Le Forum Catholique
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( 797884 )
Abbé Lorans : Quand les idéologies atterrissent… par Ennemond (2016-02-13 12:40:06)
Le Père Joseph de Tonquédec s.j. écrivait, au siècle dernier, dans sa Critique de la connaissance : « C’est une grosse naïveté de croire que les thèses utiles se tiennent toutes seules, en l’air. » Il voulait dire que ces thèses utiles… et même nécessaires à la vie en société, – les idées morales et politiques –, ont besoin de solides fondements métaphysiques.
Aujourd’hui, on a plutôt la naïveté inverse, celle qui consiste à croire que la critique du concile Vatican II qui voulut ouvrir l’Eglise aux idées modernes de liberté religieuse, de dialogue interreligieux, de laïcité de l’Etat…, se situe dans un monde éthéré où les fortes réalités sociales, économiques et politiques – les seules qui comptent ! – n’ont pas leur place. La perspective change, le jour où l’on s’aperçoit que ces idéologies atterrissent, qu’elles s’incarnent en des comportements concrets, aux lourdes conséquences sociales et politiques.
Depuis 50 ans, au nom du dialogue interreligieux, on célèbre les valeurs des autres religions et l’on fait repentance sur la sienne ; au nom de la liberté religieuse, on fait comme si toutes les religions se valent ; au nom de la laïcité, on met la lumière sous le boisseau et on affadit le sel. Chesterton parlait d’idées chrétiennes devenues folles, désormais elles sont molles. Idées molles pour des temps durs, l’atterrissage ne peut être que douloureux. Car en face des naïfs qui croient aux idéologies modernes, se tiennent ceux qui n’y croient pas, mais qui savent s’en servir habilement pour imposer leur croyance et leur loi à un Occident naguère chrétien.
Le remède à cette naïveté désarmante – au sens littéral du mot : qui désarme les intelligences et démobilise les volontés –, c’est une lucidité militante.
Abbé Alain Lorans
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( 797885 )
DICI : Les attentats ramènent-ils les Français à l’église ? par Ennemond (2016-02-13 12:43:27)
[en réponse à 797884]
D’après La Croix du 20 janvier 2016, « depuis les attaques terroristes en France, les églises seraient davantage fréquentées. » Sans fournir de chiffres, le quotidien français décrit « des anonymes » qui « dans le recueillement et la solitude », viennent « retrouver des racines » ou y chercher « un refuge ». Ils se glissent « derrière les piliers de l’église, silencieuse et déserte dans la journée ». Restant à l’écart des offices, « ils allument un cierge, se recueillent discrètement et s’éclipsent aussitôt. »
Le P. Bernard Brien, prêtre au Perreux (Val-de-Marne), décrit dans ce même article une église pleine « les deux dimanches qui ont suivi l’attaque du Bataclan, ainsi qu’à Noël. Depuis, ce ne sont plus les mêmes foules, mais je continue à apercevoir de nouvelles têtes ». Le P. Jean-Hubert Thieffry, curé à Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes) constate également « un questionnement de fond nouveau, des personnes qui ressentent plus fortement la vulnérabilité de la vie, qui s’interrogent devant des actes commis prétendument au nom de Dieu ». Un couple de retraités tourangeaux devenu très assidu le dimanche témoigne avoir « ressenti le besoin de communier avec les autres », et admet que l’Evangile les « rassure » et les « sort un peu de la torpeur » des journaux télévisés.
Les raisons de ce soudain retour à l’église sont pour certains « clairement identitaires », analyse le P. Geoffroy de la Tousche, curé de Dieppe (Seine-Maritime) qui semble déplorer que « pour une famille par exemple, le retour est associé visiblement à un réflexe anti-musulman » (sic). D’autres expriment le besoin de se réapproprier leurs racines, voire de « défendre nos valeurs judéo-chrétiennes ». Le quotidien cite ainsi un éleveur de canards en Dordogne, âgé de 49 ans, père de quatre enfants, qui se dit « révolté par la mauvaise réponse de nos politiques qui veulent démolir notre culture judéo-chrétienne au bénéfice d’une laïcité qui ne donne aucun repère à nos enfants et nous enverra droit dans le mur ! Je ne suis pas opposé au respect des autres religions, mais pourquoi rejeter ce qui est au fondement de notre culture et de nos familles ? »
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( 797909 )
Renoncer au spécifique de V II ? Ce serait reconnaître que l'on s'est trompé ! par Scrutator Sapientiæ (2016-02-13 14:36:55)
[en réponse à 797884]
Bonjour Ennemond,
