqués, n° 1439.

1442. B) Origine et progrès de la quiétude. a) En général la quiétude est accordée aux âmes qui se sont déjà exercées à la méditation pendant un temps notable, et qui ont passé par la nuit des sens. Cependant elle précède parfois cette dernière, surtout chez les enfants ou les âmes innocentes qui n'ont pas besoin de purification spéciale. b) Au début, elle n'est donnée que de temps en temps, d'une façon assez faible, et inconsciente ; elle dure peu, par exemple, dit Ste Thérèse, l'espace d'un Ave Maria . Puis elle devient plus fréquente et se prolonge davantage, jusqu'à une demi-heure. Mais, comme elle ne vient pas toujours subitement et ne disparaît pas non plus tout d'un coup, elle peut, avec son aube et son crépuscule, atteindre une heure ou même davantage. De plus, quand elle est agissante (n° 1445) et accompagnée d'ivresse spirituelle, elle peut se prolonger un ou deux jours, sans empêcher du reste de vaquer aux occupations ordinaires. c) La quiétude savoureuse peut alterner avec la quiétude aride, tant que la purification de l'âme n'est pas terminée. d) Le moment arrive où la quiétude devient habituelle : on y entre alors généralement dès qu'on se met en prière ; parfois même on est saisi à l'improviste jusque dans les occupations les plus vulgaires. De même elle tend à devenir plus forte et plus consciente, et, si l’âme correspond à la grâce, elle aboutit à l'union pleine et à l'extase. Mais, si elle est infidèle, elle peut déchoir et retomber dans l'oraison discursive, ou même perdre la grâce.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde