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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 802348 )14/04 St Justin, martyr, Sts Tiburce, Valérien et Maxime, martyrs par ami de la Miséricorde (2016-04-14 08:57:40) 



Sts Tiburce, Valérien et Maxime, martyrs

Mémoire des Sts Tiburce, Valérien et Maxime, Mart.

Avant 1955 : 2ème jour dans l’Octave de St Joseph
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 802349 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2016-04-14 08:59:23) 
[en réponse à 802348]

VI. Le don d'intelligence

1347. 3° Culture du don d'intelligence. A) La disposition principale nécessaire pour l'obtenir est une foi vive et simple qui sollicite avec humilité la lumière divine pour mieux saisir les vérités révélées : « Da mihi intellectum et discam mandata tua »(Ps. CXVIII, 73). C'est ainsi qu'agissait S. Anselme qui, après avoir fait un acte de foi vive, cherchait l'intelligence de nos mystères, selon sa maxime « fides quærens intellectum » : c'est par la foi que nous arrivons à l'intelligence des verités surnaturelles. B) Après cet acte de foi, il faut s'accoutumer à pénétrer 1e plus possible au cœur du mystère, non pas pour le comprendre (ce qui est impossible), mais pour en saisir le sens, la portée, l'analogie avec la raison ; et, quand on a étudié un certain nombre de mystères, on les compare les uns avec les autres, et cette comparaison projette souvent une vive lumière sur chacun d'eux : c'est ainsi que le rôle du Verbe dans la Sainte Trinité fait mieux comprendre le mystère de son union avec la nature humaine et son action rédemptrice ; réciproquement l'Incarnation et la Rédemption projettent de nouvelles lumières sur les attributs divins et les relations entre le Père, le Fils et le Saint Esprit. Mais pour les mieux saisir, il faut aimer ces vérités et les étudier plus avec le cœur qu'avec l'esprit, et surtout avec humilité. Notre Seigneur nous le dit en effet dans cette belle prière adressée à son Père : « Je vous bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que vous avez caché ces choses aux sages et aux prudents et les avez révélées aux petits » (Matth., XI, 25).

VII. Le don de sagesse

Nous exposerons sa nature, ses effets et le moyen de le cultiver.
1348. 1° Nature. C'est un don qui perfectionne la vertu de charité, et réside à la fois dans l'intelligence et la volonté parce qu'il répand dans notre âme la lumière et l'amour. Il est donc considéré avec raison comme le plus parfait des dons, celui en qui se résument tous les autres, de même que la charité comprend toutes les vertus. A) S. Bernard l'appelle la connaissance savoureuse des choses divines. Il y a donc un double élément dans le don de sagesse : 1) une lumière, qui éclaire notre intelligence et lui fait porter un jugement droit sur Dieu et sur les choses créées, en ramenant celles-ci à leur premier principe et leur dernière fin ; elle nous aide donc à juger des choses par leurs causes les plus élevées et à les ramener à l'unité dans une vaste synthèse ; 2) un goût surnaturel qui agit sur la volonté et lui fait savourer les choses divines par une sorte de secrète connaturalité ou sympathie. Une comparaison nous fera mieux comprendre ce double rôle : c'est comme un rayon de soleil, rayon de lumière, qui éclaire et réjouit les yeux de l'âme, rayon de chaleur qui réchauffe le cœur, l'embrase d'amour et le comble de joie.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 802376 )Ode aux saints Jean, Antoine et Eustache par gégé81 (2016-04-14 13:31:27) 
[en réponse à 802348]

Les saints Jean, Antoine et Eustache, (fête : le 14 avril)

Martyrs a Vilna (Lituanie), sous le grand-duc Algirdas ou Olgierd - 1342





Lituanie ! pays de plaines verdoyantes
Jadis rougies par le sang fécond des martyrs
Jean, Antoine et Eustache, aux vertus éclatantes.
Pieusement honorons leur glorieux souvenir !


