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images/icones/tao.gif  ( 795497 )Le miracle de Cana : l'eau des jarres était-elle impure ? par Chicoutimi (2016-01-18 11:23:30) 

Le 6 juillet 2015, le Pape François, à propos du Synode sur la Famille, invitait :


"à intensifier la prière à cette intention, pour que même ce qui nous semble encore impur, comme l’eau des jarres, nous scandalise ou nous effraie, Dieu – en le faisant passer par son “heure” – puisse le transformer en miracle. Aujourd’hui, la famille a besoin de ce miracle".



Ce texte a suscité des questions et ces questions, à leur tour, m'ont amené à des réflexions.

Comme lesdites questions ont été soulevées dans un autre fil portant sur la foi de Marie au pied de la Croix, je me permets de créer ici un nouveau fil sur le sujet du miracle des noces de Cana que nous avons célébrées liturgiquement hier.

Mon intention ici n’est pas de dire ce que le Pape a en tête (je n’ai pas ce don de lire dans les consciences) mais de donner une interprétation orthodoxe de ces propos à partir de trois éléments : l’impureté de l’eau; la nature humaine et son besoin de salut; et le mariage comme remède à la concupiscence.

1- L’IMPURETÉ DE L’EAU

L'eau dans les jarres était-elle impure ? Je répondrai par l'affirmative. Évidemment, l’eau dans les jarres n’était pas impure au niveau physique ou rituel puisque, effectivement, elle servait aux ablutions. Il faut comprendre cette impureté de l’eau au niveau ontologique.

En effet, le péché originel n’a pas qu’affecté la nature de l’homme, mais également la création tout entière. Ainsi, on ne peut donc pas affirmer que l’eau des jarres n’avait pas besoin de purification car cette eau fait partie de la création affectée par le péché originel. C’est ainsi que Notre-Seigneur, quand il descendit dans le Jourdain, ne se fit pas baptiser pour être purifié, mais bien pour purifier cette eau :


« Le Christ est baptisé non pas pour être sanctifié par l’eau, mais pour sanctifier lui-même l’eau et pour purifier par sa pureté ces flots qu’il touche. La consécration du Christ est en effet la consécration fondamentale de l’élément. » (Sermon de Saint Maxime de Turin)



C’est aussi pour cette raison qu’avant de bénir l’eau – pour en faire une eau bénite – le prêtre exorcise cette eau en disant :


«Je t’exorcise, eau créée, au nom de Dieu le Père † tout-puissant, et au nom de Jésus † Christ son Fils, notre Seigneur, et par la vertu du Saint † Esprit; afin que tu deviennes une eau exorcisée qui chasse toute puissance ennemie; afin aussi que tu deviennes capable d’extirper et d’éradiquer l’ennemi lui-même avec ses anges apostats, par la vertu de ce même Jésus-Christ, notre Seigneur, qui viendra juger les vivants et les morts, et le monde par le feu.» (Traduction française tirée du Missel quotidien complet pour la forme extraordinaire du rite romain publié par les moines du Barroux)



À ce sujet, le livre « Nouveau Mois de Saint Michel » (dont le contenu a reçu, en 1893, l’approbation de l’évêque de Saint-Hyacinthe (au Québec), Mgr Louis-Zéphirin Moreau, lequel a été béatifié par Saint Jean-Paul II en 1987), publié par le Monastère du Précieux-Sang, affirme ce qui suit :


« … Il n’y a pas une seule créature visible dans l’univers qui n’ait aussi son démon spécial.
Tertullien dit que le diable se plaît à reposer dans les eaux, dans les fontaines, dans les lacs et dans les ruisseaux.
C’est peut-être pour cette raison que le Rituel s’ouvre par des exorcismes sur l’enfant qui se présente au baptême, et sur l’eau qui le doit baptiser.
Un passage de Porphyre, cité par Eusèbe, attire notre attention : « Toute habitation, dit-il, est pleine de démons. C’est pourquoi on la purifie, en les chassant, toutes les fois qu’on veut prier Dieu ».
[…] O sagesse de notre Mère la sainte Église ! Elle protège nos demeures et nos personnes contre les démons, en bénissant l’eau, les pieuses images, jusqu’aux branches d’arbres dont la piété se fait un bouclier contre Satan, et en nous couvrant d’objets bénits !
« Bien plus, continue Porphyre, tous les corps sont remplis de démons… Ainsi, lorsque nous nous mettons à table, ils ne prennent pas seulement place près de nos personnes, ils s’attachent encore à notre corps. »
Admirons encore ici la prévoyance de la sainte Église qui enseigne à ses enfants de ne se mettre jamais à table, avant d’avoir dit le Benedicite, et de l’avoir fait précéder et suivre du Signe de la Croix.
[…] Ainsi, d’après le Rituel et le Pontifical, ils [les démons] peuvent corrompre l’air, l’eau, répandre la peste, soulever des tempêtes, envoyer des ouragans, des grêles, en un mot déchaîner tous les éléments. »



C'est à partir de ces points de doctrine que nous pouvons considérer que l'eau du miracle de Cana pouvait, non seulement sembler impure mais, l'être effectivement.

