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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 795776 )21/01 Ste Agnès, vierge et martyre par ami de la Miséricorde (2016-01-21 00:02:28) 



Ste Agnès, vierge et martyre

Litanies de Sainte Agnès
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 795777 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2016-01-21 00:04:27) 
[en réponse à 795776]

II. Les divers degrés d'humilité

1131. Parmi les actes intérieurs il rangé :
1) La crainte de Dieu sans cesse présente aux yeux de notre esprit, et nous faisant pratiquer les commandements : crainte des châtiments d'abord, puis crainte révérentielle, qui s'achève dans l'adoration : « timor Domini sanctus, permanens in sæculum sæculi » (Ps. XVIII, 10). 2) L'obéissance, ou la soumission de notre volonté à celle de Dieu : si nous avons en effet la révérence et la crainte de Dieu, nous ferons sa volonté en tout : cette obéissance est bien un acte d'humilité puisque c'est l'expression de notre dépendance à l'égard de Dieu. 3) L'obéissance aux Supérieurs pour l'amour de Dieu, pro amore Dei ; il est plus difficile de se soumettre aux Supérieurs qu'à Dieu lui-même : il y faut un plus grand esprit de foi pour voir Dieu dans ses supérieurs, et une abnégation plus parfaite, parce que cette obéissance s'applique à un plus grand nombre de choses. 4) L'obéissance patiente même dans les choses les plus difficiles, en supportant les injures sans se plaindre, même et surtout quand l'humiliation vient des Supérieurs : pour y réussir, on pense à la récompense céleste et aux souffrances et humiliations de Jésus.
5) L'aveu des fautes secrètes, y compris les pensées, au Supérieur, en dehors de la confession sacramentelle ; c'est un acte d'humilité qui est un frein puissant : la pensée qu'il faudra manifester ses fautes les plus secrètes retient souvent sur la pente de l'abîme. 6) L'acceptation cordiale de toutes les privations, occupations viles, en se regardant comme au-dessous de sa tâche. 7) Se croire sincèrement, du fond du cœur, le dernier de tous les hommes. C'est un degré rare ; les saints y arrivent, en se disant que si les autres avaient eu autant de grâces que nous, ils seraient meilleurs.

1132. Ces actes intérieurs se manifestent évidemment par des actes extérieurs, dont les principaux sont :
8) La fuite de la singularité : ne rien faire d'extraordinaire, mais se contenter de ce qui est autorisé par la règle commune, les exemples des anciens et les coutumes légitimes ; vouloir se singulariser est en effet une marque d'orgueil ou de vanité. 9) Le silence : savoir se taire tant qu'on n'est pas interrogé, ou qu'il n'y a pas une bonne raison de parier, et donner aux autres l'occasion de parler : dans l'empressement à prendre la parole il y a en effet beaucoup de vanité. 10) La retenue dans le rire : S. Benoît ne condamne pas le rire, en tant qu'il est l'expression de la joie spirituelle, mais seulement le rire de mauvais aloi, le gros rire ou le rire railleur, ou la disposition habituelle à rire promptement et bruyamment, qui montre peu de respect pour la présence de Dieu et peu d'humilité.
11) La réserve dans les paroles : quand on parle, le faire doucement et humblement, sans éclats de voix, avec la gravité et la sobriété du sage. 12) La modestie dans le maintien : marcher, s'asseoir, se tenir debout, regarder modestement, sans affectation, la tête légèrement inclinée, en pensant à Dieu, et en se disant qu'on est indigne de lever les yeux vers le ciel.
Après avoir expliqué les différents degrés d'humilité, S. Benoît ajoute qu'ils mènent à l'amour de Dieu, cet amour parfait qui exclut la crainte : l'amour de Dieu, voilà donc le terme où conduit l'humilité : la voie est rude, mais les sommets où elle conduit sont les hauteurs de l'amour divin.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/computer.gif  ( 795785 )Sainte Agnès était si jolie… par Emmanuel (2016-01-21 09:36:32) 
[en réponse à 795776]

Auteur : Daniel-Rops | Ouvrage : Légende dorée de mes filleuls


Les lourds bro­de­quins des légion­naires sonnent sur les dalles des rues. A la porte de la mai­son, des coups vio­lents. Le jour se lève à peine sur Rome. « Ouvrez ! » Les sol­dats entrent, mena­çants, glaive en main, prêts à frap­per qui leur résis­te­rait. Mais ceux qu’on vient arrê­ter ne résistent nul­le­ment. D’avance, ils ont accepté le sort qui les attend ; d’avance ils ont donné leur vie au Christ.

Ils ne le renie­ront pas. Emme­nés devant un magis­trat de l’Empire, ils lui tien­dront tête sans trem­bler. On enten­dra à peu près ce dia­logue :

récit du martyre de chrétiens jetés aux lions— Es-​tu chré­tien ?

— Oui, je le suis.

— Acceptes-​tu d’offrir un sacri­fice aux dieux de Rome ?

— Je ne puis pas.

— Si tu refuses, tu mour­ras.

— Je refuse.

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