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images/icones/marie.gif  ( 794349 )Octave de la Nativité (Circoncision de Notre Seigneur) par ami de la Miséricorde (2016-01-01 09:43:46) 



OCTAVE DE LA NATIVITÉ (CIRCONCISION DE NOTRE-SEIGNEUR)

Sainte Année 2016 !
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 794350 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2016-01-01 09:45:19) 
[en réponse à 794349]

§ I. Nature de la vertu de force

1077. (...) 3) de la constance, pour continuer l'effort jusqu'au bout, malgré la persistance et les retours offensifs de l'ennemi. b) Mais il faut aussi savoir souffrir pour Dieu les épreuves nombreuses et difficiles qu'il nous envoie, les souffrances, les maladies, les railleries, les calomnies dont on est la victime. C'est souvent plus difficile encore que d'agir : sustinere difficilius est quam aggredi, dit S. Thomas, et il en donne trois raisons. 1) Tenir bon suppose qu'on est attaqué par un ennemi supérieur, tandis que celui qui attaque se sent supérieur à son adversaire ; 2) celui qui soutient le choc est déjà aux prises avec les difficultés et en souffre, celui qui attaque ne fait que les prévoir ; or un mal présent est plus redoutable que celui qu'on prévoit ; 3) l’endurance suppose qu’on demeure immobile et inflexible sous le choc, pendant un temps notable, par exemple quand on est cloué au lit par une longue maladie, ou qu'on éprouve de violentes ou longues tentations ; celui qui entreprend une chose difficile donne un effort momentané, qui généralement ne dure pas aussi longtemps.

II. Degrés de la vertu de force

1078. 1° Les commençants luttent courageusement contre les diverses craintes qui s'opposent à l'accomplissement du devoir : 1) La crainte des fatigues et des dangers : ils se rappellent que l'homme a des biens plus précieux que la fortune, la santé, la réputation et la vie : les biens de la grâce qui ne sont eux-mêmes que les préludes du bonheur éternel ; ils en concluent qu'il faut sacrifier généreusement les premiers pour conquérir les biens qui ne périssent pas. Ils se persuadent que le seul, véritable mal, c'est le péché ; et que par conséquent ce mal doit être évité à tout prix, même au risque d'endurer tous les maux temporels qui peuvent fondre sur nous.

1079. 2) La crainte des critiques ou railleries, ou, en d'autres termes, le respect humain, qui nous porte à négliger notre devoir par peur des Jugements défavorables qu'on portera sur nous, des railleries qu'on aura à subir, des menaces prononcées contre nous, des injures et injustices dont on sera la victime. Que d'hommes, intrépides sur le champ de bataille, reculent devant ces critiques ou ces menaces ! Et combien il importe de former les jeunes gens au mépris du respect humain, à ce mâle courage qui sait braver l'opinion publique, et suivre ses convictions sans peur comme sans reproche. 3) La crainte de déplaire à ses amis : elle est parfois plus redoutable que celle d'encourir la vengeance de ses ennemis. Et cependant il faut se souvenir qu'il vaut mieux plaire à Dieu qu'aux hommes, que ceux qui nous empêchent de faire intégralement notre devoir ne sont que de faux amis, et qu'à vouloir leur plaire on perdrait l'estime et l'amitié de N. S. Jésus Christ : « Si adhuc hominibus placerem, Christi servus non essem » (Gal., I, 10). A plus forte raison ne faut-il pas sacrifier son devoir au désir d'une vaine popularité : les applaudissements des hommes passent, il n'y a de durable, il n'y a de vraiment digne de nous que l'approbation de Dieu, le juge infaillible. Concluons donc avec S. Paul que la gloire à rechercher c'est uniquement celle qui vient de la fidélité à Dieu et au devoir : « Qui autem gloriatur, in Domino glorietur. Non enim qui se ipsum commendat, ille probatus est, sed quem Deus commendat » (II Cor., X, 17-18)

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde