Le Forum Catholique
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( 798291 )
François de nouveau dans l'ambiguïté par Candidus (2016-02-18 18:49:43)
Dans l'avion qui le ramenait du Mexique, François aurait été interrogé par un journaliste sur la licéité d'un recours à la contraception dans le contexte du virus Zika.
Voici quelle aurait été sa réponse :
"Le grand Paul VI, dans une situation difficile en Afrique, a permis à des religieuses, dans l'éventualité d'un viol, d'utiliser des contraceptifs. [...] Eviter une grossesse n'est pas un mal absolu [...]. Dans certains cas tel que celui que j'ai mentioné au sujet du Bienheureux Paul VI, c'était clair".
Quel rapport entre la situation de ces religieuses qui craignaient un viol et celui de couples libres de recourir à une continence temporaire ? Et la fin justifie-t-elle les moyens ?
Source en anglais

( 798295 )
Une ambiguïté qui a commencé avec Benoît XVI ? par Chicoutimi (2016-02-18 19:43:57)
[en réponse à 798291]
On se rappelle tous des propos du Pape Benoît XVI, dans le livre
Lumière du monde, concernant le condom utilisé "
dans l’intention de réduire le risque de contamination, peut cependant constituer un premier pas sur le chemin d’une sexualité vécue autrement, une sexualité plus humaine"; des propos qui se sont mérités une
Note de clarification de la part de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.
Personnellement, je m'ennuie grandement de Saint Jean-Paul II pour sa clarté concernant les questions d'ordre sexuel; une clarté que ni Benoît XVI ni François n'ont réussi à avoir au cours de leur pontificat respectif. Évidemment, je ne dis pas que les 2 derniers papes ont erré en matière de morale sexuelle. Je dis seulement que leur enseignement n'a pas eu la clarté que l'on attend depuis le Magistère exceptionnel du grand Jean-Paul II.

( 798298 )
Personnellement ces propos de B. XVI ne m'avaient pas troublé par Candidus (2016-02-18 19:56:46)
[en réponse à 798295]
Je les avais interprétés ainsi :
Un prostitué (ou n'importe quel sodomite) atteint du sida agit bien en "protégeant" son "partenaire" de même sexe, pour la raison que dans ce type de relation "protégée", l'acte sexuel n'est pas frustré de sa finalité ; cette finalité n'existe pas.
Ne reste plus que le souci de ne pas empoisonner l'autre, premier pas (très limité certes) vers une conversion.

( 798305 )
Moi non plus. par Paterculus (2016-02-18 20:35:59)
[en réponse à 798298]
Benoît XVI voulait seulement indiquer qu'il y avait là non quelque chose de bien en soi, mais le début d'une prise de conscience morale, ce qu'on ne peut contester.
Votre dévoué Paterculus

( 798315 )
Vous avez probablement raison et dans ce cas... par Chicoutimi (2016-02-18 21:06:17)
[en réponse à 798298]
il n'y a aucune raison d'être troublé des propos du Pape François qui, interrogé sur la contraception dans le contexte du virus Zika, laisse entendre que, pour des questions de risque sanitaire et de malformation pour l'enfant à naître, le recours à la contraception peut être un moindre mal.
Cette position rejoint entièrement la position de Benoît XVI pour qui le condom utilisé "dans l’intention de réduire le risque de contamination, peut cependant constituer un premier pas sur le chemin d’une sexualité vécue autrement, une sexualité plus humaine".

( 798316 )
Ce n'est pas la même chose par Candidus (2016-02-18 21:20:57)
[en réponse à 798315]
Benoît XVI ne conseille pas une action qui frustre l'union sexuelle de sa principale finalité qui est l'ouverture à la vie. François semble le faire sous prétexte d'éviter un mal physique (en conseillant un mal moral), comme s'il n'y avait pas d'alternative 100 % catholique pour parvenir au même résultat par l'utilisation d'une méthode naturelle.

