Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=797454
images/icones/photo.gif  ( 797454 )FSSPX : prises de soutane à Flavigny (France) par Ennemond (2016-02-05 21:52:03) 


Le 2 février 2016, en l’absence de Mgr de Galarreta, retenu par un empêchement de dernière minute, c’est l’abbé Niklaus PFLUGER, 1er assistant du supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, qui a remis l’habit clérical aux 12 séminaristes de 1ère année : 4 Suisses, 3 Français, 2 Italiens, 2 Gabonais et 1 Nigérian. Il était assisté de l’abbé Patrick TROADEC, directeur du Séminaire Saint-Curé d’Ars (diacre) et de l’abbé Prudent BALOU YALOU, prieur de la Mission Saint-Pie X de Libreville, Gabon (sous-diacre).









Autres photos
images/icones/photo.gif  ( 797455 )FSSPX : prises de soutane à Zaitzkofen (Allemagne) par Ennemond (2016-02-05 21:52:44) 
[en réponse à 797454]


Le 2 février 2016, Mgr Bernard Tissier de Mallerais, évêque de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, a remis l’habit clérical aux 9 séminaristes de 1ère année du séminaire du Sacré-Coeur de Jésus de Zaitzkofen (Allemagne).








Autres photos
images/icones/photo.gif  ( 797456 )FSSPX : prises de soutane à Winona (États-Unis) par Ennemond (2016-02-05 21:53:28) 
[en réponse à 797455]


Le 2 février 2016, Mgr Bernard Fellay, Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, a remis l’habit clérical aux 10 séminaristes de 1ère année du séminaire Saint-Thomas d’Aquin à Winona (Etats-Unis).








Autres photos

images/icones/1f.gif  ( 797461 )Très beau en effet par Jean-Paul PARFU (2016-02-06 08:58:06) 
[en réponse à 797454]

Mais, je sais aussi Ennemond que sur une année où ils étaient 17 à l'entrée à Flavigny, ils ne sont plus que deux ou trois à Ecône. Est-ce vraiment, seulement, parce que ces jeunes gens n'avaient pas la vocation ?

Je n'en dirai pas davantage, car je n'ai pas les éléments nécessaires, mais j'ai quand même ma petite idée sur la question et je renvoie à une discussion qui a déjà eu lieu, ici et ailleurs, en 2004.

Entre : accepter tout le monde, c'est Dieu qui fera le tri et décourager les gens en leur disant qu'ils ne sont pas faits pour devenir prêtres, parce que leur look ou leurs manières ne conviennent pas à telle ou telle personne, je crois qu'il y a un juste milieu, vous ne croyez pas ?!
images/icones/attention.gif  ( 797467 )Méfiez-vous des fausses informations par Ennemond (2016-02-06 10:32:16) 
[en réponse à 797461]

Vous dites que vous n’en « direz pas davantage » et que vous n’avez « pas les éléments nécessaires ». Néanmoins vous posez des questions qui sont déjà des réponses en soi et elles donnent une idée assez précise de ce qu’est votre « petite idée sur la question ». Je ne sais qui vous a fourni en statistiques, mais je crains fort que ce ne soit pas une personne bien intentionnée.

L’abbé Troadec, recteur du séminaire de Flavigny, vient d’établir un chiffre. De 1996 à 2002, 52 % des séminaristes entrant à Flavigny ont persévéré dans le clergé de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (prêtres et frères). Vous pensez sans doute aux 17 jeunes qui ont pris la soutane le 2 février 2011. Vous affirmez assez témérairement qu’ils ne sont plus que 2 ou 3 à Écône. Objection, cher Maître, ils sont 7 à avoir reçu le diaconat et, si Dieu veut, ils seront prêtres pour l’éternité au mois de juin. Il faut ajouter que 3 autres terminent leur formation dans d’autres séminaires de la Fraternité, ce qui porte le chiffre à 10. Cette année semble donc assez conforme aux moyennes.