1. Si la très grande majorité des clercs catholiques commençait à renoncer à accorder la fécondité ou la génialité qu'elle attribue OFFICIELLEMENT à des textes tels que UR, NA, DH, GS, et si elle commençait à y renoncer d'une manière audible, lisible, visible, elle reconnaîtrait, par le fait même, qu'elle s'est trompée d'appréciation et de formulation, de regard et de discours (mais aussi, bien sûr de pastorale),
- sur les autres confessions chrétiennes et sur le dialogue oecuménique,
- sur les religions et traditions croyantes non chrétiennes et sur le dialogue interreligieux,
- sur la conception doctrinale et le déploiement pastoral les plus propices à la compréhension des relations entre liberté responsable et vérité objective en matière religieuse,
- sur ce que devrait pouvoir être la position de l'Eglise, une position non lénifiante ni iréniste, sur l'homme et le monde contemporains.
2. Renoncer à se référer à ces documents (qui comportent, au moins en partie, des éléments favorables à la soumission du christianisme catholique au flower power, à la wishful thinking, et à la tabula rasa, vis-à-vis du regard et du discours antérieurs), équivaudrait à reconnaître
- que l'on a été trompé (à l'origine, par une demi-douzaine de théologiens, qui ont commencé à "sévir" 20 ans avant la clôture du Concile),
- que l'on s'est trompé, en amont, au moment, en aval du Concile, et que l'on continue à se tromper, bientôt 75 ans après 1945,
- que l'on a trompé un très grand nombre de futurs théologiens, prêtres, évêques, de théologiens, prêtres, évêques, et, bien sûr, de fidèles.
3. Or, à mon avis, cette reconnaissance explicite du fait que cette erreur a été commise, par angélisme, par irénisme, par utopisme, n'interviendra jamais, car elle serait trop délicate, trop douloureuse, ni joyeuse, ni glorieuse, même si cette reconnaissance explicite pouvait être lumineuse, si j'ose dire.
4. Cela ne signifie en rien que les clercs qui continuent à encenser ces quatre textes y croient encore, comme on a pu y croire, par exemple, jusqu'au début des années 1990 :
- d'une part, certains y croient encore, mais sur des bases et pour des raisons philosophiques et théologiques qui étaient presque entièrement absentes des esprits, jusqu'à la fin des années 1960, voire jusqu'à la fin des années 1970 : c'est particulièrement caractéristique, en ce qui concerne la conception "pluraliste", "postmoderne",
a) du dialogue, des relations, avec les religions et traditions croyantes non chrétiennes, et de ces religions et traditions elles-mêmes,
b) de l'émancipation de l'homme et de l'unification entre les hommes, dans le cadre d'une "axiologie" et d'une "écologie" absentes de GS ;
- d'autre part, je suis convaincu que certains clercs y croient de moins en moins, croient de moins en moins en la solidité, sur la forme, et en la validité, sur le fond, d'au moins une partie des documents dont il est question ici, mais sont emprisonnés à l'intérieur d'effets de position ou d'effets de système qui font qu'ils jugent nécessaire ou préférable de faire semblant ou de se taire.
5. Une confiance disproportionnée a été placée en ces textes, puis une fidélité disproportionnée a été tournée vers ces textes, et il y a eu un refus volontaire, perceptible, je le crois, jusque chez Jean-Paul II, de voir qu'il y a bien un lien de causalité entre ce renouveau dans la disproportion, et la dénaturation ou la fragilisation, au sein-même de l'Eglise catholique, de la connaissance et la compréhension de ce que sont vraiment la Foi, l'Espérance, la Charité, ce qui ne signifie en rien que ce renouveau dans la disproportion a été le seul facteur de dénaturation ou de fragilisation de la prise en compte et de la mise en oeuvre des trois vertus théologales.
6. En l'absence d'un aveu, à tout le moins de demi-échec, qui exigerait beaucoup de courage, beaucoup de franchise, force est de constater que "là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir" : rendez-vous compte de ce que nous subissons, depuis le début de l'année 2012-2013 :
- un Pape qui fait en sorte que le cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile coincide avec le début d'une Année de la Foi, et qui démissionne quelques mois après,
- un Pape qui fait en sorte que le cinquantième anniversaire de la clôture du Concile coincide avec le début d'une Année de la Miséricorde, et qui recourt à une pastorale qui ne contribue guère à une compréhension de ce que sont le Concile et la miséricorde.
Jean XXIII et Paul VI ont-ils vraiment voulu cela ?
Bonne journée.
Scrutator.

