Le Forum Catholique
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( 802360 )
Place du missel à la messe par Maximus (2016-04-14 10:44:10)
Sauriez-vous expliquer pourquoi il y a dans la forme extraordinaire du rite romain, un côté évangile et un côté épître, et pourquoi le missel change ainsi de place durant la messe ?
En effet, dans les messes en forme ordinaire célébrées face à Dieu, le missel reste durant toute la messe à gauche du prêtre.
Quel était donc à l'origine le sens ou le symbole de ces deux côtés ?
Merci aux liturgistes pour leurs lumières !

( 802364 )
Si je ne me trompe pas par Peregrinus (2016-04-14 11:12:10)
[en réponse à 802360]
Si je ne me trompe pas - mais d'autres sont certainement beaucoup plus compétents que moi en la matière - le côté épître représente le sud, qui pour l'Eglise ancienne correspondait aux contrées déjà évangélisées : l'épître est une instruction adressée aux fidèles. Le côté évangile est le Nord, c'est-à-dire les terres qui ne connaissent pas encore l'Evangile, qui doit donc y être proclamé pour y faire briller le Christ qui est la lumière du monde (présence des deux acolytes avec leurs chandeliers).
A la fin de la messe, le missel retrouve sa place initiale pour montrer qu'il en est à la fin comme au commencement : Sicut erat in principio, et nunc et semper.
Peregrinus

( 802370 )
En effet par De Payns (2016-04-14 12:23:30)
[en réponse à 802364]
C'est aussi ce que j'ai en tête.

( 802371 )
Je m'inquiète par Leopardi (2016-04-14 12:39:44)
[en réponse à 802370]
Nemo est en vacances, ou souffrant?
On ne l'entend plus.
Il n'a pas supporté le nouvel office de la semaine sainte.?

( 802384 )
Trouvé sur le net par JFB33 (2016-04-14 14:24:04)
[en réponse à 802371]

( 802385 )
Voila pourquoi il est donc incoherent par Semper parati (2016-04-14 14:32:51)
[en réponse à 802384]
de lire et l'épitre et évangile face aux fidèles , même pour une messe solennelle comme il se voit souvent dans certaines abbayes.
La messe dans son entier est la prière de l’Eglise au Père, du Fils au Père.. pas aux fidèles , eux s'y associent sous diverses formes de prières durant la sainte liturgie ( missel , oraison, chapelet, regarder et chanter ...) mais , la messe s’adresse , comme toutes prières officielles de l’Église à Dieu le Pére, pas à la plèbe.

( 802386 )
La messe, cette "forêt de symboles" par Signo (2016-04-14 15:01:53)
[en réponse à 802385]
L'explication est belle en effet, mais je m'interroge: cette signification des points cardinaux correspondait-elle vraiment à la réalité de l'évangélisation aux premiers siècles? ou bien y-a-t'il un symbolisme plus profond et plus ancien?
Si l'on s'en tient à la première explication, on peut affirmer que certes le nord de l'Afrique était évangélisé (au sud par rapport à Rome), mais ce n'était pas le cas du reste de l'Afrique (l'Afrique dite "noire" plus au sud), ni par définition de toute l'Amérique, alors inconnue, ni même de l'Extrême-Orient...
Est-il vraiment important de conserver ce symbolisme précis (je ne parle pas de tous les autres symboles de la liturgie) sachant qu'il ne correspond ni à la réalité des premiers siècles (comme on le sait maintenant), ni à la réalité actuelle?
Lire les lectures (Epitre et Evangile) face au peuple correspond à ce "pastoralisme" qui était celui des années 1950/1960 (Comme les lectures lues en vernaculaire, etc). Dans quel mesure ce pastoralisme sur ce point précis est-il acceptable?
Difficile à dire. On est là sur la limite entre la nécessité -louable en elle-même- de rendre la liturgie plus intelligible par les fidèles à des fins d'évangélisation, et la capitulation face à l'esprit moderne destructeur du symbolisme liturgique.
Sachant que cette question n'a pas la même importance pour la survie de l'esprit liturgique que, par exemple, celle de l'orientation de la célébration, pratique qui s'enracine dans l'Ecriture (Matthieu 24,15-35) et dont l'abandon au profit de la célébration dite "face au peuple" constitue une vraie rupture dans la manière de vivre et de comprendre la liturgie...

( 802387 )
Ce sont des symboles par Regnum Galliae (2016-04-14 15:07:47)
[en réponse à 802386]
en effet, le sud et le nord étaient deux terres d'évangélisation. De la même manière, Dieu n'est pas plus à l'orient qu'ailleurs, mais le symbole du soleil levant est beau. Dans le texte de la nef proposé, il est fait mention du doux et chaud vent du sud, qui représente l'Esprit Saint, par opposition à l'aquilon du nord, symbole de Lucifer dans Isaie.
Ces symboles sont beaux, même si nos froids et rationnels esprits contemportains peuvent les trouver enfantins.

