Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=802443
images/icones/info2.gif  ( 802443 )Le prochain film de Spielberg:l'affaire Mortara par Jean Kinzler (2016-04-15 13:02:12) 

Le tournage du film sur l'enlèvement d'Edgardo Mortara commencera cet été.

L'acteur oscarisé Mark Rylance jouera le rôle du pape Pie IX dans un nouveau film produit par Steven Spielberg.

Le film raconte l'histoire d'un garçon juif en Italie en 1858 qui est pris à parents,puis élevé dans le catholicisme et qui devient ensuite prêtre.

L'enlèvement d'Edgardo Mortara devrait sortir au début de 2017; le tournage commencera cet été.

Tony Kushner, scénariste du film Lincoln , a écrit le scénario.

Le film est basé sur une histoire vraie qui est devenu un scandale international et a conduit à de vives critiques contre l'Eglise et la papauté.

E.Mortara a été enlevé à son domicile familial à Bologne, où le domestique l'avait baptisé quand il était gravement malade.

Il a grandi en tant que catholique sous la protection du pape Pie IX, qui a refusé de le rendre à ses parents en dépit de leurs protestations.

Mortara est ensuite devenu prêtre dans l'ordre des Augustins.

catholicherald.co.uk
images/icones/fleche2.gif  ( 802449 )Un prêtre non baptisé ? par Regnum Galliae (2016-04-15 14:47:04) 
[en réponse à 802443]

"le domestique l'avait baptisé quand il était gravement malade".

Les enfants, pour être validement baptisés, doivent l'être avec l'assentiment de leurs parents il me semble. Pas certain que le baptême par le domestique soit valide.
images/icones/iphone.jpg  ( 802451 )Il était gravement malade par Adso (2016-04-15 15:04:17) 
[en réponse à 802449]

Et donc risquait de trépasser !
images/icones/neutre.gif  ( 802452 )Pas du tout par Lycobates (2016-04-15 15:14:06) 
[en réponse à 802449]


Les enfants, pour être validement baptisés, doivent l'être avec l'assentiment de leurs parents il me semble



Pas du tout.
Même si, sauf en danger de mort, il est interdit de baptiser un enfant contre la volonté de ses parents, ou de ses tuteurs, et, même avec leur assentiment, si l'éducation catholique de l'enfant n'est pas assurée (au moins moralement certaine). Mais un tel baptême, si les autres conditions de forme, matière et intention sont réunies, est certainement valide.

Ici dans le cas Mortara, l'enfant était apparemment (au moins selon l'idée de la domestique) en danger de mort, et fut baptisé par une domestique chrétienne, à l'insu et contre la volonté putative de ses parents juifs. Mais l'enfant guérit et fut, puisqu'il était baptisé et donc sujet du droit canon, retiré de ses parents pour recevoir une éducation chrétienne.
C'est parfaitement en ordre, même si cela est bien entendu plutôt pénible pour les parents.
Rappelons qu'en 1858 le pape Pie IX était aussi le souverain temporel de cette partie du "terme géographique" qu'est l'Italie, et que sa police agissait à Bologne sur ordre de l'Inquisition romaine de façon parfaitement légale.
images/icones/fleche3.gif  ( 802453 )C'est requis pour la seule licéité, sauf... par Sacerdos simplex (2016-04-15 15:20:27) 
[en réponse à 802449]

...en cas de (véritable) danger de mort, auquel cas on a le droit de baptiser sans l'accord des parents (ou même contre !).
"Droit" : selon de droit de l'Eglise, le droit de la république ne le reconnaît pas.

C'est pourquoi l'Eglise avait sagement interdit aux chrétiens d'avoir des domestiques non-chrétiens, et vice-versa !
Si les parents Mortara avaient respecté cette règle, il n'y aurait pas eu de problèmes.
Au passage, ils étaient dans les Etats Pontificaux, et la loi civile de ce pays reprenait cette loi religieuse.

Et quand ses parents ont voulu le revoir, c'est le petit Mortara lui-même qui avait refusé de les rencontrer.

Enfin, il a écrit sa biographie, que personne ne daigne consulter, préférant les commentaires des historiens ...rarement honnêtes dans une affaire de ce genre.
Sauf erreur, il est mort en 1940.
Il avait été question de le béatifier, mais je n'ai rien retrouvé à ce sujet.

images/icones/hein.gif  ( 802461 )Voulez-vous dire que si par exemple par Regnum Galliae (2016-04-15 17:26:19) 
[en réponse à 802453]

une sage-femme baptise un enfant à la naissance sans ou contre l'avis des parents, l'enfant est réellement baptisé ?
images/icones/fleche3.gif  ( 802469 )Bien sûr par Candidus (2016-04-15 19:25:23) 
[en réponse à 802461]

A partir du moment qu'il y a la matière (eau), la forme ("Je te baptise au nom ....") et l'intention, le baptême est valide.

