Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=804109
images/icones/iphone.jpg  ( 804109 )L'abbé Barthe répond au RP Michelet par Athanase (2016-05-08 10:37:08) 

J'y vois l'expression d'un sain débat, et plus il y a de contributions, mieux c'est !

À lire ici.
images/icones/neutre.gif  ( 804114 )note 351 par mike422 (2016-05-08 13:41:49) 
[en réponse à 804109]

Une lecture «in meliorem partem» d'Amoris Laetitia et de la note 351 ne permet aucunement de contredire l'enseignement du Magistère antérieur. C'est cette lecture qu'en fait, par exemple, le Père Angelo Bellon:
«On peut également citer ce qui est écrit dans la note 351, à propos de l'"aide de l’Église" pour ceux qui vivent dans la grâce tout en se trouvant "dans une situation objective de péché" :

“Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements. Voilà pourquoi, « aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur' (Evangelii gaudium, 44). Je souligne également que l’Eucharistie 'n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles' (EG 47)”.

Ici le pape ne dit pas "tout court" de donner la sainte communion aux divorcés remariés.

Il prévoit que les personnes qui se sont repenties et qui vivent en état de grâce, c’est-à-dire sans avoir de relations adultérines ou de fornication, peuvent recevoir l’absolution et qu’elles peuvent prendre part à l’eucharistie, y compris en recevant la sainte communion, toujours 'remote scandale'.» http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1351288?fr=y
images/icones/fleche3.gif  ( 804126 )certes par jejomau (2016-05-08 18:48:14) 
[en réponse à 804114]

Mais une lecture «in meliorem partem» d'Amoris Laetitia n'est possible que pour des catholiques ayant la Foi et surtout ayant reçu un certain enseignement leur permettant d'affirmer sans sourciller que "même un pape ne pouvant aller contre le Magistère, je lirai ce texte sous un œil bienveillant quand je trouverai des propos qui me semblent porter une certaine ambiguité"

Or justement, les divorcés-remariés sont des personnes qui, dans le péché, le sont justement parce qu'elles n'ont pas cette juste perception : par conséquent, la plus grande partie de ces divorcés-remariés, chercheront à lire ce qui les arrange..... pour pouvoir continuer leur vie de plaisir.
images/icones/iphone.jpg  ( 804324 )Sans juste perception... par Paul Reveriche (2016-05-11 23:03:55) 
[en réponse à 804126]

N'y a-t-il pas ignorance, et par conséquent absence d'une véritable volonté de faire le mal ?

Le Père MICHELET a répondu à l'abbé BARTHE, très bien autant que ma modeste connaissance me permet de l'apprécier.
images/icones/neutre.gif  ( 804115 )Le Pape n'a pas dit simplement: «Oui. Point.» par mike422 (2016-05-08 14:23:44) 
[en réponse à 804109]

Dans cet article: http://www.riposte-catholique.fr/riposte-catholique-blog/points-non-negociables-riposte-catholique-blog/rp-thomas-michelet-op-analyse-note-351-damoris-laetitia-riposte-catholique

le Père Michelet affirme:

Pourtant, le pape a répondu en même temps de manière affirmative à la question de savoir si le texte changeait concrètement quelque chose pour l’accès à la communion des divorcés remariés : « Je peux dire : “Oui”. Point final ». Il est donc difficile de soutenir le contraire, et de maintenir contre le pape lui-même que rien n’a changé.

C’est un élément important de l’argumentation du Père Michelet qui s’appuie là-dessus pour conclure que la discipline a changé. Mais d’où le Père Michelet tire-t-il cela? D’un article de la Chiesa:


«Et quelques jours plus tard, au cours du voyage aérien qui le ramenait de Lesbos à Rome, François a de nouveau proposé Schönborn en tant que principal exégète de l'exhortation post-synodale, en le qualifiant de "grand théologien [qui] connaît bien la doctrine de la foi". Lorsqu’on lui a demandé si les divorcés remariés avaient maintenant, oui ou non, la possibilité de recevoir la communion, ce qui était exclu précédemment, la réponse du pape a été péremptoire et, pour une fois, sans équivoque : "Oui. Point. ». »

http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1351283?fr=y

Qu’en est-il au juste de la question et de la réponse du Pape? Voyez vous-même si la Chiesa a rapporté correctement la question du journaliste et la réponse du Pape.

D’abord en italien:

(Francis Rocca, Wall Street Journal)

Grazie Santo Padre! Vedo che le domande sull’immigrazione che avevo pensato sono state già fatte, e lei ha risposto molto bene. Quindi se mi permette vorrei fare una domanda su un altro evento degli ultimi giorni, che è stata la sua Esortazione Apostolica. Come lei ben sa, c’è stata molta discussione su uno dei molti punti – lo so che vi ci siamo concentrati molti – dopo la pubblicazione: alcuni sostengono che niente sia cambiato rispetto alla disciplina che governa l’accesso ai Sacramenti per i divorziati e i risposati, e che la legge e la prassi pastorale e ovviamente la dottrina rimangono così; altri sostengono invece che molto sia cambiato e che si sono tante nuove aperture e possibilità. La domanda è per una persona, un cattolico che vuole sapere: ci sono nuove possibilità concrete, che non esistevano prima della pubblicazione dell’Esortazione o no?