( 802388 )
Aujourd'hui par Quaerere Deum (2016-04-14 15:11:21)
[en réponse à 802386]
selon les recommendations du missel réformé, à peu près tout doit être dirigié vers les fidèles : le célébrant, les lectures, etc.
Ce n'est pas explicite pour la partie eucharistique mais envisagé comme une possibilité.
On pourrait dire que lectures vers les fidèles permettent d'être mieux entendues mais dès lors que l'on a des micros, il n'existe plus de problème.
En définitive, tant qu'il n'y a pas de raison de changer, rien ne doit être changé. Sinon, les raisons du changement sont idéologiques, comme celles qui ont abouti au missel réformé.

( 802389 )
Messe romaine par Justin Petipeu (2016-04-14 15:18:47)
[en réponse à 802386]
L'Evangile n'est pas d'abord proclamé aux fidèles mais à ceux qui ne le connaissent pas. C'est l'annonce solennelle de la "Bonne Nouvelle" ad gentes, c'est-à-dire aux barbares encore incultes qui ne connaissent point l'Evangile du Christ.
Et à Rome, ad gentes, c'est vers le nord !
Pour ce qui est de l'Epître, tirée le plus souvent autrefois de l'Ancien Testament, le sous-diacre représente en quelque sorte le peuple élu qui regarde vers le Christ, c'est-à-dire vers l'Autel.
Ce qui est sûr, c'est que les lectures ne sont effectivement pas faites d'abord pour être lues aux fidèles. Faisant partie de la messe, acte de culte, elles manifestent la présence spirituelle de Dieu par son Verbe avant que quelques instants plus tard, cette Présence ne soit réelle sur l'autel.

( 802390 )
de toutes manières par Regnum Galliae (2016-04-14 15:23:29)
[en réponse à 802389]
même à supposer que les terres d'évangélisation soient exclusivement situées au nord (ce qui est faux bien sûr), le fait de lire l'Evangile vers le nord ne servira aucunement à la conversion de ces peuples. De même, Dieu n'est pas plus à l'orient qu'à l'occident, mais on célèbre la Sainte Messe vers l'Orient. C'est la beauté des symboles. ça parle aux gens, ça exprime le mystère.
Après, le prêtre pourrait validement dire les paroles de la consécration vêtu d'un jogging et vautré dans un fauteuil. Dira-t-on : "la messe est valide, ça suffit ?".

( 802391 )
A condition... par Jacques (2016-04-14 15:27:41)
[en réponse à 802390]
... bien évidemment que le jogging soit de la couleur liturgique du moment.
Plus sérieusement, je pense que ce changement tient au fait que l'on veut que la messe soit aussi un enseignement. Ce n'est en soit pas mauvais lorsque l'on sait que bon nombre de catholiques pratiquants ne se forment plus. Pour autant cet aspect ne doit pas dominer et être au mépris de l'essentiel, à savoir la dimension sacrificielle de la messe. Je pense que l'on peut aisément "réconcilier" ces deux positions avec une lecture en latin du texte dos au peuple et la lecture en française face au peuple, comme cela se pratique d'ailleurs dans bon nombre de paroisses tradis.

( 802394 )
Justement, cher Jacques par Regnum Galliae (2016-04-14 15:39:13)
[en réponse à 802391]
Ces symboles ont tous une valeur d'enseignement. Il est vrai que dans un pays où la majorité de la population vit dans des villes, les points cardinaux ne veulent pas dire grand-chose. D'où l'importance d'expliquer le symbole. Il faut donc expliquer l'explication.

( 802395 )
Oui, mais le problème par Signo (2016-04-14 15:44:56)
[en réponse à 802391]
...c'est que cette double lecture - à laquelle personnellement je suis favorable- peut rallonger énormément la durée de l'office, par exemple pour les offices de la Passion: 35 minutes de Passion chantée en latin, plus 20 minutes de Passion lue en français, ça fait beaucoup pour des occidentaux modernes qui s'impatientent très vite dès que l'office dure plus d'une heure... (ce qui n'est pas le cas chez les chrétiens d'Orient, dont les offices peuvent durer ordinairement trois heures voire plus sans que personne ne proteste).
Beaucoup de paroisses choisissent donc l'un ou l'autre. Mais si l'on a que la version chantée en latin, on a la richesse symbolique et la beauté, mais on prend le risque de perdre le fidèle moyen peu accoutumé au latin; si on a que la version lue en français, le fidèle comprend tout et s'impatiente moins mais je trouve que l'on perd quand même en termes de richesse signifiante et de beauté de la liturgie...
Bref, la modernité occidentale met la liturgie face à des dilemmes bien crucifiants...

( 802397 )
Evangile de la Passion : une fois par an par Regnum Galliae (2016-04-14 15:58:51)
[en réponse à 802395]
franchement... On sait que la messe des Rameaux sera longue, ça ne gêne personne. Pour l'office du Vendredi saint, ce n'est pas une obligation au sens strict.
Quant à vos 35 minutes, elles me paraissent excessives. 20 minutes peut-être, soit à peine plus d'une pause de mi-temps d'un match de football que beaucoup de gens ne rechignent pas à regarder.
Pour la lecture en français, elle est facultative. Avec un bon Missel, ou en distribuant des feuilles à l'entrée, les gens n'auront qu'à lire pendant la psalmodie. Laquelle n'est d'ailleurs pas obligatoire . Au pire, les gens pourront aller là où seule la lecture en français est faite.
Et en tout état de cause, un petit désagrément le jour de la mort du Christ est de circonstance.
Bref, il n'y a que de fausses raisons. "Perdre" du temps à écouter l'Evangile serait inacceptable, mais perdre du temps dans les mebouteillages pour faires ses courses le samedi serait supportable ?C'est comme le jeûne : d'accord pour perdre du poids, mais pas pour élever l'âme.

