Le Forum Catholique

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images/icones/marie.gif  ( 795599 )De la férie par ami de la Miséricorde (2016-01-19 09:28:36) 



De la férie

Messe comme au dimanche précédent ou messe d’une des deux Mémoires
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 795600 )19/01 Sts Marius, Marthe, Audifax et Abachus, martyrs, et St Canut, roi, martyr par ami de la Miséricorde (2016-01-19 09:41:14) 
[en réponse à 795599]



Deutsch: Reliquiar der Heilige Drei Ärzte. Prüm
Date 12 July 2007
Source Own work (Original text: eigenFoto)


Mémoire de Sts Marius, Marthe, Audifax et Abachus, martyrs



Mémoire de St Canut, roi, martyr

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 795601 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2016-01-19 09:43:20) 
[en réponse à 795600]

§ II. L'Humilité

Cette vertu pourrait, sous certains aspects, se rattacher à la justice, puisqu'elle nous incline à nous traiter comme nous le méritons. Cependant on la rattache généralement à la vertu de tempérance, parce qu'elle modère le sentiment que nous avons de notre propre excellence. Nous exposerons : 1° sa nature ; 2° ses degrés ; 3° son excellence ; 4° les moyens de la pratiquer.

I. Sa nature

1127. 1° L'humilité est une vertu que les païens n'ont pas connue : pour eux, l'humilité désignait quelque chose de vil, d'abject, de servile ou d'ignoble. Il n'en était pas de même chez les Juifs : éclairés par la foi, les meilleurs d'entre eux, les justes, conscients de leur néant et de leur misère, acceptaient avec patience l'épreuve comme un moyen d'expiation ; Dieu alors s'inclinait vers eux pour les secourir; il aimait à exaucer les prières des humbles, et pardonnait au pécheur contrit et humilié. Quand donc N. Seigneur vint prêcher l'humilité et la douceur, les Juifs purent comprendre son langage. Pour nous, nous le comprenons mieux encore, après avoir médité sur les exemples d’humilité qu'il nous a donnés dans sa vie cachée, publique et souffrante, et qu'il ne cesse de nous donner dans sa vie eucharistique.
On peut définir l'humilité : une vertu surnaturelle, qui, par la connaissance qu'elle nous donne de nous-mêmes, nous incline à nous estimer à notre juste valeur, et à rechercher l'effacement et le mépris. Plus brièvement S. Bernard la définit : « virtus qua homo verissima sui agnitione, sibi ipsi vilescit » (De gradibus humil., c.I, n.2). Cette définition se comprendra mieux, quand nous aurons exposé le fondement de l'humilité.

1128. 2° Fondement. L'humilité a un double fondement, la vérité et la justice : la vérité, qui fait que nous nous connaissons nous-mêmes tels que nous sommes ; la justice, qui nous incline à nous traiter conformément à cette connaissance.
A) Pour se connaître soi-même, dit S. Thomas, il faut voir ce qui en nous appartient à Dieu et ce qui nous appartient en propre ; or tout ce qu’il y a de bien vient de Dieu et lui appartient, tout ce qu'il y a de mal ou de défectueux, vient de nous. La justice demande donc impérieusement que l’on rende à Dieu, et à Dieu seul, tout honneur et toute gloire : « Regi sæculorum immortali, invisibili, soli Deo honor et gloria » (I Tim., I, 17) ; « Benedictio, et claritas, et sapientia, et gratiarum actio, honor et virtus et fortitudo Deo nostro » (Apoc., VII, 12). Sans doute, il y a quelque chose de bon en nous, notre être naturel et surtout nos privilèges surnaturels ; l'humilité ne nous empêche pas de les voir, de les admirer ; mais, de même que quand on admire un tableau, c'est à l'artiste qui l'a peint que va notre hommage et non à la toile, ainsi, quand nous admirons les dons et les grâces de Dieu en nous, c'est à lui et non à nous-mêmes que doit aller notre admiration.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde