Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=795260
images/icones/fleche3.gif  ( 795260 )Le Vatican va fêter liturgiquement Martin Luther par Jean Kinzler (2016-01-15 16:12:31) 

La Fédération luthérienne mondiale et le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité chrétienne dirigé par le Cardinal Koch, ont approuvé un «ordre liturgique» conçu pour faciliter la prière commune entre catholiques et luthériens dans la perspective de la commémoration l'année prochaine, du 500e anniversaire de la Réforme protestante.

Ce service liturgique est basé sur le document "Du conflit à la communion", publié conjointement par les deux organismes en 2013 en tant que modèle pour une "commémoration commune" de la Réforme en 2017.
La prière d'ouverture du service prie pour que le Seigneur "nous aide à se réjouir dans les dons qui sont venus à l'Eglise à travers la Réforme, et pour nous préparer à se repentir des murs de division que nous, et nos ancêtres avons construits. Que le Seigneur nous guide pour un témoignage et un service communs dans le monde ."

"Une autre prière se déroule comme suit:

Merci, O Dieu pour les nombreux directeurs idées théologiques et spirituels que nous avons tous reçus par la Réforme. Merci aussi pour les bonnes transformations mises en mouvement par la Réforme avec ses défis.
Merci pour la proclamation de l'Évangile qui a eu lieu au cours de la Réforme et qui, depuis lors, a renforcé la foi en Jésus-Christ chez d'innombrables personnes .


Une autre lecture se termine par:

"Le chemin œcuménique permet aux luthériens et aux catholiques d'apprécier ensemble la perspicacité de Martin Luther dans l'expérience spirituelle de l'évangile de la justice de Dieu, qui est aussi la miséricorde de Dieu."

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Vatican.va
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Fédération lutéhrienne mondiale
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RC
images/icones/neutre.gif  ( 795261 )Reviens, Ignace par Mingdi (2016-01-15 16:36:34) 
[en réponse à 795260]

Ils sont devenus fous, surtout le premier d'entre eux, un de tes fils
images/icones/1i.gif  ( 795271 )j'allais le dire, reviens st Francois de Sales par Semper parati (2016-01-15 18:01:51) 
[en réponse à 795261]

ils sont devenus fous !!!
images/icones/ancre2.gif  ( 795273 )Infiniment triste par Paterculus (2016-01-15 18:17:53) 
[en réponse à 795260]

Je crois en l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique.
Apostolique signifie fondée sur les Apôtres, non pas seulement à l'origine, mais encore aujourd'hui sur les successeurs ds Apôtres que sont les évêques.
Il n'y a pas d'évêques véritables chez les protestants, ils sont en dehors de la plénitude des moyens du salut et il n'y a pas à se réjouir que Luther les en ait fait sortir.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/1i.gif  ( 795274 )Le réforme est plus vieille qu'on ne le pense... par PEB (2016-01-15 18:48:58) 
[en réponse à 795260]

La réforme plonge ses origines chez Jan Huss (un siècle donc avant Luther), dont la théologie a influencé le puritanisme plus ou moins (ana)baptiste. En vertu du concile de Constance, sa fin fut tragique. Lui même s'était inspiré de John Wyclif, qui nous fait remonter encore d'un demi-siècle.

A côté de ces gens-là, Luther fait office de centriste modéré!

Notons aussi que les luthériens ne savent plus trop où ils habitent aujourd'hui. Face à ce grand n'importe quoi, Benoît XVI lors de sa visite en Allemagne a mis le doigt là où ça fait mal: à savoir la prise au sérieux de la vie (et de la mort!) du réformateur.
images/icones/1n.gif  ( 795275 )Luther a été excommunié par l'Eglise par jejomau (2016-01-15 18:54:08) 
[en réponse à 795260]

peut-il être fêté ??
images/icones/neutre.gif  ( 795276 )Eh bien des liseurs par Rémi (2016-01-15 19:13:55) 
[en réponse à 795275]

et non des moindres ont soutenu que l'excommunication cesse à la mort du coupable.


Ce n'est pas mon avis, et par ailleurs je trouve cette annonce particulièrement grave et scandaleuse.

Je prierai pour que la divine Providence épargne cette gifle à la face de notre sainte Mère l'Eglise et à la mémoire de tous les saints de la Contre-Réforme, et pour que la Sagesse vienne éclairer les promoteurs de ce délire.
images/icones/neutre.gif  ( 795306 )Autre excommunié par Jean Kinzler (2016-01-16 08:40:11) 
[en réponse à 795275]


-l'est-il encore après sa mort?
-pourra-t-il être fêté liturgiquement un jour par l'Eglise?
images/icones/fleche3.gif  ( 795317 )Luther : "notre désaccord est éternel et nous demeurons ennemi"..avec l'Eglise par jejomau (2016-01-16 09:54:06) 
[en réponse à 795306]

Le vrai problème dans les deux cas de figure, c'est que l'un rejette l'Eglise telle qu'Elle a été instaurée par le Seigneur.... Alors que l'autre prétend servir l'Eglise.