( 802470 )
Je confirme la durée de la lecture chantée... par Signo (2016-04-15 19:43:45)
[en réponse à 802397]
...en latin de la Passion selon saint Jean, comme le prouve cet enregistrement
ICI(34 minutes et 28 secondes pour être précis). Il est vrai que l'enregistrement est assez lent, mais quitte à faire les choses, autant le faire correctement, avec beauté, recueillement ce qui exclut la précipitation.
Evidemment, toutes les excuses avancées pour dire les lectures en français sont mauvaises. Mais que nous le voulions ou non, nous sommes immergés dans ce monde, dans cette société, et on ne peut pas faire comme si nous vivions dans une société marquée par une mentalité traditionnelle. D'où, peut-être, la nécessité de faire des aménagements limités pour sauver l'essentiel, ce que d'ailleurs personne ne conteste. Le problème est de savoir où placer le curseur pour ne rien perdre d'essentiel. Et là, c'est tout de suite plus compliqué...

( 802398 )
mentalités par Lycobates (2016-04-14 16:08:05)
[en réponse à 802395]
des occidentaux modernes qui s'impatientent très vite dès que l'office dure plus d'une heure... (ce qui n'est pas le cas chez les chrétiens d'Orient, dont les offices peuvent durer ordinairement trois heures voire plus sans que personne ne proteste).
Ils ne protestent certes pas, mais dans un office oriental on n'arrive pas forcément avant le début pour le quitter après la fin et rester sagement assis ou à genoux pendant toute la durée.
On arrive une demi-heure après le début, on le quitte en cours d'office pour revenir, parfois plusieurs fois, on le quitte avant la fin, on se promène pour vénérer les icônes, etc. Tout cela est possible, même si le cas de fidèles restant recueillis (debout en général, même s'il y a des chaises ou des bancs pour les vieux) du début à la fin n'est pas rare non plus.
C'est une autre mentalité qu'il serait hasardeux de vouloir transposer, dans un sens ou un autre.
Par ailleurs il n'est pas nécessaire de faire la relecture entière en vernaculaire de l'évangile ou de l'épître. Il suffit, pendant l'homélie, de les paraphraser, ou d'en citer quelques phrases clef pour les commenter. Les fidèles auront compris ce qu'il faut comprendre sans avoir besoin d'une lecture in extenso, on peut la faire chez soi, au besoin.
Et si le sermon n'est pas une homélie mais traite un autre sujet sans pertinence avec les lectures de la messe, on peut même s'en passer. De même évidemment, pour les messes sans sermon.
Personnellement je serais favorable pour dissocier complètement célébration de la messe et sermon; mais alors il faut inviter les fidèles de venir deux fois à l'église, pour l'obligation dominicale, et pour l'instruction. Ce n'est pas pratique, surtout de nos jours, où parfois on fait de grandes distances, même à l'étranger, pour assister à la messe.

( 802408 )
Dissocier homélie du reste de la liturgie ? par Ion (2016-04-14 18:19:39)
[en réponse à 802398]
Est-ce parce que vous tenez absolument à vous démarquer de la réforme liturgique qui insiste précisément sur l'homélie comme acte liturgique à part entière, que vous mettez en avant cette position un peu icônoclaste ?
Connaissez-vous le premier texte donnant le déroulement de la messe dès le 2ème siècle, selon St Justin ?
"Le jour qu’on appelle jour du soleil, a lieu le rassemblement en un même endroit de tous ceux qui habitent la ville ou la campagne.
On lit les mémoires des Apôtres et les écrits des Prophètes, autant que le temps le permet.
Quand le lecteur a fini, celui qui préside prend la parole pour inciter et exhorter à l’imitation de ces belles choses.
Ensuite, nous nous levons tous ensemble et nous faisons des prières pour nous-mêmes ... et pour tous les autres, où qu’ils soient, afin que nous soyons trouvés justes par notre vie et nos actions et fidèles aux commandements, pour obtenir ainsi le salut éternel.
Quand les prières sont terminées, nous nous donnons un baiser les uns aux autres.
Ensuite, on apporte à celui qui préside les frères du pain et une coupe d’eau et de vin mélangés.
Il les prend et fait monter louange et gloire vers le Père de l’univers, par le nom du Fils et du Saint-Esprit et il rend grâce (en grec : eucharistian) longuement de ce que nous avons été jugés dignes de ces dons.
Quand il a terminé les prières et les actions de grâce, tout le peuple présent pousse une acclamation en disant : Amen.
Lorsque celui qui préside a fait l’action de grâce et que le peuple a répondu, ceux que chez nous on appelle diacres distribuent à tous ceux qui sont présents du pain, du vin et de l’eau " eucharistiés " et ils en apportent aux absents (S. Justin, apol. 1, 65)"
Ion