Recourir à l’exemple de 2004 me semble bien hasardeux quand on songe que ceux qui critiquaient la gestion du séminaire d’Écône ont ensuite été amenés à tenir eux-mêmes une maison de formation de prêtres et, forcément, à devoir être confrontés aux mêmes soucis dans sa conduite. Bien sûr, où sont partis les autres ? Aucun n’est révolté. Aucun n’est cassé par une hiérarchie qui s’amuserait à détourner les vocations. Il faut tordre le cou aux fantasmes et idées acerbes. Le but de ces âmes généreuses est bien entendu de parvenir au sacerdoce, et c’est le même objectif qu’ont leurs supérieurs. Le séminaire est chargé d’éprouver les vocations et il faut pouvoir tenir sur six ans. Ensuite c’est Dieu qui décide. Bien sûr qu’il faudrait plus de prêtres ! Parfois on ne comprend pas les départs comme on ne comprend pas que Dieu retire de ce monde des jeunes dont l’avenir ici-bas est prometteur. Peut-être faut-il que nous fidèles renforcions notre détermination à prier et nous sacrifier pour que Dieu nous donne « beaucoup de saints prêtres » ?
images/icones/1f.gif  ( 797471 )Si vous le dites par Jean-Paul PARFU (2016-02-06 11:12:32) 
[en réponse à 797467]

Je ne suis pas certain qu'il s'agisse de la promotion 2011. Je n'ai pas vos informations, je l'admets bien volontiers. Je me renseignerai plus avant. Vous remarquerez que je ne parle pas des autres séminaires de la FSSPX et donc d'une politique de la direction de la FSSPX.

Je fais plutôt allusion à certaines personnes effectivement et plus généralement à une certaine culture française, une certaine mentalité, qui existe d'ailleurs également dans d'autres secteurs de la société, dans le monde laïc et qui consiste, si l'on n'a pas pris telles ou telles voies royales, si l'on n'a pas telles ou telles relations, si l'on ne vient pas de telles ou telles familles, à décourager les gens et cela, bien sûr, sans le dire.

J'ai vécu en Allemagne et j'ai vu la différence. En Allemagne, j'ai remarqué qu'on faisait tout pour aider les gens qui appartiennent à la communauté nationale, si vous voulez, qu'il y a comme une solidarité ethnique inconsciente, je dirais ; tandis qu'en France, c'est le règne de l'Etat, des voies royales des "Grandes Ecoles" ou le règne de l'idéologie qui va permettre à certains d'intégrer certaines voies par le militantisme et le syndicalisme de Gauche, l'appartenance à la diversité ou, très discrètement, les relations, que j'appellerai "nobiliaro-bourgeoises".

Bon, vous penserez que je suis hors sujet ou que je fais des digressions, mais je ne le crois pas tant que ça.
images/icones/1n.gif  ( 797476 )Vous avez raison de le souligner! par Miserere (2016-02-06 12:59:45) 
[en réponse à 797471]

Avant les vocations venaient à 80% des écoles de la Tradition,c'est la première fois que la courbe (effet Hollande?) s'inverse avec les étrangers.

L'abbé Trouadec donne juste des chiffres depuis 1996 mais se garde bien de développer l'évolution.

Mais on constate déjà un sérieux problème,aujourd'hui la FSSPX possède plus de séminaires et notamment de nombreuses écoles qui grossissent chaque année à travers le pays.

Pourquoi les vocations françaises ont baissé alors que des écoles s'ouvrent chaque année?

Aujourd'hui la résistance possèdent pratiquement le même nombre de séminaristes en première année en ayant aucune école.

Que s'est-il passé?

La mentalité a t-elle changé chez nous?

L'année dont vous parlez, effectivement à la fin ils n'étaient plus que 4 au diaconat mais si cela peut vous rassurer un des séminariste de cette promotion se trouve à la résistance.

