Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=803144
images/icones/mitre4.png  ( 803144 )L’inquiétante célébration du cardinal Barbarin par Jean Kinzler (2016-04-24 14:41:31) 


« Avec une certaine inquiétude »

Je ne trouve pas d’autre expression pour traduire mon état d’esprit devant certaines initiatives catholiques en matière de dialogue interreligieux avec les musulmans.

Oui, la célébration de la fête de l’Annonciation le 4 avril dernier dans un sanctuaire lyonnais m’inquiète et me trouble (tout comme les célébrations du même genre dans d’autres églises). J’y vois deux risques majeurs:

Le premier concerne la piété mariale. Ce qui la fonde pour nous catholiques, c’est la christologie ! C’est l’affirmation par le Concile d’Ephèse en 431 que la Vierge Marie est « Theotokos » « Mère de Dieu » ! L’Annonciation n’est une fête chrétienne que parce qu’elle proclame la maternité divine de Marie. Or, si le Coran admet la naissance virginale, il refuse à Jésus le titre de Fils de Dieu ! C’est pour cette raison que les chrétiens sont considérés comme des égarés ! Ce sont donc eux qui sont désignés par la Fatiha, première sourate du Coran, récitée le 4 avril dernier à Lyon et ce juste après le Notre Père, authentique Parole de Dieu, ce Dieu incarné que l’Islam refuse et auquel finalement de plus en plus de chrétiens croient de moins en moins. Et cela aggrave mon désarroi ! Car on laisse croire par cette célébration interreligieuse, dans une église, qu’au fond la grande différence de croyance concernant Jésus et Marie n’est pas si grave, puisqu’elle n’empêche pas d’être ensemble pour prier. Et cela déjà poserait problème. Mais les personnes présentes, et surtout celles qui ne l’étaient pas, ne risquent-elles pas de croire qu’on était là pour prier ensemble ? Monsieur Bénévent Tosseri n’écrit-il pas dans La Croix à propos de cette manifestation : « A cette occasion, chrétiens et musulmans sont invités à prier ensemble Marie. » (Qu’on se reporte au N°83 et surtout au dernier paragraphe des instructions du Conseil Pontifical, données à la fin).

Qu’on me comprenne bien, je n’accuse personne, et encore moins les chrétiens de Lyon, laïcs et clercs qui ont organisé cela ! Je suis persuadé de leurs bonnes intentions. Mais je pense, en conscience, qu’ils ont commis une erreur. Au Liban, d’où nous vient cette fête, chacun connaît bien sa religion et celle des autres. Ce n’est pas du tout le cas en France. De plus organiser cette célébration dans un lieu consacré est plus que mal venu ! (Un confrère libanais maronite m’a précisé que c’est à l’initiative du gouvernement et du parlement libanais que la fête de l’Annonciation a été déclarée Fête Nationale au Liban. Mais elle ne donne aucunement lieu à des rencontres interreligieuses entre musulmans et chrétiens).

Le second risque est de l’ordre de la propagande. Ne voulant pas me prononcer sur la France, pour des raisons que chacun comprendra, j’affirme qu’à l’extérieur, là où il y a tout de même la guerre, ce que certains semblent oublier, de telles manifestations apparaissent comme des conquêtes de l’Islam sur le christianisme. Cela ne peut être que mal compris par nos frères chrétiens persécutés, comme par nos soldats qui combattent les terroristes islamistes. Avoir fait réciter à Lyon la Fatiha après le Notre Père, a hissé Mahomet au même rang que Jésus, pour beaucoup de musulmans, même si, je le répète, ce n’était pas le but des organisateurs chrétiens.