Martin Luther et la messe:

« C’est sur cet article de la messe que le prochain Concile s’échauffera le plus et qu’il consumera ses forces et son temps. Si même il était possible qu’ils nous concèdent tous les autres articles, sur celui-là ils ne cèderont pas [ça le rassure le Bougre qu'on ne lui cède pas]. Le cardinal Cajétan me l’a bien dit à Augsbourg : « Plutôt je me ferais hacher en pièces que de renoncer à la messe ». Et moi je dis : « Je me laisserais plutôt brûler vif [comme le fut Jean Hus], si Dieu le permet, que d’admettre qu’un misérable diseur de messe, bon ou mauvais [sic], s’avise de se dire l’égal ou même le supérieur de Jésus mon Seigneur et mon Sauveur ! Ainsi notre désaccord est éternel et nous demeurons ennemis [ça le rassure]. Ils le sentent bien : si la messe tombe, la papauté s’écroule. Plutôt que de tolérer cela, ils nous égorgeraient tous s’ils le peuvent. De plus >cette queue de dragon (je veux dire la messe) a engendré toutes sortes d’abominations et de cultes idolâtres » (tr. Ed. Roerich 1928 p. 302).

images/icones/1g.gif  ( 797320 )Réfléchissez un peu .... par Philippilus (2016-02-04 20:06:58) 
[en réponse à 795275]

Pensez à ce qui pourrait arriver à une personne hérétique, relapse, brûlée vie et excommuniée...


Philippilus




images/icones/1v.gif  ( 797323 )Sainte Mary MacKillop (excommuniée) par Sacerdos simplex (2016-02-04 20:21:08) 
[en réponse à 795275]

Sainte Mary MacKillop (15 janvier 1842 - 8 août 1909), enseignante des pauvres au xixe siècle, canonisée le 17 octobre 2010 par le pape Benoît XVI... :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mary_MacKillop

Cette excommunication était manifestement injuste et apparemment violait le Droit canonique. L'évêque a eu la bonne idée de l'annuler sur son lit de mort. Heureusement pour lui, sinon, on pourrait avoir des craintes pour son salut éternel.


Par contre, Luther a amplement mérité ses sanctions, et une réhabilitation serait un véritable scandale et une honte pour le Pontife régnant.
Il semble d'ailleurs que le projet d'un certain lobby est de faire une super-église qui englobe toutes les confessions chrétiennes (dans un premier temps !...), dans un syncrétisme insensé.



images/icones/hein.gif  ( 795277 )Des choix à faire par Attente ac devote (2016-01-15 19:19:42) 
[en réponse à 795260]

Il y a des moments comme ça dans la vie où l'on doit faire des choix:
2016 : Jubilé du Puy ou Jubilé de la miséricorde bergoglienne ?
2017 : centenaire de Fatima ou 500e anniversaire de la "réforme" ?

C'est déclinable à l'infini :
17 janvier : anniversaire de Pontmain ou bien une petite visite à la synagogue de Rome ?

etc etc etc ad nauseam
images/icones/fleche3.gif  ( 795279 )existe-t-il vraiment "deux Eglises" aujourd'hui ? par jejomau (2016-01-15 19:42:27) 
[en réponse à 795260]

perception de Luther par l'Eglise conciliaire :

Merci, O Dieu pour les nombreux directeurs idées théologiques et spirituels que nous avons tous reçus par la Réforme. Merci aussi pour les bonnes transformations mises en mouvement par la Réforme avec ses défis.
Merci pour la proclamation de l'Évangile qui a eu lieu au cours de la Réforme et qui, depuis lors, a renforcé la foi en Jésus-Christ chez d'innombrables personnes .



perception de Luther par l'Eglise Catholique:

1492
Tous et chacun des articles ou des erreurs précités (ci-dessous), nous les condamnons, les réprouvons et les rejetons totalement, selon le cas, comme hérétiques, ou scandaleux, ou faux, ou comme offensant les oreilles pies ou comme induisant en erreur les esprits simples et comme opposés à la vérité catholique.





1451
1. C'est une opinion hérétique, mais fréquente, que les sacrements de la Loi nouvelle donnent la grâce sanctifiante à ceux qui n'y mettent pas obstacle.

1452
2. Nier que le péché demeure dans un enfant après le baptême est fouler aux pieds tout à la fois Paul et le Christ.

1453
3. Le foyer du péché empêche l'entrée du ciel pour l'âme qui quitte son corps, même s'il n'y a pas de péché actuel.

1454
4. La charité imparfaite du mourant comprend nécessairement une grande crainte qui par elle-même suffit à entraîner la peine du purgatoire et qui empêche d'entrer au ciel.

1455
5. Les trois parties de la pénitence, contrition, confession et satisfaction, n'ont de fondement ni dans la sainte Ecriture, ni chez les saints docteurs anciens du christianisme.

1456
6. La contrition, que préparent la recherche, la récapitulation et la détestation des péchés, lorsqu'on repense à sa vie dans l'amertume de son coeur Is 38,15, en pesant la gravité, le nombre et la laideur des péchés, en voyant la béatitude éternelle perdue et la damnation éternelle encourue, cette contrition rend hypocrite et même plus pécheur.

1457
7. Très vrai et plus excellent que tous les enseignements donnés jusqu'à ce jour sur les sortes de contrition est le proverbe : "Ne pas faire le mal à l'avenir est souveraine pénitence ; la meilleure pénitence, c'est la vie nouvelle."

1458
8. N'aie nullement la présomption de confesser les péchés véniels ni même tous les pêchés mortels, car il est impossible que tu connaisses tous tes péchés mortels. Voilà pourquoi dans la primitive Eglise, on confessait seulement les péchés mortels manifestes.

1459
9. Quand nous voulons confesser tous nos péchés clairement, nous voulons équivalemment ne rien laisser pardonner à la miséricorde de Dieu.

1460
10. Personne n'a ses péchés remis s'il ne croit qu'ils sont remis quand le prêtre les remet ; bien plus, le péché demeurerait si l'on ne croyait qu'il est remis ; car la remise des péchés et la donation de la grâce ne suffisent pas, mais il faut encore croire que le péché est remis.