( 802425 )
Comprenons-nous bien ! par Lycobates (2016-04-15 00:40:59)
[en réponse à 802408]
Quelques précisions, pour éviter des malentendus.
Il est très important que l'évangile soit prêché et expliqué aux fidèles, et l'Église l'a toujours fait, mais il n'est pas nécessaire que ce soit fait, même si c'est une longue tradition, et des raisons surtout pratiques le suggèrent, à la fin du chant de l'évangile, à la fin donc de la messe des catéchumènes, avant que ceux-ci ne soient renvoyés, et avant le début de la messe des fidèles. Mais il arrive que le sermon a lieu à l'issue de la messe, après la communion des fidèles, et (avec St. François de Sales) il y a de bonnes raisons pour défendre cette possibilité aussi.
Le Concile de Trente demande, dans sa cinquième session du 17 juin 1546 (décret de réforme, ch. 2), ainsi que dans sa vingt-quatrième du 11 novembre 1563 (décret de réforme, ch. 4), que les prêtres ayant la charge d'âmes (principalement donc les curés) prêchent au moins les dimanches et jours de fêtes solennelles (et pendant le Carême et l'Avent si possible même tous les jours, ou au moins trois fois par semaine), et ce sous la responsabilité des ordinaires du lieu, dont c'est le premier devoir. Mais rien n'est dit a priori du moment précis quand cette instruction des fidèles doit avoir lieu. Il existe donc une certaine liberté quant au placement du sermon, pendant la messe ou en dehors.
Évidemment, vu le fait que la grande majorité des fidèles ne vient que pour la messe, le sermon, surtout l'homélie, devra avoir sa place pendant celle-ci. C'est ce que stipule le droit canon, quand il demande (can. 1344) ou souhaite (can. 1345, optandum) que l'homélie ou au moins un bref sermon explicatif de l'évangile ou d'un point de doctrine soient faits praesertim (surtout) intra Missam in qua maior soleat esse populi frequentia, pendant la messe où il y a généralement le plus de monde. C'est donc une décision d'abord pratique et prudentielle : pour atteindre le grand nombre, ce n'est pas "idéologique", comme on peut l'entendre parfois, comme si la messe était "incomplète" sans un sermon.
C'est ce que j'ai voulu dire, mais j'ai été un peu trop expéditif.

( 802433 )
Vous dites ... par Ion (2016-04-15 08:39:27)
[en réponse à 802425]
... d'abord pratique et prudentielle. Je dirais d'abord traditionnelle comme le suggère l'extrait de St Justin dès le IIème siècle. A cette époque, il n'y avait sans doute pas de dérive de la grande majorité des fidèles ne venant qu'à la messe.
Ion

( 802436 )
Le sermon est pour tout le monde par PEB (2016-04-15 10:39:10)
[en réponse à 802425]
Vous dîtes:
Il est très important que l'évangile soit prêché et expliqué aux fidèles, et l'Église l'a toujours fait, mais il n'est pas nécessaire que ce soit fait, même si c'est une longue tradition, et des raisons surtout pratiques le suggèrent, à la fin du chant de l'évangile, à la fin donc de la messe des catéchumènes, avant que ceux-ci ne soient renvoyés, et avant le début de la messe des fidèles. Mais il arrive que le sermon a lieu à l'issue de la messe, après la communion des fidèles, et (avec St. François de Sales) il y a de bonnes raisons pour défendre cette possibilité aussi.
Or, justement, le sermon est là pour enseigner aux catéchumènes comme aux fidèles. S'il y a un moment où tout le monde est là pour écouter la leçon, c'est bien après les lectures. Le catéchumène se sera préparé un peu plus à son baptême et le fidèle y puisera quelque intention à présenter avec son offrande pour le Saint-Sacrifice.
Quant à Trente, ses canons sont valables indépendamment des rites proprement dits.

( 802410 )
Ah bon ?? par XA (2016-04-14 18:30:23)
[en réponse à 802395]
Il y a vraiment des endroits où l'on chante la Passion en latin, puis où la lit ensuite en vernaculaire ? Et les missels, à quoi servent -ils donc ?
XA

( 802428 )
Oui par Leopardi (2016-04-15 08:04:57)
[en réponse à 802410]
A St Eugène à Paris, et je suis d'accord avec votre remarque.