Je conclurai mon propos de ce jour, qui restera volontairement grave, jusqu’au bout, une fois n’est pas coutume, par une citation d’une lettre du regretté professeur Roger Arnaldez[1], islamologue réputé, que j’ai eu l’honneur et le bonheur de connaître. Elle date du 7 septembre 1994 et est adressée au Père Maurice Borrmans très attaché au dialogue entre chrétiens et musulmans : « Est-ce à dire que je suis opposé au dialogue ? Non. Il faut il est vrai, reconnaître que les musulmans en tirent parti pour leur propagande, car ce dialogue les met en vedette. Mais c’est leur affaire. L’essentiel est de ne pas s’y laisser prendre. […] Ce n’est pas la crise islamiste avec son fondamentalisme qui est cause de mon scepticisme et de mes réserves. Mais elle les conforte. Je m’élève contre ceux qui veulent distinguer un « bon » et un « mauvais » islam. […] J’attends qu’on me dise quel est le principe, théorique et pratique, des terroristes musulmans, qui n’est pas fondé à la lettre sur un verset coranique. Trop de ceux, chrétiens ou non, qui veulent « sauver » l’islam en l’idéalisant, n’ont pas eu la patience de lire le Coran […]. Tout dépend, il est vrai, des commentaires, mais des commentaires, on fait ce qu’on veut. Il reste que le Coran est en soi un engin explosif, et le mieux qu’on puisse en dire, c’est qu’il n’explose que si quelqu’un le met à feu. »

PS : Demeurant un ferme partisan du dialogue interreligieux, comme de toute rencontre permettant d’apporter la paix dans la Vérité, je crois qu’il faut suivre à la lettre les directives du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux – orientations pastorales pour le dialogue interreligieux (14 mai 2014)

Pour les catholiques, « la prière est l’élévation de l’âme vers Dieu ou la demande à Dieu des biens convenables ». C’est le don de Dieu, une alliance, une communion et une réponse à l’autorévélation de Dieu. Chaque prière chrétienne se fait par le Christ, sous l’influence de l’Esprit qui « vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. Et Dieu qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles » (Rm 8, 26-27).
Souvent, dans le contexte de relations interreligieuses, naît le besoin de prier ensemble à l’intention d’un besoin particulier de la société. Il est important toutefois de comprendre qu’être en mesure de prier ensemble doit correspondre à une compréhension commune de qui est Dieu, ce qui n’est pas le cas pour les diverses religions. À ce titre, la « prière interreligieuse », c’est-à-dire l’union dans la prière commune de membres de diverses religions doit être évitée.
À titre tout à fait exceptionnel, des personnes de différentes religions peuvent se réunir au cours d’un service de « prière multireligieuse » afin de prier pour des besoins particuliers. Concrètement, cela permet aux personnes d’être en présence les unes des autres pendant qu’elles prient, sans pour autant prier réellement en commun. Le pape Jean-Paul II a énoncé ce principe essentiel au terme de la première rencontre interreligieuse d’Assise en 1986 : « Certes, on ne peut pas “prier ensemble”, c’est-à-dire faire une prière commune, mais nous pouvons être présents quand les autres prient. De cette manière, nous manifestons notre respect pour la prière d’autrui et pour l’attitude des autres devant la Divinité ; en même temps, nous leur offrons le témoignage humble et sincère de notre foi dans le Christ, Seigneur de l’univers ». Par conséquent, un tel service devrait être assuré avec une certaine prudence, et les participants doivent être dotés d’un certain degré de maturité humaine et spirituelle. Il est utile de rappeler la conclusion de cette rencontre historique d’Assise, quand les prières des représentants de chaque religion ont été récitées, les unes après les autres, en des moments bien distincts, tandis que toutes les autres personnes présentes y assistaient dans l’attitude respectueuse, à la fois intérieure et extérieure, de celui qui est témoin de l’effort suprême d’autres hommes et femmes dans leur quête de Dieu. Lors de la préparation d’un service de prière « multireligieuse », au cours de cérémonies publiques, toute pratique risquant de donner une impression de relativisme ou de syncrétisme, comme l’invention de services « paraliturgiques » ou la préparation et l’utilisation de prières communes acceptables pour toutes les religions, ainsi que la compilation et la lecture d’extraits de soi-disant « livres sacrés » de différentes religions, sont à éviter. Au cours de tels rassemblements, la préférence devrait être accordée au silence et à la prière personnelle. Ainsi, tous les participants comprendront que ces moments sont l’occasion d’« être ensemble pour prier, mais pas de prier ensemble ». De même, lorsque des représentants d’autres religions sont invités à assister à des liturgies catholiques, ils ne devraient pas être invités à prier et encore moins à exercer un rituel propre à leur religion.
Il est donc nécessaire pour les pasteurs catholiques de comprendre et d’expliquer aux fidèles les implications de leurs gestes d’amitié, d’hospitalité et de coopération à l’égard des fidèles d’autres religions. En effet, le devoir d’hospitalité a ses limites : mettre à disposition une église pour qu’elle soit utilisée comme maison de prière par des personnes d’autres religions est inconvenant et doit être évité. Il est également important de décourager l’utilisation de bâtiments destinés à des activités pastorales catholiques comme lieux de prière et de culte par des personnes d’autres religions.
Dans ces moments difficiles et exceptionnels où il devient inévitable de vendre un bâtiment de l’Église, les pasteurs catholiques doivent veiller à ce que les conditions de vente prévoient notamment que l’édifice conserve son caractère sacré, et qu’il soit destiné, si possible, à un usage catholique ou chrétien.
[1] Roger Arnaldez (1911-2006) : grand islamologue, élu à L’Académie des Sciences Morales et Politiques le 6 février 1986 et président de celle-ci en 1997.P.Michel Viot
images/icones/fleche3.gif  ( 803147 )l'islam vu par des chrétiens célèbres par jejomau (2016-04-24 15:30:30) 
[en réponse à 803144]