(Papa Francesco)

Io posso dire “si”. Punto. Ma sarebbe una risposta troppo piccola. Raccomando a tutti voi di leggere la presentazione che ha fatto il cardinale Schönborn, che è un grande teologo. Lui è membro della Congregazione per la Dottrina della Fede e conosce bene la dottrina della Chiesa. In quella presentazione la sua domanda avrà la risposta. Grazie!


https://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2016/april/documents/papa-francesco_20160416_lesvos-volo-ritorno.html


Traduction:

(Francis Rocca, Wall Street Journal)

Merci Saint-Père ! Je vois que les questions sur l’immigration auxquelles j’avais pensé ont déjà été posées, et vous avez très bien répondu. Donc, si vous me le permettez, je voudrais poser une question sur un autre événement de ces derniers jours, à savoir votre Exhortation Apostolique. Comme vous le savez bien, il y a eu beaucoup de discussions sur l’un des nombreux points – je sais que nous sommes nombreux à nous y être concentrés – après la publication : certains soutiennent que rien n’a changé par rapport à la discipline qui régit l’accès aux sacrements pour les divorcés et remariés, et que la loi ainsi que la praxis pastorale et naturellement la doctrine demeurent telles quelles; d’autres soutiennent au contraire que beaucoup a changé et qu’il y a de nombreuses nouvelles ouvertures et possibilités. La question est pour une personne, un catholique qui veut savoir : y a-t-il de nouvelles possibilités concrètes, qui n’existaient pas avant la publication de l’Exhortation, ou non ?

(Pape François)

Je peux dire ‘‘oui’’. Point. Mais ce serait une réponse trop courte. Je vous recommande à vous tous de lire la présentation qu’a faite le Cardinal Schönborn, qui est un grand théologien. Il est membre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et connaît bien la doctrine de l’Église. Dans cette présentation votre question aura sa réponse. Merci !

En fait, le journaliste n’a pas demandé si les divorcés remariés avaient maintenant la possibilité de recevoir la communion. Il lui a demandé s’il y avait de nouvelles possibilités concrètes (Qu’est-ce que cela signifie au juste?). De plus, le Pape n’a pas répondu: «Oui. Point». Il a dit: «Je peux dire oui. Point. Mais cela serait trop court.» Et il a recommandé de lire la présentation faite par le cardinal Schönborg et que «dans cette présentation votre question aura sa réponse».

Le Pape dit: «Je peux dire oui. Point.» Mais il insiste que ce serait une réponse trop courte. Et, pour une réponse adéquate, il recommande la lecture de la présentation faite par le cardinal Schönborn. Il dit même que c’est dans cette présentation que la question du journaliste trouvera réponse. Il est donc d’une extrême importance de référer à ce que dit le cardinal si on veut véritablement comprendre la réponse du Pape. Or, le cardinal affirme nettement ce qui suit:

«D’abord, il dit très clairement qu’il ne faut pas attendre, ni d’un Synode, ni de ce document, de nouvelles normes canoniques qui seraient valables pour tous les cas. N’attendez pas un changement de la discipline de l’Église.»

http://fr.radiovaticana.va/news/2016/04/08/le_cardinal_schönborn_précise_le_sens_de_lexhortation_amoris_laetitia/1221214


images/icones/musique.gif  ( 804132 )C'est cela, oui... par Justin Petipeu (2016-05-08 20:38:55) 
[en réponse à 804115]

et quand les évêques philippins invitent les divorcés-remariés à communier immédiatement après la parution du texte Amoris Laetitia, vous voulez dire que Rome les a condamnés ?

Vous vous fichez du monde...
images/icones/neutre.gif  ( 804139 )Où? par mike422 (2016-05-08 22:17:01) 
[en réponse à 804132]

Où avez-vous pris ce que vous dites concernant les évêques Philippins?

Le site BCBP News ne parle pas du tout cela.
images/icones/neutre.gif  ( 804155 )Ici... par Justin Petipeu (2016-05-09 09:38:08) 
[en réponse à 804139]

Par ici

Extrait :

After collective discernment, your bishops will come up with more concrete guidelines on the implementation of the Apostolic Exhortation. But mercy cannot wait. Mercy should not wait. Even now, bishops and priests must open welcoming arms to those who have kept themselves out of the Church because of a sense of guilt and of shame. The laity must do no less. When our brothers and sisters who, because of broken relations, broken families and broken lives, stand timidly at the doors of our churches – and of our lives – unsure whether they are welcome or not, let us go out to meet them, as the Pope urges us to, and assure them that at the table of sinners at which the All-Holy Lord offers himself as food for the wretched, there is always room. O res mirabilis manducat Dominum pauper, servus et humilis…O wonderful reality that the poor, the slave and the lowly should partake of the Lord. This is a disposition of mercy, an openness of heart and of spirit that needs no law, awaits no guideline, nor bides on prompting. It can and should happen immediately.
images/icones/neutre.gif  ( 804178 )Un bémol par mike422 (2016-05-09 15:50:49) 
[en réponse à 804155]