1461
11. Tu ne dois nullement avoir confiance d'être absous à cause de ta contrition, mais à cause de la parole du Christ "Ce que tu délieras", etc. Mt 16,19 C'est pourquoi, je te le dis, aie confiance si tu as obtenu l'absolution du prêtre, et crois fortement que tu es absous tu seras vraiment absous, quoi qu'il en soit de la contrition.

1462
12. Si par impossible un pénitent n'était pas contrit, ou si le prêtre ne l'absolvait pas sérieusement, mais par plaisanterie, si pourtant le pénitent se croit absous, il l'est en toute vérité.

1463
13. Dans le sacrement de pénitence et dans la rémission des péchés, le pape ou un évêque ne fait pas plus que le moindre des prêtres ; bien plus, là où il n'y aurait pas de prêtre, n'importe quel chrétien, même une femme ou un enfant, en peut tout autant.

1464
14. Personne n'est obligé de répondre au prêtre qu'il est contrit, et le prêtre ne doit pas le demander.

1465
15. Grande est l'erreur de ceux qui s'approchent du sacrement de l'eucharistie en ayant confiance de s'être confessés, de n'être conscients d'aucun péché mortel, d'avoir fait précéder des prières et des préparations : tous ceux-là mangent et boivent leur jugement. Mais s'ils croient et s'ils ont confiance d'obtenir la grâce, cette seule foi les rend purs et dignes.

1466
16. Il semble opportun que l'Eglise décide dans un concile commun de donner la communion aux laïcs sous les deux espèces et les gens de Bohème qui communient sous les deux espèces ne sont pas des hérétiques mais des schismatiques.

1467
17. Les trésors de l'Eglise d'où le pape donne les indulgences, ne sont pas les mérites du Christ et des saints.

1468
18. Les indulgences sont une pieuse fraude pour les fidèles et une dispense des bonnes oeuvres ; elles sont du nombre des choses permises, pas du nombre des choses utiles.

1469
19. Les indulgences pour ceux qui les gagnent vraiment, n'ont pas de valeur pour remettre la peine due aux péchés actuels devant la justice de Dieu.

1470
20. Se fourvoient ceux qui croient que les indulgences sont salutaires et utiles au profit spirituel.

1471
21. Les indulgences ne sont nécessaires que pour les fautes graves publiques, et elles ne sont réellement accordées qu'aux gens endurcis et aux impatients.

1472
22. Il est six espèces d'hommes pour lesquels les indulgences ne sont ni nécessaires ni utiles : les morts ou les moribonds, les malades, ceux qui ont un empêchement légitime, ceux qui n'ont pas commis de fautes graves ceux qui ont commis des fautes graves mais non publiques ceux qui font des oeuvres meilleures.

1473
23. Les excommunications ne sont que des peines extérieures et elles ne privent pas l'homme des prières spirituelles communes de l'Eglise.

1474
24. Il faut enseigner aux chrétiens d'aimer l'excommunication plutôt que de la craindre.

1475
25. Le pontife romain successeur de Pierre, n'est pas le vicaire du Christ établi par le Christ lui-même, dans la personne de Pierre, sur toutes les Eglises du monde entier.

1476
26. La parole du Christ à Pierre "tout ce que tu lieras sur la terre, etc." Mt 16,19 s'étend uniquement à ce que Pierre lui-même a lié.

1477
27. Il est certain qu'il n'est aucunement au pouvoir de l'Eglise ou du pape d'établir des articles de foi, et moins encore des lois concernant les moeurs ou les bonnes oeuvres.

1478
28. Si le pape pensait de telle ou telle matière avec une grande partie de l'Eglise, il ne se tromperait pas ; cependant, ce n'est ni un péché ni une hérésie de penser le contraire, surtout dans une question qui n'est pas nécessaire au salut, jusqu'à ce que le concile universel ait condamné une opinion et approuvé l'autre.

1479
29. Le chemin nous est ouvert pour énerver l'autorité des conciles, contredire leurs actes, juger leurs décrets, confesser avec confiance ce qui semble vrai, que cela ait été approuvé ou réprouvé par un concile quel qu'il soit.

1480
30. Certains articles de Jean Hus qui ont été condamnés au concile de Constance sont tout à fait chrétiens, très vrais et évangéliques : pas même l'Eglise entière ne pourrait les condamner.

1481
31. En toute oeuvre bonne le juste pèche.

1482
32. Une oeuvre bonne parfaitement accomplie est un péché véniel.

1483
33. Que des hérétiques aient été brûlés est contraire à la volonté de l'Esprit.

1484
34. Se battre contre les Turcs, c'est s'opposer à Dieu qui par eux visite nos iniquités.

1485
35. Personne n'est certain qu'il ne pèche pas sans cesse naturellement, en raison du vice très caché de l'orgueil.

1486
36. Le libre arbitre, après le péché, n'est quelque chose que de nom ; et aussi longtemps qu'il fait ce qui est en son pouvoir, il pèche mortellement.

1487
37. On ne peut pas prouver le purgatoire par un texte de la sainte Ecriture qui soit dans le canon.

1488
38. Les âmes du purgatoire ne sont pas sûres de leur salut, du moins pas toutes. Aucune raison et aucun texte d'Ecriture ne prouve qu'elles ne sont pas dans un état où elles méritent et où leur charité augmente.

1489
39. Les âmes du purgatoire ne cessent de pécher aussi longtemps qu'elles cherchent le repos et ont horreur des peines.

1490
40. Les âmes libérées du purgatoire grâce aux suffrages des vivants sont moins heureuses que si elles avaient satisfait par elles-mêmes.