2- LA NATURE HUMAINE ET SON BESOIN DE SALUT

De même, avec la nature humaine – en raison du péché d’Adam – nous avons besoin : tantôt d’y extirper le démon (avec les exorcismes); tantôt d’y effacer la tache originelle (avec le baptême); tantôt de remédier à sa concupiscence (avec le mariage).

Les propos du Pape François, sur le miracle de Cana, confirment donc que l’intention du Synode n’est pas de reconnaître comme étant bon et acceptable l’état de l’homme vivant dans une situation peccamineuse, mais bien d’amener ces personnes sur la voie du salut « en les faisant passer par Son heure», et donc à la conversion, à la transformation, tout comme cette eau impure qui, par l’intervention de Jésus, se « transforme en miracle », et devient ainsi un bon vin.

3- LE MARIAGE COMME REMÈDE À LA CONCUPISCENCE

Outre le bien mutuel des époux et l’accroissement du peuple de Dieu, l’une des fins du mariage consiste en ce qu’il est un « remède à la concupiscence », comme nous l’enseigne le Concile de Trente à la suite de Saint Thomas d’Aquin et de Saint Augustin.

Or, quand on constate l’état actuel de nombreux couples qui vivent comme s’ils étaient mariés, mais sans se marier, il est clair que le salut de beaucoup de ces personnes passe par la voie du mariage, le sacrement qui viendra remédier à leur concupiscence et à leurs passions déréglées.

Pour que le mariage sacramentel puisse être considéré un « remède à la concupiscence », il importe de faire une distinction entre :

a- Ceux qui vivent dans une union illégitime (les concubins et ceux qui sont mariés civilement) et qui n’ont pas d’empêchement au mariage (ceux-là doivent être orientés vers le mariage); et

b- Ceux qui se sont remariés civilement après un mariage religieux (ceux-là doivent régulariser leur situation par une autre voie que le mariage).

À titre d'exemple, et comme je le disais ICI, Saint Jean-François Régis, dont le nom reste attaché à l'œuvre qui a pour but de régulariser, par un mariage religieux, les mariages civils et les unions irrégulières, nous donne une piste à suivre où le mariage peut concrètement être vécu comme un remède à la concupiscence.

Mettons d'abord au clair un aspect de la régularisation, car qui dit régularisation dit deux choses :

i. d'une part, on régularise ce qui est problématique (car ce qui est en règle n'a pas à être régularisé).

ii. D'autre part, on ne régularise que ce qui a le potentiel de devenir en règle. Ainsi, on ne pourra jamais régulariser une union contre-nature, car ce type d'union ne pourra jamais correspondre aux critères de complémentarité homme/femme et d'ouverture à la vie. Par contre, des concubins homme/femme qui n'ont jamais été mariés pourraient se marier et ainsi régulariser leur union qui est objectivement déficiente et peccamineuse mais qui comporte potentiellement les éléments nécessaires au mariage.

Il ne s’agit donc pas ici de reconnaître les unions illégitimes, mais de favoriser un apostolat qui conduit à la régularisation d’une union; ce qui veut dire les arracher au péché en leur faisant contracter un mariage sacramentel (ce qui implique un accompagnement et une préparation au préalable).

Quant aux divorcés-remariés qui, pour de bonnes raisons, ne peuvent pas renoncer à leur union illégitime, c’est une autre histoire. Il est clair qu'ils ne peuvent accéder à la Sainte Communion tant que perdure leur état.

En fait, il y a trois remèdes possibles à envisager dans leur cas.

Le premier, est qu’ils en viennent à acquérir la continence leur permettant de vivre comme frère et sœur (comme l'avait expliqué Saint Jean-Paul II).

Le second, est qu’ils entreprennent une démarche de nullité de mariage et, dans le cas ou leur première union en vient à être déclarée nulle, ils pourraient alors faire convalider leur mariage civil.

Le troisième, est qu’ils acceptent de participer à la vie de l’Église en se contentant d’une communion spirituelle (mais jamais sacramentelle).

Il y a donc, pour tous les états peccamineux, des voies de conversion par lesquelles "l'eau impure" peut devenir un "bon vin" grâce à l'action du Christ par la médiation de l'Église.

Pour conclure, puisque beaucoup de nos contemporains vivent dans le péché, prisonniers qu’ils sont de la concupiscence, de l’adultère et de la fornication, ne devrions-nous considérer les propos du Pape François comme un exemple de sollicitude du Bon Pasteur venu sauver ce qui était perdu; qui est venu non pas pour reconnaître comme étant bonne et légitime la situation du pécheur, mais pour amener ce dernier à changer de vie ?
images/icones/1a.gif  ( 795499 )"Ontologique", vous dis-je ! par Yves Daoudal (2016-01-18 11:44:51) 
[en réponse à 795497]

Voilà donc cette pauvre eau de Cana ontologiquement impure...