Merci pour le texte. Je vous suggère de lire le texte suivant qui mettra peut-être un bémol à votre interprétation du texte du président du CBCP. Ici The impractical catholic
images/icones/1i.gif  ( 804183 )Je dois avouer que j'ai rarement vu une pareille mauvaise foi... par Justin Petipeu (2016-05-09 17:35:00) 
[en réponse à 804178]

Votre blog n'est qu'un avis de particulier qui tente de sauver les meubles par tous les moyens, quitte à expliquer le contraire de ce que dit le texte des évêques philippins, qui lui, est très clair et sans ambiguïté.
images/icones/neutre.gif  ( 804187 )Au contraire par mike422 (2016-05-09 18:48:56) 
[en réponse à 804183]

Je laisse de côté la question de la bonne ou de la mauvaise foi, pour ne parler que du texte.

Contrairement à vous, je trouve que l'analyse est juste.

Mais votre avis comme le mien ne sont que des avis de particuliers...

Nous verrons bien les développement du côté de la CECP qui a annoncé des directives concrètes, après qu'aura eu lieu un discernement collectif.

images/icones/neutre.gif  ( 804116 )omission importante du Père Michelet par mike422 (2016-05-08 14:40:02) 
[en réponse à 804109]

Le Père Michelet a écrit: «Tout en distinguant les situations, Jean-Paul II avait maintenu la règle, pour un motif pastoral et donc par un choix prudentiel, afin d’éviter le scandale. Il n’est donc pas contraire à la doctrine et à la loi divine que le pape François fasse un autre choix prudentiel, tenant compte de ces possibilités de distorsion de la conscience, tout en maintenant la règle d’éviter le scandale (AL 299).»

http://www.riposte-catholique.fr/riposte-catholique-blog/points-non-negociables-riposte-catholique-blog/rp-thomas-michelet-op-analyse-note-351-damoris-laetitia-riposte-catholique


Le Père Michelet réduit considérablement les raisons données par Jean-Paul II à l’appui de la position de l’Eglise concernant la question de la communion des divorcés-remariés. Il est vrai que Jean-Paul II donne une raison pastorale, une raison de prudence:

«Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l'on admettait ces personnes à l'Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l'Eglise concernant l'indissolubilité du mariage.»

http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/apost_exhortations/documents/hf_jp-ii_exh_19811122_familiaris-consortio.html


Mais le Père Michelet omet le motif principal qui fonde la discipline de l’Église en cette matière et que Jean-Paul II formule dans Familiaris Consortio (no 84):

«L'Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l'Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d'y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Eglise, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l’Eucharistie.»

Ce n’est pas là une raison pastorale ou prudentielle qui peut changer avec le temps.
images/icones/fleur.gif  ( 804117 )Auriez-vous la gentillesse par Le Webmestre (2016-05-08 15:08:57) 
[en réponse à 804116]

de prendre connaissance de ce tutoriel ?

Ce serait vraiment confortable. Merci !

XA
images/icones/neutre.gif  ( 804145 )Certainement par mike422 (2016-05-08 23:35:04) 
[en réponse à 804117]

Merci pour cette information et le tutoriel. C'est bien aimable de votre part.
images/icones/neutre.gif  ( 804118 )Et Benoit XVI par mike422 (2016-05-08 16:21:06) 
[en réponse à 804116]

Dans Sacramentum Caritatis (no 29), Benoit XVI écrivait:

«Le Synode des Évêques a confirmé la pratique de l'Église, fondée sur la Sainte Écriture (cf. Mc 10, 2-12), de ne pas admettre aux sacrements les divorcés remariés, parce que leur état et leur condition de vie contredisent objectivement l'union d'amour entre le Christ et l'Église, qui est signifiée et mise en œuvre dans l'Eucharistie. Toutefois, les divorcés remariés, malgré leur situation, continuent d'appartenir à l'Église, qui les suit avec une attention spéciale, désirant qu'ils développent, autant que possible, un style de vie chrétien, par la participation à la Messe, mais sans recevoir la Communion, par l'écoute de la Parole de Dieu, par l'adoration eucharistique et la prière, par la participation à la vie de la communauté, par le dialogue confiant avec un prêtre ou un guide spirituel, par le dévouement à la charité vécue et les œuvres de pénitence, par l'engagement dans l'éducation de leurs enfants.

(…) Enfin, là où la nullité du lien matrimonial n'est pas reconnue et où des conditions objectives rendent de fait la vie commune irréversible, l'Église encourage ces fidèles à s'engager à vivre leur relation selon les exigences de la Loi de Dieu, comme amis, comme frère et sœur; ils pourront ainsi s'approcher de la table eucharistique, avec les attentions prévues par la pratique éprouvée de l'Église.»


La raison pastorale ou de prudence donnée par Jean-Paul II n’apparaît pas. Cependant, la raison avancée est la même raison théologique que donnait Jean-Paul II.

Ce cela surtout qui fonde la discipline de l’Église en cette matière. Et que le Père Michelet a omis de dire dans son texte pour ne parler que de la raison pastorale avancée par Jean-Paul II.