1491
41. Les prélats ecclésiastiques et les princes séculiers n'agiraient pas mal s'ils détruisaient tous les mendiants.



images/icones/1y2.gif  ( 795280 )Luther et les Juifs par Aigle (2016-01-15 19:45:26) 
[en réponse à 795260]

Le saint siège ignore sans doute la virulence de l'antisémitisme de Luther. Quand il le découvrira, il changera d'avis ...
images/icones/neutre.gif  ( 795281 )Cela figure par Yves Daoudal (2016-01-15 20:17:01) 
[en réponse à 795280]

dans le fameux document. C'est même la seule chose que les luthériens regrettent vraiment, puisque c'est le seul vrai péché en notre temps.
images/icones/3b.gif  ( 795282 )Ces clercs montrent leurs vrais visages par Jean-Paul PARFU (2016-01-15 20:49:35) 
[en réponse à 795260]

Et nous comprenons ainsi parfaitement le sens des réformes issues de Vatican II.

Cela fait 50 ans qu'on le dit et qu'on prêche dans le désert. Les yeux vont-ils enfin s'ouvrir ?
images/icones/iphone.jpg  ( 795283 )Non. par XA (2016-01-15 20:55:56) 
[en réponse à 795282]

Rien.

XA
images/icones/1e.gif  ( 795297 )Ben si par Meneau (2016-01-16 01:40:25) 
[en réponse à 795283]

Une question me turlupine : on peut en avoir plusieurs, des vrais ? Mais alors, comment distinguer le vrai du vrai ?

Cordialement
Meneau
images/icones/1d.gif  ( 795284 )J'attends Chicoutimi et Rodolphe par Jean-Paul PARFU (2016-01-15 20:59:12) 
[en réponse à 795282]

Qui vont nous expliquer sans sourciller, avec beaucoup d'aplomb comme à leur habitude, qu'il ne faut pas contester le magistère qui est infaillible.

L'Eglise enseignée doit, en effet, recevoir paisiblement la parole de l'Eglise enseignante. Car dans le cas inverse, nous serions des Protestants !

Faut-il en rire ou en pleurer ?
images/icones/1g.gif  ( 795285 )Oh, vous.... par Justin Petipeu (2016-01-15 21:14:06) 
[en réponse à 795284]

le théoricien de "l'Eglise-qui-se-trompe", vous ne valez guère mieux qu'eux.

L'ignominie de cette nouvelle confirme hélas les plus sombres hypothèses au sujet de Mr. François Lepape.
images/icones/fleche2.gif  ( 795286 )Eglise ou clercs qui se trompent ? par Jean-Paul PARFU (2016-01-15 21:19:42) 
[en réponse à 795285]

That is the question ! Il ne faut trop simplifier Justin.
images/icones/croix_byzantine.png  ( 795287 )La Réforme fut à la foi un désastre... par Signo (2016-01-15 21:25:24) 
[en réponse à 795285]

...en elle-même, et une chance par la réaction de purification qu'elle a provoquée: la Réforme catholique. Le problème de cette "célébration", c'est qu'elle semble affirmer que c'est en elle-même que la Réforme a été une chance... ce qui est gravissime.

Confessons, en réponse et avec Paul VI, une foi catholique claire et intégrale:

Nous croyons en un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur des choses visibles comme ce monde où s’écoule notre vie passagère, des choses invisibles comme les purs esprits qu’on nomme aussi les anges, et Créateur en chaque homme de son âme spirituelle et immortelle.

Nous croyons que ce Dieu unique est absolument un dans son essence infiniment sainte comme dans toutes ses perfections, dans sa toute-puissance, dans sa science infinie, dans sa providence, dans sa volonté et dans son amour. Il est Celui qui est, comme il l’a révélé à Moïse; et il est Amour, comme l’apôtre Jean nous l’enseigne: en sorte que ces deux noms, Être et Amour, expriment ineffablement la même divine réalité de Celui qui a voulu se faire connaître à nous, et qui, "habitant une lumière inaccessible", est en lui-même au-dessus de tout nom, de toutes choses et de toute intelligence créée. Dieu seul peut nous en donner la connaissance juste et plénière en se révélant comme Père, Fils et Esprit Saint, dont nous sommes par grâce appelés à partager, ici-bas dans l’obscurité de la foi et au-delà de la mort dans la lumière éternelle, l’éternelle vie. Les liens mutuels constituant éternellement les trois personnes, qui sont chacune le seul et même Être divin, sont la bienheureuse vie intime du Dieu trois fois saint, infiniment au-delà de ce que nous pouvons concevoir à la mesure humaine. Nous rendons grâce cependant à la bonté divine du fait que de très nombreux croyants puissent attester avec Nous devant les hommes l’unité de Dieu, bien qu’ils ne connaissent pas le mystère de la Très Sainte Trinité.

Nous croyons donc au Père qui engendre éternellement le Fils, au Fils, Verbe de Dieu, qui est éternellement engendré, au Saint-Esprit, personne incréée qui procède du Père et du Fils comme leur éternel amour. Ainsi en les trois personnes divines, "coaeternae sibi et coaequales", surabondent et se consomment, dans la surexcellence et la gloire propres à l’être incréé, la vie et la béatitude de Dieu parfaitement un, et toujours "doit être vénérée l’unité dans la trinité et la trinité dans l’unité".

Nous croyons en Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le Fils de Dieu. Il est le Verbe éternel, né du Père avant tous les siècles et consubstantiel au Père, "homoousios to Patri", et par lui tout a été fait. Il s’est incarné par l’œuvre du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie et s’est fait homme: égal donc au Père selon la divinité, et inférieur au Père selon l’humanité et un lui-même, non par quelque impossible confusion des natures mais par l’unité de la personne.

