Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=798265
images/icones/livre.gif  ( 798265 )Yves Chiron publie la passionnante biographie de Mgr Annibale Bugnini. par Jean Kinzler (2016-02-18 14:09:24) 

« Annibale Bugnini », d’Yves Chiron, Desclée de Brouwer, 222 pages, 18,90 euros

Peu connu en dehors des cercles spécialisés, Mgr Annibale Bugnini (1912-1982) fut pourtant un des hommes clés de l’histoire contemporaine de l’Église. Ce lazariste italien a en effet été, de 1948 à 1975, la cheville ouvrière de la réforme liturgique, ce qui lui vaudra une réputation contrastée.

« Pour les uns, il est le maître d’œuvre de la plus audacieuse et la plus aboutie des réformes liturgiques accomplies dans l’histoire de l’Église. Pour les autres il est un dévastateur de la liturgie, le responsable de sa désacralisation », résume Yves Chiron qui vient de lui consacrer une biographie documentée.

Savoir-faire et rigueur d’historien

Bien qu’issu du monde traditionaliste, ce spécialiste de la biographie (Maurras, Paul VI, Pie XI, Benoît XV…) montre ici tout son savoir-faire et sa rigueur d’historien pour mieux comprendre le rôle de celui qui fut, sous Pie XII, le secrétaire de la commission de révision de la liturgie, puis l’artisan de toutes les commissions liturgiques avant, pendant et après le Concile.

L’auteur souligne en particulier les qualités d’organisateur de Bugnini. « Il a su faire appel à des spécialistes, les a fait travailler, a fait adopter par l’autorité supérieure les projets préparés. Finalement il a su mettre en œuvre, souvent à marche forcée, un projet de réforme liturgique dont il n’était qu’en partie le concepteur », écrit-il, relevant aussi que « l’hostilité a été et reste, chez certains, si grande qu’on colporte à son égard des erreurs ou des rumeurs invérifiées ». Ainsi d’avoir été franc-maçon, ce qu’Yves Chiron écarte.

Paul VI lui retire sa confiance

Pour lui, la disgrâce finale de Bunigni, en 1975, vient surtout des relations difficiles avec le reste de la Curie de cet homme au grand sens pastoral, mais manquant « de formation et de sens théologique » et tellement dédié à son œuvre réformatrice qu’il finit par en oublier toute prudence.

Au début des années 1970, au moment critique de l’application de la réforme, quand se multiplient les prières eucharistiques « sauvages », Bugnini obtiendra de Paul VI l’introduction dans le missel des prières eucharistiques pour les enfants et pour la réconciliation, passant outre les objections de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le pape lui retirera progressivement sa confiance et, en 1975, quand Paul VI décidera de rassembler les Congrégations du culte divin et de la discipline des sacrements, il sera brutalement exclu de l’organigramme du nouveau dicastère.

« Amateur et adorateur de la liturgie »

Mgr Bugnini finira sa vie nonce en Iran – où il verra de près la révolution de Khomeyni – se consacrant à ses mémoires, mais sans jamais perdre son affection pour Paul VI dont il avait été si proche.

« Combien d’heures en soirée j’ai passées avec lui, étudiant ensemble les nombreux, et souvent volumineux dossiers qui s’empilaient sur son bureau ! Il lisait et examinait ligne par ligne, mot par mot, annotant tout en noir, rouge ou bleu, critiquant au besoin avec sa dialectique qui réussissait à formuler dix interrogations sur un même point », se souviendra celui que sa tombe, dans son village natal, en Ombrie, décrit comme « amateur et adorateur de la liturgie ».

Nicolas SenèzeLC
--
images/icones/bravo.gif  ( 798272 )Et dégonfle en passant une autre baudruche tradi par Candidus (2016-02-18 15:57:26) 
[en réponse à 798265]

La baudruche d'un Benigni franc-maçon, comme il existe aussi la baudruche d'un cardinal Rampolla FM (à laquelle Yves Chiron avait aussi réglé son compte).

On pourrait aussi parler du Cardinal Villot FM ou de Jean XXIII Rose-Croix, etc.

Ce travers fréquent dans notre milieu écarte de belles intelligences qui pourraient venir renforcer notre combat mais qui s'arrêtent à ces fadaises obsessionnelles avant même d'avoir pu se pencher sur les véritables enjeux.