( 802437 )
Ah ? par Turlure (2016-04-15 11:31:39)
[en réponse à 802428]
Pour ma part, ayant régulièrement fréquenté cette église pour la Semaine Sainte ces cinq ou six dernières années, je n'y ai jamais entendu de lecture en français après le chant de la Passion. Avez-vous une année précise en tête ?
En revanche, on emploie à cette occasion des lecteurs qui ne sont pas diacres, ce qui est en toute rigueur un abus - qu'on aura tendance à excuser en raison de la qualité du chant exécuté.
Il y a aussi l'habitude répandue mais non moins curieuse de chanter la Passion face aux fidèles (ce que la réforme de 1955 ne prescrit même pas), ce qui est étonnant dans la mesure où l'évangile est toute l'année chanté vers le nord.
S'agissant des prophéties du samedi saint, il est vrai que parfois, à la demande de certains fidèles, elles ont dû être doublées, voire remplacées par leur traduction. J'ai par exemple le souvenir d'une année où le récit de la création était seulement chanté (il est long et la traduction n'apporte rien à un texte au latin limpide et au contenu archi-connu) mais où une traduction des trois autres lectures était faite après le trait (pour ne pas rompre la continuité entre la prophétie et le cantique qu'elle introduit directement). Mais je me souviens surtout de cérémonies sans ces traductions superflues.

( 802446 )
Pas plus tard que cette année par Leopardi (2016-04-15 14:06:21)
[en réponse à 802437]
Office du vendredi saint. Toutes les lectures chantées en latin et doublées en français. Heureusement il y en avait peu mais j'ai craint un moment qu'ils ne doublent aussi le chant de la passion (heureusement non). Par contre, le samedi saint, toutes les lectures de la veillée pascale sont doublées en français, rallongeant d'autant une cérémonie longue et tardive.
Il y a eu évolution, par rapport au temps de l'abbé Veuillez ou Pottez, où les lectures n'étaient pas doublées.

( 802413 )
On en avait parlé par Jean-Paul PARFU (2016-04-14 19:49:33)
[en réponse à 802395]
Avec ce post et dans ce fil
ici

( 802427 )
Bien d'accord par Leopardi (2016-04-15 08:01:58)
[en réponse à 802395]
Dans une paroisse parisienne que je ne citerai pas, on se complait à chanter les lectures en latin et à les traduire intégralement ensuite. Cela devient carrément insupportable le vendredi ou le samedi saint. Insupportable et incompréhensible car chacun peut lire la traduction dans le livre qui est distribué.
Heureusement, ils ont eu la sagesse de ne pas lire la passion en français après le latin.
J'avoue ne toujours pas en comprendre les raisons. Si on veut faire du VOM pur, que l'on bannisse complètement le français.
Bonne journée.
Leopardi

( 802399 )
N'importe quoi par Leopardi (2016-04-14 16:20:02)
[en réponse à 802385]
Nemo, sors de ce corps

( 802405 )
"Incohérent", vraiment ? par Yves Daoudal (2016-04-14 17:40:13)
[en réponse à 802385]
Dans certaines églises comme à Rome le diacre après avoir baisé la main droite du célébrant, enlève le livre de l’Evangile de l’autel, et le remet au sous-diacre pour qu’il le porte ; ensuite il demande l’a bénédiction de l’évêque ou du prêtre et est béni par lui. Dans d’autres églises il demande la bénédiction avant de prendre le livre sur l’autel et, une fois la bénédiction donnée, le diacre se dirige vers le pupitre en traversant la partie droite du chœur, précédé du sous-diacre portant l’évangile, ce dernier lui-même précédé de l’encensoir avec l’encens, et encore en avant les porte-cierge, avec des flambeaux allumés, et devant eux, en certains lieux, l’étendard de la croix – et ainsi le diacre monte au pupitre et commence l’évangile. Après la lecture ils repartent ensemble – nous allons voir cela dans le détail.
Guillaume Durand de Mende, Rational des divins offices, livre IV, début du chapitre 24.
*************************
L'usage ancien et le plus naturel est que tout le monde écoute le sous-diacre, et c'est pour l'écouter que les missels marquent que tout le monde est assis. Mais les évêques et les prêtres, n'entendant peut-être pas bien le sous-diacre, à cause de l'éloignement du jubé, ont été bien aise de lire eux mêmes l'épître.
(…)
Depuis que les saints livres des Evangiles ont été écrits, on en a toujours fait une lecture à la messe, parce que ceux qui assistent au sacrifice doivent connaître les préceptes et les actions de Jésus-Christ, et marquer publiquement qu'ils les respectent et qu'ils les aiment. L'épître et le graduel, comme nous avons vu, sont une préparation à l'évangile; et l'Église ne voulut pas interrompre cet ordre, lors même qu'on doutait s'il fallait lire l'évangile en présence des catéchumènes. Le premier concile d'Orange en 441 et le concile de Valence en Espagne ordonnèrent qu'on le lirait après l'épître, avant l'oblation, afin que non seulement les fidèles, mais encore les pénitents et les catéchumènes, pussent entendre les instructions salutaires de Jésus-Christ, et l'explication que l'évêque en ferait.
(…)
Dans toutes ces liturgies il y a trois cérémonies solennelles et remarquables : la première est l'encens, la seconde est la lumière, la troisième est la situation des assistants dès que le livre de l'évangile paraît. Il y a aussi des remarques à faire sur le lieu où on le porte.
1. L'encens est bénit par le prêtre, et il est porté devant le livre des évangiles, afin que le parfum qui s'en exhale soit le signe de la bonne odeur que Dieu répand dans les cœurs en se faisant connaître par le saint évangile.
2. On porte des cierges allumés, disent saint Jérôme et saint Isidore, comme un signe de joie que nous donne le saint évangile, et pour faire connaître que Jésus-Christ est la vraie lumière qui nous éclaire par sa parole.
3. L'évangile, précédé par l'encens et les lumières, pour faire regarder Jésus-Christ comme la bonne odeur et la lumière de nos âmes, porte les assistants à se tenir dans une posture qui marque un nouveau respect. Selon les liturgies grecques, dès que le diacre qui porte le saint évangile commence à marcher, le célébrant, qui s'arrête à l'autel, se tourne à l'occident vers le peuple, et dit à voix haute1: Voilà la sagesse : soyons debout, et écoutons le saint évangile.
A Paris, et dans plusieurs autres églises de France, la manière dont on porte l'évangile détermine les assistants à lui rendre le même respect que si on les y exhortait de vive voix. Le diacre partant de l'autel pour aller à l'aigle ou au jubé, précédé de la croix, des acolytes, de tous les induts, s'il y en a, et du sous-diacre, porte le livre fort élevé entre ses mains, afin que tout le monde puisse l'apercevoir ; et dès qu'il marche, et qu'on voit ce saint livre, tous ceux qui sont dans le chœur se lèvent par respect, et le clergé se tient debout sans s'appuyer en aucune manière sur les stalles.
4- On porte le livre de l'évangile dans un lieu d'où il puisse être entendu de tout le monde. Ce lieu a été ordinairement appelé le jubé, parce que c'est de là qu'on demandait la bénédiction pour lire ou pour chanter, en disant : Jube, domne. Mais il y a eu de la difficulté et de la variété pour déterminer le côté vers lequel on devait lire l'évangile.
(…)
Le livre des évangiles étant placé sur un pupitre, ou tenu par le sous-diacre , le diacre, selon le rit romain, l'encense de trois coups, un au milieu, un à la droite, et le troisième à la gauche, comme pour montrer que c'est là la source du doux parfum de la divine parole, qui doit se répandre dans nos esprits ; et, selon le rit parisien, c'est le thuriféraire seul qui, au lieu d'encenser le livre, encense le diacre qui va prononcer hautement cette sainte parole.
Pierre Le Brun, Explication de la Messe