Il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. Il a annoncé et instauré le Royaume de Dieu et nous a fait en lui connaître le Père. Il nous a donné son commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés. Il nous a enseigné la voie des béatitudes de l’Évangile: pauvreté en esprit, douleur supportée dans la patience, soif de la justice, miséricorde, pureté du cœur, volonté de paix, persécution endurée pour la justice. Il a souffert sous Ponce Pilate, Agneau de Dieu portant sur lui les péchés du monde, et il est mort pour nous sur la croix, nous sauvant par son sang rédempteur. Il a été enseveli et, de son propre pouvoir, il est ressuscité le troisième jour, nous élevant par sa résurrection à ce partage de la vie divine qu’est la vie de la grâce. Il est monté au ciel et il viendra de nouveau, en gloire cette fois, pour juger les vivants et les mort: chacun selon ses mérites - ceux qui ont répondu à l’amour et à la pitié de Dieu allant à la vie éternelle, ceux qui les ont refusés jusqu’au bout allant au feu qui ne s’éteint pas. Et son règne n’aura pas de fin.

Nous croyons en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils. Il nous a parlé par les Prophètes, il nous a été envoyé par le Christ après sa Résurrection et son Ascension auprès du Père; il illumine, vivifie, protège et conduit l’Église; il en purifie les membres s’ils ne se dérobent pas à la grâce. Son action qui pénètre au plus intime de l’âme, rend l’homme capable de répondre à l’appel de Jésus: "Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait".

Nous croyons que Marie est la Mère demeurée toujours vierge du Verbe incarné, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, et qu’en raison de cette élection singulière elle a été, en considération des mérites de son Fils, rachetée d’une manière plus éminente, préservée de toute souillure du péché originel et comblée du don de la grâce plus que toutes les autres créatures.

Associée par un lien étroit et indissoluble aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, la Très Sainte Vierge, l’Immaculée, a été, au terme de sa vie terrestre, élevée en corps et en âme à la gloire céleste et configurée à son Fils ressuscité en anticipation du sort futur de tous les justes; et Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, mère de l’Église, continue au ciel son rôle maternel à l’égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés.

Nous croyons qu’en Adam tous ont péché, ce qui signifie que la faute originelle commise par lui a fait tomber la nature humaine, commune à tous les hommes, dans un état où elle porte les conséquences de cette faute et qui n’est pas celui où elle se trouvait d’abord dans nos premiers parents, constitués dans la sainteté et la justice, et où l’homme ne connaissait ni le mal ni la mort. C’est la nature humaine ainsi tombée, dépouillée de la grâce qui la revêtait, blessée dans ses propres forces naturelles et soumise à l’empire de la mort, qui est transmise à tous les hommes et c’est en ce sens que chaque homme naît dans le péché. Nous tenons donc, avec le Concile de Trente, que le péché originel est transmis avec la nature humaine, "non par imitation, mais par propagation", et qu’il est ainsi "propre à chacun".

Nous croyons que Notre-Seigneur Jésus-Christ, par le sacrifice de la croix, nous a rachetés du péché originel et de tous les péchés personnels commis par chacun de nous, en sorte que, selon la parole de l’Apôtre, "là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé".

Nous croyons à un seul baptême institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour la rémission des péchés. Le baptême doit être administré même aux petits enfants qui n’ont pu encore se rendre coupables d’aucun péché personnel, afin que, nés privés de la grâce surnaturelle, ils renaissent "de l’eau et de l’Esprit Saint" à la vie divine dans le Christ Jésus.

Nous croyons à l’Église une, sainte, catholique et apostolique, édifiée par Jésus-Christ sur cette pierre qui est Pierre. Elle est le corps mystique du Christ, à la fois société visible instituée avec des organes hiérarchiques et communauté spirituelle, l’Église terrestre; elle est le peuple de Dieu pérégrinant ici-bas et l’Église comblée des biens célestes; elle est le germe et les prémices du Royaume de Dieu, par lequel se continuent, au long de l’histoire humaine, l’œuvre et les douleurs de la Rédemption et qui aspire à son accomplissement parfait au-delà du temps dans la gloire. Au cours du temps, le Seigneur Jésus forme son Église par les sacrements qui émanent de sa plénitude. C’est par eux qu’elle rend ses membres participants au mystère de la mort et de la résurrection du Christ, dans la grâce du Saint-Esprit qui lui donne vie et action. Elle est donc sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs, parce qu’elle n’a elle-même d’autre vie que celle de la grâce: c’est en vivant de sa vie que ses membres se sanctifient; c’est en se soustrayant à sa vie qu’ils tombent dans les péchés et les désordres qui empêchent le rayonnement de sa sainteté. C’est pourquoi elle souffre et fait pénitence pour ses fautes, dont elle a le pouvoir de guérir ses enfants par le sang du Christ et le don de l’Esprit Saint.

Héritière des divines promesses et fille d’Abraham selon l’Esprit, par cet Israël dont elle garde avec amour les Écritures et dont elle vénère les patriarches et les prophètes; fondée sur les apôtres et transmettant de siècle en siècle leur parole toujours vivante et leurs pouvoirs de pasteur dans le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui; perpétuellement assistée par le Saint-Esprit, elle a charge de garder, enseigner, expliquer et répandre la vérité que Dieu a révélée d’une manière encore voilée par les prophètes et pleinement par le Seigneur Jésus. Nous croyons tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel. Nous croyons à l’infaillibilité dont jouit le successeur de Pierre quand il enseigne ex cathedra comme pasteur et docteur de tous les fidèles, et dont est assuré aussi le corps des évêques lorsqu’il exerce avec lui le magistère suprême.