Ne pas oublier aussi des défections importante aux Etats-unis.
images/icones/1f.gif  ( 797478 )Il y a deux problèmes par Jean-Paul PARFU (2016-02-06 14:39:56) 
[en réponse à 797476]

Il y a la mentalité "bunker" de certains et il y a l'influence parfois néfaste des structures sociales d'un pays sur le recrutement des élites et des clercs.

Regardez où recrute l'actuel archevêque de Paris ses évêques auxiliaires ? On lui a quand même fait le reproche de ne s'occuper que de l'Ouest parisien.

Et regardez un peu l'organigramme de "Radio Notre-Dame", par ex ; c'est presque caricatural ! Et le pire, c'est qu'ils n'en ont pas vraiment conscience ! Ils sont entre eux, quoi ! Ils se sentent bien !

Ne nous étonnons pas ensuite, si certains gauchos expliquent que la "manif' pour tous" n'était composée que de "Versaillais en lodens verts" !
images/icones/neutre.gif  ( 797481 )A Maître Parfu par fouduroy (2016-02-06 15:41:01) 
[en réponse à 797478]

Vous nous faites un vieux complexe de "milieu social", ce qui est assez récurrent chez vous.Les prêtres issus de le fsspx sont de milieux très divers. Quant au fait, qu'au bout du cursus, il n'y en ait pas autant qu'au départ, cela évitera sûrement des problèmes, voire des problèmes graves dans les apostolats futurs. Dites-vous que les supérieurs de séminaire ont des données que vous n'avez pas et ignorerez toujours!Je pense qu'il y a beaucoup plus de diversité sociale à la fsspx qu'ailleurs.
Il est vrai que, d'une façon générale l'Eglise, du moins en France, a perdu le milieu ouvrier et rural, à qui la faute?
Mais dites-vous aussi qu'il est des familles qui continuent de "transmettre", et que malheureusement cela reste dans un certain milieu mais ce n'est pas une raison pour les attaquer!
Ecoutez le père Zanotti, vous allez être d'accord avec lui!
http://delamoureneclats.fr/#!/ses-predications/2015-2016/2016-01-16/jour/
images/icones/neutre.gif  ( 797487 )Merci par Aigle (2016-02-06 17:10:46) 
[en réponse à 797481]

Che fou du Roy pour ce magnifique sermon !
images/icones/fleche2.gif  ( 797493 )Intéressant ! par Jean-Paul PARFU (2016-02-06 18:20:20) 
[en réponse à 797481]

Et merci fouduroy, pour cette vidéo, bien que le style du père Zanotti ne soit pas tout à fait le mien et que je ne sois pas sûr que l'évangélisation du père Zanotti soit si fructueuse que ça. Mais enfin : intéressant !

Par ailleurs, et concernant les séminaires, je rappelle quand même que Mgr Lefebvre était plutôt pour "l'ouverture", au sens où il disait lui-même que certains, déjà lorsqu'il était en Afrique, lui reprochait d'ordonner prêtres un peu tous ceux qui se présentaient. Mais il répondait que finalement, cela avait été une bonne chose d'ordonner prêtre quelqu'un comme le curé d'Ars, lequel semblait ne pas avoir les qualités intellectuelles requises, n'arrivait pas à apprendre le latin et avait été rejeté, je crois, à plusieurs reprises.

Quelqu'un comme le curé d'Ars serait-il accepté aujourd'hui dans certains séminaires ? J'en doute fort.