A trop prouver, on ne prouve rien et on offre sur un plateau d'argent toutes les prétextes dont nos ennemis ont besoin pour disqualifier les valeurs que nous défendons.

Ce n'est pas avec des "c'est vrai puisque Mgr Gaume (ou quelques autres) l'a dit", qu'on ébranlera l'édifice issu de 150 ans de pseudo critique historique.
images/icones/2a.gif  ( 798284 )la nouvelle messe imaginée par des saint ? par jejomau (2016-02-18 18:22:19) 
[en réponse à 798272]

Témoignage de Lituanie en 1978 (AED) :

" Dernièrement les autorités soviétiques insistent de plus en plus auprès des évêques pour qu'ils appliquent la réforme liturgique du Concile "

.
Curieusement, tout le monde semble avoir oubié le père Alighiero Tondi, secrétaire de Mgr Montini et qui fut démasqué comme agent du K.G.B.

Mgr Bugnini était-il Franc-Maçon alors ?

C'est ce que dit Marc Dem dans son ouvrage... Citons plutôt deux témoins de cette époque :

Le père de Lubac qui juge l'arbre à ses fruits :

« Sous le nom d’Eglise nouvelle, d’Eglise post-conciliaire, on s’efforce souvent de bâtir une Eglise autre que celle de Jésus-Christ : une société anthropocentrique, société qui est menacée d’une apostasie immanente et qui se laisse entraîner à n’être plus qu’un mouvement de laisser-aller général sous le prétexte de rajeunissement, d’œcuménisme et de réadaptation. »



l’ancien grand-maître du Grand-Orient, Jacques Mitterrand, disant à la radio en 1969:

« Nous avons toujours eu des évêques et des prêtres dans nos loges »


images/icones/tao.gif  ( 798288 )En passant... par Abbé Jacques Olivier (2016-02-18 18:36:08) 
[en réponse à 798272]

Sans répondre à toutes les questions posées, ni juger du fond des coeurs, on ne peut totalement ignorer des documents "historiques" comme celui-ci :






A moins que ce ne soit un faux avéré ? Dans ce cas, je serais intéressé par la réfutation...
images/icones/1w.gif  ( 798290 )le cardinal Villot... bizarrre et sulfureux justement... par jejomau (2016-02-18 18:41:48) 
[en réponse à 798288]

Résumé succinct sur Wikipédia:


le journaliste britannique David Yallop dans son livre Au nom de Dieu, émit l'hypothèse que le cardinal Villot aurait joué un rôle avec monseigneur Marcinkus, le cardinal Cody, Licio Gelli (Loge P2), Roberto Calvi (Banco Ambrosiano) et Michele Sindona dans la mort du pape Jean-Paul Ier, qui eut un pontificat de seulement 33 jours et avec qui il y avait une forte hostilité sur la manière de conduire les finances vaticanes.... Selon cette thèse, la mort du pape dans la nuit du 28 au 29 septembre 1978 aurait été causée par un empoisonnement. Cette théorie est corroborée par les déclarations du repenti Vincenzo Calcara2 au juge Paolo Borsellino

images/icones/fleche3.gif  ( 798293 )Cela prouverait plutôt le contraire par Candidus (2016-02-18 19:34:30) 
[en réponse à 798288]

Ce genre de dédicace s'explique difficilement entre "frères" membres d'une même obédience. Elle se comprend mieux de la part d'un franc-maçon s'adressant à une personne influente, extérieure à son milieu, dont il veut capter la bienveillance.

Si le cardinal avait été franc-maçon, son intérêt et celui de ses "frères" aurait été de le dissimuler avec soin. Ce genre de dédicace eût été de la plus grande imprudence, surtout venant d'un "Grand Maître".

Quand on parle des francs-maçons dans un certain milieu tradi obtus, on ne craint pas de les présenter comme de géniaux comploteurs tirant avec brio les ficelles de la politique et des médias, et en même temps ce seraient des hommes d'une ingénuité et d'une imprudence désarmantes qui rendraient la compréhension d'événements historiques complexes, accessibles aux esprits les plus limités. Il faut choisir.

Pour certains, évoquer la maçonnerie (dont il ne s'agit pas de nier l'influence mais simplement de la considérer froidement, loin de toute mythologie et fantasme) est devenu un réflexe pavlovien qui évite d'avoir trop à penser et à s'interroger sur les multiples facettes des origines de la crise actuelle.