Cela n'est en rien suggéré par le pape, et surtout ça ne résout pas du tout la question. Car cette eau, dans le discours du pape, symbolise les personnes en situation irrégulière dans l'Eglise, et, dit-il, il faut prier pour qu'il y ait un miracle au synode, afin que ces irrégularités deviennent tout à coup régulières et que tout le monde puisse communier... (ou: que l'on comprenne que ces irrégularités ne sont qu'apparentes comme était apparemment impure l'eau de Cana).

Il me semble difficile d'affirmer qu'être divorcé et remarié civilement soit, comme l'impureté de l'eau de Cana, une situation ontologique...
images/icones/1b.gif  ( 795501 )En fait... par Chicoutimi (2016-01-18 12:09:11) 
[en réponse à 795499]

Comme je le disais, un remariage-civil après un divorce est, et restera toujours, un péché. On ne peut pas changer cela. Ce que l'on peut changer, avec la grâce de Dieu, c'est la personne humaine.

Donc, l'eau impure de Cana représente non pas une situation mais la personne humaine.

Ce n'est pas la situation de divorcé-remarié qui est ontologiquement impure (mais appelée à être transformée), mais la personne qui vit dans cette situation.

Il ne s'agit donc pas de rendre "acceptable" une situation peccamineuse, mais de trouver la bonne voie de salut pour les personnes qui vivent dans une telle situation.

Il ne s'agit donc pas de transformer un péché en un bien (le péché ne peut pas devenir un bien), mais bien de transformer le pécheur en un juste (c'est l'œuvre de justification).

images/icones/neutre.gif  ( 795505 )[réponse] par Yves Daoudal (2016-01-18 13:20:18) 
[en réponse à 795501]

Tout d'abord je dois souligner que les guillemets et l'ironie du titre de ma précédente intervention visaient à suggérer que je n'admets pas votre terminologie. Pour moi, l'état ontologique de l'homme, c'est celui qu'il avait lors de sa création au paradis de l'origine, et non son état après la chute. (Et ceci a un rapport direct avec le sujet, cf. La théologie du corps de Jean-Paul II.)

Cela dit, pour garder votre vocabulaire, toute personne est "ontologiquement" marquée par le péché originel, et je le suis tout autant que les "divorcés remariés". Et l'eau de Cana comme toute eau, où qu'elle soit. Donc je ne vois pas du tout pourquoi on parlerait spécifiquement de l'eau des Noces de Cana pour parler des "divorcés remariés".

En dehors du fait que votre interprétation est aussi incongrue que le propos du pape (mais quand il s'agit de l'évangile, et quel évangile, le mot "incongru" est très très en dessous de la réalité), je ne vois pas à qui vous pouvez faire croire que François, devant une foule latino-américaine, a voulu parler de l'état "ontologique" de l'eau des Noces de Cana...
images/icones/1n.gif  ( 795507 )Mais... par Chicoutimi (2016-01-18 13:37:15) 
[en réponse à 795505]

1- Nous sommes d'accord sur cela : "toute personne est "ontologiquement" marquée par le péché originel, et je le suis tout autant que les "divorcés remariés". Et l'eau de Cana comme toute eau, où qu'elle soit."

2- Vous ne voyez pas du tout pourquoi on parlerait spécifiquement de l'eau des Noces de Cana pour parler des "divorcés remariés" ? N'est-ce pas vous qui avez dit sur ce post ceci :


"François avait évoqué cet évangile, pour dire que l'eau des jarres était une eau impure et que c'est de cette eau impure que Jésus avait fait du vin. (Et il avait relié cela au synode en demandant de prier pour que ce qui nous paraît impur comme cette eau - sous-entendu les "divorcés remariés" et autres personnes qui ne sont pas en règle - Dieu le transforme aussi en miracle - qu'ils puissent communier...)"



3- J'utilise "ontologique" en référence à la nature humaine qui, bien qu'elle soit bonne car créée par Dieu, a été gravement blessée par le péché originel, marquant ainsi l'état de toute créature à l'exception de Notre-Seigneur et de Sa Très Sainte Mère. Mais, vous avez le droit de ne pas aimer ce terme, et je ne vais pas m'obstiner sur les mots. L'important est que l'on se comprenne.