( 797912 )
C'est le contraire par Ennemond (2016-02-13 14:40:06)
[en réponse à 797909]
Renoncer à se référer à ces textes ne consiste pas - façon bourgeois de Calais - à brûler ce qu'on a adoré (ce qui n'interviendra jamais), mais à retrouver progressivement un référent consistant (le reste de la Tradition de l'Eglise plutôt que des textes vaporeux).

( 797916 )
Mais la tradition par Jean Ferrand (2016-02-13 15:05:05)
[en réponse à 797912]
Mais la tradition c'est tous les vingt conciles œcuméniques, y compris donc Vatican II. Je ne vois pas pourquoi ce dernier concile vous pose un problème. Vous faites comme moi. Vous y adhérez nominalement, puisque il fait partie du Catéchisme de l’Église catholique, et donc des données de la foi. Puis vous l'oubliez complètement, et l'on en parle plus. (Sinon quand ça vous arrange). Basta !
Il ne me gêne pas plus que ma première chemise, ou alors le Concile de Constance (en partie schismatique, ou même hétérodoxe).
Le concile Vatican II a un côté bien pratique : il est tellement confus et diffus qu'il est impossible à mémoriser. Donc très facile à oublier.

( 797919 )
Distinction importante par Ennemond (2016-02-13 15:11:56)
[en réponse à 797916]
Le problème est que les progressistes de tous poils le revendiquent pour faire tout et n'importe quoi. Se crisper pour conférer à ce concile une importance indue est dangereux (Mgr Fellay avait prévenu de ne pas en faire une super-erreur) mais faire comme si tout allait très bien (Madame la marquise) ne serait-il pas non plus un peu iréniste ? La façon de faire de Mgr Schneider qui ne cite pas explicitement Vatican II mais qui vise de façon assez efficace ses principes néfastes me paraît assez efficace.

( 797922 )
J'entends bien par Jean Ferrand (2016-02-13 15:37:10)
[en réponse à 797919]
J'entends bien (sans faire ici allusion à mon début de surdité sénile) mais mon problème c'est d'adhérer à la foi de l’Église catholique, et donc à son Catéchisme, et donc...

( 797920 )
Bourgeois de Calais? par ptk (2016-02-13 15:27:11)
[en réponse à 797912]
Ne s'agit-il pas plutôt de Saint Rémy et d'un fier Sicambre?

