Le Forum Catholique
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( 794134 )
Merci à M. l'abbé Couture par Vassilissa (2015-12-27 23:29:05)
pour cet excellent article, qui dit des évidences - mais encore fallait-il les dire, et au bon moment.
SOURCE - Abbé Couture - FSSPX Canada - Lettre aux amis et bienfaiteurs - Janvier 2016
Le modernisme, moral ou doctrinal, met la conscience subjective au-dessus du besoin de se soumettre à quoi que ce soit d’objectif. Pour les modernistes, tout comme la conscience remplace la loi morale objective, de même les idées ou sentiments religieux remplacent la Révélation objective. C’est ce que St Pie X appelait « l’immanence vitale », ce qui veut dire que si vous pensez que quelque chose est vrai, c’est vrai pour vous, mais pas nécessairement pour les autres.
Chers Amis et Bienfaiteurs,
En l’an de grâce 2016… N’oublions jamais de rappeler aux gens autour de nous qu’à chaque fois que nous écrirons ou dirons « 2016 » en cette année qui commence, ce sera une référence directe à la venue historique du Sauveur. Les francs-maçons de la Révolution Française ont eu beau essayer de remettre le nombre des ans à zéro pour éliminer cette référence à la naissance du Sauveur, ce fut en vain. Nous sommes bien en 2016, et non en 224. Mais d’autres continuent hélas à attaquer la réalité historique que « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (St Jean 1, 14) et qu’ « Il vous est né aujourd’hui un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (St Luc 2, 11).
L’Incarnation du Fils de Dieu est un fait objectif, historique – « Lorsqu’est venue la plénitude du temps, Dieu a envoyé son Fils, formé d’une femme » (Gal. 4, 4) – et avec la mort de Notre-Seigneur sur la Croix, l’Ancien Testament a bel et bien pris fin, ce qui fut manifesté par la rupture du voile du temple de haut en bas. Quand quelqu’un écrit un nouveau testament, l’ancien perd toute sa valeur.
Le modernisme, moral ou doctrinal, met la conscience subjective au-dessus du besoin de se soumettre à quoi que ce soit d’objectif. Pour les modernistes, tout comme la conscience remplace la loi morale objective, de même les idées ou sentiments religieux remplacent la Révélation objective. C’est ce que St Pie X appelait « l’immanence vitale », ce qui veut dire que si vous pensez que quelque chose est vrai, c’est vrai pour vous, mais pas nécessairement pour les autres.
Les modernistes qui occupent tant de postes au Vatican viennent de publier un autre de leurs très mauvais fruits le 10 décembre dernier pour commémorer le 50e anniversaire du document conciliaire Nostra Aetate : "Les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables" http://www.zenit.org/fr/articles/les-dons-et-l-appel-de-dieu-son-irrevocables-document .
Pour commencer, il est vraiment scandaleux de publier un tel document deux semaines à peine avant Noël et de prendre comme titre un passage de l’épître aux Romains (11, 29), une épître dont le but est précisément de prouver que les Juifs aussi doivent croire à Notre-Seigneur Jésus-Christ pour être sauvés : « La fin de la Loi est le Christ pour la justification de tout croyant ». (10,4)
Il est dit dans la préface qu’ « Il ne s’agit ni d’un document magistériel, ni d’un enseignement doctrinal de l’Église catholique, mais d’une réflexion préparée par la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme sur quelques-unes des questions théologiques courantes développées depuis le Concile Vatican II ». Mais le seul fait que ce soit publié par le Vatican et signé par un Cardinal (Koch) en fait un document officiel. En voici les principaux blasphèmes et hérésies – quelles autres notes théologiques s’appliquent ici?:
Le Nouveau Testament ne remplace pas l’Ancien, l’Ancien Testament n’a pas été révoqué (nn. 17, 23, 33) : « 33. Dans cette communauté de l’Alliance, il devrait être évident pour les chrétiens que l’alliance que Dieu a conclue avec Israël n’a jamais été révoquée et qu’elle demeure toujours valable, en raison de la fidélité sans faille de Dieu envers son peuple. »