C'est tout ce que je voulais dire ! Je comprends, malgré tout, bien entendu, qu'à cause de la crise de l'Eglise et compte-tenu des nombreuses défaillances, des défections, des réductions à l'état laïc, on fasse attention. Mais, quand même, mais !
images/icones/attention.gif  ( 797494 )Ce n'est plus la même époque par Ennemond (2016-02-06 18:23:02) 
[en réponse à 797493]

La jeunesse n'est plus celle qui a traversé la Révolution. Elle est marquée par son temps (facilités de vie, technologies, affectivité, etc.)
images/icones/fleche2.gif  ( 797482 )Proposition d'explication par Peregrinus (2016-02-06 16:00:59) 
[en réponse à 797476]

Outre le fait qu'il peut toujours y avoir des années creuses, le milieu traditionnel n'étant pas assez vaste pour que les entrées soient absolument stables d'une année sur l'autre, il existe à mon avis plusieurs facteurs qu'il faut prendre en compte et qui doivent conduire à relativiser ou en tous cas à nuancer votre affirmation selon laquelle la FSSPX, en raison des évolutions que vous lui prêtez, ne parviendrait plus à susciter des vocations, tandis que le courant "résistant" quant à lui réussirait là où elle échoue.

Tout d'abord, deux raisons me conduisent à relativiser la fécondité en vocations du courant "résistant". La première est que le séminaire qui lui est lié n'existe que depuis la rentrée dernière, alors que la "résistance" existe depuis 2012, voire 2013. Il s'est donc écoulé deux à trois années pendant lesquelles s'est constituée la mouvance "résistante", dans une opposition parfois très radicale à la FSSPX, mais sans qu'elle possède de séminaire propre. On peut donc penser qu'il y a eu des entrées différées, comme on a pu l'observer dans le passé à l'échelle de la France entière à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Cela conduit dores et déjà à relativiser considérablement la "réussite" du séminaire "résistant".
D'autre part, il me semble, quoique je puisse me tromper, qu'un séminaire comme celui de la "résistance" est particulièrement susceptible, en raison des carences en prêtres du mouvement, d'accueillir des séminaristes qui, indépendamment de toutes les prises de position ou de toutes les convictions plus ou moins doctrinales, ne seraient pas admis ailleurs. C'est parce que j'ai eu l'occasion de rencontrer l'un des futurs séminaristes et d'en croiser régulièrement un autre que je me permets de hasarder une telle explication : non qu'il s'agisse de personnages scandaleux, stupides, ou même antipathiques, mais au moins l'un d'eux m'a paru passablement exalté.

De l'autre côté, celui de la FSSPX, il faut tenir compte des dommages causés par la contestation "résistante". Je sais qu'un séminariste français de première année que je connais, par exemple, a hésité à entrer cette année au séminaire en raison des querelles qui agitent clergé et fidèles. Chacun conviendra qu'un tel contexte n'est pas le plus propre à encourager les vocations : dès lors que le district de France donne l'impression d'être en fermentation, il n'y a rien de bien étonnant à ce que le nombre d'entrées baisse momentanément.

Enfin, on pourrait s'interroger encore sur les effets qu'ont pu avoir les engagements publics et politiques parfois intempestifs de certains ecclésiastiques, mais je ne puis en juger.

Peregrinus
images/icones/fleche3.gif  ( 797495 )De plus par Ennemond (2016-02-06 18:27:57) 
[en réponse à 797482]

Comparons ce qui est comparable.

En 2015, la FSSPX a eu 53 nouvelles vocations.
L'univers résistant en a 6.

Et il me semble que le but d'une vocation est de servir les âmes, non d'aller faire la leçon au "parti" détesté d'en face.
images/icones/1n.gif  ( 797486 )Merci maître par Aigle (2016-02-06 17:10:06) 
[en réponse à 797471]

Pour ce qui concerne la FSSPX je n'ai pas trop d'informations précises. Seulement une intuition : entre les ÉD., les résistants et les sedevacantistes l'espace intellectuel et spirituel d'une fraternité qui a refuse de se rallier à Benoit XVI comme à Jean Paul II mais semble tentée par François a franchement de quoi désorienter un esprit épris de pureté et de simplicité ...

En ce qui concerne les grandes école que je connais un peu mieux, la situation me semble en revanche encore plus grave que vous ne le pensez. L'esprit "club" qui existait jadis était compensé ou du moins atténué par le patriotisme et ce qu''on appelait l?ethique du service public. Ceux ci ont aujourd hui quasiment disparu comme les affaires Descoings et Saal l'ont rappelé récemment ...