Nous croyons que l’Église, fondée par Jésus-Christ et pour laquelle il a prié, est indéfectiblement une dans la foi, le culte et le lien de la communion hiérarchique. Au sein de cette Église, la riche variété des rites liturgiques et la légitime diversité des patrimoines théologiques et spirituels et des disciplines particulières, loin de nuire à son unité, la manifestent davantage.

Reconnaissant aussi l’existence, en dehors de l’organisme de l’Église du Christ, de nombreux éléments de vérité et de sanctification qui lui appartiennent en propre et tendent à l’unité catholique, et croyant à l’action du Saint-Esprit qui suscite au cœur des disciples du Christ l’amour de cette unité, Nous avons l’espérance que les chrétiens qui ne sont pas encore dans la pleine communion de l’unique Église se réuniront un jour en un seul troupeau avec un seul pasteur.

Nous croyons que l’Église est nécessaire au salut, car le Christ qui est seul médiateur et voie de salut se rend présent pour nous dans son Corps qui est l’Église. Mais le dessein divin du salut embrasse tous les hommes; et ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile du Christ et son Église mais cherchent Dieu sincèrement et, sous l’influence de la grâce, s’efforcent d’accomplir sa volonté reconnue par les injonctions de leur conscience, ceux-là, en un nombre que Dieu seul connaît, peuvent obtenir le salut.

Nous croyons que la messe célébrée par le prêtre représentant la personne du Christ en vertu du pouvoir reçu par le sacrement de l’ordre, et offerte par lui au nom du Christ et des membres de son Corps mystique, est le sacrifice du calvaire rendu sacramentellement présent sur nos autels. Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son Corps et son Sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d’apparaître à nos sens de la même façon qu’auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle.

Le Christ ne peut être ainsi présent en ce sacrement autrement que par le changement en son corps de la réalité elle-même du pain et par le changement en son sang de la réalité elle-même du vin, seules demeurant inchangées les propriétés du pain et du vin que nos sens perçoivent. Ce changement mystérieux, l’Église l’appelle d’une manière très appropriée transsubstantiation. Toute explication théologique, cherchant quelque intelligence de ce mystère, doit pour être en accord avec la foi catholique, maintenir que, dans la réalité elle-même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d’exister après la consécration, en sorte que c’est le corps et le sang adorables du Seigneur Jésus qui dès lors sont réellement devant nous sous les espèces sacramentelles du pain et du vin, comme le Seigneur l’a voulu, pour se donner à nous en nourriture et pour nous associer à l’unité de son Corps mystique.

L’unique et indivisible existence du Seigneur glorieux au ciel n’est pas multipliée, elle est rendue présente par le sacrement dans les multiples lieux de la terre où la messe est célébrée. Et elle demeure présente, après le sacrifice, dans le Saint Sacrement, qui est, au tabernacle, le cœur vivant de chacune de nos églises. Et c’est pour nous un devoir très doux d’honorer et d’adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu’ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s’est rendu présent devant nous.

Nous confessons que le royaume de Dieu commencé ici-bas en l’Église du Christ n’est pas de ce monde, dont la figure passe, et que sa croissance propre ne peut se confondre avec le progrès de la civilisation, de la science ou de la technique humaines, mais qu’elle consiste à connaître toujours plus profondément les insondables richesses du Christ, à espérer toujours plus fortement les biens éternels, à répondre toujours plus ardemment à l’amour de Dieu, à dispenser toujours plus largement la grâce et la sainteté parmi les hommes. Mais c’est ce même amour qui porte l’Église à se soucier constamment du vrai bien temporel des hommes. Ne cessant de rappeler à ses enfants qu’ils n’ont pas ici-bas de demeure permanente, elle les presse aussi de contribuer, chacun selon sa vocation et ses moyens, au bien de leur cité terrestre, de promouvoir la justice, la paix et la fraternité entre les hommes, de prodiguer leur aide à leurs frères, surtout aux plus pauvres et aux plus malheureux. L’intense sollicitude de l’Église, épouse du Christ, pour les nécessités des hommes, leurs joies et leurs espoirs, leurs peines et leurs efforts, n’est donc rien d’autre que son grand désir de leur être présente pour les illuminer de la lumière du Christ et les rassembler tous en lui, leur unique Sauveur. Elle ne peut signifier jamais que l’Église se conforme elle-même aux choses de ce monde, ni que diminue l’ardeur de l’attente de son Seigneur et du royaume éternel.

Nous croyons à la vie éternelle. Nous croyons que les âmes de tous ceux qui meurent dans la grâce du Christ, soit qu’elles aient encore à être purifiées au purgatoire, soit que dès l’instant où elles quittent leur corps, Jésus les prenne au paradis comme il a fait pour le bon larron, sont le peuple de Dieu dans l’au-delà de la mort, laquelle sera définitivement vaincue le jour de la résurrection où ces âmes seront réunies à leur corps.

Nous croyons que la multitude de celles qui sont rassemblées autour de Jésus et de Marie au paradis forme l’Église du ciel, où dans l’éternelle béatitude elles voient Dieu tel qu’il est et où elles sont aussi, à des degrés divers, associées avec les saints anges au gouvernement divin exercé par le Christ en gloire, en intercédant pour nous et en aidant notre faiblesse par leur sollicitude fraternelle.

Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et Nous croyons que dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières, comme Jésus nous l’a dit: Demandez et vous recevrez. Aussi est-ce avec foi et dans l’espérance que Nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir.

Béni soit le Dieu trois fois saint. Amen.

