Le Forum Catholique

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images/icones/tele.gif  ( 800320 )Ce que pense A. Duhamel de "l'affaire Barbarin" par Jean-Paul PARFU (2016-03-17 10:57:44) 

La conscience bourgeoise s'exprime ici
images/icones/neutre.gif  ( 800322 )pas exactement par Jean Kinzler (2016-03-17 11:20:20) 
[en réponse à 800320]

Ce journaliste est de confession protestante.
images/icones/neutre.gif  ( 800339 )Après avoir apostasié la foi catholique il me semble par Regnum Galliae (2016-03-17 13:13:10) 
[en réponse à 800322]

J'ai lu, mais je n'ai plus la source, qu'il s'était converti au protestantisme. En tous cas, il a une haine contre l'Eglise qui donne des frissons. Ce sont souvent les chrétiens de gauche les moins tolérants.
images/icones/fleche2.gif  ( 800357 )Mais cher Jean, c'est la même chose non ? par Jean-Paul PARFU (2016-03-17 15:20:33) 
[en réponse à 800322]

Le Protestantisme a des origines socio-politico-religieuses et non seulement religieuses.

Comme souvent, l'Eglise a été victime de son succès.

1) Elle a en effet créé les conditions culturelles et morales d'un progrès sans précédent en Occident. Les élites, commerçantes des villes notamment, qui ont profité de ce développement, se sont peu à peu émancipées d'un certain carcan "ecclésio-féodale"; elles ont, si vous voulez, "jeté le bébé avec l'eau du bain".

Cultivées, elles méprisaient parfois et croyaient souvent en savoir davantage, y compris sur le plan religieux, qu'un clergé parfois mal formé et dont les mœurs laissaient à désirer. Elles n'ont pas compris que l'Eglise est d'abord une institution surnaturelle, Corps mystique du Christ, et que des clercs, même laissant à désirer, sont malgré tout des clercs irremplaçables, notamment quand il s'agit de l'administration des sacrements.

2) Les nations du nord de l'Europe, qui avaient profité de ce développement et qui n'avaient été que peu romanisées culturellement ou qui n'avaient pas fait partie de l'empire carolingien, ont développé un sentiment national, brisant ainsi le sentiment d'appartenance à la chrétienté occidentale ; elles considéraient avoir un destin propre, n'ayant rien à voir avec celui du sud de l'Europe.

Il y a ici ou là des exceptions, mais elles s'expliquent également : la Pologne s'opposait à la Prusse devenue protestante et les Protestants français, souvent du sud de la France, s'opposaient aussi au pouvoir royal considéré comme le pouvoir du nord de la France sur le sud de la France, une sorte de pouvoir colonisateur.

3) Religieusement, le Protestantisme est un embourgeoisement religieux issu du christianisme occidental. Et c'est la raison pour laquelle le catholicisme est toujours menacé par cet esprit qui s'appelle aujourd'hui : le Modernisme !

images/icones/fleche3.gif  ( 800323 )d'après ce pharisien, le card. Barbarin aurait "observé le silence" par jejomau (2016-03-17 11:21:40) 
[en réponse à 800320]

La fameuse OMERTA bien connue de l'Eglise donc...

Une avocate s'exprime sur le sujet et répond en quelque sorte à Mister Pharisien :

Selon les informations qui circulent, le cardinal Barbarin aurait dû « sanctionner » les prêtres abuseurs alors qu’il aurait été informé de leurs méfaits 16 ans plus tard. Il faut d’abord préciser que le cardinal n’est pas juge et qu’il ne lui appartient pas de décréter qui est coupable ou pas.


Elle continue en rajoutant :

Des abus sexuels ? Pour sanctionner ces agissements il aurait fallu que les victimes déposent plainte, ce qu’elles n’ont jamais fait jusqu’à ce début d’année 2016


Ah tiens oui, les victimes n'ont pas porté plainte... Bien sûr, c'est bien connu : Mgr Barbarin a la science infuse !!! Il "savait", il "déplaçait" les prêtres pédophiles (notez le pluriel...) pour "occulter" les faits. C'était la terrible "loi du silence" !!! Ben voyons.

Continuons avec cette remarque judicieuse de notre avocate qui semble s'interroger sur cette bizzarerie :

S’agissant de plaignants très largement adultes, âgés de 40 à 50 ans il n’est pas envisageable de penser qu’ils n’aient pas eu connaissance de la notion de prescription et de sa durée.