Dieu a laissé prévaloir pour un temps l’antique ennemi de l’homme, et lui a permis de choisir un organe duquel il séduira les peuples, en même temps qu’il les asservira par le glaive. De là, Mahomet, l’homme de Satan, et le Coran, son évangile

Don Guéranger



Ces Turcs détruisent les églises ; ils saccagent le royaume de Dieu.
Si vous demeuriez encore quelque temps sans rien faire, les fidèles de Dieu seraient encore plus largement victimes de cette invasion. Aussi je vous exhorte et je vous supplie – et ce n'est pas moi qui vous y exhorte, c'est le Seigneur lui-même – vous, les hérauts du Christ, à persuader à tous, à quelque classe de la société qu'ils appartiennent, chevaliers ou piétons, riches ou pauvres, par vos fréquentes prédications, de se rendre à temps au secours des chrétiens et de repousser ce peuple néfaste loin de nos territoires. Je le dis à ceux qui sont ici, je le mande à ceux qui sont absents : le Christ l'ordonne.
À tous ceux qui y partiront et qui mourront en route, que ce soit sur terre ou sur mer, ou qui perdront la vie en combattant les païens, la rémission de leurs péchés sera accordée. Et je l'accorde à ceux qui participeront à ce voyage, en vertu de l'autorité que je tiens de Dieu.

Pape Urbain II



Ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles, mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Mehdi, en lequel ils soumettront la FRANCE

Charles de Foucauld


EN revanche, vu du côté Franciscain, le point de vue diffère :

François d’Assise : Pionnier du dialogue islamo chrétien

Frère Halim Noujaim, o.f.m.

François d’Assise est le premier parmi les fondateurs de congrégations dans l’Église catholique, qui a proposé à ses Religieux de rendre témoignage à l’Évangile en vivant parmi les chrétiens et les non chrétiens. Le témoignage de vie, doit précéder l’annonce de l’Evangile.

François consacre un chapitre entier sur “ceux qui veulent aller en mission parmi les musulmans.”

Dans la première Règle (1221), Saint François écrit : "Si des Frères, sous l’inspiration de Dieu, veulent partir chez les Sarrasins et autres infidèles, ils pourront y aller, avec l’autorisation de leur ministre et serviteur. Le ministre, lui, doit donner cette autorisation sans s’y opposer, s’il les reconnaît capables de cette mission. Les frères qui s’en vont ainsi peuvent envisager leur rôle spirituel de deux manières : ou bien, ne faire ni procès ni disputes, être soumis à toute créature humaine à cause de Dieu et confesser simplement qu’ils sont chrétiens ou bien, s'ils voient que telle est la volonté de Dieu, annoncer la Parole de Dieu." (RnB, cap.11. n.43)."


Il rappelle les mêmes principes dans la seconde Règle (1223), avec quelques modifications. Il commence ainsi une nouvelle page d’histoire dans les rapports entre le christianisme et l’Islam. François a inauguré une nouvelle mode de dialogue : il demande à ses disciples de témoigner auprès des musulmans, d’être chrétiens, sans lutte, sans violence en suivant la seconde voie.