Paul PP. VI
à Rome, le 30 juin 1968
images/icones/carnet.gif  ( 795356 )Lettre du cardinal Koch et de Martin Junge par Jean Kinzler (2016-01-16 15:48:22) 
[en réponse à 795287]

Source
images/icones/1e.gif  ( 795956 )L'Opus Dei communique !!! par Rodolphe (2016-01-22 23:17:09) 
[en réponse à 795260]

Certains pensent que je suis de l’ «Œuvre ». Je veux les rassurer. C’est non ! Je « complote » tout seul.

Je constate également que ces mêmes personnes attendent avec impatience ma réaction sur le « Common Prayer Book ».

Par charité chrétienne, je me dois d’accéder à leur requête.

D’emblée, je puis leur dire que ce n’est pas du tout ma tasse de thé…

Je pense que ces gesticulations sont par ailleurs totalement stériles.

Comme circonstance atténuante, je note que ce livre de prières s’appuie sur un long rapport consacré à la réforme, Luther et l’œcuménisme -« Du conflit à la communion »- ici qui n’est pas totalement inintelligent.

J’en viens maintenant à l’essentiel. Le « Common Prayer Book » est, de l’aveu même de ces concepteurs, un « outil » liturgique. Par ailleurs, celui-ci est à géométrie variable et n’a pas une vocation contraignante (« The material invites you to join »). Quant au document sur lequel ce recueil de prières s’appuie, « Du conflit à la Communion », il ne s’agit que d’un rapport d’étude conjoint du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et de la Fédération luthérienne mondiale.

Autrement dit, la valeur magistérielle de ces documents me semble plus que limitée en raison de l’instrumentum et de leur formulation non contraignante. Je pense que c’est délibéré. On ne veut visiblement pas « engager » le magistère. Il s’agit donc à mes yeux d’une simple construction « expérimentale » et supposément « généreuse » qui…entraînera un peu plus de confusion œcuménique.

Le Pape souhaite qu’en 2017 les luthériens et les catholiques commémorent ensemble le cinquième centenaire de la Réforme. Cependant, il ne devrait pas s’agir d’une célébration triomphaliste mais d’une profession de foi commune durant laquelle les fidèles prieront ensemble, demanderont pardon au Christ pour leurs fautes réciproques et partageront leur joie de parcourir ensemble le chemin vers l’unité. Ici (La Croix)

Encore une fois, je ne partage que très modérément ce genre de démarche, même si elle ne me semble pas "hérétique", vu les précisions apportées. J’attends de voir ce que cela donnera en définitive et quelle forme les « festivités » prendront.

En tout état de cause, aucun catholique –même « conciliaire »- n’est obligé par ce genre de documents et il est donc loisible à tout fidèle d’en contester la teneur... avec respect mais fermeté, si nécessaire.
images/icones/carnet.gif  ( 797241 )Luther : non et non [TFP] par Amandus (2016-02-04 09:21:09) 
[en réponse à 795260]

Un article intéressant de la TFP :


Le cinquième centenaire de la naissance de Martin Luther, le grand responsable de la révolution protestante au XVI° siècle, a donné lieu dans certains milieux catholiques à des manifestations de sympathie qu’on aurait jugées absolument inconcevables il y a cinq ans encore. À leur nombre figure la visite du pape François à la « Christus Kirche », le temple protestant de Rome (1).


Sur Martin Luther, le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, fondateur de l’Association Brésilienne pour la Défense de la Tradition, de la Famille et de la Propriété (TFP) et Président de son Conseil National, a écrit pour le principal quotidien de São Paulo, la grande métropole industrielle du Brésil, deux articles hautement instructifs.

J’ai eu l’honneur, en 1974, d’être le premier signataire d’un manifeste publié dans des quotidiens parmi les principaux du Brésil et reproduit dans presque tous les pays ou existaient les onze TFP d’alors. Il s’intitulait : « La politique de détente du Vatican avec les gouvernements communistes – Pour la TFP : s’abstenir ? ou résister ? » (cf. Folha de S. Paulo, 10 avril 1974).

Les associations y déclaraient leur respectueux désaccord vis-à-vis de l’« Ostpolitik » menée par Paul VI, et exposaient en détail leurs raisons pour cela. Soit dit en passant, tout y était exprimé avec tant d’orthodoxie que personne n’a soulevé la moindre objection à cet égard.

Pour résumer en une phrase à la fois toute la vénération envers la Papauté et la fermeté avec laquelle elles déclaraient leur Résistance à l’« Ostpolitik » vaticane, les TFP disaient au Souverain Pontife : « Notre âme est vôtre, notre vie est vôtre. Commandez-nous ce que vous voudrez. Mais ne nous demandez pas de croiser les bras devant le loup rouge qui mène l’assaut. Notre conscience s’y oppose ».

Je me suis rappelé cette phrase avec une particulière tristesse en lisant la lettre écrite par Jean-Paul II au Cardinal Willebrands (cf. L’Osservatore Romano, 6 novembre 1983), à propos du cinquième centenaire de la naissance de Martin Luther, et signée du 31 octobre dernier, date anniversaire du premier acte de rébellion de cet hérésiarque dans l’église du château de Wittemberg. Elle est pétrie de tant de bienveillance et d’aménité que je me suis demandé si l’auguste signataire avait oublié les terribles blasphèmes que le moine apostat avait lancés contre Dieu, contre le Christ Jésus Fils de Dieu, contre le Très Saint Sacrement, la Vierge Marie et la Papauté elle-même.

Il est pourtant sûr qu’il ne les ignore point, car ils sont à la portée de n’importe quel catholique cultivé, dans des livres de bon aloi, qu’on trouve encore aujourd’hui sans difficulté.