Ah bon ? Ils n'ont donc pas voulu porter plainte alors ???
images/icones/1i.gif  ( 800335 )Pas de plainte de la victime = pas de problème ? Qui est pharisien ? par Gaspard (2016-03-17 12:54:04) 
[en réponse à 800323]

C'est bien le sujet de l'affaire: la non dénonciation des agissements du père BP auprès du procureur de la République par les cardinaux qui se sont succédés à Lyon, alors qu'ils disposaient depuis 1991 des aveux écrits du prêtre. Aveux généraux certes, et ce n'était pas aux cardinaux bien entendu de faire une enquête pour établir les faits victime par victime, mais à la justice qu'ils auraient dû saisir.

L'avocate que vous citez note évidemment:

Comme les faits n’ont pas été dénoncés à la justice, aucune enquête n’a pu être menée, aucune instruction ordonnée.


Mais elle oublie de préciser qu'évidemment, toute personne ayant connaissance d'un possible crime doit le signaler à la justice. Et donc, le cardianl-archévêque de Lyon. Ce n'est pas uniquement aux victimes de le faire !

Si le cardinal Decourtray hier et le cardinal Barbarin beaucoup,plus récemment avaient signalé l'affaire BP au procureur, nous n'en serions pas là. Il y aurait eu une affaire BP mais pas une affaire d'Eglise. L'Eglise, ses prêtres et ses fidèles n'auraient pas été couverts de boue.

Vous pouvez relire ce que dit Cath...o sur la difficulté de décider de porter plainte ici.
images/icones/fleche3.gif  ( 800353 )tout le sujet de l'affaire est surtout là par jejomau (2016-03-17 14:54:01) 
[en réponse à 800335]

la non dénonciation des agissements du père BP auprès de la gendarmerie ou du procureur de la République par incriminés ou ceux qui savaient jusqu'en 1991. Ce n'est pas Mgr Barbarin qui est en cause mais plutôt Mgr Decourtray qui disposait des aveux. Aveux généraux de surcroît, et ce n'était pas à lui bien sûr de faire une enquête et encore au moins cardinal Barbarin bien entendu qui survient 15 ans après pour établir les faits victime par victime, mais à la justice que les victimes ou ceux qui savaient autour d'eux qui auraient dû la saisir.

Rajoutons : quand Mgr Decourtray est mis au courant par un groupe de parents, pourquoi ceux-ci préfèrent-ils ne pas porter plainte pour que Mgr Decourtray puisse agir ? Pourquoi lui demandent-ils d'écarter le Père Preynat seulement.. ?

Si le cardinal Decourtray porte toutefois une certaine responsabilité que vous notez, en quoi Mgr Barbarin est-il coupable, lui ?


images/icones/fleur.gif  ( 800374 )Réponse avec un dialogue entre un évêque et son vicaire par Gaspard (2016-03-17 17:13:47) 
[en réponse à 800353]

Pour répondre à votre question: en quoi Mgr pourrait-il être coupable ? Voici un petit dialogue imaginaire entre le nouvel évêque d’un diocèse, Mgr B., nommé en juillet 2002 et son vicaire général VG.

Le dialogue et la date du dialogue sont totalement imaginaires, vous reconnaîtrez les faits tels qu’ils sont rendus publics aujourd’hui, en particulier les paroles du père BP.


*


Nous sommes le 13 décembre 2002.


Mgr B. Vous avez vu l’actu ? Jean-Paul II vient d’accepter la démission du cardinal de Boston Bernard Law. C’est dans tous les journaux. Ça n’a pas traîné : le Boston Globe a sorti son enquête au début de l’année seulement. C’est incroyable que des prêtres se livrent à ce genre d’actes. Et ça retombe sur l’évêque. Mgr Pican a même été condamné par la justice française l’année dernière pour n’avoir rien signalé à la justice ! Bon, nous, il faut qu’on soit carré. Pas question de laisser traîner la moindre affaire. Jamais, jamais, jamais je ne tolérerai le moindre acte contre des enfants. C’est déjà arrivé dans le diocèse ?

VG. En ce moment, rien à signaler, sur les 1 000 prêtres du clergé diocésain.

Mgr B. Et avant ?

VG. Vous voyez, il n’y a que ce dossier. Quelques plaintes malheureusement contre tel ou tel prêtre, mais isolées, est-ce que ce sont des rumeurs ou pas.... L’essentiel du dossier est sur le père BP. Mais ça date.

Mgr B. De quand ?