( 798350 )
cela n'a rien à voir par Regnum Galliae (2016-02-19 09:22:20)
[en réponse à 798315]
Benoît XVI se place dans le contexte d'une relation peccamineuse qui le deviendrait un peu moins par un klien de cause à effet que je n'ai pas compris. Il est évident que le principe de l'ouverture à la vie ne peut pas être déconnectée du contexte dans lequel la relation sexuelle doit intervenir : un mariage stable et fidèle. Si l'on commence à parler de vagabondage, la queston de la licéité de la contraception ne se pose plus. Cette proposition de Benoit XVI n'est peut-être pas la plus heureuse. Elle est équivalente à, dans un autre domaine, prendre position pour les salles de shoot en tant que moindre mal au fléau de la drogue. Ce n'est pas le rôle de l'Eglise de se prononcer sur des mesurs sanitaires. Une encyclique ira-t-elle nous conseiller de manger cinq fruits et légumes par jour et de ne pas trop fumer ?
Les propos du Pape François Ier se situent dans un autre contexte. Le problème avec Zika est que tout le monde peut être touché. Pour autant, je ne vois pas en quoi la contraception entre époux serait une solution. Ce n'est pas un moindre mal que de couper de ses conséquences un acte volontaire et non nécessaire ! La sexualité doit être responsable en toutes circonstances. En cas de nécessité, il y a la régulation naturelle ou l'abstinence. On ne peut pas considérer que l'union des corps est un besoin vital ! Le moindre mal serait l'abstinence ! Après, il faut voir au cas par cas, selon la conscience de chacun, mais on ne peut pas en faire un principe général.
Au passagen, nous attendons toujours les études scientifiques qui prouvent le lien entre Zika et la microcéphalie. L'ampleur du phénomène doit aussi être appréciée. Certains parlent d'une responsabilité des pesticides utilsiés dans l'agriculture...

( 798297 )
Qu'on finisse cet usage presque néfaste par AVV-VVK (2016-02-18 19:52:18)
[en réponse à 798291]
de donner des interviews dans l' avion papal. Le magistère en est affaibli.

( 798301 )
Full text of Pope Francis' in-flight interview from Mexico to Rome par LouisL (2016-02-18 20:17:52)
[en réponse à 798291]
[...]
Paloma García Ovejero, Cadena COPE (Spain): Holy Father, for several weeks there’s been a lot of concern in many Latin American countries but also in Europe regarding the Zika virus. The greatest risk would be for pregnant women. There is anguish. Some authorities have proposed abortion, or else to avoiding pregnancy. As regards avoiding pregnancy, on this issue, can the Church take into consideration the concept of “the lesser of two evils?”
Pope Francis: Abortion is not the lesser of two evils. It is a crime. It is to throw someone out in order to save another. That’s what the Mafia does. It is a crime, an absolute evil. On the ‘lesser evil,’ avoiding pregnancy, we are speaking in terms of the conflict between the fifth and sixth commandment. Paul VI, a great man, in a difficult situation in Africa, permitted nuns to use contraceptives in cases of rape.
Don’t confuse the evil of avoiding pregnancy by itself, with abortion. Abortion is not a theological problem, it is a human problem, it is a medical problem. You kill one person to save another, in the best case scenario. Or to live comfortably, no? It’s against the Hippocratic oaths doctors must take. It is an evil in and of itself, but it is not a religious evil in the beginning, no, it’s a human evil. Then obviously, as with every human evil, each killing is condemned.
On the other hand, avoiding pregnancy is not an absolute evil. In certain cases, as in this one, such as the one I mentioned of Blessed Paul VI, it was clear. I would also urge doctors to do their utmost to find vaccines against these two mosquitoes that carry this disease. This needs to be worked on.
[...]
Source :
Catholic News Agency

( 798306 )
Merci. C'est parfaitement orthodoxe. par Rodolphe (2016-02-18 20:36:12)
[en réponse à 798301]
"for several weeks there’s been a lot of concern in many Latin American countries but also in Europe regarding the Zika virus. The greatest risk would be for pregnant women. There is anguish. Some authorities have proposed abortion, or else to avoiding pregnancy"
"On the ‘lesser evil,’ avoiding pregnancy, we are speaking in terms of the conflict between the fifth and sixth commandment".
Pour des questions de risque sanitaire et de malformation pour l'enfant à naître, le recours à la contraception peut être un moindre mal...