4- Enfin, j'ai insisté sur les personnes qui vivent dans une situation irrégulière dans mon texte (car il est vrai que l'intervention du Pape François est à situer dans le contexte synodale), mais il va de soi que la conversion est un impératif pour tous. Comme je le disais à propos de la nature humaine, nous devons lui extirper le démon par l'exorcisme, lui enlever la tache originelle par le baptême, et la conduire au mariage pour remédier à sa concupiscence.
images/icones/fleche2.gif  ( 795508 )Ontologiquement par Jean Ferrand (2016-01-18 13:50:56) 
[en réponse à 795507]

Ontologiquement veut dire par nature, ou en substance. Parler d'une eau ontologiquement impure n'a pas de sens. Accidentellement impure, peut-être... Soyez thomiste, mon vieux. Sans le respect des mots on ne peut s'entendre.
images/icones/1e.gif  ( 795510 )vous chipotez par jejomau (2016-01-18 14:01:00) 
[en réponse à 795508]

elle est accidentellement ontologique , cette eau !
images/icones/bravo.gif  ( 795511 )Bien d'accord par Chicoutimi (2016-01-18 14:02:14) 
[en réponse à 795508]

Votre distinction est juste.

Ce que je voulais dire, c'est que la nature des choses créées est bonne mais que le péché originel a eu des conséquences sur ladite nature qui, sans cesser d'être bonne, a été blessée.

Ainsi, l'eau est pure par nature, mais accidentellement elle est atteinte par les conséquences de la faute originelle.
images/icones/fleche2.gif  ( 795514 )Autre précision par Chicoutimi (2016-01-18 14:59:30) 
[en réponse à 795511]

J'entendais le terme "ontologie" comme ce qui concerne l'être des choses (l'être ayant une "substance" et des "accidents").

Donc, quand je dis "ontologique", je ne réfère pas uniquement à la substance des choses, mais à tout ce qui concerne l'être des choses (ce qui implique et la substance et les accidents).

C'est pourquoi j'ai dit dans mon texte : "Il faut comprendre cette impureté de l’eau au niveau ontologique".

Je ne voulais pas non plus aller trop loin dans ces distinctions car bien que je reconnais que l'enseignement de Saint Thomas est la valeur la plus sûre qui soit, je dois admettre que la réalité du péché originel est davantage frappante chez Saint Augustin.
images/icones/1g.gif  ( 795519 )Interprétation fantaisiste ... par Exocet (2016-01-18 17:42:09) 
[en réponse à 795497]

L'eau des jarres des noces de Canaa ne pouvait pas être impure, puisqu'elles venaient d'être remplies sur ordre de NSJC. Si on veut toujours "chipoter", on peut imaginer que ces jarres auraient pu aussi servir à recueillir les eaux après les ablutions, eaux qui auraient donc été rendues impures par l'usage qui en avait été fait, et qui auraient rendu aussi impures les jarres par voie de conséquence. Rien dans l'évangile de saint Jean ne permet une telle interprétation. Et puis comment des ablutions pourraient-elles purifier si on utilisait quelque chose d'impur ? C'est vrai que jusqu'à une époque relativemnt récente, on évitait de boire de l'eau pure puisqu'on était incapable d'en détecter les pollutions éventuelles. Dans ce cas, le miracle de la transformation de l'eau en vin n'aurait été qu'une mesure de prévention sanitaire ... C'est peut-être ça que François avait dans la tête ? En fait, je pense que cet épisode de la vie de Jésus n'a rien à voir avec le souci de purifier une eau "impure" quand on connaît la distance qu'il avait prise avec les instructions cultuelles sur le pur et l'impur. Voir la réponse qu'il avait faite aux Pharisiens qui lui faisaient le reproche du fait que ses disciples ne se lavaient pas les mains avant de manger : "Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche d'un homme qui est impur, c'est ce qui en sort"
images/icones/fleche3.gif  ( 795540 )En êtes-vous certain ? par Chicoutimi (2016-01-18 21:02:44) 
[en réponse à 795519]

Ce que j'ai affirmé sur l'impureté de l'eau doit se comprendre à propos de la nature humaine. Il y a une analogie entre l'eau des jarres et notre humanité pécheresse.

Certes, j'ai voulu aborder le sujet en y intégrant la dimension des conséquences du péché originel dans tous les éléments de la création. Cet élément était une réponse à ceux qui tenaient à tout prix à voir dans l'eau une matière pure, alors que sur le plan de la doctrine du péché originel, il est certainement possible de relativiser la pureté des choses.

Je ne suis pas certain que vous m'avez lu en entier. Vous dites, et vous avez raison, que Notre-Seigneur avait pris une distance avec les instructions cultuelles sur le pur et l'impur. Or, dès le début de mon texte, je dis que ce n'est pas au niveau rituel qu'il faut comprendre cette impureté. Il est clair que l'on ne devient pas impur en buvant de l'eau ou en mangeant un aliment quelconque. Par contre, la création entière a besoin de salut, et doit donc être purifiée par le Sang de Notre-Seigneur; d'abord l'homme créé à l'image de Dieu, mais également la création tout entière qui gémit dans les douleurs de l’enfantement (Rm 8,22).

