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images/icones/info2.gif  ( 798027 )Une plainte va être déposée contre le cardinal Barbarin par Jean Kinzler (2016-02-15 07:49:02) 

édophilie, une plainte pour non-dénonciation va être déposée contre le cardinal Barbarin
Nicolas Senèze, le 14/02/2016 à 15h21 Envoyer par email
Des victimes du P. Preynat souhaitent porter plainte contre l’archevêque de Lyon pour non-dénonciation d’infraction sexuelle sur mineur

Alors que le cardinal Philippe Barbarin dit avoir été mis au courant « vers 2007-2008 », des « comportements » d’un prêtre lyonnais mis en examen pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts entre 1986 et 1991, des victimes de ce prêtre, le P. Bernard Preynat, pourraient porter plainte contre l’archevêque de Lyon pour non-dénonciation d’infraction sexuelle sur mineur.

À lire > Le diocèse de Lyon face au passé d’un prêtre pédophile

« Nous porterons plainte pour non-dénonciation de faits de pédophilie en fin de semaine prochaine ou début de semaine suivante », explique François Devaux, président de l’association La Parole libérée, fondée en décembre pour regrouper les victimes du P. Preynat.

Outre le cardinal Barbarin, les plaintes devraient également concerner Régine Maire, membre du conseil épiscopal du diocèse de Lyon et chargée par le cardinal Barbarin de recevoir les victimes, mais aussi le cardinal Gerhard Ludwig Müller et Mgr Luis Francisco Ladaria Ferrer, respectivement préfet et secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, auxquels le cardinal Barbarin avait référé.

À lire > Le cardinal Barbarin : « Ma seule préoccupation a été qu’aucun mal ne soit plus commis »

« Une personne qui avait grandi à Sainte-Foy-lès-Lyon m’a parlé des comportements du P. Preynat, vers 2007-2008 », avait expliqué jeudi le cardinal Barbarin à La Croix qui précisait qu’« il s’agissait de faits anciens pour lesquels il n’y avait jamais eu de plainte, ni aucun indice de récidive ». « Ma seule préoccupation est qu’aucun mal ne soit plus jamais commis », avait précisé le cardinal.

Prescription de trois ans

De son côté François Devaux qui rappelle que, dans une précédente déclaration, le cardinal lyonnais affirmait avoir été au courant seulement en 2014.

« C’est en 2014 que j’ai reçu, pour la première fois, une victime venue me raconter des faits aujourd’hui prescrits : j’ai écrit à Rome qui m’a conseillé de le suspendre de ses fonctions malgré les vingt-quatre années écoulées depuis les faits. Ce que j’ai fait », a expliqué le cardinal Barbarin à La Croix.

Le signalement aux autorités des abus de nature sexuelle à l’égard d’un mineur de moins de 15 ans est obligatoire, selon le Code pénal, leur non-dénonciation étant un délit puni de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. En matière délictuelle, la prescription est toutefois de trois ans.

La question sera ici de savoir si la prescription court à partir de 2008, date où le cardinal a été mis au courant, ou 2014, quand il a rencontré une victime et demandé à Rome des instructions.

En septembre 2001, Mgr Pierre Pican, alors évêque de Bayeux et Lisieux (Calvados) avait été condamné à trois mois de prison avec sursis pour non-dénonciation des agissements pédophiles d’un prêtre de son diocèse, le P. René Bissey, auparavant condamné à 18 ans de réclusion.

À lire > Le tribunal correctionnel de Caen a condamné Mgr Pican à trois mois de prison avec sursis

À lire > Marie-Jo Thiel : « Sur la pédophilie, la formation des évêques n’est jamais terminée »

Nicolas SenèzeLa Croix
images/icones/fleche3.gif  ( 798040 )un peu facile de s'acharner sur les religieux par jejomau (2016-02-15 10:13:40) 
[en réponse à 798027]

Je serai le cardinal Barbarin ou un autre responsable religieux mis en cause, je porterai plainte d'abord contre les responsables laïcs de l'association scout (la ou les maitrïses) qui était en place alors.