1. La vie commune
Il est demandé à ceux qui désirent aller vivre parmi les musulmans, de parler avec eux, de les connaître.


2. Les accepter comme ils sont, musulmans
Nous devons accepter les musulmans comme ils sont non seulement parce qu’ils se différencient de nous par la foi, mais aussi parce que certaines de leurs croyances contredisent les nôtres.


3. De manière paisible sans altercations
François a la nette conviction que les débats et les altercations entre chrétiens et musulmans ne sont pas le meilleur moyen de communication. Ce serait se croire au-dessus des autres et essayer d’imposer la vérité avec la force, sans conviction. Tandis que le Dieu auquel François croit est modeste.


4. Soumission aux autorités constituées
Les Frères respectent les autorités locales, indépendamment du fait qu’ils soient chrétiens ou pas, car tout pouvoir vient de Dieu, comme Saint Pierre nous dit : « Tu te soumettras à toute sorte d’autorité, pour le Seigneur ».


5. Témoigner la foi chrétienne
Le respect des autres et la soumission aux autorités constituées ne signifient pas que nous devons renier notre foi, mais au contraire nous devons l’exprimer en paroles et en oeuvres. Pour le Frère, le martyre n’est ni l’objectif principal ni le choix primordial
Ce qui est demandé au Frère avant tout et surtout c’est de témoigner de l’Évangile par sa vie, et en même temps être préparé à affronter le martyre s’il y était contraint.


6. Mission des franciscains entre les musulmans :
On peut la résumer dans les points suivants :
•Le Franciscain doit donner la priorité au dialogue avec les Musulmans sur tous les autres moyens.

•Le Franciscain se basera sur le dialogue dans sa relation avec les Musulmans, et aussi sur la sagesse, la sincérité, l’humilité, la douceur et la simplicité.

•Le Franciscain doit éviter de s’imposer ou de se sentir supérieur à l’autre, il doit témoigner de l’Évangile avant de le prêcher. Il ne doit pas imposer mais montrer.


La mission du Franciscain entre les Musulmans requiert qu’il vive dans l’ambiance des musulmans, qu’il en connaisse la culture, qu’il assure une présence fraternelle, dans le respect envers l’autre, dans le dialogue, dans la solidarité avec tous, surtout avec les marginaux, les exclus de la société, les opprimés

images/icones/1y.gif  ( 803159 )Un saint François d’Assise défiguré par Vianney (2016-04-25 00:19:47) 
[en réponse à 803147]

 
La Regula Secunda de saint François rappelle (chap. XII) la parole du Christ : “Celui qui perd sa vie à cause de moi, celui-là gagnera la vie éternelle”. Le grand saint sait donc pertinemment qu’il envoie ses frères au martyre. Et de fait, lorsque le récit de la mort de cinq de ces martyrs à Séville fut lu au Chapitre de Pentecôte en 1221, François s’écria : “Maintenant je puis dire en vérité que je possède cinq véritables frères”. Or, quel était le “crime” de ces martyrs aux yeux des mahométans de Séville ? D’avoir prêché le Christ, envers et contre toutes les interdictions du chef musulman local, Abu-Jacoub, qui finit par les décapiter de sa propre main (J. Joergensen, Saint François d’Assise, sa vie et son œuvre, p. 301-302).

De plus, au sultan d’Égypte, Malik al-Kâmil, qui reproche aux croisés d’être infidèles au Christ en usant de la force, saint François répond : “Vous ne semblez pas avoir lu l’Évangile de Notre Seigneur le Christ tout entier ; car il est dit par ailleurs : ‘Si ton œil te scandalise arrache-le et jette-le loin de toi…’ Il a donc voulu par là nous enseigner qu’il n’est homme qui nous soit si cher ou si proche parent, quand bien même nous serait-il aussi précieux que notre œil, s’il paraît se détourner de la foi et de l’amour de Notre Seigneur, nous devons nous en séparer, l’arracher, le rejeter loin de nous. C’est pourquoi les chrétiens ont eu raison d’envahir les terres que vous occupez parce que vous avez blasphémé le nom du Christ et que vous avez soustrait à son culte tous ceux que vous avez pu.”