VG. C’est vieux. Voyez, toutes ces lettres de parents. Mais c’est sur vingt ans, entre 1970 et 1991. A la fin des parents ont menacé de saisir la justice si le diocèse ne mutait pas le père BP dans un poste sans contact avec des enfants. Le cardinal Albert a exigé la vérité du prêtre, qui a avoué. Et même par écrit. Voilà sa lettre. C’est général, mais sans ambiguïté.

Mgr B., tout pâle. En effet. Et alors ?

VG. Alors le cardinal Albert a mis au repos six mois le père BP et l’a muté dans une autre paroisse en campagne, en exigeant évidemment qu’il arrête totalement ses actes. Son successeur le cardinal Jean a maintenu la situation en l’état. En 1999, toujours selon le dossier du père BP, votre prédécesseur le cardinal Louis-Marie l’a changé de paroisse, après avoir pris conseil auprès d’un avocat. Mais depuis 1991, nous n‘avions plus au dossier aucun courrier se plaignant du père BP. Et même au contraire, d’ailleurs.

Mgr B. Convoquez-le dans l’heure.

VG. Pardon ?

Mgr B. Dans l’heure.

Une heure plus tard.

Mgr B. La lettre d’aveux du père BP en main. Comment avez-vous pu ?

BP. Ce n’est pas la peine que je vous explique. Vous ne comprendriez pas.

Mgr B. Est-ce que oui ou non depuis 1991, il s’est passé la moindre chose ?

BP. Non. Jamais, jamais. J’ai été tellement ébouillanté par les horreurs que j’avais faites que plus jamais.

Mgr B. Vous pouvez disposer.

A nouveau seul avec le vicaire général.

Mgr B. On fait quoi ?

VG. C’est vous l’évêque.

Mgr B. Merci. Donc, dernier acte en 1991. La prescription, c’est dix ans après la majorité de la victime. Supposons que l’enfant avait dix ans en 1991. Mais c’est écœurant. Comment a-t-il pu. Donc majorité en 1999, prescription en 2009. Bon c’est clair, on signale à la justice.

VG. Il faudra bien l’expliquer au clergé et à l’opinion publique, parce que vous allez remettre en question le choix des trois cardinaux qui vous ont précédé...

Mgr B. C’est vrai, j’avais oublié. Le cardinal Albert lui avait fait confiance et lui avait redonné un ministère... quand, déjà ?

VG. En 1991, il y a onze ans.

Mgr B. Depuis, pas la moindre lettre de plainte, la moindre rumeur ?

VG. Rien.

Mgr B. Vous le croyez, vous, quand il dit qu’il a totalement arrêté ?

VG. C’est vous l’évêque.

Mgr B.. ... Allez. On le laisse en fonction et on le tient à l’œil. Après tout, la prescription n’est que dans sept ans, ce n’est pas si long.

Quelques mois plus tard, nous voilà en juillet 2004. La loi allonge la prescription à vingt ans après la majorité. La prescription des derniers actes du père BP sur mineurs de dix ans commence désormais en 2019. En 2015, une victime signale les faits au procureur. Début 2016, une enquête préliminaire est ouverte.
images/icones/1v.gif  ( 800388 )propos d'un journaliste à la fois policier, juge, et procureur par jejomau (2016-03-17 18:24:50) 
[en réponse à 800374]

Jamais avocat d'ailleurs . L'inquisition elle-même donnait sa chance au dit "coupable". Le journaliste fait tout, sans entendre la personne ni rechercher les faits exacts permettant d'éclairer les responsabilités multiples. Le journaliste voit le monde en noir et blanc. En blanc : son monde à lui enveloppé d'un carcan idéologique avec lequel il tamise la réalité. En noir : tous les autres, surtout les curés. Pas de zone grise...

Maintenant, revêtez la peau d'un enquêteur et posez-vous des questions. Des questions qu'un parent peut se poser sur les faits et leur déroulement. En quelque sorte, au lieu d'accuser à charge, essayez de voir les choses à décharge. Pour une fois !

- Vous découvrez, comme parent, les faits dont est victime votre enfant dans un cadre tres particulier : celui du scoutisme.

- Dans l'heure qui suit, vous bondissez sur le téléphone et appelez quelques familles amies . Familles dont les enfants sont liés au vôtre et qui ont enrôlé votre fils.

- Vous sentez de la gêne dans les réponses ? Quelque chose semble clocher...

- Vous vous dites dans l'heure qui suit, angoissé : "ils savaient ? Ils n'ont rien dit ? Ils ont laissé faire ?"

- Maintenant, vous êtes en colère. Cette fois vous voulez rencontrer le prêtre Preynat. Vous avez obtenu des détails de votre fils : les lieux, les dates, etc...