( 798309 )
Non ! par Candidus (2016-02-18 20:51:55)
[en réponse à 798306]
La seule attitude catholique est le recours à la méthode naturelle d'espacement des naissances, l'abstinence périodique.
Que conseilleriez-vous à un couple qui connaitrait des difficultés financières et envisagerait le recours à une méthode de contraception chimique pour éviter une grossesse ? Vous leur diriez : "dans la situation financière que vous traversez, l'usage de la pilule est un moindre mal, allez-y" ?

( 798312 )
Simple! par Miserere (2016-02-18 20:54:50)
[en réponse à 798309]
La méthode billings.
Il ne connait pas le Pape?

( 798320 )
Mais si... par Rodolphe (2016-02-18 21:53:42)
[en réponse à 798309]
Vous vous contredisez. Le moindre mal ("lesser evil") ici est en référence à l'avortement. Certes, ce n'est pas l'"attitude catholique", mais certainement un moindre mal par rapport à l'avortement qui est le mal absolu. Relisez le Pape...

( 798337 )
Sauf que le Saint-Père ne peut décemment pas préconiser une attitude qui ne soit pas catholique! par Ubique Fidelis (2016-02-19 00:18:05)
[en réponse à 798320]
Sauf à jeter aux orties l'enseignement de l'Eglise

( 798335 )
Il n'est pas moralement de poser un acte intrinsèquement mauvais pour éviter un plus grand mal en l'espèce par Ubique Fidelis (2016-02-19 00:15:35)
[en réponse à 798309]
La théorie du moindre mal est, je crois, très mal comprise et dénaturée pour justifier des actes gravement pecamineux.
"Et on ne peut invoquer comme raisons valables, pour justifier des actes conjugaux rendus intentionnellement inféconds, le moindre mal ou le fait que ces actes constitueraient un tout avec les actes féconds qui ont précédé ou qui suivront, et dont ils partageraient l'unique et identique bonté morale. En vérité, s'il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d'éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand (17) il n'est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu'il en résulte un bien (18), c'est-à-dire de prendre comme objet d'un acte positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et, par conséquent, une chose indigne de la personne humaine, même avec l'intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux."
Humanae vitae 14

( 798339 )
Veritatis Splendor n 16 par Ubique Fidelis (2016-02-19 00:33:11)
[en réponse à 798335]
"L'Eglise est conséquente avec elle-même quand elle estime licite le recours aux périodes infécondes, alors qu'elle condamne comme toujours illicite l'usage des moyens directement contraires à la fécondation, même inspiré par des raisons qui peuvent paraître honnêtes et sérieuses. En réalité, il existe entre les deux cas une différence essentielle: dans le premier cas, les conjoints usent légitimement d'une disposition naturelle; dans l'autre cas, ils empêchent le déroulement des processus naturels. Il est vrai que, dans l'un et l'autre cas, les conjoints s'accordent dans la volonté positive d'éviter l'enfant pour des raisons plausibles, en cherchant à avoir l'assurance qu'il ne viendra pas; mais il est vrai aussi que dans le premier cas seulement ils savent renoncer à l'usage du mariage dans les périodes fécondes quand, pour de justes motifs, la procréation n'est pas désirable, et en user dans les périodes agénésiques, comme manifestation d'affection et sauvegarde de mutuelle fidélité. Ce faisant, ils donnent la preuve d'un amour vraiment et intégralement honnête."