V.
 
images/icones/fleche2.gif  ( 803166 )Voici le document romain Dialogue dans la vérité et la charité. par Scrutator Sapientiæ (2016-04-25 08:05:52) 
[en réponse à 803144]

Bonjour Jean Kinzler,

Voici :

Ici.

1. Pour ma part, je demeure convaincu par ceci : la conception et la pratique dominantes du dialogue interreligieux, fort peu souvent dénoncées par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, me semble-t-il, amènent fréquemment les parties prenantes catholiques qui y sont positivement sensibles à le faire ressembler davantage à du consensus para-religieux qu'à du véritable dialogue interreligieux.

2. Or, d'une part, ce consensus para-religieux est par nature assymétrique ou dissymétrique, et d'autre part ce consensus para-religieux ne contribue guère, en tout cas pour l'instant, à ce que les uns et les autres, indifférents, observateurs, ou partenaires, dans le cadre du dialogue interreligieux, retrouvent le goût pour, et le sens, de la recherche, du respect et du souci de la loi naturelle et de la vérité objective, y compris de la vérité objective en matière religieuse.

3. Je termine ce message sur cette dernière remarque : il serait très injuste de dire que le dialogue entre catholiques et musulmans, expression que je préfère à l'expression "dialogue islamo-chrétien", est la seule composante du dialogue interreligieux qui ne va pas très bien : en vérité, le dialogue interreligieux, y compris dans sa vision catholique officielle, la plus consciente de ses limites internes, souffre, depuis le début, d'un vice de conception majeur, avant tout philosophique, et non avant tout théologique.

4. Ce vice de conception majeur, nous le connaissons "tous", mais le mieux est que je renvoie à nouveau au texte suivant, afin de bien me faire comprendre :

http://theopedie.com/3-Pourquoi-la-disparition-de-la-theologie-naturelle-au-20e-s.html

A partir du moment où l'on dit non à la théologie naturelle, on se met en mesure de dire oui au néo-fidéisme post-moderne, dans le cadre duquel

- la prise en considération bienveillante et consensuelle des manifestations extérieures d'une croyance, de la sincérité ou des valeurs humaines des croyants qui adhèrent à cette croyance,

l'emporte sur

- la prise en considération, vigilante et potentiellement dissensuelle,

a) de la conception de la raison et de la relation à la raison,

b) des fondements et contenus,

c) du réalisme et de la véracité,

effectivement et objectivement présents, à l'intérieur de cette croyance.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 803167 )Trois positions successives, face à l'erreur. par Scrutator Sapientiæ (2016-04-25 08:26:37) 
[en réponse à 803144]

Rebonjour Jean Kinzler,

Compte tenu, notamment, de l'histoire de l'Eglise, je rappelle ces trois positions successives, face à l'erreur, en matière religieuse.

Face à l'erreur, en matière religieuse, nous aurons connu, successivement, de la part de bon nombre d'hommes d'Eglise,

- d'abord, et pendant plus de dix-neuf siècles, la position debout,

- ensuite, et pendant plus d'un demi-siècle, la position ASSISE,

- enfin, en ce début de XXI° siècle, la position couchée.

Chacun aura compris à quoi je fais allusion, en parlant de la position ASSISE.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/1e.gif  ( 803169 )Et trois attitude face à la personne à évangéliser.. par Sacerdos simplex (2016-04-25 09:59:06) 
[en réponse à 803167]

... (païen, athée,...) :
- on franchit les mers et on affronte les dangers pour annoncer le Christ à Jean (on a fait ça pendant des siècles, des multitudes de martyrs - et des multitudes de conversions) ;
- on dialogue avec Jean (et on espère qu'après des années de dialogue Jean va découvrir tout seul la lumière - ou au moins comprendre qu'on n'est pas des sauvages, et que si on pouvait éviter de nous massacrer, ce serait mieux) ;
- on se met à l'écoute de Jean, qui a certainement des tas de choses à nous enseigner sur Dieu... (D'où des sessions pour connaître telle ou telle religion...).


Et surtout, surtout, sans aucune idée de prosélytisme !