Pareillement, lorsque vous évoquez le fait que "l'on évitait de boire l'eau pure puisqu'on était incapable d'en détecter les pollutions éventuelles", je vous précise que dès le début j'ai dit qu'il ne faut pas comprendre l'impureté de l'eau au niveau physique.

Le point central de mon argumentation est le suivant : l'homme est pécheur et a besoin de salut. Or, de même que l'eau impure a pu devenir un bon vin, de même l'homme pécheur peut être justifié, sanctifié et rénové.

Je crois qu'il était important d'insister sur l'impureté de l'eau car il fallait faire une analogie avec la nature humaine. Si nous avions conservé la pureté des origines, nous n'aurions pas eu besoin de Rédemption. Mais puisque le péché est entré dans le monde, il a fallu un Sauveur, lequel est venu nous purifier de la véritable impureté qui est celle du péché.

Concernant cette impureté qui marque la nature humaine, j'ai insisté sur trois éléments (et 3 moyens de salut): le diable (chassé par l'exorcisme), le péché originel (lavé par le baptême) et la concupiscence (guérie par le mariage).

Le dernier point m'a amené à traiter des différents états qui contreviennent au mariage afin de dire, avec toutes les nuances possibles, que la conversion est la planche de salut pour tous les hommes.

Croyez-vous que l'homme soit suffisamment pur pour pouvoir se passer du Rédempteur et des moyens de salut qu'il a donnés à son Église ?

Je vous invite à relire mon texte en mettant l'accent cette fois-ci sur l'analogie à faire entre l'eau et la nature humaine.
images/icones/iphone.jpg  ( 795542 )C'est fou... par Adso (2016-01-18 21:09:10) 
[en réponse à 795540]

Ce que les Thuriféraires de François se triturent les méninges pour que ça fument bien ...
Visiblement yen à qui ont hâte que la dépénalisation soit votée ...
images/icones/nul.gif  ( 795543 )Réponse par Chicoutimi (2016-01-18 21:20:05) 
[en réponse à 795542]

Vous avez le droit de ne pas être d'accord avec ce que je dis. Je ne prétends pas avoir le dernier mot, et je suis ouvert à la remise en question.

Mais, au-delà du contenu de mon texte, il y a aussi le chemin parcouru qu'il faut regarder; chemin qui consiste à étudier, analyser, comparer, argumenter et interpréter.

Si vous n'êtes pas d'accord avec moi, pourquoi n'empruntez-vous pas le même chemin ?

Vos deux petites phrases n'apportent rien au débat. Remarquez que, malheureusement, vous n'êtes pas le seul sur le Forum à sentir le besoin de donner vos impressions et votre opinion sans faire l'effort de nous produire une réflexion écrite articulée.
images/icones/neutre.gif  ( 795553 )Raisonnement à l'envers par Peregrinus (2016-01-18 22:10:36) 
[en réponse à 795540]

Il me semble que votre raisonnement ne tient pas, pour la raison suivante : c'est de la souillure du péché affectant le genre humain que vous déduisez, dans cette seconde présentation de votre argumentation (qui me semble du reste différer sensiblement de la première), l'impureté de l'eau des jarres, alors que justement, dans la perspective où vous vous situez, c'est de l'impureté de l'eau que l'on devrait déduire l'impureté de la nature humaine après le péché.

En somme : la nature humaine est rendue impure par le péché. Or l'eau des jarres symbolise tout uniment la nature humaine, non pas seulement telle qu'elle est sortie des mains de Dieu aux premiers jours, mais avec la souillure qu'elle a contractée. Donc l'eau des jarres est impure et a besoin d'une purification.

Vous posez donc en préalable ce que vous voulez démontrer et ainsi ne partez pas de la lettre de l'Evangile pour en dégager le sens, mais proposez une interprétation forcée qui vise, vous l'avouez vous-même dans votre première présentation, à proposer une lecture orthodoxe de l'homélie du pape dont il est question (ce qui au passage prouve que ce n'est pas évident) ; interprétation même doublement forcée, du texte évangélique et de l'homélie de François, qui ne suggère pas du tout ce que vous écrivez. Parce que l'eau, de votre point de vue, doit être impure, alors vous établissez des analogies et des symbolismes propres à vous permettre de fonder une telle lecture.
On peut trouver, par exemple chez le père Libermann des explications sur la "faiblesse et nullité" de l'eau, figurant l'incapacité de la Loi à procurer le salut, mais faiblesse et nullité ne sont pas impureté : nos actes naturels, par exemple, ne sont pas nécessairement impurs, pour autant, ils ne peuvent en eux-mêmes rien accomplir pour notre salut éternel.