La nouvelle messe est mauvaise puisque c'est un franc-maçon qui l'a conçue.
Mgr Lefebvre était un saint puisque le Card. Villot, franc-maçon, ne l'aimait pas.
Vatican II est l'oeuvre du diable puisque c'est un rosicrucien qui l'a réuni.

Etc.

L'Histoire devient tellement plus simple à comprendre, mais fait-on réellement de l'Histoire ?
images/icones/nul.gif  ( 798302 )bien sûr que la franc-Maçonnerie est derrière tout ce qui est mauvais ! par jejomau (2016-02-18 20:21:23) 
[en réponse à 798293]

Vous dites :

Pour certains, évoquer la maçonnerie (dont il ne s'agit pas de nier l'influence mais simplement de la considérer froidement, loin de toute mythologie et fantasme) est devenu un réflexe pavlovien qui évite d'avoir trop à penser et à s'interroger sur les multiples facettes des origines de la crise actuelle.



Mais oui ! Inutile de s'interroger sur de pseudo-causes bidons ! La Franc-Maçonnerie est derrière tout ce qui consiste en un "changement de civilisation". D'ailleurs, c'est le figaro du 28/02/2014 qui le dit dans son article les Francs-Maçons à la manoeuvre :

Le réveil récent des francs-maçons français s'est opéré en deux temps. En mai 2012, le GODF, traditionnellement orienté à gauche, a vu d'un bon œil la victoire de François Hollande et l'arrivée de frères au gouvernement, qu'il s'agisse de Manuel Valls, qui a fréquenté les loges durant huit ans, de Jean-Yves Le Drian, Victorin Lurel, Frédéric Cuvillier ou Jérôme Cahuzac - ce dernier étant finalement suspendu du GODF après le mensonge avoué sur son compte bancaire à l'étranger. De plus, la charte de la laïcité et les projets d'enseignement de «morale laïque» mis en avant par le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon, qui n'est pas initié, ont séduit les frères du GODF.

Une offensive liée à la détérioration du climat

Promu en septembre 2012 pour un court mandat d'un an, le grand maître José Gulino, un socialiste du Pas-de-Calais, ne cachait pas sa volonté de peser sur le gouvernement et le Parlement. Le GODF a aussi repris fin 2012 le contrôle de la Fraternelle parlementaire (Frapar), en faisant élire l'un des siens, le député socialiste du Nord Christian Bataille à la tête de cette amicale des francs-maçons de l'Assemblée nationale et du Sénat. Celle-ci compte plus de 400 membres, dont 150 élus, soit 15 % du total des parlementaires. Christian Bataille sait s'y prendre pour pousser ses pions: il a déjà présidé la Frapar et il professe une foi de charbonnier dans les valeurs maçonniques. Celles-ci le conduisent à se transformer en avocat de causes aussi controversées que la lutte contre les langues régionales, au nom du jacobinisme, et en faveur de l'exploration des gaz de schiste, au nom de la science.

Cette première offensive liée au retour de la gauche au pouvoir a produit quelques résultats, que ce soit pour promouvoir le mariage pour tous, défendre les réformes fiscales ou contrer la récupération du thème de la laïcité par l'extrême droite.


etc.... etc..... etc.....



images/icones/fleche3.gif  ( 798354 )Je pensais que ce fait était avéré par Regnum Galliae (2016-02-19 10:12:16) 
[en réponse à 798272]

Ce ne serait pas incohérent. C'est comme pour le cardinal Bea, on se pose des questions. Certaines rumeurs ne sont pas nécessairement fausses parce que non confirmées. Je suis par exemple parfaitement convaincu que le cardinal Siri a été élu pape en 1958 avant de renoncer sous la pression.

Pour Jean XXIII, d'après De Gaulle et l'Eglise de Gérard Bardy, c'est une note des services secrets français de l'époque qui affirme qu'il a été initié en Turquie dans les années 30. Pour le coup, je n'y crois pas. Il a trop clairement dénoncé la FM pour cela.
images/icones/1v.gif  ( 798281 )une autre façon de voir les choses par jejomau (2016-02-18 17:45:04) 
[en réponse à 798265]

nettement préférable à celle que présentée par Nicolas Senèze (qui a l'art d'occulter ce qui déplait) et qui se trouve sur le METABLOG:

Où l'on apprend que Bugnini a très bien pu être Franc-Maçon puisque Yves Chiron ne cite pas Marc Dem qui l'affirme...