J'ai connu un obstétricien bien intentionné mais très ignorant religieusement qui baptisait systématiquement les nourrissons juifs et musulmans qui passaient entre ses mains. J'ai essayé de lui expliquer à quel point cela était préjudiciable à ces enfants dont il faisait matériellement de futurs apostats. J'espère qu'il a compris...
images/icones/hein.gif  ( 802463 )Je n'ai pas consulté sa biographie, mais quelque chose semble plaider en faveur du Saint Père par Ritter (2016-04-15 17:28:01) 
[en réponse à 802453]

Je ne connaissais point cette affaire, avant de la lire sur ce forum, et il me semble difficile de ne pas imaginer que cet enfant devenu adulte, n'ait pas cherché à fuir, un milieu, si ce milieu lui fut imposé;
Où peut-on consulter cette biographie merci?
images/icones/info2.gif  ( 802476 )À ma connaissance, cette autobiographie... par Vianney (2016-04-15 23:30:14) 
[en réponse à 802463]

 
...de l'abbé Mortara, écrite en espagnol, n’a jamais été traduite en français. En revanche, il existe depuis 2005 une traduction italienne (éditeur Mondadori) présentée par Vittorio Messori, qui oppose le vrai Mortara, “celui de l’histoire”, aux reconstructions mythiques de bon nombre d’auteurs libéraux et/ou ennemis déclarés de l’Église.

V.
 
images/icones/hein.gif  ( 802477 )Très intéressant !... Est-ce que vous en savez plus ?.. par Père M. Mallet (2016-04-15 23:46:06) 
[en réponse à 802476]

Est-ce que vous avez lu la version espagnole ou l'italienne ?
L'avait-il rédigé en français ?

Est-ce intéressant ?...

Merci.
images/icones/carnet.gif  ( 802501 )J’avais lu une recension... par Vianney (2016-04-16 14:33:50) 
[en réponse à 802477]

 
...de l’ouvrage (et de l’introduction de Messori), mais tout ce dont je me souviens, c’est que d’autres auteurs catholiques italiens (Socci en particulier) reprochaient à Messori de ranimer de vieilles querelles : avec le film de Spielberg, ils ont à présent bonne mine...

Sur son blog, Messori signale que, lorsque les troupes piémontaises entrèrent à Rome en 1870, une de leurs premières préoccupations fut d’aller “libérer” le “kidnappé”, et elles découvrirent avec consternation qu’il ne le voulait pas et qu’en fait il était prêtre : son prénom Pio était d’ailleurs un hommage à Pie IX. D’autres tentatives d’enlèvement incitèrent ses supérieurs ecclésiastiques à l’envoyer en Espagne, où il fut notamment visité par Don Bosco. Ce fut là que Don Mortara écrivit le mémoire que Messori a ressuscité et traduit de l'espagnol (Mortara était polyglotte : il pouvait prêcher en six langues différentes). L’ouvrage était sous-titré “notes historiques accompagnées d'une belle apologie envers le grand pontife de sainte et vénérée mémoire, écrites par le Révérend Père Pio Maria Mortara, chanoine régulier de saint Augustin, de la Congrégation du Latran.” C’est dans les archives romaines de cette congrégation que l’autobiographie a été retrouvée.

À propos de l’affaire Mortara, j’ai retrouvé un article de la revue Didasco (n° 59, septembre-octobre 1990). L’auteur, Pierre-Michel Bourguignon (†), cite entre autres une étude parue dans la Civiltà cattolica du 6 novembre 1858 :
« Toute cette affaire Mortara, dont on a fait tant de bruit, est cependant fort simple. D’un côté l’Église ne permet de baptiser les enfants des parents infidèles malgré leur consentement, que dans le cas de mort imminente ; de l’autre, elle défend aux Juifs de prendre à leur service des femmes chrétiennes. Mais si le baptême a été conféré, elle ne peut laisser élever dans la haine de Jésus-Christ un enfant baptisé au nom du Sauveur, et elle le soustrait momentanément à la garde de ses parents jusqu’à ce qu’il ait l’âge suffisant pour pouvoir résister à la séduction. Le droit de l’enfant doit évidemment passer avant celui du père, qui n’a que des droits de protection et non de tyrannie. Dans l’affaire Mortara, les parents avaient violé la défense portée par la loi, ils s’exposaient donc volontairement aux conséquences, ils y consentaient par le fait même. Le baptême a eu lieu et la loi a été appliquée. Il n’y a pas autre chose dans toute cette affaire, et, pour les chrétiens, elle ne devrait présenter aucune difficulté. Mais il n’en a pas été ainsi, et le scandale excité à cette occasion n’a que trop montré à quel point on a perdu de nos jours les saines notions de la foi. »
V.
 