- Soudain, vous réalisez que à cette date-là, il était en camp, à tel endroit, avec tels chefs scouts...

- Vous êtes choqué. Vous vous demandez comment la Maitrise n'a pas réagit.

- Vous alertez d'autres parents et vous demandez une explication dans une réunion d'urgence avec l'association en question. Et là vous comprenez tout : on essaye d'éluder les choses; les chefs essayent de vous calmer; ils ont demandé au Père Preynat de ne pas venir pour régler ce problème entre eux et les parents.

- Les esprits sont échauffés. Vous saisissez l'ampleur des dégâts concernant d'autres familles; comme on vous dit que personne n'a porté plainte, c'est que ce "n'est pas si grave", "pour le pere Peynat , on va s'arranger", "inutile de porter plainte en justice parce que tout le monde est concerné", etc...

Extraordinaire, non ? Voilà un peu comme les choses ont dû se passer. Voilà les vrais coupables.

La bonne question aussi serait de savoir pourquoi "ceux qui savaient" n'ont jamais agi. En général, il y a toujours une affaire d'argent derrière. Là aussi, seule une enquête de Justice démontrerait les choses avec clarté dans toutes ces zones "grises" où plein de monde est bien plus coupable que le cardinal Barbarin. Mais le journaliste français, lui, voit les choses avec le prisme de l'idéologue sans aucun souci des faits et de la réalité et donc de la Justice... C'est pourquoi les accusations et la charge envers le cardinal Barbarin sont pipeautées et que tout sera fait par eux pour occulter les vraies responsabilités dans le seul but de charger Mgr Barbarin ! On établira un silence madiatique total sur la réalité.



Au fait :

DIABOLOS signifie en grec : "celui qui désunit, qui sépare (sous-entendu par ses paroles), c'est donc un ACCUSATEUR, un CALOMNIATEUR.
images/icones/2a.gif  ( 800396 )Vous avez des comptes à régler ... par Cath...o (2016-03-17 19:44:30) 
[en réponse à 800388]

... avec une maîtrise scoute ? De vieux souvenirs mal digérés ?

On a bien compris que pour vous les coupables sont ... les victimes. Attitude assez courante chez certains, qui explique d'ailleurs pourquoi tant hésitent à porter plainte !

Avez-vous tant d'informations sur le groupe tel qu'il était à l'époque, pour assurer que les maîtrises (adultes selon vous ...) étaient au courant, n'ont pas réagi et ont voulu étouffer l'affaire ? Pour une histoire d'argent de plus ?

Ma propre expérience du scoutisme est totalement différente de la vôtre :
- maîtrise de 18 et 20 ans, ne venant pas forcément du mouvement
- aucun adulte "au dessus" de nous. Pas de cheftaine de groupe, ni de commissaire de district guide. Nous "dépendions" de la commissaire de province de la province voisine !
- très peu de lien entre les parents. Bonjour bonsoir lors des déplacements, pas de "familles amies" comme vous le citez.
- comptes scrupuleusement tenus à jour, frais réduits au minimum ... A peine de quoi payer une crèpe au Nutella à la maîtrise pendant l'explo des filles ...

Alors si vous avez de vraies infos, citez les. Sinon arrêtez de construire tout un roman, de plus en plus nauséabond au fil de vos posts !
images/icones/2a.gif  ( 800401 )vous lisez comme vous voulez en fait par jejomau (2016-03-17 19:57:56) 
[en réponse à 800396]

les victimes sont les enfants.

ceux qui auraient dû réagir sont les adultes à l'époque.

Vous pouvez comprendre ou vous n'arrivez pas à me lire ?

Les question que vous posez sont justement de très bonnes questions que, personnellement, comme lecteur de Quotidiens et de Médias divers, j'aimerais justement que les journalistes se posent et sur lesquels ils pourraient justement enquêter plutôt que de raconter leurs fadaises sur un pseudo-complot Barbarinesque au sein de l'Eglise, lequel pratiquerait "l'Omerta" et "couvrirait" "des" pédophiles en les "mutant" quand certains commencent à se poser des questions.... Ne serait-ce que de savoir comment fonctionnait ce groupe qui a laissé 60 cas se perpétuer sans rien voir.

Parce que vous, qui êtiez dans votre mouvement, qui fonctionnait comme vous le dites : vous ne saviez pas ce qui se disait et se faisait entre vous ? (honnêtement parlant s'entend). Et vous croyez que quand vos parents versaient l'iscription annuelle ou vous envoyait en camp, ils ne se renseignaient pas un tant soit peu de là où il mettait leur enfant ?

