Le Forum Catholique

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images/icones/1n.gif  ( 797612 )Administration apostolique personnelle Saint-Jean-Marie Vianney de Campos (Brésil)! par Miserere (2016-02-08 16:43:26) 

Les photos parlent d'elles-mêmes.



Avis aux amateurs!
images/icones/neutre.gif  ( 797615 )On dirait .... par Lycobates (2016-02-08 17:43:41) 
[en réponse à 797612]

qu'elle est très "personnelle", cette administration "apostolique".

Il faut dire, pour être exact, que la deuxième photo (qui en temps normal fonderait une suspicion d'hérésie aux termes du canon 2316, et de fait il en est ainsi) date de 2011, mais cela ne change rien pour le fond.
Une pièce à joindre au dossier de l'abbé (ou Mgr.) Rifan, tout cela est bien triste.
images/icones/bravo.gif  ( 797646 )Effectivement! par Miserere (2016-02-09 00:22:09) 
[en réponse à 797615]





Soit par la difficulté de l’entreprise, soit par une concession à l’esprit du temps, le fait est que, dans l’exécution du plan décrit par le concile Vatican II, dans les grands milieux catholiques, l’effort dans l’adaptation est allé au-delà de la simple expression plus ajustée à la mentalité d’aujourd’hui. Il a touché la substance de la Révélation elle-même. On ne se préoccupe pas d’une exposition de la vérité révélée en des termes que les hommes puissent plus aisément la comprendre ; on vise plutôt, par un langage ambigu et fleuri, à proposer une nouvelle Église, au goût de l’homme, formé selon les maximes du monde moderne. Avec cela on propage, plus ou moins partout, l’idée que l’Église doit se soumettre à un changement radical, dans sa morale, dans sa liturgie, et même dans sa doctrine. Dans les écrits, ainsi que dans la conduite, qui sont apparus dans les milieux catholiques après le Concile, on diffuse la thèse que l’Église traditionnelle, telle qu’elle avait existé jusqu’au Vatican II, n’est pas à la hauteur des temps modernes. De façon qu’elle doit se transformer complètement.

Et une observation radicale, sur ce qui se passe dans les milieux catholiques, conduit à la conviction que, vraiment, depuis le Concile, existe une nouvelle Église, essentiellement distincte de celle connue, avant le Concile, comme l’unique Église du Christ. En effet, on exalte, comme un principe absolu et intangible, la dignité humaine, aux droits de laquelle doivent se soumettre la Vérité et le Bien. Semblable conception inaugure la Religion de l’homme. Elle fait oublier l’austérité chrétienne et la béatitude du Ciel. Dans les mœurs, le même principe fait oublier l’ascèse chrétienne, et est plein d’indulgence pour le plaisir même sensuel, puisque c’est sur la terre que l’homme doit chercher son accomplissement. Dans la vie conjugale et familiale, la Religion de l’homme exalte l’amour et met le plaisir au-dessus du devoir, justifiant, par cela même, les méthodes contraceptives, diminuant l’opposition au divorce, et favorisant l’homosexualité et la coéducation, sans craindre la suite de désordres moraux, qui lui sont inhérents, comme des conséquences du péché originel. Dans la vie publique, la Religion de l’homme ne comprend pas la hiérarchie, et défend l’égalitarisme propre à l’idéologie marxiste et contraire à l’enseignement naturel et révélé, lequel assure l’existence d’un ordre social exigé par la nature elle-même. Dans le domaine religieux, le même principe préconise un œcuménisme qui, au bénéfice de l’homme, réconcilie toutes les religions et désire une Église comme une société d’assistance sociale, et rend inintelligible le sacré, qui ne se peut comprendre que dans une société hiérarchique. D’où la préoccupation excessive de la promotion du clergé, dont le célibat est considéré comme absurde, ainsi que le contenu d’une vie sacerdotale singulière, intimement lié à son caractère de personne consacrée, entièrement, au service de l’autel. En liturgie, on rabaisse le prêtre à un simple représentant du peuple, et les changements sont tels et si nombreux qu’elle cesse de représenter, convenablement, aux yeux des fidèles, l’image de l’Épouse de l’Agneau, une, sainte, immaculée. C’est évident que le relâchement moral et la dissolution liturgique ne peuvent pas coexister avec l’immutabilité du dogme. En réalité, ces changements indiquent déjà des changements dans les concepts des vérités révélées. Une lecture des nouveaux théologiens, pris comme porte-parole du Concile, montre comment, en fait, dans certains milieux catholiques, les mots avec lesquels s’énoncent les mystères de la foi impliquent des concepts complètement différents de ceux de la théologie traditionnelle.