( 798346 )
Je trouve troujours ce passage tordu par Leopardi (2016-02-19 08:11:23)
[en réponse à 798339]
Il est vrai que, dans l'un et l'autre cas, les conjoints s'accordent dans la volonté positive d'éviter l'enfant pour des raisons plausibles, en cherchant à avoir l'assurance qu'il ne viendra pas;
Ce passage reconnait que la finalité est la même.
On a clairement l'intention de ne pas avoir d'enfant mais on utilise une méthode naturelle plutôt qu'une méthode artificielle.
Autant dire qu'on veut bien guérir de son rhume, mais on utilise des plantes et non des médicaments chimiques...

( 798356 )
Je ne suis pas d'accord par Ubique Fidelis (2016-02-19 10:15:36)
[en réponse à 798346]
La finalité est très différente. Contrairement à la contraception artificielle, la régulation naturelle des naissances ne s'inscrit pas dans une mentalité contraceptive dans la mesure où les parents sont appelés à demeurer ouverts à la vie.

( 798359 )
Autement dit simplement par Donapaleu (2016-02-19 10:38:31)
[en réponse à 798335]
On ne peut pas dire "vole 500€ au lieu de 1000, c'est moins grave" ; on ne peut dire que " ne vole pas".

( 798351 )
C'est juste, mais ambigu et ces propos pourraient être mal interprétés par Regnum Galliae (2016-02-19 09:30:58)
[en réponse à 798306]
Le Pape déclare qu'il existe une différence de nature entre la contraception et l'avortement. Ce dernier n'est admissible en aucun cas. La première n'est pas intrinsèquement mauvaise et pourrait être acceptable sous certaines conditions, par exemple le cas des religieuses menacées de viol. Je ne parle pas des cas où l'usage d'un médicament dont l'effet contraceptif n'est qu'un effet secondaire non directement voulu.
Ces propos sont ambigus car on ne sait pas si le Pape reste sur une éventualité théorique ou s'il fait un réel parallèle entre ces religieuses et la situation de couples mariés face à une éventualité de malformation. Je n'ose le croire car la sexualité entre époux doit être responsable. Il existe la continence périodique. En plus, sommes-nous certains que les contraceptifs n'ont pas un effet abortif "au cas où" ?

( 798366 )
La pilule contraceptive est abortive par Ecclesiola (2016-02-19 11:42:58)
[en réponse à 798351]
La pilule contraceptive fonctionne selon trois verrous : bloquer la fécondation, épaissir la glaire cervicale et, ce qui en fait un abortif précoce, empêcher la nidation. Cette possibilité abortive fut cachée à Paul VI, qui, inspiré par l'Esprit Saint, condamna cependant la contraception chimique dans Humanae Vitae.
Donc, de toute façon, même quand la pilule bloque l'ovulation et n'entraîne pas d'avortement précoce (ce qu'on ne peut jamais savoir), elle est condamnée par l'Eglise, comme ont toujours été condamnés le coït interrompu ou le préservatif.
D'autre part, sur son site, Jeanne Smits publie aujourd'hui un article très intéressant, où elle dit que, contrairement à ce que dit le pape François, bien mal informé, Paul VI n'a jamais conseillé la pilule à des religieuses en danger de viol.

( 798303 )
Les jésuites ont toujours dit n'importe quoi sur le sujet par jejomau (2016-02-18 20:28:46)
[en réponse à 798291]
et le Bienheureux Paul VI a été très ferme en rappelant le Magistère qui oblige François à aller se confesser pour les sottises qui font scandale, surtout en ce temps de carême... :
«Est exclue également toute action qui, soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation» (n° 14).
Humanae Vitae

( 798314 )
Mais que font ces jésuites ici? par AVV-VVK (2016-02-18 21:02:35)
[en réponse à 798303]
Le pape François fut un temps cardinal Bergoglio S.J.