( 797933 )
Je suis à la fois moins "intransigeant" et plus "pessimiste". par Scrutator Sapientiæ (2016-02-13 19:01:16)
[en réponse à 797912]
Bonsoir et merci, Ennemond.
1. Si tant est que je sois en mesure de demander quoi que ce soit, je ne "demande" évidemment pas que les quatre documents du Concile les plus représentatifs du spécifique de Vatican II soient "brûlés en place publique", et, en ce sens, je suis moins "intransigeant" que ceux qui, s'ils existent, le demandent, pourraient le demander, ou en viendraient à le demander.
2. Ce que je "demande", c'est que l'on cesse d'accorder l'importance, et, pour tout dire, l'autorité, que ces textes (une constitution et deux déclarations pastorales, ainsi qu'un décret pastoral) n'ont pas vocation à avoir, de par leur nature, alors que leur accorder, depuis, à présent, un peu plus de cinquante ans, l'importance qu'on leur accorde, revient à leur conférer, dans les faits, une autorité presque supérieure à celle d'une constitution dogmatique.
3. Dans la mesure où je suis habilité à faire preuve de "pessimisme", je me permets de faire part de mon pessimisme, sur le caractère effectif de la possibilité de "retrouver progressivement un référent consistant (le reste de la Tradition de l'Eglise plutôt que des textes vaporeux)". En quelques mots, voici pourquoi.
D'abord, et comme je l'ai déjà écrit, un "référent consistant", un instrument de pensée (sinon unique, du moins commun), à la fois orthodoxe et réaliste, existe-il, aujourd'hui, au sein de l'Eglise catholique ? Je ne suis pas absolument persuadé que ce soit bien le cas.
Ensuite, quand bien même ce "référent consistant" existerait, je ne perçois pas, en tout cas pour l'instant, de mouvement de retour progressif, ou de retrouvailles progressives, en direction de ce "référent consistant".
En outre, je perçois d'autant moins un tel mouvement, si ce mouvement est, ou à vocation à être, selon vos voeux, un mouvement vers "le reste de la Tradition" : de quel reste s'agit-il : de chacune des composantes de la Tradition, ou d'une ou deux d'entre elles (la composante scolastique et la composante tridentine), par désir ou souci de remédier à la survalorisation ante-conciliaire, conciliaire, et post-conciliaire, de la composante patristique de la Tradition ?
Mais ces deux autres composantes de la Tradition ne sont-elles pas, dans un premier temps, à faire connaître, comprendre, aimer, pour elles-mêmes ?
Enfin, la raison majeure pour laquelle je manifeste mon pessimisme est celle-ci : je connais suffisamment l'histoire des idées, en politique comme en religion, pour savoir qu'il est extrêmement difficile de revenir sur ce que j'appelle des acquis mentaux. Or, les fondements et le contenu des "textes vaporeux" dont il est question ici sont considérés, globalement, comme des "acquis mentaux", sur lesquels il est communément considéré comme hétérodoxe, ou illégitime, d'envisager de revenir ...
4. Je suggère à toutes fins utiles une autre manière de "poser le problème", voire de "proposer une solution" : le spécifique de Vatican II est
- non seulement la conséquence de la mise en forme d'un certain nombre d'options philosophiques et théologiques antérieures au Concile lui-même,
- mais aussi le reflet d'une ambiance, d'une culture, d'une époque, consubstantielles à un moment de l'histoire de l'Eglise catholique et du monde contemporain, dans les années 1950 et 1960, un moment qui a été caractérisé par une certaine tendance à la confusion globale entre Espérance chrétienne et optimisme humain ou mondain.
5. Dans cet ordre d'idées, plus "culturel" que "doctrinal", si j'ose dire, j'ai beau chercher, je ne vois vraiment pas pourquoi les catholiques devraient continuer à s'en remettre, sans discernement, à des textes, ceux que j'ai déjà cités, qui ne portent pas avant tout la marque de l'hérésie, mais qui portent avant tout la marque d'une relation dysfonctionnelle, irréaliste, unanimiste, à certaines réalités, extérieures au catholicisme, au christianisme, ou à d'autres réalités, présentes dans l'esprit et la vie de l'homme et du monde.
6. Formulé autrement, ce qui précède revient à dire que les quatre textes que sont UR, NA, DH, GS, forment ce qu'il est convenu d'appeler "la chapelle Sixties" de l'Eglise catholique, et qu'il n'y a pas de raisons particulières de continuer à infliger aux générations de catholiques, d'aujourd'hui et de demain, une certaine forme d'ombre tutélaire, de référence officielle, à une "chapelle Sixties" qui a été édifiée, "notamment", dans un grand moment de déconnexion collective, EUPHORIQUE, vis-à-vis de certaines réalités.
7. Ce que je viens d'écrire me fait penser, toutes proportions gardées, à un phénomène de même nature, subi et vécu dans le cadre de la soumission mentale des générations d'européens d'aujourd'hui (et de demain ?) à une construction européenne dont les premières pierres ont été posées au tout début des années 1950, dans une Europe et un monde amplement différents du monde que nous connaissons depuis, disons, 2001...
8. En d'autres termes et pour conclure, si j'en avais l'occasion, je ne critiquerai pas ces quatre textes
- avant tout en faisant remarquer qu'ils sont en contradiction, ou en dépassement, à l'égard du Magistère antérieur,
- mais bien plutôt en faisant remarquer qu'ils sont porteurs d'ambiguités ou d'imprécisions, productrices d'illusions, qui ont été cruellement démenties par la suite, compte tenu, notamment, de ce que sont (devenues) telles ou telles composantes des confessions chrétiennes non catholiques ou des religions non chrétiennes, ou telles ou telles manifestations caractéristiques des aspirations de l'homme contemporain ou de l'orientation du monde contemporain.
A mon avis, c'est AUSSI sur cet aspects des choses que nous devrions pouvoir réfléchir davantage, non pour délégitimer, pour disqualifier, l'ensemble du Concile Vatican II, mais pour montrer dans quelle mesure la prise d'appui inconditionnelle sur ces quatre textes, pour en tirer quoi que ce soit non contradictoire, par rapport à une exigence ou une une obligation de clarifier et de consolider la Foi catholique, est inopérante, pour des raisons probablement situées au croisement du "contextuel" et de "l'intratextuel"...
Bonne soirée.
Scrutator.