( 802424 )
Où est-il dit par Turlure (2016-04-14 22:15:13)
[en réponse à 802405]
que la lecture est faite face au peuple ?

( 802441 )
Je répondais par Yves Daoudal (2016-04-15 12:44:41)
[en réponse à 802424]
à cela:
La messe dans son entier est la prière de l’Eglise au Père, du Fils au Père.. pas aux fidèles (...), la messe s’adresse, comme toutes prières officielles de l’Église à Dieu le Père, pas à la plèbe.
Que le diacre se tourne vers le nord comme dans l'ancien rite latin (ou vers le sud selon certaines traditions), ou qu'il soit face aux fidèles comme dans le rite byzantin, il est de toute façon non à l'autel mais au jubé. Et cela non pour que Dieu, mais pour que le peuple l'entende.
Autre citation de Durand de Mende, dans le même chapitre:
Après cela le diacre monte à l'ambon. On appelle ce lieu ambon - le pupitre d'où se lit l'évangile - de ambio, parce qu'il est entouré de marches. Dans certaines églises il y a deux escaliers, deux accès à l'ambon depuis le milieu du choeur, l'un à gauche, vers l'orient, par où l'on monte, l'autre à droite, vers l'occident, par où l'on descend. Ou alors on monte du côté du midi, car le Christ est venu à Jérusalem de Béthel, qui est au sud, d'où la parole: "Dieu viendra du midi." Le diacre monte à l'ambon pour marquer que le Christ entoure de sa protection tous ceux qui gardent la parole de l'Evangile, et pour que celui-ci soit lui-même entouré, et mieux compris de tous. Il y monte aussi pour pouvoir annoncer l'évangile par proclamation et à haute voix, pour pouvoir être entendu de partout et de tous, selon cette parole du prophète: "Monte sur une montagne élevée, toi qui annonces la bonne nouvelle à Sion, exalte la force de ta voix", et le Seigneur dit dans l'Evangile: Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière, et ce que vous entendez à l’oreille, prêchez-le sur les toits." C’est pour imiter le Seigneur qui est monté sur la montagne pour prêcher l'Evangile, ouvrant la bouche et enseignant les disciples en disant : "Bienheureux les pauvres en esprit, etc." La Loi aussi a été donnée sur une montagne, l’évangile est donc lu depuis un lieu élevé et éminent, parce que la doctrine évangélique s’est répandue par toute la terre : "Le son de leur voix est allé sur toute terre."
On note du reste que dans les pages qui précèdent, Guillaume Durand appelle le diacre, avec insistance, le "prédicateur", qui va "prêcher".