Cela étant j'ai du mal à assimiler Econe à l'X ou à l'ENA !
images/icones/fleche3.gif  ( 797492 )Vous abordez un autre problème par Ennemond (2016-02-06 18:19:43) 
[en réponse à 797471]

L'homogénéité du milieu traditionnel qui recruterait uniquement dans des familles inscrites à l'ANF ou dans le Bottin mondain serait un handicap car cela ferait fuir les autres, à vous entendre. Sans doute ce genre de familles est-il sureprésenté parmi les fidèles de la FSSPX, loin toutefois d'en représenter la totalité. A mon avis, ce milieu est encore plus présent dans les milieux Ecclesia Dei qui ont leurs bastions historiques dans l'Ouest parisien. Vous semblez obnubilé par la ville où vous allez à la messe. Une église comme Saint-Nicolas du Chardonnet est plus hétéroclite. Et désormais, c'est le catholicisme français dans sa globalité qui peut être taxé de communautarisme. Il suffit d'observer la Manif pour tous ou d'examiner les entrées de la communauté Saint-Martin. Cette présence s'explique partiellement du fait de potentielles racines contre-révolutionnaires plus affirmées chez ces familles que dans le reste de la population française. Faudrait-il leur reprocher ou le leur jalouser ?

Il me semble que vouloir exercer une discrimination négative, c'est tomber dans le même panneau que les évêques des années 1950 qui voulaient à tout prix raccrocher les wagons avec la population ouvrière se détournant des églises et qui multipliait les vexations à l'égard de fidèles embourgeoisés qu'ils méprisaient quelque peu. Le résultat est là, la transmission dans les milieux ouvriers ne s'est pas faite, et cela malgré les tentatives ratées consistant à populariser liturgie, façons d'enseigner ou de paraître. Mais tout ce discours qui transpire un parfum de lutte des classes est en réalité très vieilli. Ce que vous affirmez sur les familles bourgeoises faisant des grandes écoles est-il toujours d'actualité ? Aujourd'hui, les élites sont plutôt des bourgeois bohême, les élèves des grandes écoles sont issus de milieux diversifiés quand ils ne sortent pas de ce qu'il est convenu d'appeler la "diversité". Quant à ce milieu nobilio-bourgeois qui vous agace tant dans vos posts, il se réduit comme peau de chagrin, du fait des alliances et de la moyennisation des train de vie. Ce qui lui reste c'est en général ses convictions pour se différencier.

En Allemagne, en Belgique, aux Etats-Unis, il y a comme en France une partie des fidèles pratiquant dans les lieux de culte de la FSSPX qui exercent de hautes fonctions dans la société civile, et ce n'est jamais inutile. Mais à mon avis les prêtres de la FSSPX, qu'ils soient allemands ou français, ne sont pas touchés par ce problème social. Dans le cas d'Ecône, vous avez des fils de "bonne famille" qui ont quitté en cours de route et ils sont encadrés par des professeurs qui, pour la plupart n'ont pas d'aïeux ducs et pairs. Ils ont plutôt tendance à imiter leur fondateur, lequel, issu d'une bonne bourgeoisie d'une Nord, savait se montrer à l'écoute des vieilles marquises et des broussards africains, des petits commerçants américains comme des superbes prélats romains.

Pour ma part, je n'ai jamais rencontré de prêtre traditionnel dédaignant les aristo ni de clerc méprisant les mécano.

images/icones/fleche2.gif  ( 797496 )Vous avez en partie raison par Jean-Paul PARFU (2016-02-06 18:38:44) 
[en réponse à 797492]

Ennemond et votre post est assez brillant ; je tiens à vous le dire. Néanmoins, il ne faut pas non plus caricaturer ce que je dis. Peut-être me suis-je mal fait comprendre. Vous avez bien lu que je m'en suis également pris à "radio Notre-Dame", par exemple, ...