( 798391 )
The damage done again by the Pope's interview par Jean Kinzler (2016-02-19 15:31:07)
[en réponse à 798314]
How damaging was the latest papal interview? Let me count the ways.
Tomorrow, no doubt, the Vatican press office will go into its now-familiar “clarification” mode. Loyal Catholic defenders of Pope Francis will argue that the Holy Father’s words were taken out of context. But this time, the problem cannot be attributed to sensationalistic reporting; the Pontiff definitely conveyed the impression that he was ready to discuss the morality of contraception in the context of the Zika epidemic. The Pope’s own words are—at best—confusing.
Questioned as to whether contraception is the “lesser of two evils” when the Zika threatens birth defects, the Pope replied, in part: “On the lesser evil, avoiding pregnancy, we are speaking in terms of a conflict between the 5th and 6th Commandments.” What conflict? Does he mean to suggest that in some cases, adhering to one of God’s laws might entail violating another?
In the next sentence, the Pope refers to the decision by Pope Paul VI, authorizing nuns in (what was then) the Belgian Congo to use contraceptives when they were threatened with rape. But that decision does not apply to the situation created by the Zika epidemic. Contraception is immoral because it violates the integrity of the marital act. In the Congo, the use of contraceptives was justified as a means of thwarting an act of violence. In Latin America today, some officials argue that, because of the Zika problem, contraceptives should be used to thwart an act of marital love.
No doubt the Pope’s defenders will argue—in fact some already have argued-- that the Pope did not actually say that contraception could be justified. True enough. What he said was that “avoiding pregnancy is not an absolute evil.” But in context, what other message were reporters likely to draw from his statement? If you ask me whether it is justifiable to rob a bank, and I reply that bank robbery is not an absolute evil, haven’t I indicated that I am open to a discussion about whether bank robbery is licit in certain circumstances? Certainly I have not given the impression that I think bank robbery is always immoral.
Yet the Church teaches that artificial contraception, when used to frustrate the purpose of the marital act, is always immoral. UN officials are now suggesting that artificial contraception should be practiced by married couples routinely because of the Zika epidemic. Nothing in the Pope’s statement suggested that there is an inherent moral problem with that approach. I have seen defenders of the Pope remark that secular reporters generally don’t understand the Church’s teaching on contraception. That’s true; and nothing that the Pope said would further their education.
Moreover, in answering the reporter’s question about Zika, the Pope failed to point out the flaw in the major premise of the argument for routine contraception. That argument is based on the assumption that the Zika virus is responsible for microcephaly. But there is very little scientific evidence to support that assumption: a fact that the Pope’s own representative highlighted in a presentation this week to the UN. Proponents of contraception and abortion have been exploiting the Zika epidemic as a means of advancing their cause. The Pope had an opportunity to remind the world that the effects of Zika are not well understood, and to suggest that research should be concentrated on killing the disease rather than its victims. He missed it.
And speaking of missed opportunities, if Pope Francis had not made those remarks about contraception (and his provocative remarks about Donald Trump) the headline stories about his airborne press conference might have centered on a few other statements, which would have gladdened the hearts of shock-shelled Catholics. For example:
The Pope said that Pope Benedict XVI deserves applause for his handling of the sex-abuse crisis, particularly in the time before his election to the papacy. “He was the brave one who helped so many open this door.”
When pressed about his forthcoming post-synodal document on the family, and specifically whether divorced-and-remarried Catholics should be admitted to the Eucharist, the Pope said: “Integrating in the Church doesn’t mean receiving communion.”
But these statements, and other important comments by the Pope about his visit to Mexico and his meeting with Patriarch Kirill, will be barely noticed—drowned out by the noise about his comments on Trump and Zika.
The Pope’s frequent public interviews, and his unhappy record of maladroit responses, have become a predictable source of confusion, frustration, and even embarrassment for the faithful. In the distant past, then-Cardinal Bergoglio admitted: “Interviews are not my forte.” Thoughtful Catholic leaders should use their influence to persuade the Holy Father that he was right then, and is wrong now to use interviews as a regular facet of his public ministry.
Phil Lawler has been a Catholic journalist for more than 30 years. He has edited several Catholic magazines and written eight books. Founder of Catholic World News, he is the news director and lead analyst at CatholicCulture.org.
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