images/icones/neutre.gif  ( 802489 )En francais par La Favillana (2016-04-16 10:48:52) 
[en réponse à 802476]

a été publié en 1893 à Strasbourg, Une page de ma vie dédiée aux personnes pieuses de P.M. Mortara.

Le Père Mortara a déposé vers 1912 pour l'introduction de la cause de Pie IX, son témoignage se trouve aux pages 511-523 du Summarium super introdutionem causae ... Pii IX publié en 1954 à Rome.
images/icones/iphone.jpg  ( 802450 )J'attends de voir par Adso (2016-04-15 15:03:18) 
[en réponse à 802443]

Je crains que cela soit l'occasion de vomir sur le brhx Pie IX, dont on a bloqué sa canonisation ( quoi qu'on sache parfaitement qu'il EST saint d'ores et déjà et que le colifichet actuel lui irait mal ...

Adso qui pour des raisons familiales entrés autres vénère profondément Pie IX
images/icones/1g.gif  ( 802456 )Une autre perle de Spielberg par Jean-Paul PARFU (2016-04-15 15:48:38) 
[en réponse à 802443]

Spielberg a fait un film sur Lincoln qui est sorti en janvier 2013.

A la fin du film, Lincoln explique, (avant de mourir assassiné) que maintenant qu'il a gagné la Guerre de Sécession, il a deux rêves :

1) le premier rêve : découvrir "la frontière", l'Ouest sauvage américain ;

2) le deuxième rêve : aller en pèlerinage à Jérusalem. Lincoln, d'après Spielberg, veut en effet aller à Jérusalem en pèlerinage sur les traces de ...... : Mais de ... Salomon, bien sûr ... !!!!
images/icones/bravo.gif  ( 802462 )Avec tout l'argent qu'a gagné sa famille grâce au travail des esclaves par Regnum Galliae (2016-04-15 17:27:30) 
[en réponse à 802456]

il pouvait s'offrir les deux rêves
images/icones/hum2.gif  ( 802457 )affaire que la société actuelle ne peut pas comprendre... par Murof (2016-04-15 15:53:51) 
[en réponse à 802443]

J'avais parlé une fois de cette histoire à un collègue de travail, pour souligner l'importance de recevoir une éducation catholique si on est baptisé et que sinon, il vaut mieux n'être pas baptisé mais il a crié au scandale en apprenant cette histoire..

C'est incompréhensible pour les gens actuellement, même pour la majorité des catholiques je pense. Et pourtant, cela paraît tout à fait juste. Mais il faut pour cela savoir ce qu'est le baptême, ce qu'il signifie (appartenance au Christ)et ce qu'il entraîne comme conséquences si on termine là où il ne faut pas aller à la fin de notre vie terrestre..Selon des révélations (à prendre avec toute la prudence requise), porter le signe de l'ennemi au royaume des ténèbres n'est pas très souhaitable
images/icones/carnet.gif  ( 802458 )Le baptême des petits enfants selon le cardinal Journet par Jean Kinzler (2016-04-15 16:11:31) 
[en réponse à 802457]

Le droit de baptiser les petits enfants

[Texte du cardinal Charles Journet] Il y a un enseignement de l'Église sur le prix du baptême, mais non sur le baptême à tout prix. Voici, sous la forme succincte d'un catéchisme, l'essentiel de ce qu'on pourrait dire à ce propos (1).
1. Peut-on baptiser les enfants non chrétiens sans le consentement de leurs parents ? Un droit naturel et inviolable place l'enfant, encore privé de l'exercice du libre arbitre, sous la providence de ses parents (2). On ne peut baptiser les enfants de parents non chrétiens sans le consentement d'au moins un de leurs parents, ou à défaut d'au moins un de leurs tuteurs (3).

2. Dans un État en grande majorité chrétien, le prince chrétien ne pourrait-il faire baptiser de force les enfants de ses sujets non chrétiens ? Le droit du prince sur ses sujets relève du droit des gens (4). Le droit des parents sur les enfants relève du droit naturel. Aujourd'hui, plus encore que jamais, il importe de proclamer que le premier droit ne saurait prévaloir contre le second, quoi qu'aient pu dire jadis certains théologiens (5).

