
( 800707 )
Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2016-03-23 07:54:55)
[en réponse à 800706]
II. Les caractères distinctifs de la voie unitive
1296.(...) b) Une grande maîtrise de soi-même, acquise par la mortification des passions, et la pratique des vertus morales et théologales, qui, en disciplinant nos facultés, les soumet
peu à peu à la volonté, et celle-ci à la volonté divine. Par là se trouve rétabli, dans une certaine mesure, l'ordre primitif : maîtresse d'elle-même, l'âme peut se donner complètement à Dieu.
c) Un besoin habituel de penser à Dieu, de s'entretenir avec lui, de faire toutes ses actions en vue de lui plaire ; on souffre de ne pouvoir s'occuper constamment de lui, et si, par devoir d'état, on se livre à des occupations profanes, on s'efforce de ne pas perdre de vue sa présence ; on se tourne instinctivement vers lui comme l'aiguille aimantée vers le Nord : « oculi mei semper ad Dominum » (Ps. XXIV, 15).
III. Notion générale de la contemplation
A force de penser à Dieu, on fixe amoureusement son regard sur lui ; c'est la contemplation, qui est l’une des marques caractéristiques de cette voie.
1297. 1° Contemplation naturelle. Contempler en général est regarder un objet avec admiration. Il y a une contemplation naturelle, qui peut être sensible, imaginative ou intellectuelle. 1) Elle est sensible, quand on regarde longuement et avec admiration un beau spectacle, par exemple l'immensité de la mer ou une chaîne de montagnes. 2) On l'appelle imaginative, quand, par l'imagination, on se représente longuement, avec admiration et affection, une chose ou une personne aimée. 3) Elle se nomme intellectuelle ou philosophique, lorsqu'on arrête son esprit avec admiration, et par une simple vue, sur quelque grande synthèse philosophique, par exemple, sur l'Etre absolument simple et immuable, principe et fin de tous les êtres.
1298. 2° Contemplation surnaturelle. Il y a aussi une contemplation surnaturelle, et c'est d'elle que nous parlons. Nous allons en exposer la notion et les espèces.
A) Notion. Le terme contemplation désigne au sens propre un acte de simple vue intellectuelle, abstraction faite des divers éléments affectifs ou imaginatifs qui l'accompagnent ; mais, quand l'objet contemplé est beau et aimable, il est accompagné d'admiration et d'amour. Par extension, on appelle contemplation une oraison caractérisée par la prédominance de ce simple regard ; il n'est donc pas nécessaire que cet acte dure tout le temps de l'oraison, il suffit qu'il soit fréquent et accompagné d'affections. Ainsi l'oraison contemplative se distingue de l'oraison discursive, n° 667, parce qu'elle exclut les longs raisonnements, et de l’oraison affective, n° 976, parce qu'elle exclut la multiplicité des actes qui caractérise celle-ci. On peut donc la définir : une vue simple et affectueuse de Dieu ou des choses divines ; plus brièvement, simplex intuitus veritatis, comme dit S. Thomas (IIa IIæ, q. 180, a.1 et 6).
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 800728 )
23 mars - Bienheureux Méthode-Dominique Trcka par gégé81 (2016-03-23 12:43:29)
[en réponse à 800706]
Bienheureux Méthode-Dominique Trcka
Dominique entre chez les rédemptoristes dès l’âge de 18 ans. Ordonné prêtre, il est envoyé en Tchécoslovaquie, où il fonde en 1921, à Stropkov, une communauté réunissant catholiques latins et catholiques de rite oriental. Il prend alors le nom de Méthode. Soucieux de remédier aux souffrances qu’il rencontre, il fonde la confrérie de la Mère du Perpétuel Secours et du Saint-Rosaire, qui l’aide à ouvrir des églises et des maisons de retraite. Il prêche des missions populaires pour faire connaître le Christ au plus grand nombre. Son zèle apostolique lui vaut des rapports difficiles avec l’Etat pendant la guerre, mais Méthode ne se laisse pas impressionner et vit ces épreuves dans la foi. Lors de l’avènement du régime communiste, les communautés religieuses sont supprimées. Il est alors arrêté et incarcéré en 1952, à la sinistre prison de Leopoldov. Là, soutenu par la prière, il supporte avec une grande force d’âme les humiliations et les souffrances pendant 12 ans. Il est contraint à l’isolement pour avoir entonné un chant de Noël, avant qu’une pneumonie ne l’emporte le 23 mars 1959, en ayant pardonné à ses bourreaux.
Source : parole et prière n° 69 (mars 2016)