
( 797042 )
Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2016-02-02 09:24:48)
[en réponse à 797041]
§ III. La douceur
1154. Notre Seigneur associe justement la douceur à l'humilité, parce qu'elle ne peut guère se pratiquer sans celle-ci. Nous traiterons : 1° de sa nature ; 2° de son excellence ; 3° de sa pratique.
I. Nature de la vertu de douceur
1155. 1. Ses éléments. La douceur est une vertu complexe, qui comprend trois éléments principaux : a) une certaine maîtrise (le soi qui prévient et modère les mouvements de la colère : c'est à ce point de vue qu'elle se rattache à la tempérance, b) le support des défauts du prochain, qui demande la patience et par là même la vertu de force ; c) le pardon des injures et la bienveillance à l'égard de tous, même des ennemis : sous ce rapport, elle inclut la charité. Comme on le voit, c'est un ensemble de vertus, plutôt qu'une vertu unique.
1156. On peut donc la définir : une vertu morale surnaturelle qui prévient et modère la colère, supporte le prochain ses défauts et le traite avec bénignité. La douceur n'est donc pas cette faiblesse de caractère qui dissimule, sous des dehors doucereux, un profond ressentiment. C'est une vertu intérieure qui réside à la fois dans la volonté et dans la sensibilité pour y faire régner le calme et la paix, mais qui se manifeste au dehors, dans les paroles et dans les gestes, par des manières affables. Elle se pratique à l'égard du prochain, mais aussi envers soi-même, comme aussi envers les êtres animés ou inanimés.
II. Son excellence
La douceur est une vertu excellente en soi et dans ses effets.
1157. 1- En soi, elle est, dit M. Olier 2, " la consommation du chrétien ; car elle présuppose en lui l'anéantissement de tout le propre, et la mort à tout intérêt ". Aussi, ajoute-t-il, " la vraie douceur ne se rencontre presque jamais que dans les âmes innocentes dans lesquelles Jésus-Christ a fait un séjour continuel depuis la régénération sainte ". Pour les pénitents, on ne l'y trouve en perfection que rarement, parce que bien peu travaillent avec assez d'énergie et de constance à détruire les défauts qu'ils ont contractés. Aussi Bossuet nous dit que " la vraie marque de l'innocence ou conservée, ou recouvrée, c'est la douceur " .
1158. Le grand avantage de la douceur est de faire régner la paix dans l'âme, paix avec Dieu, avec le prochain, avec soi-même. a) Avec Dieu, parce qu'elle nous fait accepter tous les événements, même les plus fâcheux, avec calme et sérénité, comme des moyens de progresser dans les vertus, et surtout dans l'amour de Dieu.
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 797050 )
Cher Ami, d'abord Merci de votre constance par Castille (2016-02-02 11:28:46)
[en réponse à 797041]
Savez-vous si par cierge de la Chandeleur (
celui que l'on fait brûler durant l'agonie d'un proche par exemple) il faut entendre le cierge allumé pendant la cérémonie de la Chandeleur a l'église,
Ou alors vaut pour "cierge de la Chandeleur" avec les propriétés attachées, tout cierge béni dans l'église a ce moment-là, même s'il n'a pas brûlé.
Je voudrais savoir si n'importe quel cierge -allumé ou non- présent et béni dans l'église durant la cérémonie, peut-il être utilisé en tant que cierge de la Chandeleur, protégeant des dangers corporels et spirituels?
Si je ne suis pas claire comme d'habitude, soyez miséricordieux.(..
.dieuse il me semble du reste.
"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"

( 797073 )
En réponse par ami de la Miséricorde (2016-02-02 15:00:45)
[en réponse à 797050]
Chère Castille à votre demande , j'ai trouvé
ceci
Mais il me semble qu'il vaudrait mieux qu'un de nos Abbés nous éclairent sur cette question.
Bonne fête à vous, à tous et particulièrement à tous les Consacrés.

( 797111 )
La Purification par AVV-VVK (2016-02-02 20:45:56)
[en réponse à 797041]
a reçu une nouvelle appellation dans le nouveau calendrier. Elle me semble moins touchante.

( 797137 )
Les deux par Yves Daoudal (2016-02-03 11:39:29)
[en réponse à 797111]
sont dans la première phrase de l'évangile du jour. En fait en Occident c'est le mot "Présentation" (du Seigneur) qui fut d'abord le plus répandu, le mot "Purification" (de la Sainte Vierge) était utilisé dans les Eglises gallicanes et a fini par s'imposer.
On peut remarquer qu'en Orient on utilise un autre mot: la "Rencontre" (du Seigneur avec son peuple), en grec Hypapante, et que c'est le seul mot utilisé dans l'ancien calendrier liturgique de... Saint-Pierre de Rome : "Ypapanti Domini".