En effet, apparemment, il n'y a pas qu'un fait isolé mais plusieurs personnes en cause, ceci ayant duréun certain temps: qu'on s'ensuière de savoir pourquoi la (ou les) maitrîse(s) de l'époque n'ont jamais entendu aucune rumeur, jamais traité aucun fait, et pourquoi alors cette association a conservé son conseiller spirituel car c'est bien cette association-là qui faisait appel à lui chaque année....

Un peu facile de tirer à boulets rouges sur l'Eglise systématiquement en réclamant dommages et intéréts (justifiés par ailleurs) après des années de silence...
images/icones/fleche2.gif  ( 798045 )Mon pauvre ami par Jean Ferrand (2016-02-15 10:26:33) 
[en réponse à 798040]

Mon pauvre ami, et l'anticléricalisme systématique de nos sociétés occidentales, qu'est-ce que vous en faites ? Relisez un peu, pour voir, de ce point de vue, la Déclaration commune de sa sainteté François et de sa sainteté Cyrille.
images/icones/fleche3.gif  ( 798046 )bien sûr par jejomau (2016-02-15 10:36:14) 
[en réponse à 798045]

un certain anticléricalisme est de mise. C'est "amusant".

Quand il s'agit de pédophilie, les plaignants culpabilisent les clercs, le jeu consistant à répandre partout que

EGLISE CATHOLIQUE = PEDOPHILES

C'est tout.

IL faut réagir vigoureusement et engager des poursuites contre celui (ou ceux) qui (chaque année) ont demandé ("embauché") le Père Preynat comme conseiller spirituel au sein de leur mouvement.

On verra bien s'il(s) étai(en)t innocent(s) ou pas. On verra bien aussi si la plainte continuera dans de telles proportions... On lèvera peut-être un lièvre....
images/icones/fleche2.gif  ( 798049 )L’Église par Jean Ferrand (2016-02-15 11:03:11) 
[en réponse à 798046]

L’Église (ou qui d'autre ?) devrait ester en justice ? Je ne suis pas sûr que ce soit très prudent dans les circonstances actuelles. Et si la plainte se retournait contre elle ? Et si les investigations duraient des mois ? Il faudrait demander leur avis aux avocats (Me Parfu s'il était là) de ce site.
images/icones/heho.gif  ( 798050 )non mais par jejomau (2016-02-15 11:10:03) 
[en réponse à 798049]

j'aurais un fils scout touché par de tels agissements : je porterais plainte contre les responsables chargés de l'autorité et en qui j'ai mis ma confiance lorsque je leur ai confié mon enfant . Point final. Je mettrai d'ABORD en cause l'association qui emploie ces personnes.

Ce sont ces responsables-là qui ont "EMBAUCHE" le Pere Preynat.

J'exigerai que l'on tire cette affaire au clair en distinguant bien QUI a été responsable de quoi et QUI est redevable de quoi...

Curieusement, on fait tout dans cette affaire pour que le prêtre soit chargé de tous les maux de la terre .....
images/icones/attention.gif  ( 798077 )Il y a plusieurs responsables par PEB (2016-02-15 18:47:24) 
[en réponse à 798050]

et c'est pourquoi chacun a tendance à se défausser sur l'autre...

Un prêtre est le collaborateur direct de son évêque. C'est bien lui qui l'affecte en paroisse ou le détache vers un mouvement. A proprement parler, le mouvement demande l'aide d'un aumônier que le diocèse veut bien lui envoyer. L'aumônier doit être affilié en tant que tel au mouvement et y avoir reçu une formation et information adéquate. Il ne doit participer à l'animation de la troupe que dans les strictes limites de ses qualités et compétences.
Donc en droit, il y a coresponsabilités entre le diocèse, personne morale privée représentée par l'ordinaire, et la troupe, autre personne morale privée représentée par son président.