Peregrinus
images/icones/fleur.gif  ( 795588 )S. Pierre Chrysologue sur Cana : pour Peregrinus par Chicoutimi (2016-01-19 05:15:44) 
[en réponse à 795553]

Cher Peregrinus,

Merci pour votre post qui m'amène à poursuivre la réflexion. Je répondrai en 5 points :

1- Mon texte d’origine était basé sur les grandes étapes de l’histoire du salut : la Création (attribuée spécialement au Père) par l’évocation de la créature eau; la Rédemption (attribuée spécialement au Fils) par l’évocation de la nature humaine qui a besoin de salut; et la Sanctification (attribuée spécialement au Saint-Esprit et à l’Église) par l’évocation du mariage sacramentel.

Mon second texte ne faisait que résumer brièvement l’idée principale qui se dégageait de mon premier texte. Il n’y a aucune contradiction, ni aucun renversement, entre les deux textes.

2- Pour ce qui est de m’appuyer sur le texte biblique, il est vrai que - en raison de ma position catholique - je n’ai pas hésité, et je n’en ai aucun scrupule, à faire appel à des références extra-scripturaires pour appuyer mon propos sur l’impureté de l’eau. Effectivement, un protestant pourrait très bien me reprocher de ne pas respecter le principe de la Sola Scriptura. Je vous remercie de votre sensibilité œcuménique mais il y a un temps pour chaque chose.

3- Mon interprétation du miracle des Noces de Cana met en lumière la signification sotériologique de cet événement.

Saint Pierre Chrysologue, Docteur de l’Église, va également dans ce sens :


«Tâchons de reconnaître le sens mystique du miracle. Que représentaient ces noces à la célébration desquelles assistait le Sauveur ? Elles étaient certainement la figure de celles par lesquelles le Christ s'est uni à l’Église ; car pareil à un époux qui sort de sa couche nuptiale (Psaume XVIII 6), il s'est approché, en vertu du contrat d’alliance, de sa fiancée ; et alors il a changé son œuvre : avec de l’eau il a fait du vin, c'est-à-dire qu'avec des Gentils il a fait des fidèles. Il y a donc un changement de l'eau en vin quand les infidèles deviennent chrétiens, quand les avares se font généreux... Ainsi donc Jésus change de l'eau en vin quand, par sa divine opération, un homme que son infidélité rendait vil devient précieux en raison de ses sentiments religieux.» (Saint Pierre Chrysologue : sermon pour l'Épiphanie) (Source)



Si Saint Pierre Chrysologue parle de l’eau comme signifiant les Gentils, les infidèles et les avares, je ne vois pas comment nous pourrions insister sur la pureté de l’eau !

4-Merci pour votre référence au Père Libermann. C’est très intéressant. Mais il s'agit d'une interprétation possible parmi d'autres. Il faut reconnaître qu’un récit évangélique est très souvent polysémique.

Par exemple, Saint Ephrem, diacre et Docteur de l’Église, met en lumière la signification christologique du miracle des Noces de Cana en affirmant que le Christ «a donc transformé l’eau en vin pour prouver comment sa conception et sa naissance s’étaient réalisées.»
(Source)

Quant à Saint Jean-Paul II, il rappelle la signification eucharistique de ce miracle :


«Selon l'interprétation des auteurs chrétiens, le miracle de Cana renferme en outre une profonde signification eucharistique. En l'accomplissant à l'approche de la solennité de la Pâque juive (cf. Jn 2, 13), Jésus manifeste, comme dans l'épisode de la multiplication des pains (cf. Jn 6, 4), l'intention de préparer le véritable banquet pascal: l'Eucharistie. Aux noces de Cana, ce désir semble être souligné également par la présence du vin, qui fait allusion au sang de la nouvelle Alliance, ainsi que par le cadre du banquet.» (Source)



Ce rappel, Saint Jean-Paul II le fait après avoir souligné l’interprétation que le père Libermann a adoptée, à savoir celle du passage de l’ancienne à la nouvelle Alliance :


«Dans le premier signe opéré par Jésus, les Pères de l'Église ont entrevu une forte dimension symbolique, en voyant, dans la transformation de l'eau en vin, l'annonce du passage de l'ancienne à la nouvelle Alliance : à Cana, l'eau des jarres, destinée à la purification des Juifs et à l'accomplissement des prescriptions de la loi (cf. Mc 7, 15), devient précisément le vin nouveau du banquet nuptial, symbole de l'union définitive entre Dieu et l'humanité.»


Ne soyons pas effrayé par cette pluralité d’interprétations possibles. Les Pères de l’Église reconnaissaient que l’Écriture avait plusieurs sens.

Mais il y a plus encore, concernant les Noces de Cana ! Lorsque l’Évangéliste Saint Jean dit que ce miracle est «le premier des signes», il veut dire que le miracle de Cana est l’archétype des signes que fit le Seigneur; il contient déjà tous les autres; car d’aucun des autres signes il ne sera dit que Notre-Seigneur «manifesta sa gloire.»

