Le Forum Catholique

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images/icones/colombe2.png  ( 805262 )De la férie par ami de la Miséricorde (2016-05-24 08:36:18) 



De la férie

Messe du 1er Dimanche après la Pentecôte qu’on ne dit plus qu’en semaine



diocèse de Nancy et de Toul, avant 1955 : St Vincent de Lérins, confesseur
images/icones/colombe2.png  ( 805263 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2016-05-24 08:37:34) 
[en réponse à 805262]

II. De la quiétude suave

1435. Pour cet état et les suivants, nous utiliserons surtout les Œuvres de Ste Thérèse, qui a décrit ces oraisons avec une sûreté de coup d'œil et une précision incomparables.
Elle donne à cette oraison divers noms : c'est la quatrième demeure du Château , ou l'oraison des goûts divins, parçe que c'est la première où l'on constate la présence de
Dieu par un certain goût spirituel ; dans sa Vie (ch. XIV), elle l'appelle l'oraison de quiétude et elle l'explique par la deuxième manière d'arroser. D'autres la nomment l'oraison de silence, précisément parce que l'âme cesse de discourir. Cette oraison a comme trois phases distinctes : 1° le recueillement passif qui la prépare ; 2° la quiétude proprement dite ; 3° le sommeil des puissances qui la complète et prépare l'union pleine des facultés.

1° Le recueillement passif


1436. A) Nature. Ce recueillement est ainsi appelé pour le distinguer du recueillement actif qui s'acquiert par nos propres efforts aidés de la grâce (n° 1317) ; le recueillement passif ne s'obtient pas en effet « par le travail de l’entendement, en s’efforçant de penser à Dieu au dedans de soi-même, ni par celui de l'imagination en se le représentant en soi » (Château, 4e Dem., ch. 3, p. 116) ; mais par l'action directe de la grâce divine sur nos facultés. C'est pour cela que Ste Thérèse l'appelle la première oraison surnaturelle qu'elle ait expérimentée : « L'oraison dont je parle est un recueillement intérieur qui se fait sentir à l'âme, et durant lequel on dirait qu'elle a en elle-même d'autres sens, analogues aux extérieurs. Elle semble vouloir se séparer de l'agitation des sens extérieurs ; parfois même elles les entraîne après elle. Elle sent le besoin de fermer les yeux du corps, de ne rien entendre, de ne rien voir, de vaquer uniquement à ce qui l'occupe alors tout entière : je veux dire, à cet entretien seul à seul avec Dieu. Dans cet état, les sens et les puissances ne sont pas suspendus ; ils restent libres, mais pour s'appliquer à Dieu » (Œuvres, t. II, p. 295).
Ailleurs elle l'explique par une gracieuse comparaison ; nos facultés étaient sorties du château pour aller vivre avec des étrangers, puis, reconnaissant leur faute, s'étaient rapprochées du château, sans toutefois y pénétrer. Le grand Roi qui habite le centre du château, veut bien, dans sa grande miséricorde, les rappeler à lui : « Comme un bon pasteur, il leur fait entendre sa voix, et, par un appel si doux qu'elles le saisissent à peine, il les invite à laisser là leurs égarements et à revenir à leur ancienne demeure. Cet appel du berger a sur elles tant d'empire, qu'abandonnant les choses extérieures qui les captivaient, elles rentrent dans le château. Il me semble n'avoir jamais si bien expliqué ceci qu'à présent » (Château, 4e Dem., ch. 3, p. 115). S. François de Sales nous donne une autre comparaison, non moins expressive : « Et comme qui mettrait un morceau d'aimant entre plusieurs aiguilles, verrait que soudain toutes les pointes se retourneraient du côté de leur aimant bien-aimé, et se viendraient attacher à lui, ainsi lorsque Notre Seigneur fait sentir au milieu de notre âme sa très délicieuse présence, toutes nos facultés retournent leurs pointes de ce côté-là pour se venir joindre à cette incomparable douceur » (Am. de Dieu, l. VI, ch. 7).
On peut donc définir ce recueillement passif : une douce et affectueuse absorption de l'intelligence et de la volonté en Dieu, produite par une grâce spéciale du Saint Esprit.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/marie.gif  ( 805301 )En certains lieux : Notre Dame, Secours des chrétiens (Auxilium Christianorum) par Lycobates (2016-05-24 14:17:57) 
[en réponse à 805262]

Cela n'a pas été mentionné ici, sauf erreur de ma part.

En certains lieux est célébrée aujourd'hui la fête de Notre Dame Auxiliatrice, ou Secours des chrétiens.

À Rome notamment notre fête est au rang de double majeur.

La Messe est du Commun, sauf les oraisons.

Notons que les rubriques de l'édition typique de 1920 ne permettent pas cette messe comme votive de la Vierge, et que les messes pro aliquibus locis peuvent se célébrer seulement dans ces mêmes lieux, pour lesquels elles ont été concédées.
Mais à titre privé, donc non liturgiquement, cette dévotion est permise partout.

La collecte est particulièrement à propos, par les temps qui courent :

Orémus.
Omnípotens et miséricors Deus, qui ad defensiónem pópuli christiáni in beatíssima Vírgine María perpétuum auxílium mirabíliter constituísti: concéde propítius; ut, tali præsídio muníti certántes in vita, victóriam de hoste malígno cónsequi valeámus in morte. Per Dóminum nostrum.