Ce que je dis aussi, c'est qu'on prétend, surtout en France, qu'il n'y a pas ou qu'il n'y a plus de distinctions sociales, alors que c'est tout à fait faux, bien entendu.

Ce que je remets en cause, c'est que la France n'est pas ou plus enracinée, comme l'est encore la société allemande par exemple, et que les solidarités naturelles, où personne n'est laissé de côté, car c'est l'identité qui compte, ont été remplacées dans notre pays par des solidarités d'argent, de milieux, de réseaux etc ... et que, malheureusement, un certain milieu traditionnel baigne aussi là-dedans.

C'est pourquoi le petit blanc, qui vit dans les lointaines banlieues ou les campagnes déshéritées, vote FN !
images/icones/neutre.gif  ( 797497 )Cher Ennemont par Aigle (2016-02-06 18:43:18) 
[en réponse à 797492]

Vous abordez un sujet important : pourquoi le clergé français obsédé par la question sociale depuis les années 1940 (ou avant) et qui a justifié son interprétation maximaliste des réformes conciliaires notamment pour ce sujet, pourquoi donc ce clergé "ouvriériste " a t il replié l'Eglise de France sur ses bastions nobles ou bourgeois ?

Un tel ratage aurait dû interpeler clercs et évêques tout de même ...

La problématique me semble avoir été différente pour la FSSPX qui n'avait pas une vocation universaliste mais me semble t il des objectifs ciblés et plus ciblés sur les clercs que sur le peuple ( mais je simplifie peut être ) : conserver la Tradition du sacerdoce et de la liturgie catholiques. Elle a donc recruté dans des milieux sensibles à ces sujets et peut être méfiants à l'egard de la politique romaine depuis un certain temps ...
images/icones/neutre.gif  ( 797498 )Tradis et grandes écoles par Peregrinus (2016-02-06 18:49:42) 
[en réponse à 797492]

Le public actuel des grandes écoles est en effet bien loin d'être accaparé par un milieu grand bourgeois ou nobiliaire ; les fils d'enseignants et les enfants du milieu bourgeois-bohème y sont extrêmement nombreux.

En ce qui concerne les traditionalistes et les grandes écoles, j'ai pu remarquer, depuis trois ou quatre ans, dans une grande école parisienne que je connais assez bien, une nette percée du traditionalisme dans toutes ses composantes, mais plus particulièrement dans sa composante pidiste. Le fait me semble assez nouveau, et montre que l'investissement scolaire des instituts traditionnels n'a pas été vain non plus sur ce terrain.

Cela dit, on trouve également des étudiants tradis (je pourrais citer la nièce d'un ecclésiastique bien connu) dans les licences d'universités dont le moins qu'on puisse dire est qu'elles ne sont pas réputées pour être des bastions de la bourgeoisie catholique conservatrice.

Peregrinus
images/icones/bible.gif  ( 797502 )Une anecdote tirée de la Bible Ennemond par Jean-Paul PARFU (2016-02-06 20:28:04) 
[en réponse à 797492]

Le choix du roi David par le prophète Samuel.

Vous connaissez l'histoire. Cela ressemble à l'exemple donné par le père Zanotti.

Le roi Saul n'obéit plus à Dieu. Dieu demande au prophète Samuel d'aller chez Jessé à Bethléem. C'est en effet un de ses fils que Dieu a choisi pour devenir le roi d'Israël à la place de Saul.

Samuel obéit et se rend chez Jessé. Samuel demande à Jessé de lui présenter ses fils. Jessé lui présente ses fils. Ce sont tous de beaux et grands gaillards à l'air intelligent. Samuel passe devant chacun d'eux, mais à chaque fois le bon Dieu lui dit que ce n'est pas celui qu'Il a choisi.

Samuel est quelque peu décontenancé. Il demande quand même à Jessé si tous ses fils sont là, si, à tout hasard, il n'en aurait pas un autre qu'il ne lui aurait pas présenté ?

