"à intensifier la prière à cette intention, pour que même ce qui nous semble encore impur, comme l’eau des jarres, nous scandalise ou nous effraie, Dieu – en le faisant passer par son “heure” – puisse le transformer en miracle. Aujourd’hui, la famille a besoin de ce miracle".
« Le Christ est baptisé non pas pour être sanctifié par l’eau, mais pour sanctifier lui-même l’eau et pour purifier par sa pureté ces flots qu’il touche. La consécration du Christ est en effet la consécration fondamentale de l’élément. » (Sermon de Saint Maxime de Turin)
«Je t’exorcise, eau créée, au nom de Dieu le Père † tout-puissant, et au nom de Jésus † Christ son Fils, notre Seigneur, et par la vertu du Saint † Esprit; afin que tu deviennes une eau exorcisée qui chasse toute puissance ennemie; afin aussi que tu deviennes capable d’extirper et d’éradiquer l’ennemi lui-même avec ses anges apostats, par la vertu de ce même Jésus-Christ, notre Seigneur, qui viendra juger les vivants et les morts, et le monde par le feu.» (Traduction française tirée du Missel quotidien complet pour la forme extraordinaire du rite romain publié par les moines du Barroux)
« … Il n’y a pas une seule créature visible dans l’univers qui n’ait aussi son démon spécial.
Tertullien dit que le diable se plaît à reposer dans les eaux, dans les fontaines, dans les lacs et dans les ruisseaux.
C’est peut-être pour cette raison que le Rituel s’ouvre par des exorcismes sur l’enfant qui se présente au baptême, et sur l’eau qui le doit baptiser.
Un passage de Porphyre, cité par Eusèbe, attire notre attention : « Toute habitation, dit-il, est pleine de démons. C’est pourquoi on la purifie, en les chassant, toutes les fois qu’on veut prier Dieu ».
[…] O sagesse de notre Mère la sainte Église ! Elle protège nos demeures et nos personnes contre les démons, en bénissant l’eau, les pieuses images, jusqu’aux branches d’arbres dont la piété se fait un bouclier contre Satan, et en nous couvrant d’objets bénits !
« Bien plus, continue Porphyre, tous les corps sont remplis de démons… Ainsi, lorsque nous nous mettons à table, ils ne prennent pas seulement place près de nos personnes, ils s’attachent encore à notre corps. »
Admirons encore ici la prévoyance de la sainte Église qui enseigne à ses enfants de ne se mettre jamais à table, avant d’avoir dit le Benedicite, et de l’avoir fait précéder et suivre du Signe de la Croix.
[…] Ainsi, d’après le Rituel et le Pontifical, ils [les démons] peuvent corrompre l’air, l’eau, répandre la peste, soulever des tempêtes, envoyer des ouragans, des grêles, en un mot déchaîner tous les éléments. »
"François avait évoqué cet évangile, pour dire que l'eau des jarres était une eau impure et que c'est de cette eau impure que Jésus avait fait du vin. (Et il avait relié cela au synode en demandant de prier pour que ce qui nous paraît impur comme cette eau - sous-entendu les "divorcés remariés" et autres personnes qui ne sont pas en règle - Dieu le transforme aussi en miracle - qu'ils puissent communier...)"
«Tâchons de reconnaître le sens mystique du miracle. Que représentaient ces noces à la célébration desquelles assistait le Sauveur ? Elles étaient certainement la figure de celles par lesquelles le Christ s'est uni à l’Église ; car pareil à un époux qui sort de sa couche nuptiale (Psaume XVIII 6), il s'est approché, en vertu du contrat d’alliance, de sa fiancée ; et alors il a changé son œuvre : avec de l’eau il a fait du vin, c'est-à-dire qu'avec des Gentils il a fait des fidèles. Il y a donc un changement de l'eau en vin quand les infidèles deviennent chrétiens, quand les avares se font généreux... Ainsi donc Jésus change de l'eau en vin quand, par sa divine opération, un homme que son infidélité rendait vil devient précieux en raison de ses sentiments religieux.» (Saint Pierre Chrysologue : sermon pour l'Épiphanie) (Source)
«Selon l'interprétation des auteurs chrétiens, le miracle de Cana renferme en outre une profonde signification eucharistique. En l'accomplissant à l'approche de la solennité de la Pâque juive (cf. Jn 2, 13), Jésus manifeste, comme dans l'épisode de la multiplication des pains (cf. Jn 6, 4), l'intention de préparer le véritable banquet pascal: l'Eucharistie. Aux noces de Cana, ce désir semble être souligné également par la présence du vin, qui fait allusion au sang de la nouvelle Alliance, ainsi que par le cadre du banquet.» (Source)
«Dans le premier signe opéré par Jésus, les Pères de l'Église ont entrevu une forte dimension symbolique, en voyant, dans la transformation de l'eau en vin, l'annonce du passage de l'ancienne à la nouvelle Alliance : à Cana, l'eau des jarres, destinée à la purification des Juifs et à l'accomplissement des prescriptions de la loi (cf. Mc 7, 15), devient précisément le vin nouveau du banquet nuptial, symbole de l'union définitive entre Dieu et l'humanité.»
«[L’eau emprisonnée] évoque l’oppression, le péché, la souffrance, la ruine et la mort […].
La mer évoque quelquefois l’homme pécheur lui-même. Dans l’Apocalypse, Babylone figure l’empire romain, voire l’humanité tout entière « assise sur les grandes eaux » de l’impiété (Ap 17, 1. 15).»
« Normalement, l’eau jaillissante (pluie ou source) n’a pas la moindre connotation négative. Elle échappe à l’ambivalence qui marque les autres sortes d’eau. »
« Au moment du refoulement des eaux, Dieu créateur a dompté du même coup le monstre aquatique des origines et l’a laissé tout simplement emprisonné dans le réservoir des eaux inférieures, c’est-à-dire la vaste mer. De sorte, celle-ci est devenue et reste l’habitat privilégié des forces mauvaises, souvent symbolisées par le dragon ou, dans Ap 20, 11, par « l’ange de l’océan » qui règne sur un escadron de sauterelles démoniaques. »
"cette eau rougit dans les urnes (de Cana) ; obéissant au Rédempteur, elle change de nature, et s’écoule en flots de vin.".
"On a remarqué que pour accompagner l'exorcisme de lieux sacrés qui avaient été maléficiés, l'eau grégorienne et l'eau de l'Épiphanie s'avéraient plus efficaces que l'eau bénite ordinaire."