Deux d’entre eux me viennent à l’esprit. L’un, écrit au Brésil : c’est « L’Église, la Réforme et la Civilisation », du grand jésuite Leonel Franca. Sur ce livre comme sur son auteur, les silences ecclésiastiques officiels laissent la poussière retomber.

L’autre livre est d’un historien français parmi les plus connus de ce siècle, Funck-Brentano, membre de l’Institut, et d’ailleurs protestant peu suspect.

Commençons par citer les textes recueillis dans l’ouvrage de ce dernier : « Luther » (Grasset, Paris, 1934. 7e éd., 352 pp).

Et allons droit à ce blasphème sans nom : « Le Christ, dit Luther, a commis l’adultère une première fois avec la femme à la fontaine dont parle Jean. Ne murmurait-il pas autour de lui : « Qu’a-t-il donc fait avec elle ? », puis avec la Madeleine, puis avec la femme adultère qu’il a tenue quitte si légèrement. Ainsi le Christ, si pieux, a dû, lui aussi, forniquer avant de mourir » (« Propos de table », n° 1472, éd. de Weimar II, 107 – cf. op. cit., p. 235).

Quand on a lu cela, on ne s’étonne pas que Luther pense, comme le signale Funck-Brentano, que « Certes, Dieu est grand et puissant, bon et miséricordieux […] mais il est stupide – « Deus est stultissimus » (« Propos de table », n° 963, éd. De Weimar, I, 487). C’est un tyran. Moïse agissait par sa volonté, comme son lieutenant, en maître bourreau que nul n’a dépassé, voire égalé à effrayer, terroriser, martyriser le pauvre monde » (op. cit., p. 230).

Tout cela est en cohérence étroite avec cet autre blasphème, qui impute à Dieu la responsabilité de la trahison de Judas et de la révolte d’Adam : « Luther », commente Funck-Brentano, « en arrive à déclarer que Judas, en trahissant le Christ, agit sous l’impétueuse décision du Tout-Puissant. « Sa volonté (celle de Judas) était dirigée par Dieu ; Dieu le faisait mouvoir en sa toute « puissance ». Adam lui-même, au paradis terrestre, fut contraint d’agir comme il agit. Il se trouvait mis par Dieu dans une situation telle qu’il lui était impossible de ne pas tomber » (op. cit., p. 246).

Non moins cohérent avec cette séquence abominable, un pamphlet de Luther intitulé « Contre le pontificat romain fondé par le diable », de mars I545, dénommait le Pape, non pas « très saint » selon l’usage, mais « très infernal », et ajoutait que la papauté s’était toujours montrée assoiffée du sang (cf. op. cit., pp. 337-338).

On ne s’étonne pas alors que Luther, mû par de telles idées, ait écrit à Melanchthon, à propos des sanglantes persécutions d’Henri VIII contre les catholiques d’Angleterre : « Il est permis de s’abandonner à la colère quand on sait quels traîtres, voleurs, meurtriers sont les papes, leurs cardinaux et leurs légats. Plût à Dieu que l’on vît s’employer à les faire disparaître plusieurs rois d’Angleterre » (op. cit., p. 254).

Il s’est exclamé pour la même raison : « Assez de paroles, le fer ! le feu ! ». Il ajoute : « Nous punissons les voleurs par l’épée, pourquoi ne pas empoigner pape et cardinaux et toute la séquelle de la Sodome romaine et nous laver les mains dans leur sang ? » (op. cit., p. 104).

Cette haine a accompagné Luther jusqu’à la fin de sa vie ; Funck-Brentano affirme : « Son dernier sermon public à Wittemberg est du 17 janvier 1546 : ultime cri de malédiction contre le pape, le sacrifice de la messe, le culte de la Vierge » (op.cit., p. 340).
On comprend alors que des grands persécuteurs de l'Église aient célébré sa mémoire. Ainsi « Hitler a fait proclamer fête nationale en Allemagne l’anniversaire du 31 octobre 1517 où le moine augustin révolte fit afficher aux portes de l’église du château de Wittemherg ses fameuses 95 propositions contre la suprématie et les doctrines pontificales » (op.cit., p. 272).

En dépit de tout l’athéisme officiel du régime communiste, M. Erich Honnecker, président du Conseil d’État et du Conseil de Défense, premier personnage de la République Démocratique Allemande, a organisé cette année en l’honneur de Luther des célébrations impressionnantes (cr. « German Comments », Osnabrück, Allemagne de l’Ouest, avril 1983).




Rien de plus déconcertant, de plus sidérant même, que ce qui s’est passé lors de la toute récente célébration du cinquième centenaire de la naissance de Luther dans un maigre temple protestant de Rome, le 11 décembre dernier.

Cette manifestation de fête, d’amour et d’admiration pour la mémoire de l’hérésiarque a comporté la participation du prélat que le conclave de 1978 a élu Pape. Celui donc auquel incomberait la mission de défendre contre les hérésiarques et les hérétiques les saints noms de Dieu et de Jésus-Christ, la Sainte Messe, la Sainte Eucharistie et la Papauté !

« Sidérant, ahurissant » – tel a été le gémissement de mon cœur de catholique. Qui n’en a pas moins redoublé de foi et de vénération pour la Papauté.

Dans le prochain article, il me reste à citer « L’Église, la Réforme et la Civilisation » du grand P. Leonel Franca.


Extrait d’après http://tfp-france.org/25769/luther-non-et-non

(1) La maison des luthériens à Rome, la Christuskirche, a accueilli le pape François le dimanche 15 novembre 2016 : avant lui, Jean-Paul II y était allé en 1983, premier pontife (dit-on) à entrer dans une Église luthérienne, et Benoît XVI en 2010.