La troupe a donc le devoir de rapporter à l'ordinaire les éléments disciplinaires relatifs à la conduite de son aumônier. Elle doit veiller principalement au bien-être des jeunes. L'organisation des activités devrait interdire le fait de laisser un seul adulte s'occuper d'un seul jeune hors de la vue d'autrui. La simple présence d'un tiers bloque la plupart du temps l'escalade criminelle. Car, le crime emprunte toujours un chemin et ne sort pas casqué de la tête de Jupiter. Ce principe élémentaire de sécurité doit être su et appliqué par tous selon des procédures connues et discutées collectivement.

Ce qui aurait dû être fait:
- A la premier alerte, inviter les familles à porter plainte sans délai avec constitution de partie civile
- Sinon, signaler les faits sans délai au procureur de la République conformément au code pénal 226-14 §1° qui lève le secret professionnel prévu au 226-13.
- Suspendre professionnellement le prêtre suspect
- Proposer au prêtre suspect la protection juridictionnelle: à savoir le remboursement de ses frais de défense (avocat &c.) par le diocèse - C'est un devoir social du quasi-employeur de protéger son collaborateur lorsqu'il est mis en cause dans ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions.
- Déposer une plainte incidente avec constitution de partie civile pour avoir accès au dossier
- Si les faits sont confirmés par le procès, le prêtre doit être révoqué du clergé et réduit à l'état laïc, sans préjudice du dispositif carcéral. N'oublions pas que tout clerc a fait un vœux de pureté de mœurs conformément à l’Évangile.

Le temps travaille contre tout le monde.

En l'espèce, la situation est tellement pourrie que ça va être compliqué de s'en dépêtrer. On a beaucoup trop attendu. Il va falloir payer les majorations assorties des intérêts de retard.
images/icones/1g.gif  ( 798082 )il y a la théorie et il y a le cas concret par jejomau (2016-02-15 19:53:59) 
[en réponse à 798077]

De ce que j'ai pu découvrir dans les journaux depuis un mois me laisse songeur

Deux anciens scouts se retoruvent un jour. Ils sont mariés. Ils évoquent chacun leurs souvenirs dans la Troupe et en viennent à aborder les actes qu'ils ont subi par le Père Preynat. Ils décident alors de porter plainte contre lui.

Je me pose beaucoup de questions en découvrant de tels faits.

Primo, connaissez-vous beaucoup de cas où quand on se retrouve entre amis après des années on évoque presque spontanément ses misères sexuelles ? Surtout si on est persuadé qu'on est le seul à avoir conu cette infâmie ?

Personnellement je n'en connais aucun : surtout que nos deux scouts ici sont mariés et installés maintenant dans la vie.... Donc estimés et reconnus...

Vous dites :

La troupe a donc le devoir de rapporter à l'ordinaire les éléments disciplinaires relatifs à la conduite de son aumônier


Vous faites bien de le souligner car c'est bien là ce qui m'intrigue depuis le début....

En effet, si ces deux personnes en viennnent à aborder dans la discussion ce genre de faits, il faut croire (à 99%) que les jeunes de l'époque parlaient déjà entre eux de ces faits. Aussi quand ils se rencontrent, celà devient logique d'aborder le sujet. Celà fait partie des souvenirs communs.

En regardant comment fonctionne une troupe scout, on ne peut manquer alors d'être intrigué. Parce que si les jeunes sont plusieurs à subir les égarements de ce prêtre, ça doit parler quand ils sont entre eux, non ? Mais alors, jamais, au grand jamais, aucun CP (Chef de Patrouille) qui se réunissent chaque soir en CdC (Conseil de Chef) avec la Maîtrise (composée des adultes) n'a jamais tenté d'aborder ce sujet ? Jamais de sourires entendus ou de regards complices ? Idem lorsque la Cour d'Honneur se réunissait de temps à autre ? Notez en outre que les faits ont duré plusieurs années????

Comme vous le dites si bien :

A la premiere alerte, inviter les familles à porter plainte sans délai avec constitution de partie civile


Et comme vous le soulignez bien par ailleurs:

le mouvement demande l'aide d'un aumônier que le diocèse veut bien lui envoyer


DONC, pour résumer :

Cette troupe (via la maitrise) a demandé le même aumonier pendant des années sans avoir jamais rien su de ce qui s'y passait ?