( 802445 )
Rite byzantin par Turlure (2016-04-15 13:56:00)
[en réponse à 802441]
Vous m'apprenez quelque-chose : je pensais que l'évangile était chanté devant l'iconostase et tourné vers l'autel, ce que j'ai pu observer une fois (en fait, il ne s'agissait pas d'une divine liturgie mais d'un office de matines). Pouvez-vous nous en dire plus ?
On m'avait expliqué une fois que la seule grande tradition liturgique où la lecture face aux fidèles existe est celle du rite éthiopien, et pour cause : leur liturgie comprend quatre lectures dites face aux quatre points cardinaux, l'une d'elle étant donc incidemment dite face à l'assemblée. Ainsi, le principe de la lecture adressée directement et exclusivement aux fidèles n'existerait dans aucun rite antique.

( 802454 )
[réponse] par Yves Daoudal (2016-04-15 15:28:13)
[en réponse à 802445]
Il semble en effet que dans certaines églises
russes (certaines, nombreuses, la majorité, la plupart ? je n'en sais rien, pas toutes, en tout cas) le célébrant chante l'évangile devant l'iconostase mais tourné vers l'autel. Ce qui est bizarre. (Pour ma part je suis plutôt de culture melkite...

)

( 802455 )
Le rite slavon par Turlure (2016-04-15 15:44:26)
[en réponse à 802454]
n'a-t-il pas justement conservé des usage grecs vénérables que le rite grec lui-même a abandonnés ?
Pardonnez-moi d'avance si c'est un lieu commun, de la part de quelqu'un comme moi qui connaît trop peu les liturgies d'Orient.

( 802464 )
A propos des melkites par Regnum Galliae (2016-04-15 17:34:29)
[en réponse à 802454]
Sauriez-vous à quelle époque ces grecs-catholiques ont abandonné le grec entant que langue liturgique pour adopter l'arabe ? Je n'ai pas l'impression, contrairement aux Maronites, qu'ils aient dû subir la réforme des années 60. Pourquoi donc l'usage d'une langue vernaculaire ?

( 802472 )
[réponse] par Yves Daoudal (2016-04-15 19:59:53)
[en réponse à 802464]
Cela a commencé au XIe siècle (Cyrille et Méthode avaient déjà traduit la liturgie en slavon deux siècles plus tôt.)
Il s'agit d'arabe classique et non d'arabe dialectal.
Mais les prêtres apprennent toujours le grec et diverses parties de la liturgie sont chantées en grec, au gré du célébrant et du chantre, notamment aux grandes fêtes.
Si vous allez à Saint-Julien le Pauvre à Paris vous entendrez du grec, de l'arabe, et du français. (Mais je crois qu'il y a beaucoup plus de grec à Paris qu'au Liban ou en Syrie.)
Il y a dans la liturgie de saint Jean Chrysostome de longues "litanies" qui sont ce que nous appelons des "prières universelles", qui se chantent logiquement en langue vernaculaire. Mais je les ai entendu chanter plus d'une fois en grec à Saint-Julien le Pauvre, du moins en alternance grec-arabe.

( 802419 )
Pas d'accord par Paterculus (2016-04-14 21:18:52)
[en réponse à 802385]
La liturgie eucharistique, depuis l'offertoire jusqu'au Libera nos inclus, est adressée à notre Père du Ciel, et il est inopportun qu'alors le prêtre soit tourné vers les fidèles.
Mais les lectures sont faites pour instruire, et il est inadéquat de les faire sans se tourner vers ceux qu'on instruit.
Votre dévoué Paterculus

( 802422 )
Qu'importe ! par Quaerere Deum (2016-04-14 21:22:09)
[en réponse à 802419]
L'important c'est de les entendre, quelle que soit la direction.
Et aujourd'hui, il y a des micros.

( 802400 )
Merci par Maximus (2016-04-14 16:21:50)
[en réponse à 802384]
Cela répond bien à ma question. Avez-vous la suite de l'article, puisqu'il est marqué "à suivre" ?

( 802401 )
Et une petite image par Turlure (2016-04-14 16:43:38)
[en réponse à 802360]
Si le rite romain (depuis le Bas Moyen-Âge et l'épisode avignonnais si je ne me trompe pas) fait tenir le livre des épîtres et celui des évangiles par le sous-diacre, pour lui-même dans le premier cas et pour le diacre dans l'autre, l'utilisation d'ambons est très traditionnelle.
Ainsi, dans le diocèse de Paris, on utilisait (sauf pour les messes fériales) deux ambons orientés l'un vers le sud (et non vers l'orient et l'autel comme dans le rite romain) pour l'épître, l'autre vers le nord pour l'évangile. Ceux de Saint-Sulpice sont visibles sur cette photos : les deux supports dorés placés de biais contre les piliers à l'entrée du chœur.
Lors du passage au rite romain de l'Eglise de Paris (vers 1875), il a été expressément admis de continuer à les utiliser. De tels ambons existent à Saint-Nicolas du Chardonnet, au même emplacement.
La place du missel sur l'autel s'explique par le fait que le prêtre accomplit à la messe basse (et même à la messe solennelle avant 1960 puisqu'il y avait lecture privée de l'épître et de l'évangile par le prêtre à l'autel) les cérémonies qu'accomplissent les ministres à la messe solennelle.
C'est pour cette raison aussi qu'il pose les mains sur le missel pour l'épitre (le sous-diacre tient lui-même l'épistolier mais les tient jointes pour l'évangile (le diacre ne tient pas l'évangéliaire).

