Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=797077
images/icones/2b.gif  ( 797077 )Le Pape François rend hommage à la Chine par Thierry (2016-02-02 15:23:30) 

sur le site du Figaro

c'est vrai que l'Eglise catholique a de quoi être contente de sa situation en Chine.

Pour paraphraser je-ne-sais-plus-qui: l'Eglise aime tellement les martyrs que le régime communiste chinois les lui fabrique
images/icones/1x.gif  ( 797100 )La diplomatie est un exercice par Athanase (2016-02-02 17:56:28) 
[en réponse à 797077]

Honnêtement, vous vous focalisez sur le message de François, mais vous oubliez que bien des papes se sont pondus en mots élogieux, sans nécessairement avoir le retour espéré...

La question chinoise est sensible et délicate depuis les années 1950, marqué notamment par une volonté du pouvoir de contrôler l'Eglise, aboutissant ainsi à des déchirements chez les catholiques. Les papes font ce qu'ils peuvent, n'hésitent pas à faire des contorsions sémantiques avec des résultats limités. En 2016, la question "chinoise" n'est pas réglée et on reste toujours tendu avec le fait que le pouvoir peut toujours faire consacrer des évêques sans mandat pontifical.

Alors, si les choses peuvent avancer, tant mieux... Mais, soyons clairs: les pontifes précédents, comme Paul VI ou Jean-Paul II, ont eu des expressions solennelles sur le peuple chinois, sur telle figure chrétienne (le père Ricci). Ils n'ont pas hésité à avoir de belles expressions. Mais au final, la situation de l'Eglise n'a guère ou peu changé, avec un système officieux de nominations concertées entre Rome et Pékin. S'il y a une perpléxité, ce n'est pas dans le ton envoyé (Rome a pu être aussi bien élogieuse, ferme, polie ou même critique sur la situation actuelle), mais sur un résultat qui ne se concrétise jamais.
images/icones/barbu2.gif  ( 797135 )exact rien de neuf et ... par Luc Perrin (2016-02-03 11:26:06) 
[en réponse à 797100]

tous ont échoué. Sans exception et cela inclut Benoît XVI qui eut lui aussi son "rêve de Chine".
Sa Lettre de 2007, sa Commission pour les affaires de Chine (qui fait penser à la chimérique Commission Pro Russia de Pie XI), voilà comment le cardinal Zen analyse la voie "miséricordieuse" avant l'heure suivie par le Saint-Siège :

"A mon avis, dès le début, la stratégie suivie était mauvaise: la stratégie du compromis à tout prix avec Pékin.

Une fois, me trouvant en tête à tête avec le Saint-Père, je lui ai dit qu’il était en train de suivre la voie du compromis jusqu’au bout. Il m’a repris: « Eh bien, peut-être pas tout à fait jusqu’au bout, c’est une question de degrés. » Parfois, pourrait-on dire, il allait trop loin, cédait sous la pression, pensant que c’était la seule façon pour l’Eglise de Chine de survivre. Ainsi, au lieu d’encourager une attitude de fermeté, c’est la soumission qui était encouragée. Bien sûr, les évêques en Chine se trouvent face à un mur et subissent de fortes pressions, mais nous qui pouvons parler librement, nous devons dire les choses vraies, en encourageant les témoins de la foi.

Le pape lui-même, confronté aux évènements en Chine, a toujours appelé au « courage ». En revanche, son entourage parlait de « compassion », de « compréhension », de « patience », en allant trop loin et en cédant du terrain bien au-delà des limites acceptables, contre le consensus de la majorité de la commission."

source : http://fr.aleteia.org/2013/03/01/benoit-xvi-le-vatican-et-la-chine/