Où l'on apprend que le pape avit créé une structure pour contourner les organes officiels de l'Eglise. Ca ne rapelle rien à personne ?

Où l'on apprend une vérité de la pallisse, à savoir que les prières étaient écrites sur un coin de table dans une trattoria du Trastevere. Où était l'esprit-Saint ?


Yves Chiron vient de consacrer un livre à celui qui fut la cheville ouvrière de la réforme liturgique et en quelque sorte l’inventeur de la messe dite « de Paul VI », Mgr Annibale Bugnini. Une occasion de revenir sur ce qui a été une véritable révolution spirituelle au XXème siècle.

A l’origine de tout, il y a un homme, un organisateur hors pair plus qu’un théologien, Mgr Bugnini. En 1949, alors qu’il est directeur de la revue Ephemerides liturgicae, il lance une grande enquête qu’il intitule « Pour une réforme liturgique générale ». Et il justifie son titre : « Ou la réforme liturgique sera générale ou elle finira par ne satisfaire personne parce qu’elle laissera les choses comme elles sont, avec leurs déficiences, leurs incongruités, et leurs difficultés ». Bugnini était un précurseur.

Le pape Pie XII avait lui-même lancé l’idée d’une réforme liturgique (il avait d’ailleurs caressé la possibilité d’organiser un Concile). Comme tout bon chef, il avait créé une Commission, qu’on appellera ensuite la Commissio piana : elle siègera sans grands enjeux, même après sa mort. Pourtant, le pape Pacelli avait fait œuvre de réformateur, en retraduisant entièrement le psautier de saint Jérôme, dont le latin n’était pas assez classique au goût des cicéroniens mitrés. Résultat ? La traduction Bea, partout imposé avec autorité, qui substituait un latin de fort en thème au latin poétique (parfois jusqu’à l’obscurité) utilisé par saint Jérôme au IVème siècle. Echec cinglant de cette première réforme ; personne ne voulut de ces nouvelles traductions. Mais cela ne découragea nullement les réformateurs en herbe, parmi lesquels Mgr Bugnini.

Il avait compris deux choses : dans ce temps - les années 60 du siècle vingtième -, le prurit du changement est très fort, ceux qui changent ont raison a priori. On peut toucher à tout, même au latin de saint Jérôme, on peut échouer, comme Pie XII a échoué avec la traduction Bea, mais il faut être avec le pape. Et surtout il faut savoir être prudent et ne prendre personne de front. « Remittatur quaestio post concilium » dit souvent le Rapporteur Bugnini : on verra après le Concile. Fin manœuvrier, notre homme montre son savoir-faire en organisant les réunions de préparation pour la première constitution conciliaire, qui porte justement sur la liturgie, Sacrosanctum concilium. C’est un texte qui ouvre beaucoup de portes et ne va au bout de rien, un texte prudent, qui, en cette qualité, a pu recueillir les signatures de la quasi-unanimité des Pères conciliaires. Alors qu’il est plutôt en marge du Concile lui-même, le Père Bugnini fait la rencontre qui va changer sa vie : le cardinal Montini, archevêque de Milan, prône un large recours aux langues vernaculaire. Bugnini a trouvé son homme. Quelques semaines plus tard, cet homme devient pape sous le nom de Paul VI, avec un mandat : continuer le Concile.

Mais comment réformer ? Fait unique dans l’histoire de l’Eglise, le pape Paul VI n’hésite pas à doubler l’administration officielle de l’Eglise. Il crée une structure qui s’appellera modestement Consilium, le Conseil, mais qui, directement issue du Concile, considèrera qu’elle a tous les pouvoirs. A sa tête le cardinal rouge, Lercaro, archevêque de Bologne. Le secrétariat est confié au Père Bugnini. C’est lui qui va créer de toutes pièces, en faisant appel à des évêques et à des experts du monde entier, une machine à pondre des textes, et cela dans tous les domaines, du martyrologe au Bréviaire, de la consécration des vierges aux exorcismes. Le sommet bien sûr : les nouvelles « prières eucharistiques » appelées à se substituer au Canon romain. Yves Chiron cite le théologien Louis Bouyer, racontant dans ses mémoires comment telle prière eucharistique fut écrite sur un coin de table dans une trattoria du Trastevere. Bugnini veillait au rythme de production de son Think-tank ! C’est à lui que l’on doit attribuer l’extraordinaire efficacité de la réforme romaine de la liturgie.