Mgr Antônio de Castro Mayer
Bulletin diocésain, avril 1972

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images/icones/1p.gif  ( 797616 )Une photo qui date de quelques années.... par Athanase (2016-02-08 18:04:19) 
[en réponse à 797612]



C'est un peu comme les marronniers de la presse: on en parle, cela s'éteint, puis cela revient... Je ne vois pas l'intérêt de jeter en pâture Mgr Rifan - cela a d'ailleurs été assez fait... En 1995, certains se délectaient des photos de Dom Gérard concélébrant avec le pape Jean-Paul II.

Un jeu un peu puéril honnêtement.

images/icones/fleche3.gif  ( 797617 )stratégie de la fronde par Ennemond (2016-02-08 18:07:18) 
[en réponse à 797612]

Ceux qui ont le souvenir de Mgr Rifan prêchant à Montmartre se souviennent sans doute qu'il était plus royaliste que le roi. Et il y a quelques années, il ne faisait plus de la différence entre les rites qu'une simple préférence. Les positions jusqueboutistes suscitent la circonspection car elles cachent mal un manque de confiance en soi. L'outrance de certaines positions semblent parfois marquer une volonté affective de se prémunir contre ce qu'on ne sait guère réfuter. Dom Augustin tenait les positions les plus intransigeantes dans les années 1970. Il a fini par être le premier à passer au Novus Ordo. C'est la stratégie de la fronde : plus on tend la corde, plus la pierre atterrit loin de l'autre côté. Plus d'un l'a malheureusement expérimentée.
images/icones/abbe1.gif  ( 797618 )On ne compte pas le nombre de "chiens fous", dans la FSSPX par Athanase (2016-02-08 18:25:31) 
[en réponse à 797617]


... qui ont fini par devenir plus mielleux par la suite. Je remarque que certains prêtres ont même quitté la FSSPX pour intégrer non tel institut, mais bien les diocèses, ce qui en dit long. Assez long sur des surenchères, dont on constate qu'elles sont pyschologiques et doctrinales en apparence.

Personnellement, le risque d'enfermement psychologique et sociologique ne peut que favoriser la volonté d'ouvrir les vannes... On le voit chez les prêtres, mais on peut aussi l'observer chez les fidèles.

Je remarque que le ritualisme, le "cinquantisme" que l'on observe dans une partie de la FSSPX (une désagrégation intérieure masquée par un ritualisme terne) peut déboucher sur de tels comportements iréniques...

Je n'ose pas imaginer ce qu'il adviendrait des "résistants" s'ils venaient à continuer dans cette logique d'enfermement (défroquage net ? abandon total de la pratique religieuse en raison d'une foi fragile et de positions davantage fondées sur la rancoeur et la frustration ? sectarisme ?). Le revers de la médaille risquerait d'être douloureux et pas forcément très beau...

Comme vous le dîtes, ces positions jusqu'au-boutiste "suscitent la circonspection".

images/icones/fleche3.gif  ( 797621 )Malgré tout par Ennemond (2016-02-08 18:51:00) 
[en réponse à 797618]

Il ne faut pas non plus surestimer ce chiffre. La FSSPX environ 780 prêtres environ depuis sa fondation. La grande partie (plus de 600) a suivi l'itinéraire du fondateur, malgré les désaffections d'un côté ou de l'autre.
images/icones/neutre.gif  ( 797756 )désaffection par Folgoët (2016-02-10 21:47:16) 
[en réponse à 797621]

La désaffection est dans le coeur avant de passer dans les actes (cf Mgr Fellay)
images/icones/neutre.gif  ( 797645 )[réponse] par Miserere (2016-02-09 00:11:50) 
[en réponse à 797618]

images/icones/fleche2.gif  ( 797727 )Mais oui par Vassilissa (2016-02-09 20:13:28) 
[en réponse à 797612]

Des photographies comme celles-là - surtout la deuxième – sont de bonnes piqûres de rappel.