( 802403 )
Ce ne sont pas des ambons par Nemo (2016-04-14 17:03:47)
[en réponse à 802401]
Ce sont des pupitres qui ne sont pas destinés à la lecture, mais à exposer l'épistolier et l'évangéliaire qui seront utilisés au cours de la messe.
Tels ceux de Saint-Sulpice et Saint-Nicolas.
Il y a en effet trop peu de place autour pour permettre la lecture solennelle qui, pour l'évangile, dans le rite parisien, suppose diacre, sous-diacre, acolytes, thuriféraire, cérémoniaire et crucigère.

( 802409 )
Bravo, Nemo... par Non nobis (2016-04-14 18:29:01)
[en réponse à 802403]
qui sait ce dont il parle pour l'avoir et pratiqué et étudié. Bravo, Nemo, et merci de mettre votre science et votre compétence au service de la défense de la foi des pauvres liturgiques si amateurs que nous sommes.
je vous dis toute mon amitié: il me manque de vous voir.
G

( 802414 )
Merci Nemo par Turlure (2016-04-14 19:50:25)
[en réponse à 802403]
Je m'avançais imprudemment sur un sujet que je connais trop peu et je vous remercie de cette correction.
Je pensais que, dans le rit parisien, les deux livres étaient exposés pendant la messe contre le gradin de l'autel, de part et d'autre de la croix.
Effectivement, cela fait peu de place pour tout ce beau monde, sans compter les induts !
Avons-nous donc des images de ces ambons que, logiquement, toutes les grandes églises de la capitale devaient avoir ?

( 802483 )
Des ambons par Nemo (2016-04-16 08:39:27)
[en réponse à 802414]
Pour ce qui est des gradins de l'autel, vous avez raison, quand on ne disposait pas de ces pupitres qui sont rares (je n'en voit pas beaucoup d'autres que ceux que vous citez) on utilisait les gradins de l'autel pour exposer ces livres.
Je suis à la campagne et je ne dispose pas de la même bibliothèque qu'à Paris mais il y a, je crois dans le cérémonial de Toul mais je ne suis pas certain, une description de tous les ambons et pupitres utilisés dans les grandes églises, dans les rites français.
De mémoire les chapiers et enfants de choeur chantaient sur un aigle mais aussi sur un pupitre plus petit.
L'évangile était chanté sur un autre aigle. L'épitre ou la prophétie étéient chantés d'un Moïse (c'est le nom du pupitre, je ne pense pas qu'il en avait la forme). Il y avait aussi deux autres pupitres pour les chantres et serpents fixés aux stalles de chaque côté du choeur.
Il est parfois difficile de comprendre les cérémonies d'après les cérémoniaux de l'époque. En effet ces livres s'adressent à des clercs qui les ont déjà vues donc ils ne décrivent paas tout.
Par exemple à la messe solennelle le célébrant s'avance dans la procession d'entrée avec un crucifix dans ses mains que le diacre pose sur l'autel à l'arrivée. Je ne vois absolument pas s'il y a une relique de la vraie croix et encore moins où on le dépose.

( 802485 )
Etes-vous intéressé par Peregrinus (2016-04-16 10:22:16)
[en réponse à 802483]
Cher Nemo,
Cela sort assez nettement du sujet de ce fil, mais seriez-vous intéressé par quelques documents trouvés aux archives nationales sur des querelles dans le chœur de la cathédrale de Saint-Brieuc (essentiellement entre l'évêque et le chapitre) dans les années 1820, où il est question parfois de la place des uns et des autres (les querelles tournent autour de la place des serviteurs de l'évêque et du réaménagement du chœur) ?
Peregrinus

( 802512 )
Je suis intéressé par ces documents par Athanase (2016-04-16 16:52:00)
[en réponse à 802485]
Cher ami,
Je fais beaucoup de publications et je suis à la recherche de documentation sur la liturgie. En outre, je suis intéressé par ce qui a trait à Saint-Brieuc.
Comment faire pour la transmission ?

( 802586 )
Très simple par Peregrinus (2016-04-17 14:18:44)
[en réponse à 802512]
Il me semble que j'ai votre adresse électronique. Je vous enverrai donc la copie des notes prises aux archives.
Peregrinus

( 802588 )
Intéressé également par Nemo (2016-04-17 14:26:41)
[en réponse à 802485]
Je me demande même s'il n'est pas paru un livre récemment sur un chanoine de ce diocèse qui décrivait la situation après la révolution, un diocèse breton en tous cas...

( 802615 )
Chanoine Le Sage par Peregrinus (2016-04-17 19:43:08)
[en réponse à 802588]
Il s'agit sans doute du chanoine Hervé-Julien Le Sage, chanoine prémontré avant la Révolution, chanoine de la cathédrale de Saint-Brieuc de 1808 à sa mort en 1832, dont les Mémoires ont été publiés aux PUR en 2012.
Les documents des Archives Nationales dont il est question sont d'ailleurs pour la plupart de sa main.
Je vous envoie donc le fichier.
Peregrinus