5- Enfin, je suis surpris que vous me reprochiez de "proposer une lecture orthodoxe de l'homélie du Pape". Ne faudrait-il pas plutôt reprocher à Monsieur Yves Daoudal d’avoir complètement fait fi des Pères et Docteurs de l’Église – qu’il prétend aimer – pour avoir préféré "coller", sur les propos du Pape, ses propres craintes, ses propres incompréhensions, et d’avoir, par le fait même, donner aux propos du Pape un sens déformé basé sur des préjugés défavorables ?
images/icones/neutre.gif  ( 795558 )Oui, certain par Bertrand (2016-01-18 22:26:31) 
[en réponse à 795540]

L'eau, dans l'Evangile, est "ontologiquement" symbole de pureté!!!

Car elle l'image de la grâce que Dieu répand sur nous pour nous donner la vie éternelle:

celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle(JEAN 4, 14) dit Jésus à la Samaritaine

Comment ne pas faire le rapprochement avec les noces de Cana?

images/icones/neutre.gif  ( 795577 )Réponse à Bertrand par Chicoutimi (2016-01-18 23:22:04) 
[en réponse à 795558]

Tout d’abord merci de me permettre d’aborder le symbolisme dans la Bible. Car, en effet, votre vision de l'eau ne se situe pas au niveau ontologique mais au niveau symbolique.

Dans mon texte, je n’ai pas voulu traiter de l’aspect symbolique de l’eau, préférant situer le problème au niveau de la nature des choses. Par contre, puisque vous amenez le sujet, je me fais un plaisir de vous répondre.

Le symbolisme de l’eau, dans la Bible, dépend du contexte. Tantôt, l’eau sera source de vie (ex : discours à la Samaritaine), tantôt l’eau sera le symbole de la mort (ex : quand Jésus marche sur les eaux, non seulement il faut tenir le sens littéral, mais on peut y voir aussi une figure de sa victoire sur la mort).

Dans son livre Les Symboles dans la Bible, l’abbé Marc Girard (professeur d’exégèse de l’Université de Chicoutimi qui fut membre de la Commission biblique pontificale) évoque les différents symbolismes de l’eau, dont ceux-ci :


«[L’eau emprisonnée] évoque l’oppression, le péché, la souffrance, la ruine et la mort […].
La mer évoque quelquefois l’homme pécheur lui-même. Dans l’Apocalypse, Babylone figure l’empire romain, voire l’humanité tout entière « assise sur les grandes eaux » de l’impiété (Ap 17, 1. 15).»


Il y a donc une différence entre d’une part l’eau "vivante" ou "libre" du ruisseau ou encore celle qui jaillit d’une source (là nous sommes dans un symbole de vie), et d’autre part l’eau "stagnante" ou "enfermée" (qui symbolise la mort).

Comme le dit le professeur Girard :


« Normalement, l’eau jaillissante (pluie ou source) n’a pas la moindre connotation négative. Elle échappe à l’ambivalence qui marque les autres sortes d’eau. »



Un autre aspect abordé dans le même livre du Professeur Girard est que, dans la Bible, la mer symbolise également l’habitat des forces mauvaises :


« Au moment du refoulement des eaux, Dieu créateur a dompté du même coup le monstre aquatique des origines et l’a laissé tout simplement emprisonné dans le réservoir des eaux inférieures, c’est-à-dire la vaste mer. De sorte, celle-ci est devenue et reste l’habitat privilégié des forces mauvaises, souvent symbolisées par le dragon ou, dans Ap 20, 11, par « l’ange de l’océan » qui règne sur un escadron de sauterelles démoniaques. »



À la lumière de ces considérations, je pense que c’est aller un peu vite en besogne que d’affirmer que l’eau stagnante enfermée dans les jarres est un symbole de vie.
images/icones/neutre.gif  ( 795617 )"Eau stagnante" ? par Yves Daoudal (2016-01-19 12:48:31) 
[en réponse à 795577]

L'eau n'était pas stagnante dans les jarres, puisqu'elle venait tout juste d'y être versée.

Bertrand a d'autant plus raison que cette eau symbolise le vin eucharistique.
images/icones/neutre.gif  ( 795622 )Il y a d'ailleurs, me semble-t-il, par Bertrand (2016-01-19 14:14:16) 
[en réponse à 795617]

de nombreux commentaires des pères de l'Eglise sur ce lien mais je ne retrouve pas les références.

Sans parler de la liturgie du temps de l'Epiphanie qui insiste sur ce point là.

Hymne de l'épiphanie:


Crudélis Heródes, Deum
Regem veníre quid times ?
Non éripit mortália,
Qui regna dat cæléstia.

Ibant Magi, quam víderant,
Stellam sequéntes prǽviam :
Lumen requírunt lúmine :
Deum faténtur múnere.