( 797948 )
Mais vous avez par Jean Ferrand (2016-02-14 08:56:19)
[en réponse à 797933]
Mais vous avez un référent consistant qui s'appelle le Catéchisme de l’Église catholique. Pourquoi en chercher un autre, en dehors des évangiles du Christ ? C'est invraisemblable. Il ne vous suffit donc pas ? Il enseigne clairement qu'il existe dans l’Église, pour l'heure, vingt conciles œcuméniques, dont il faut accepter l'enseignement, même s'ils ne sont pas (volontairement) infaillibles dans toutes leurs parties. C'est déjà un corpus important. On ne va pas quand même y ajouter les dissertations d'un nouveau docteur de l’Église nommé Scrutator Sapientiae. Complétez-le plutôt, si vous voulez, par les objurgations d'un certain Jean de la Croix, et d'une certaine Catherine de Sienne, et ce sera bien.
Quant à votre bouquin dont vous proposez la lecture, n'avez-vous pas appris que la philosophie ne vaut pas une heure de peine ? Non mais quoi...

( 797960 )
Merci beaucoup. par Scrutator Sapientiæ (2016-02-14 13:21:02)
[en réponse à 797948]
Bonjour et bon dimanche, Jean Ferrand.
Cela fait déjà longtemps que, à tort ou à raison, je vois dans le Catéchisme de l'Eglise catholique un référent consistant, mieux structuré et plus substantiel que tel ou tel texte du Concile.
Et je suis même de ceux qui pensent, à juste titre ou non,
- que si, au Concile, nous avions eu, pour ainsi dire, l'équivalent magistériel du Catéchisme de l'Eglise catholique (sans qu'il s'agisse pour moi de laisser entendre qu'un Concile doit s'exprimer comme un catéchisme), nous n'aurions sans doute pas eu l'après-Concile que nous avons eu, avant tout sous Paul VI,
- que la préparation puis la publication du Catéchisme de l'Eglise catholique ont rendu possibles celles des grandes encycliques de la deuxième partie du pontificat de Jean-Paul II, encycliques dont il a déjà souvent été question, sur le FC.
Mais cela fait bien moins longtemps que j'ai complété la lecture du "CEC", notamment par celle de Catherine de Sienne et par celle de Saint Jean de la Croix.
Pour le reste, je ne suis évidemment pas un nouveau docteur de l'Eglise, et je sais, bien sûr, que la mauvaise philosophie ne vaut pas une heure de peine ; c'est d'ailleurs pour cela que j'ai écrit, pour "demander si l'un des liseurs du FC a déjà lu le livre suivant", et non pour en proposer la lecture, car je m'en voudrais de consacrer de l'argent et du temps à un livre éventuellement mauvais.
Bon dimanche.
Scrutator.

( 797961 )
A propos de Catéchisme par Jean Ferrand (2016-02-14 13:38:36)
[en réponse à 797948]
A propos de Catéchisme, un bel hommage à son auteur principal, qui nous a brusquement délaissé, il y a trois ans...
ICI.

( 797944 )
Quelqu'un a-t-il lu : "La défaite de la raison" ? par Scrutator Sapientiæ (2016-02-13 23:10:25)
[en réponse à 797884]
Bonsoir Ennemond,
Je me permets de profiter de ce "fil" pour demander si l'un des liseurs du FC a déjà lu le livre suivant :
Ici.
Merci beaucoup pour toute réponse et bonne soirée.
Scrutator.

( 797965 )
Pas lu. par Steve (2016-02-14 14:20:44)
[en réponse à 797944]
Mais je ne tarderai pas à me le procurer.
Merci pour la référence.