Rassemblés en haut d’une butte fortifiée
Le grand-duc Olgierd et tous ses chevaliers
Rallumaient à l’honneur de leurs vaines idoles
Le feu sacré, auprès des viandes qu’on immole.

Le démoniaque rituel à peine achevé
Cette troupe se disperse dans Kernavė (1)
Pour y faire ripaille jusque tard dans la nuit.
Et le soleil se lève d’un radieux vendredi.

Les boyards repus et saouls maintenant somnolent.
Deux serviteurs d’Olgierd sont pourtant là qui veillent.
Ils n’ont voulu attiser le feu de l’idole.
Mais le prince retors dans l’ombre les surveille.

Olgierd fit venir les deux frères à sa table
Les viandes immolées avaient été servies
« Mangez-en, dit le prince, vous m’en verrez ravi.
A tous ceux qui m’honorent je me montre affable. »

Jean et Antoine conjointement répliquèrent :
« Prince, nous ne pouvons, Dieu nous a interdit
De consommer des viandes en ce jour, vendredi,
Où Lui-même sacrifia sa propre chair. »

Le grand-duc n’attendait que ces mots pour sévir.
Il a reconnu en ces hommes des chrétiens.
Leur ardente ferveur a suscité son ire :
« Qu’ils soient jetés en geôle, traités comme des chiens ! »

Une année a passé ; souffrances et tourments
Ont eu raison du courage de l’aîné, Jean.
Il avise Olgierd, du fond de sa prison,
Qu’il veut lui obéir. Lamentable abandon !

Et Jean fut élargi, et obtint en retour
Pour son apostasie, mille honneurs à la cour
Ayant conservé quelque affection pour son frère
Il obtint d’Olgierd qu’on le fît de geôle extraire.

Antoine, élargi, ne daigna cependant pas
Montrer reconnaissance à son frère apostat.
Le prince s’employait à le faire revenir
Aux pratiques païennes : « Jamais ! Plutôt mourir ! »

A la cour d’Olgierd, on fut alors surpris
De voir le preux Antoine, sans timidité,
Préférer la prison à l’infidélité.
Jean au contraire fut l’objet d’un grand mépris.

La crainte et le regret sourdement se font jour
En ce cœur dans lequel Dieu met tout son amour.
Ayant su qu’un saint prêtre en cachette à Vilna,
Venait offrir la messe, un jour il l’aborda.

Jean porta au tribunal de la pénitence
Tous ses péchés, jusqu’à recouvrer l’innocence.
Antoine, apprenant le retour de l’apostat,
L’encourage à en faire publiquement état.

Jean glorieusement répara le scandale
De sa chute passée ; devant toute la cour
Déplorant d’avoir pour des délices d’un jour
Abandonné Jésus, il s’en dit le vassal.

Assailli par la foule, frappé, mis aux fers,
Jean rejoint en prison son ardent petit frère.
Celui-ci, qui vient d’être condamné à mort,
Apporte à son ainé un puissant réconfort.

« Tu me suivras bien vite au Ciel, la vraie patrie,
Si tu restes fidèle aux grâces qui t’habitent.
Souviens-toi qu’en voulant y poser des limites
Tu es très bas descendu dans l’idolâtrie. »

Les deux saints tels des scélérats furent pendus.
L’exemple de leurs vertus ne fut point perdu.
Un jeune officier qui se nommait Kuglas
Reçut le saint baptême et prit pour nom Eustache.

Huit mois après Antoine et Jean, le noble Eustache
Finissait sur le gibet une vie sans tache.
Son crime ? Avoir refusé de raser sa tête
En l’honneur des idoles, au jour de leur fête.


Voici poindre l’aurore et l’heure de Dieu sonne.
Le fils d’Olgierd épouse Edwige de Pologne
Et fait de son Etat, terre de missionnaires,
Le bastion avancé de la chaire de Pierre.



(1) Kernavė : la première capitale connue du Grand-Duché de Lituanie (fin du XIIIème siècle – début du XIVème siècle)