Jessé, un peu gêné et surpris lui répond : "ah oui, j'en ai un autre, mais il est tout jeune et il est dans la montagne ; il garde les brebis". Samuel se rend à l'endroit indiqué et trouve un petit ado à taches de rousseur qui joue de la flûte ou du pipeau dans la nature, entouré du troupeau de brebis de son père. "C'est lui" dit Dieu au prophète Samuel. Le petit pâtre insignifiant, insouciant et timide s'appelait : David ! Et aussitôt, Samuel oignit David de l'huile qui fait les rois !
images/icones/heho.gif  ( 797602 )Une vraie information particulièrement inquiétante ! par Germain (2016-02-08 13:40:26) 
[en réponse à 797467]

Et qu'il ne faut pas se dissimuler : quatre français seulement ont pris la soutane cette année. Douze rentrées au séminaire en vue d'une ordination sacerdotale c'est déjà une année particulièrement basse (sauf erreur c'est même le chiffre le plus bas des quarante dernières années).

Mais quatre français c'est tout bonnement catastrophique : même dans les autres années basses, jamais on n'avait atteint ce score pour la France. C'est un triste record et de très loin. IL faudrait avoir les statistiques franco-françaises mais je crois qu'on n'était jamais descendu en-deçà d'une dizaine pour notre pays.

Question subsidiaire : pourquoi ? Réponse complexe, attention aux raccourcis. Cependant un autre constat : le séminaire de la résistance a accueilli quant à lui sept séminaristes en première année. J'ignore le nombre de français ( j'en connais un c'est tout). S'il n'y a que des français le calcul est vite fait...

Quel gâchis excellences (les 4) !
images/icones/fleche2.gif  ( 797603 )précisons par Ennemond (2016-02-08 13:49:42) 
[en réponse à 797602]

Voici les chiffres des prises de soutane si vous voulez comparer la FSSPX et le petit mouvement dit résistant.

3 français parmi les résistants. 6 au total.
4 français pour la FSSPX. 45 au total.
images/icones/fleche2.gif  ( 797604 )Merci. par Germain (2016-02-08 14:01:14) 
[en réponse à 797603]

Voilà qui complète ce que j'ai marqué. Les causes sont multifactorielles ; il n'y pas que le contexte actuel qui joue.

Cela souligne aussi que la résistance n'a pas un impact si négligeable que cela en France. Or la France est le fer de lance de la contre-révolution notamment sur le plan religieux.

Je ne sais si nos excellences en ont conscience.

images/icones/fleche2.gif  ( 797606 )Effectivement les causes sont multifactorielles par Ennemond (2016-02-08 14:32:32) 
[en réponse à 797604]

Riposte catholique avait tenté des explications qui sont sans doute bien partielles. Il existe un contexte français particulier. Peregrinus avait également parlé de cas reportant leur entrée.

Il semble cependant peu rigoureux de conclure hâtivement sur une seule année.
images/icones/neutre.gif  ( 797625 )Nécessité d'un cap par Germain (2016-02-08 20:09:36) 
[en réponse à 797606]

Il y aurait long à écrire... Les vocations sont par définition le fruit d'une oeuvre trop complexe, d'autant plus difficile à expliquer qu'elles sont avant tout l'oeuvre de la Grâce. Grâce qui aujourd'hui est confrontée à des obstacles de toute sorte pour pénétrer dans les âmes.

Pour autant et comme le souligne votre lien un de ces obstacles ressort : en France aujourd'hui de nombreux fidèles aujourd'hui ne savent pas où va la FSSPX. La question n'est même pas de savoir si c'est à tort ou à raison, le fait est que c'est le ressenti de beaucoup et quel que soit leur propre opinion par ailleurs.

Ce qui est en revanche certain c'est qu'une tel climat d'incertitude joue sûrement dans la crise actuelle sans tout expliquer. Rien de pire que le doute d'un point de vue politique mais aussi spirituel. Résultat : peur de l'engagement, à moins que cet engagement se fasse dans une structure qui elle du moins a clairement donné un cap (aussi contestable soit-il).