Dernier détail : dans une troupe scout, les jeunes scouts qui entrent à 12 ans finissent par devenir CP vers 16 ans et généralement deviennent des cadres de la troupe en intégrant la maitrise une fois adultes....

Je veux bien qu'on inculpe le Père Preynat pour ses agissements. Mais si on cherche aussi des responsabilités par ailleurs en allant porter plainte envers Mgr Barbarin, je me demande bien pourquoi les plaigants ne portent pas plainte aussi contre le mouvement scout dans lequel ils étaient .... ?

images/icones/1w.gif  ( 798098 )Je ne connais pas le fond de l'affaire par PEB (2016-02-16 00:07:30) 
[en réponse à 798082]

Comme vous le dites si bien, cette affaire est passablement obscure.

Je ne connais pas le dossier. J'ai simplement lu les éléments à charge du côté de l'association de victimes créée ad hoc.

J'estime que tout accusé doit être défendu. Et vous présentez des indices à décharge, même s'ils ne constituent pas en eux-mêmes des preuves mais plutôt des éléments de contexte.

Mes préconisations reflètent mon engagement syndical dans la fonction publique. Elles se réfèrent à l'analogie du prêtre comme agent titulaire et de l'évêque comme chef de service. L'ordination sacerdotale constitue la titularisation du prêtre dans son grade. Comme dans la fonction publique, le grade ou l'ordre sacré est distinct de l'emploi (article 12 de la loi 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. Loi dite loi Le Pors.). Toutefois, on ne peut être nommé dans un emploi que si on a le grade requis. Un inspecteur principal des finances publiques peut diriger une brigade de vérification. De la même manière une cure paroissiale ne peut être confiée, en principe, qu'à un prêtre.

Par analogie encore, l'emploi d'un aumônier scout peut s'interpréter comme un détachement. En effet, il y a une convention tripartite entre l'ordinaire, la troupe et le prêtre. Ce dernier continue à subir le joug statutaire et disciplinaire de son ordinaire, qui demeure chef de son corps administratif, mais il est placé directement sous la responsabilité effective du mouvement, auquel il doit, restant sauves les règles déontologiques, respect et obéissance. Il est de la responsabilité du mouvement de définir, en lien avec l'ordinaire, les règles d'emploi de ses aumôniers et d'assurer leur formation technique.

Le qualificatif "sans délais" provient de l'article 40 du code de procédure pénale que je laisse à votre sagacité... La protection juridictionnelle est un autre point important qui contrebalance la considération due aux victimes présumées. S'il faut dénoncer les clercs ou fonctionnaires qui ont failli. Il ne faut pas malgré tout les laisser seuls face à la justice. Ils ont le droit de s'expliquer et de présenter leur thèse, aussi bancale fût-elle.

J'ai sans doute une vision trop administrative du sacerdoce mais le service de la Collectivité s'est beaucoup inspirée du droit canon.
images/icones/heho.gif  ( 798061 )Il y a quelques mois, un avocat a même demandé 50 000 euros au Vatican par Athanase (2016-02-15 12:57:41) 
[en réponse à 798027]

C'est en lisant ici

Le plus drôle est que mêmes les avocats pénalistes ont une conception ultramontaine de l'Eglise. Normalement, celui a qui a un rôle dans le "recrutement" des prêtres, c'est bien l'évêque... Extrait de l'argumentation déployée: « le Vatican a une vraie responsabilité, explique l’avocat. C’est l’autorité qui a nommé le prêtre, l’a contraint à l’abstinence et devait contrôler ses agissements. En conséquence, nous estimons que le Vatican lui a inoculé le virus de la pédophilie. »
images/icones/fleche2.gif  ( 798115 )Farfelu par Jean Ferrand (2016-02-16 10:53:58) 
[en réponse à 798061]

C'est bien le diocèse qui nomme les prêtres et non le Vatican.