3. La considération du salut surnaturel procuré par le baptême n'autorise-t-elle pas à violer le droit naturel des parents sur leurs enfants ? « Le droit divin, qui découle de la grâce, ne détruit pas le droit humain, qui découle de la raison naturelle (6). » L'enfant, parvenu à l'âge de raison, recevra, s'il est docile aux prévenances de la grâce, au moins le baptême de désir (7). S'il meurt en bas âge, il jouira dans les Limbes, qui entrent dans le plan divin des fins dernières, d'une éternelle félicité naturelle (8 ).

4. Comment donc expliquer qu'un enfant en péril de mort puisse être baptisé à l'insu de ses parents ? La seule explication possible est de supposer un consentement tacite des parents (9).

5. Si l'enfant baptisé survit, comment devra-t-il être élevé ? Le baptême crée en lui un droit à être élevé chrétiennement, et pour l'Église un devoir de l'élever chrétiennement. 6. Les parents vont-ils donc perdre le droit naturel qu'ils ont sur leur enfant ? Les parents à l'insu desquels l'enfant a été baptisé, gardent sur lui leur droit naturel. 7. Comment résoudre ce conflit de droits? Il se résout très simplement et quotidiennement dans des dizaines et peut-être des centaines de cas. Pour ne pas violer le droit naturel et plus foncier des parents, l'Église renonce à l'exercice de son droit. Elle abandonne à Dieu, dont 'la providence est toute-puissante, et qui connaît ceux qui sont à lui, ces enfants dont le baptême ne sera bientôt plus connu que de Dieu seul.

8. Comment expliquer que le Pape ait pu user de son pouvoir de prince temporel des anciens États de l'Église pour faire élever chrétiennement un enfant baptisé à l'insu de ses parents ?

En 1854, le petit Mortara, en danger de mort, avait été baptisé par une servante catholique. Pie IX, ayant appris la chose quatre ans plus tard, fit élever dans des instituts chrétiens l'enfant, qui devint ensuite prêtre. Il usait ainsi de son pouvoir de prince temporel des anciens États de l'Église, pour rendre effectif un droit à l'exercice duquel l'Église renonce aujourd'hui. On disait : le droit des parents, qui est naturel, n'est pas supprimé, mais primé par le droit de l'Église, qui est surnaturel (10). Il faut dire plus justement : le droit de l'Église, qui est surnaturel, n'est pas supprimé, mais primé par le droit des parents qui, étant naturel, est plus foncier (11). Le même principe général, qui interdisait déjà de baptiser les enfants sans le consentement de leurs parents, interdit encore, s'ils ont été baptisés à l'insu de leurs parents, de les arracher à leur éducation :« Le droit divin, qui découle de la grâce, ne détruit pas le droit humain, qui découle de la raison naturelle (12)» Et si l'Église peut ainsi renoncer à l'exercice de son droit, c'est en s'enfonçant dans une vision toujours plus profonde du rôle des prévenances secrètes de la grâce divine à l'égard de chaque âme particulière (13). 9. Que fera l'enfant baptisé, puis élevé chrétiennement par un tuteur, et parvenu à l'âge de raison, s'il est réclamé par une parenté non catholique jusqu'alors inconnue ? C'est à lui, devant Dieu qui lit dans son cœur - et quelles que soient les décisions de la loi civile -, de choisir, pour autant qu'il peut la discerner, la voie de la fidélité ou du renoncement à son baptême. Même à cet âge, un enfant peut être mis en présence d'une décision aussi héroïque peut-être que le martyre.