Comment expliquer sa disgrâce et qu’il ait été brutalement envoyé comme nonce à Téhéran (après qu’on lui ait proposé l’Uruguay) ? Yves Chiron examine soigneusement l’hypothèse souvent avancée : on aurait découvert que Bugnini était franc-maçon. Dans Il faut que Rome soit détruite, Marc Dem racontait avec verve Bugnini oubliant sa serviette, avec des documents compromettants prouvant son affiliation. Nous sommes au temps de la splendeur de la Loge P2. Tout est possible. Yves Chiron ne trouve pas de preuve à charge. Il ne cite pas Marc Dem, qui lui-même ne citait pas ses sources… Il semble que la véritable raison de la disgrâce pontificale tient plutôt dans la manière dont Bugnini, sûr de son pouvoir sur le pape, avait tenté de faire passer en force de nouvelles prières eucharistiques. Il fallait bien arrêter d’une manière ou d’une autre la machine à produire en chambre. On peut dire que l’Eglise ne s’est pas relevé de cette réforme à marche forcée, qui, loin de remplir les églises comme on pensait naïvement qu’elle le ferait, les a implacablement vidées dans le grand bazar des années 70.

Un livre à méditer. Une biographie qui sera demain un lieu théologique sur les origines de la nouvelle messe.



images/icones/neutre.gif  ( 798286 )Y. Chiron est un vrai historien par Candidus (2016-02-18 18:25:38) 
[en réponse à 798281]

Yves Chiron ne reprend pas l'affirmation de Marc Dem parce que celle-ci ne faisait que reprendre une légende urbaine. En histoire, une affirmation non sourcée n'a aucune valeur.

Quand on porte une accusation, la charge de la preuve repose sur l'accusateur ; et plus l'accusation est grave, plus elle requiert une source au-dessus de toute contestation, et plutôt plusieurs qu'une seule, testis unus, testis nullus.
images/icones/1b.gif  ( 798287 )Chaque contrée a ses lois par Rémi (2016-02-18 18:32:50) 
[en réponse à 798286]

En Tradiland l'accusation de franc-maçonnerie vaut preuve, d'autant plus qu'elle est non-sourcée et a fortiori si elle touche les réformes post-conciliaires.


images/icones/1d.gif  ( 798289 )vous brodez !!!!! par jejomau (2016-02-18 18:36:28) 
[en réponse à 798286]

oui!

Y. Chiron est un vrai historien. ET il ne reprend pas Marc Dem non point parce qu'il s'agirait "d'une légende urbaine" mais simplement parce que Marc Dem ne cite pas sa (ou ses) source(s). Donc , sans documents (sans preuves concrètes), Y. Chiron préfère ne pas en parler.

Mais cen'est pas pour celà que c'est une légende.

Marc Dem a peut-être raison et dit peut-être vrai. L'histoire le dira...
images/icones/fleche2.gif  ( 798317 )Vous croyez par Jean Ferrand (2016-02-18 21:24:30) 
[en réponse à 798289]

Vous croyez que Paul VI n'a pas relu soigneusement les travaux de Bugnini avant de les promulguer ?
images/icones/rose.gif  ( 798329 )la réforme liturgique: une immense tromperie ? par jejomau (2016-02-18 23:32:22) 
[en réponse à 798317]

voici le diaologue que le Père Louis Bouyer, qui participa au concile Vatican II comme consulteur, eut avec Paul VI suite à sa démission de la commission chargée de la réforme :

« J’ai écrit au Saint-Père, le Pape Paul VI, pour lui présenter ma démission de membre de la Commission chargée de la Réforme Liturgique. Le Saint-Père m’a convoqué immédiatement » :

Paul VI : - « Mon Père, vous êtes une autorité incontestable et incontestée par votre connaissance profonde de la liturgie et de la Tradition de l’Eglise, et un spécialiste en ce domaine. Je ne comprends pas pourquoi vous me présentez votre démission, alors que votre présence, est plus que précieuse, indispensable ! »

Père Bouyer : - « Très Saint-Père, si je suis un spécialiste en ce domaine je vous dirai très simplement que je démissionne parce que je ne suis pas d’accord avec les réformes que vous nous imposez ! Pourquoi ne tenez-vous pas compte des remarques que nous présentons, et pourquoi faites-vous le contraire ? ».

