
( 798796 )
Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2016-02-25 00:12:58)
[en réponse à 798795]
III. La pratique progressive de l’amour de Dieu
1227. 2° Les progressants pratiquent l'amour de complaisance, de bienveillance, de conformité à la volonté de Dieu, et par là arrivent à l'amour d'amitié. A) L’amour de complaisance naît de la foi et de la réflexion. a) Par la foi nous savons et par la méditation nous nous convainquons que Dieu est la plénitude de l'être et de la perfection, de la sagesse, de la puissance, de la bonté. Or, pour peu que nous soyons bien disposés, nous ne pouvons pas ne pas nous complaire en cette infinie perfection ; nous nous réjouissons de voir que notre Dieu est si riche en tous biens, nous sommes plus heureux du plaisir divin que du nôtre, et nous manifestons notre joie par des actes d'admiration, d'approbation et de congratulation. b) Par là nous attirons en nous les perfections de la divinité ; Dieu devient notre Dieu ; nous nous nourrissons de ses perfections, de sa bonté, de sa douceur, de sa vie divine. Car le cœur se nourrit des choses desquelles il se plaît - et ainsi nous devenons riches des perfections divines que l'amour rend nôtres en s'y complaisant.
1228. c) Mais, en attirant en nous les divines perfections, nous y attirons Dieu lui-même, et nous nous donnons entièrement à lui, comme l'explique fort bien S. François de Sales : « Par ce saint amour de complaisance, nous jouissons des biens qui sont en Dieu comme s'ils étaient nôtres ; mais, parce que les perfections divines sont plus fortes que notre esprit, entrant en iceluy elles le possèdent réciproquement ; de sorte que nous ne disons pas seulement que Dieu est nôtre par cette complaisance, mais aussi que nous sommes à lui ». Aussi l'âme crie perpétuellement en son sacré silence : « Il me suffit que Dieu soit Dieu, que sa bonté soit infinie, que sa perfection soit immense ; que je meure ou que je vive il importe peu pour moi, puisque mon cher Bien-aimé vit éternellement d'une vie toute triomphante... C'est assez pour l'âme qui aime, que celui qu'elle aime plus que soi-même soit comblé de biens éternels, puisqu'elle vit plus en celui qu'elle aime qu'en celui qu’elle anime » (Amour de Dieu, l. V, ch. III).
1229. d) Cet amour se transforme en compassion et en condoléances, quand il contemple Jésus souffrant. Une âme dévote, voyant cet abîme d'ennuis et de détresses dans lequel ce divin amant est plongé, ne peut pas ne pas partager sa douleur saintement amoureuse. C'est ce qui attira sur S. François d'Assise les stigmates et sur Ste Catherine de Sienne les blessures du Sauveur, la complaisance produisant la compassion, et la compassion produisant une blessure semblable à celle de l'objet aimé.
1230. B) De l'amour de complaisance naît l'amour de bienveillance, c'est-à-dire, un désir ardent de glorifier et de faire glorifier celui qu'on aime. Ce qui peut se pratiquer de deux façons à l'égard de Dieu. a) En ce qui concerne sa perfection intérieure, nous ne pouvons le pratiquer que d'une façon hypothétique, disant par exemple : Si, par imagination de chose impossible, je pouvais vous procurer quelque bien, je ne cesserais de le désirer au prix même de ma vie. Si étant ce que vous êtes, vous pouviez recevoir quelque accroissement de bien, je vous le désirerais de tout mon cœur.
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 798806 )
Bien noté par Jean Ferrand (2016-02-25 11:52:30)
[en réponse à 798794]
Bien noté cette bizarrerie du calendrier grégorien, encore observée dans l’Église, au contraire de la société civile.
C’est le 29 février qui est aujourd’hui le jour intercalaire les années bissextiles : mais l’Eglise a conservé l’ancien usage qui est de doubler le 6ème jour avant les calendes de mars. En effet, c’est ce sixième jour, sexta Kalendas martii qui, doublé ces années là (bis-sexta Kalendas martii) a donné son nom à cette particularité.
Les années bissextiles donc, un décalage se produit au calendrier et la fête de St Mathias, célébrée ordinairement le 24 février, est célébrée le 25 ; sa vigile, célébrée ordinairement le 23, passe donc au 24.

( 798814 )
Une bizarrerie ... par Lycobates (2016-02-25 15:48:23)
[en réponse à 798806]
Bien noté cette bizarrerie du calendrier grégorien
du calendrier julien, plutôt, et reprise par le grégorien.
Après l'assassinat de César (44) les pontifes intercalèrent ce jour, par erreur, Macrobe (
Saturnales,1, 14, 13-15) nous l'apprend, tous les trois ans au lieu de tous les quatre, et ce pendant 36 ans, jusqu'à l'an 9, avant de voir l'erreur. Ce qui fit qu'il y avait eu 12 années bissextiles au lieu de 9.
Auguste le corrigea en décrétant qu'on omettrait le jour intercalaire les années (selon notre computation) 5 (av.), 1 (av.) et 4 (apr.).
À partir de l'an 5 (apr.) tout fonctionnait normalement, jusqu'à la correction grégorienne.
C'est magnifique quand on peut décréter comme-ça à sa guise, pour tout l'univers.
Comme disait Lord Acton :
Power corrupts, and absolute power is even nicer.
encore observée dans l’Église, au contraire de la société civile
Dans l'Église catholique, oui.
Les conciliaires se sont alignés à la société civile en 2001.