Lavácra puri gúrgitis
Cæléstis Agnus áttigit :
Peccáta, quæ non détulit,
Nos abluéndo sústulit.

Novum genus poténtiæ :
Aquæ rubéscunt hýdriæ,
Vinúmque iussa fúndere,
Mutávit unda oríginem.


Iesu tibi sit glória,
Qui apparuísti Géntibus,
Cum Patre, et almo Spíritu,
In sempitérna sǽcula. Amen.


Traduction:

Cruel Hérode, pourquoi crains-tu
l’arrivée d’un Dieu Roi ?
Il ne ravit pas les sceptres mortels,
celui qui donne les royaumes célestes.

Les Mages s’avançaient, suivant l’étoile
qu’ils avaient vue et qui marchait devant eux ;
sa lumière leur fait trouver la (vraie) lumière ;
par leurs présents, ils reconnaissent un Dieu.

L’Agneau céleste a touché l’onde
du lavoir de pureté ;
par son ablution, il lave et détruit en nous
des péchés qu’il n’a point commis.

Nouveau prodige de puissance !
L’eau rougit dans les urnes (de Cana) ;
obéissant au Rédempteur, elle change
de nature, et s’écoule en flots de vin.


O Jésus, qui vous êtes rêvélé aux Gentils,
gloire à vous
ainsi qu’au Père et à l’Esprit divin,
dans les siècles éternels. Amen.



images/icones/fleche2.gif  ( 795678 )L'eau de l'Épiphanie par Chicoutimi (2016-01-20 03:44:36) 
[en réponse à 795622]

Cet hymne de l'Épiphanie me donne plutôt raison.

En effet, on ne fait pas ici l'éloge de l'eau contenue dans les jarres, mais du fait qu'elle a été changée en vin :


"cette eau rougit dans les urnes (de Cana) ; obéissant au Rédempteur, elle change de nature, et s’écoule en flots de vin.".



Pour l'eau de l'Épiphanie, c'est la même chose. Ce n'est pas l'eau que l'on amène pour être bénite qui est efficace, mais bien l'eau qui a été bénite selon un rituel très riche de sens et de profondeur.

Pour la petite anecdote, j'ai assisté en janvier 2015 à la bénédiction - selon la forme extraordinaire du rite romain - de l'Eau de l'Épiphanie. Une célébration magnifique; cela a duré certainement au moins une demi-heure. Outre les litanies des saints, et plusieurs prières, l'exorcisme de Saint Michel Archange est carrément récité sur l'eau ! Les jours suivants, le prêtre vient bénir les maisons avec cette eau qui est d'une puissance extraordinaire (en raison de la bénédiction de l'Église).

Dans son livre Le combat avancé de l'Église, Mgr Tournyol du Clos (un exorciste qui a été l'un des premiers prêtres à se joindre à la FSSP) affirme même ce qui suit :


"On a remarqué que pour accompagner l'exorcisme de lieux sacrés qui avaient été maléficiés, l'eau grégorienne et l'eau de l'Épiphanie s'avéraient plus efficaces que l'eau bénite ordinaire."



Ce qu'il faut comprendre c'est que l'eau (que ce soit celle de Cana ou celle qui sera bénite à l'Épiphanie) n'a pas de puissance efficace tant que le Christ ne lui a pas donné une efficacité par son intervention. Par exemple, si vous preniez de l'eau dans le robinet et que vous tentiez d'aller chasser le démon, ce dernier vous rirait certainement en pleine figure. Par contre, utilisez de l'eau de l'Épiphanie et vous le verrez alors fuir.

Dans les deux cas, c'est vers le "bon vin" et vers "l'eau dûment bénite" qu'il faut fixer notre regard, pas sur l'eau à l'état brute. Dans les deux cas, c'est à partir de la créature eau que le Christ a opéré une "transformation", et cette "transformation" prouve, justement, que l'eau ne peut pas nous nettoyer, ni nous donner la vraie vie, si elle n'a pas été "touchée" par le Christ.
images/icones/neutre.gif  ( 795677 )L'eau de la Samaritaine et l'eau de Jésus par Chicoutimi (2016-01-20 03:09:04) 
[en réponse à 795617]

Vous remarquerez que la Samaritaine puise de l'eau enfermée dans un puit. Il s'agit là d'une eau qui ne peut pas donner la vie. Notre-Seigneur lui-même l'affirme : "Quiconque boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif; bien plus, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissante pour la vie éternelle." (Jn 4, 14).

Il y a donc une différence majeure entre l'eau de la Samaritaine qui est stagnante et enfermée dans un puit, et l'eau vive de Jésus qui est une source d'eau jaillissante.

Faites le parallèle avec Cana : ce n'est pas l'eau enfermée dans les jarres qui ont réjouit les invités, mais bien le vin qui en a jaillit.