Paul VI : - « Mais je ne comprends pas : je n’impose rien, je n’ai jamais rien imposé dans ce domaine, je m’en remets entièrement à vos compétences et à vos propositions. C’est vous qui me présentez des propositions. Quand le Père Bugnini vient chez moi, il me déclare : Voici ce que demandent les experts. Et comme vous êtes des experts en cette matière, je m’en remets à vos jugements ».

Père Bouyer : - « Et pourtant, quand nous avons étudié une question, et avons choisi ce que nous pouvions vous proposer, en conscience, le Père Bugnini prenait notre texte, et, nous disait ensuite que, après Vous avoir consulté : Le Saint-Père désire que vous introduisiez ces changements dans la liturgie. Et comme je ne suis pas d’accord avec vos propositions, parce qu’elles sont en rupture avec la Tradition de l’Eglise, alors j’ai donné ma démission ».

Paul VI : - « Mais pas du tout, mon Père, croyez-moi , le Père Bugnini me dit exactement le contraire: jamais je n’ai refusé une seule de vos propositions. Le Père Bugnini venait me trouver et me disait : "Les experts de la Commission chargée de la Réforme Liturgique ont demandé cela et cela". Et comme je ne suis pas spécialiste en Liturgie, je vous le répète, je m’en suis toujours remis à vous. Jamais je n’ai dit cela à Monseigneur Bugnini. J’ai été trompé, Le Père Bugnini m’a trompé et vous a trompés ».

Père Bouyer : - « Voilà mes chers amis, comment s’est faite la réforme liturgique ! ».

images/icones/fleche2.gif  ( 798379 )Texte bien connu par Jean Ferrand (2016-02-19 14:19:15) 
[en réponse à 798329]

Texte bien connu et publié, je ne sais combien de fois, sur le Forum. Je n'en crois pas un mot. Occupez-vous du V.O.M. puisque vous l'aimez. Laissez tranquille ceux qui vivent du N.O.M. Nous sommes le rite principal de L’Église latine et à ce titre il est promulgué infailliblement. Lex orandi lex credendi, si vous voulez le savoir.
images/icones/bravo.gif  ( 798384 )s'occuper du VOM par Regnum Galliae (2016-02-19 14:48:14) 
[en réponse à 798379]

c'est ce que fait ce forum il me semble "La participation à ce Forum suppose le respect des fidèles catholiques attachés au missel de 1962."
images/icones/fleche2.gif  ( 798386 )Le V.O.M. par Jean Ferrand (2016-02-19 14:57:15) 
[en réponse à 798379]

Le V.O.M. aussi était publié infailliblement puisqu'il fut pendant très longtemps le seul rite de l’Église latine. Je l'aimais bien et je le retrouve à l'occasion (beaucoup trop rare) avec plaisir.

La première fois que j'ai participé au V.O.M., après des années d'absence, j'ai pleuré. Toute mon enfance et adolescence me sont revenues en pleine face.
images/icones/hein.gif  ( 798395 )Par curiosité, dans votre pratique du N.O.M. par Effata (2016-02-19 15:54:14) 
[en réponse à 798386]

Comment acceptez-vous que le corps de Dieu soit touché et distribué par des laïcs, pour être ensuite allègrement dispersé, par la force des choses, sur les manteaux, les bancs etc. ?

Quel sens donnez-vous à l'horizontal "échange du signe de paix", la poignée de main (voire la bise) générale échangée dans la foule ?

Comment vous expliquez-vous que l'assemblée, habituellement et très majoritairement, ne soit jamais à genoux, à aucun moment ?
images/icones/fleche2.gif  ( 798411 )Je n'ai pas de réponse par Jean Ferrand (2016-02-19 19:40:57) 
[en réponse à 798395]

Je n'ai pas de réponse. ça ne me gêne pas. Je le pratique moi-même. Je ne suis pas l'auteur du rite.