P.S : 4+3 = 7 ce ne serait pas terrible mais ce serait déjà plus que la FSSP, par exemple... On ne peut minorer cette crise qui n'est comparable à aucune de celles qui l'ont précédé par le seul fait que les évêques se sont divisés.

images/icones/fleche2.gif  ( 797644 )Nuance par Ennemond (2016-02-08 23:43:27) 
[en réponse à 797625]

Je vous rejoins sur plusieurs points, mais le traditionalisme existe au-delà de la ligne Maginot. Vous dites : "En France aujourd'hui de nombreux fidèles aujourd'hui ne savent pas où va la FSSPX". Comment expliquez-vous que ce ne soit pas la même chose dans d'autres pays et que le nombre d'entrées est stable à l'échelon de la FSSPX dans le monde, voire supérieur, en dépit de ce chiffre français ? Est-ce à dire qu'ailleurs on sait où va la FSSPX ?
images/icones/fleche2.gif  ( 797647 )Clarification. par Germain (2016-02-09 07:34:40) 
[en réponse à 797644]

Je reconnais qu'au vu des chiffres que vous donnez, la France semble plus impactée. Cela n'empêche pas la résistance de dépasser elle aussi la ligne Maginot. En témoigne la nationalité étrangère de nombre des prêtres, et même évêque, qui l 'ont rejointe ainsi que la présence de communautés comme les bénédictins de Santa Cruz.

Quoiqu'il en soit cette perte d'influence française est très préoccupante : sans faire de chauvinisme, c'est en France que le mouvement contre-révolutionnaire est le plus complet, cela depuis toujours : que ce soit religieusement, intellectuellement mais aussi politiquement et même culturellement. Aucun autre pays n'a jusqu'à maintenant pu donner une telle ampleur, une telle étoffe à notre combat.

Il commence à s'éloigner le temps où la France représentait 40% des prêtres de la FSSPX !

Que Mgr Fellay donne une bonne fois pour toutes tort à la résistance, réaffirme la ligne adoptée au chapître de 2006 (qui n'est pas si dure qu'on a bien voulu le dire mais exclue fort logiquement une régularisation pratique sans accord doctrinal)et je pense que l'unité se referait, mis à part quelques cas (il y en aura toujours...). C'est mon seul souhait!


Dans le cas inverse, et en l'absence de clarification, je crains fort que les années à venir confirme un déclin -au-moins français- déjà entamé (il n'y a pas que les vocations).

Encore une fois, il y a d'autres causes au déclin actuel : mais je pense que par-dessus tout cette impression de ne pas savoir dans quelle direction se dirige la FSSPX est désastreuse. Impression française peut-être mais qui en tout cas est la mienne et celle de presque toutes les personnes que je connais (quelle que soit leur opinion par ailleurs sur l'opportunité ou pas d'une régularisation canonique).



images/icones/neutre.gif  ( 797648 )La France n'a pas vocation à gouverner le monde mais à l'éduquer par Ritter (2016-02-09 08:48:58) 
[en réponse à 797647]

souvenez vous Saint Jean-Paul II
France éducatrice...
Il est trés bien que la Fsspx ait eu à former et forme des prêtres qui retourneront évangéliser leurs pays.
Ou conserveront la tradition catholique dans leurs pays.
Ils se souviendront qu'ils doivent cela à Dieu, à l'Eglise et à La France, par un de ses évêques.
Jésus Christ Roi des Francs, étant donné que les juifs n'en veulent pas que la France soit son royaume.


Cordialement.
images/icones/fsspx.gif  ( 797507 )Pour être honnête et complet par Jean-Paul PARFU (2016-02-06 21:20:24) 
[en réponse à 797454]

Je me dois de présenter les statistiques d'entrées au séminaire de Flavigny. C'est ici