Alors, peut-être que vous avez des souvenirs d'enfant, mais vos parents, eux, savaient bien ce qu'ils faisaient et en qui ils accordaient leur confiance !!

Sans blague !

images/icones/fleche2.gif  ( 800403 )J'étais cheftaine ... par Cath...o (2016-03-17 20:11:18) 
[en réponse à 800401]

... et non, si les filles avaient voulu nous cacher un sujet, nous n'en aurions peut-être rien su ! Je vous rappelle que la cellule de base du scoutisme est la patrouille ...
(les faits de Lyon concernant apparemment des enfants plus jeunes cette remarque ne s'applique qu'à mon expérience personnelle)

En ce qui concerne les rumeurs, il n'est pas si évident que vous le croyez de faire la part des choses. Lorsque jeune mariée j'ai repris très temporairement du service dans une nouvelle ville, j'ai vite compris qu'un jeune chef posait problème : aucune jeune cheftaine n'acceptait d'être ramenée par lui après une réunion de district. C'était de notoriété publique, pourtant il est resté dans le mouvement pendant des années. Je n'ai jamais pour ma part réussi à savoir si cette méfiance était basée sur des faits précis ou tenait juste du "délit de sale gueule" ...


PS : "les victimes sont les enfants" ... légalement sans doute (et encore : les parents ne peuvent-ils se porter partie civile ?), mais si j'apprenais des années plus tard que mes enfants ont été violés je me sentirais aussi concernée !
images/icones/1b.gif  ( 800408 )et voilà par jejomau (2016-03-17 21:11:07) 
[en réponse à 800403]

vous avez tout dit :

j'ai vite compris qu'un jeune chef posait problème


Exact. Tout le monde comprend toujours très ... vite.
Maintenant, je reviens sur le cas du Père Preynat. Quand une personne commet le genre d'écart (ou plus) que vous pouvez supposer dans votre propos ci-dessus une fois ou deux , c'est déjà problématique.

On retrouve parfois difficilement un pédophile parce qu'il déménage. On le retrouvera un jour avec quelques cas lourds...

MAIS dans le cas du Père Preynat , j'insiste encore :

- il est resté 20 ans même endroit
- on comptabilise 60 victimes
- on a des cas lourds de viols et de fellations

Tout ceci concentré au même endroit dans le même milieu ??? Et personne n'a eu le réflexe de "vite" comprendre, comme vous-mêmes le dites si bien ?

Vous voyez bien finalement que quelque chose vous pertube, vous aussi, non ?
images/icones/fleche2.gif  ( 800417 )Non justement ! par Cath...o (2016-03-17 22:09:52) 
[en réponse à 800408]

Ce que j'ai vite compris (j'arrivais dans la ville et n'avais aucune autre info) c'est que beaucoup (mettre au féminin ...) s'en méfiaient. Malgré cela, il a fait une longue carrière aussi bien scoute que professionnelle, et est encore actuellement l'un des piliers d'une paroisse de la ville ... (mais célibataire )
Cette méfiance n'avait sans doute pas lieu d'être, et tenait peut-être simplement à un physique ingrat et à une attitude "bizarre".

Ce que je voulais montrer est la difficulté de trouver la bonne réaction en cas de doute très vague. N'oubliez pas que sur les 60 victimes beaucoup n'ont pas parlé à leurs parents ! Et d'autres n'ont pas été crus au nom de la sacro sainte innocence du prêtre. Combien cela fait-il d'adultes réellement au courant, de faits précis, et pas de "y a untel qui trouve le prêtre bizarre ..."

Que le cardinal n'ait pas eu l'intention de faire du mal, nous sommes d'accord. Qu'il ait péché par excès de confiance et manque de prudence, j'ai bien compris que vous ne l'admettez pas (alors que lui est prêt à le reconnaître ...). Mais je ne comprends pas votre volonté de trouver des coupables et complices au sein des adultes du mouvement ...
images/icones/rose.gif  ( 800420 )bien par jejomau (2016-03-17 22:58:37) 
[en réponse à 800417]

vous voyez les choses comme elles vous paraissent mais concernant votre dernière phrase, permettez que je voie les choses bien différemment.

Une troupe de scouts qui partait en camp de 3 semaines (en juillet par exemple) avec le prêtre, forcément un chef de troupe, son assistant et au moins un intendant... tous majeurs forcément... Et ce avec des maitrises qui se renouvelaient sur 20 ans...

Oui.... Mais c'est bien sûr !