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Notes: (1) Ce texte a paru d'abord dans Nova et Vetera, 1953, p. 69. (2) Saint Thomas : « Jamais l'usage de l'Église n'a été de baptiser les enfants des Juifs sans le consentement de leurs parents ». II-II, qu. 10, a. 12. « On agirait contre la justice naturelle en baptisant de tels enfants contre le gré de leurs parents. » IIIa, qu. 68, a. 10. Ces deux textes de saint Thomas sont cités par Benoît XIV, Denz.-Schôn., n° 2552. (3) Code de Droit canon, can. 750, § 2. (4) S. Thomas, II-II, qu. 12, a. 2. (5) Le seul disciple vraiment fidèle à saint Thomas est Capreolus. Même Cajetan et Vitoria font des concessions aux princes. Le nominalisme existentialiste de Dune Scot, en méconnaissant les essences et les natures, a réussi, en cette matière, à obscurcir ce qui était clair. Voir sur cette question L'Église du Verbe incarné, t. I, 2e édit., 1955, pp. 287-291. (6) S. Thomas, II-II, qu. 10, a. 10. (7) S. Thomas, 1-II, qu. 89, a. 6. (8 ) « Ils seront séparés de Dieu si l'on regarde à la perte d'une gloire qu'ils ignorent ; ils ne seront pas séparés de Dieu, si l'on regarde à la possession des biens qu'ils connaissent. » S. Thomas, De Malo, qu. 5, a. 3, ad 4. (9) On ne trouvera rien là-dessus dans les anciens théologiens. Cet usage est relativement récent. Benoît XIV est d'avis qu'il est louable, rem opinor laudabilem, Denz.-Schôn., n° 2555. Le Code de Droit canon le déclare licite, can. 750, § 1. (10) C'était la décision de Benoît XIV, en date du 28 février 1747, Denz.-Schôn., n° 2562, et à laquelle se référait certainement Pie IX. (11) On retrouve ainsi saint Thomas, suivi fidèlement jusqu'au bout : « Il est contre la justice naturelle de soustraire un enfant à la providence de ses parents, ou de disposer de lui contre le gré de ses parents, avant qu'il ait l'usage de la raison », II-II, qu. 10, a. 12. (12) S. Thomas, II-II, qu. 10, a. 10. (13) C'est d'une part toute la doctrine revalorisée des Limbes, et d'autre part toute la doctrine de l'appartenance à l'Église par le désir qu'il faudrait évoquer ici. Sur la première doctrine voir La volonté divine salvifique sur les petits enfants, Paris, 1958. Sur la seconde, voir L'Église du Verbe incarné, t. II, pp. 784 et suiv. ; 920 et suiv. ; 1056 et suiv. ; 1081 et suiv.
"Le droit de baptiser les petits enfants" se trouve en annexe du livret du cardinal Journet intitulé "Petit catéchisme sur l'Eglise", 3° éd., Editions Saint-Augustin Saint-Maurice (Suisse)
ISBN 2-88011-003-3
Prix: 2,74 euros

archives.leforumcatholique.org
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images/icones/attention.gif  ( 802468 )Un "détail" important ... par Exocet (2016-04-15 18:48:12) 
[en réponse à 802458]

Pie IX est le pape qui a fait abattre les murs du ghetto de Rome en 1848 et qui a donné aux juifs la liberté de résidence à Rome. On ne peut donc pas dire que Pie IX était foncièrement hostiles aux juifs. Je ne suis pas sûr que Spielberg connaisse cet épisode ...
images/icones/fleche3.gif  ( 802487 )Voici le livre dont s'inspire Spielberg par Jean Kinzler (2016-04-16 10:46:41) 
[en réponse à 802468]

Pie IX et l'enfant juif : l'enlèvement d'Edgardo Mortara Broché – janvier 2001
de David Kertzer
dont la version en anglais peut être lue en ligne via ce lien:
David Kertzer,Pie IX et l'enfant juif : l'enlèvement d'Edgardo Mortara
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Pour se procurer le livre en version française en l'achetatnt:Liens Pie IX et l'EJ en Français, à partir de 6,23 €.
images/icones/1w.gif  ( 802488 )Le pape va ramener de Lesbos 3 familles de migrants par Jean-Paul PARFU (2016-04-16 10:48:49) 
[en réponse à 802487]

C'est à lire ici
images/icones/fleche3.gif  ( 802493 )quand on est un puissant par jejomau (2016-04-16 11:51:08) 
[en réponse à 802488]

on ne réalise pas vraiment ce qui se niche dans la conscience de ces peuples étrangers dont leur perception de l'humanité est à mille lieues de la nôtre, imprégnée de culture héllénistique et chrétienne depuis des siècles.

On croit faire un geste bon en s'imaginant qu'on accueille chez nous le samaritain exclu et la pauvre femme qui demande à boire au puits.

On ne voit pas que le Seigneur nous donne en exemple un Samaritain dont le terrain est déjà préparé pour recevoir l'Evangile et qu'il nous en sait gré.

On ne voit pas que la pauvre femme remercie celui qui lui donne l'eau

En ce qui nous concerne, nous, nous serons éradiqués : ou plutôt nos enfants !
images/icones/1d.gif  ( 802507 )Comme l'ânesse de Balaam par Abenader (2016-04-16 15:58:11) 
[en réponse à 802488]

François, en parlant de ces invasions (migrations en novlangue), déclare:


Nous allons rencontrer la pire catastrophe humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale



et pour une fois je lui donne raison !