– Mais alors pourquoi les anges ont-ils déchiré le voile du Temple le Vendredi Saint? « Et voilà que le voile du Temple se déchira en deux parties du haut jusqu’en bas ». (St Matt. 27, 51) Cette déchirure exprimait clairement l’abrogation de l’Ancienne Loi avec l’accomplissement de la rédemption de la Nouvelle Loi (cf. Pirot Clamer, Cornelius a Lapide).
Les juifs n’ont pas à croire en Notre-Seigneur pour être sauvés : « 36. De la profession de foi chrétienne qu’il ne peut y avoir qu’une seule voie menant au salut, il ne s’ensuit d’aucune manière que les juifs sont exclus du salut de Dieu parce qu’ils n’ont pas reconnu en Jésus-Christ le Messie d’Israël et le Fils de Dieu. Une telle affirmation ne trouve aucun fondement dans l’interprétation sotériologique de saint Paul… »
– Mais Notre-Seigneur n’a-t-il pas proclamé: « Je suis la voie, la vérité, et la vie. Personne ne vient au Père sinon par moi » (St Jean 14, 6)?
L’Église catholique n’a pas de mission pour convertir les Juifs (nn. 37, 40-43) : « Pour cette raison, l’Église a été amenée à considérer l’évangélisation des juifs, qui croient dans le Dieu unique, d’une manière différente de celle auprès des peuples ayant une autre religion et une autre vision du monde. En pratique, cela signifie que l’Église catholique ne conduit et ne promeut aucune action missionnaire institutionnelle spécifique en direction des juifs ». (n. 40)
– Mais Notre-Seigneur n’a-t-il pas dit: « Allez dans le monde entier, prêchez l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; mais celui qui ne croira pas sera condamné ». (St Marc 16, 15-16)
La Parole de Dieu est présente aux juifs d’aujourd’hui par le moyen de la Torah, et aux Chrétiens en Jésus-Christ : « La Torah donne des instructions pour une vie réussie dans une relation juste avec Dieu. Celui qui observe la Torah a la plénitude de vie. Et surtout, en observant la Torah, les juifs prennent part à la communion avec Dieu. À ce propos, le Pape François a dit : ‘Les confessions chrétiennes trouvent leur unité dans le Christ ; le judaïsme trouve son unité dans la Torah. Les chrétiens croient que Jésus Christ est la Parole de Dieu qui s’est faite chair dans le monde ; pour les juifs, la Parole de Dieu est surtout présente dans la Torah’ ». (n.24)
– Mais Notre-Seigneur n’a-t-il pas mis la condition suivante pour entrer au Ciel : « En vérité, en vérité, je te le dis : si quelqu’un ne renaît de l’eau et de l’Esprit Saint, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu »? (St Jean 3, 5)
Ce document est certainement un des pires des derniers 50 ans! « Les chrétiens croient ceci… Les Juifs croient cela... Croyez ce que vous voulez! Le Verbe fait chair, ou la Parole de Dieu dans la Torah, ce sont des fabrications de l’esprit qui n’ont aucun fondement dans la réalité historique. »
Nous objectons à ceci de toute notre âme et de toutes nos forces! Au commencement de ce nouvel « an de grâce », nous professons que Notre-Seigneur Jésus Christ est le seul Sauveur, né à Bethléhem il y a bientôt 2016 ans, qu’il est la seule Porte pour entrer au Ciel, que sans l’effusion de son Sang, sans le baptême, il n’y a pas de rédemption possible pour personne, Juifs ou Gentils. « Il n’y a de salut en aucun autre… »

( 794141 )
Merci par Pol (2015-12-28 05:28:23)
[en réponse à 794134]
. C'est clair, limpide, ce sont des vérité, ce ne sont pas des inventions humaines. Bon courage a l'Abbé Couture en l'an de grace 2016. Nous prions pour vous et la Fsspx et pour le Pape bien sur. Pour qu'il fasse la consecration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie, selon sa requete.

( 794151 )
Vos titres devraient être plus explicites par Jean-Paul PARFU (2015-12-28 10:48:30)
[en réponse à 794134]
J'ai d'abord pensé que vous accusiez réception d'une invitation, d'un faire-part ou que vous félicitiez cet abbé, après une longue carrière, pour ses bons et loyaux services.
Mais peut-être l'avez-vous fait exprès ?!

( 794201 )
Pourquoi par Vassilissa (2015-12-28 22:40:11)
[en réponse à 794151]
des soupçons, comme cela, sur les intentions des gens ?
Non, c'était simplement une incitation à lire !
J'aimerais a voir votre avis sur le contenu.

( 794210 )
Je suis bien entendu d'accord avec le contenu par Jean-Paul PARFU (2015-12-29 04:36:20)
[en réponse à 794201]
C'est simplement le rappel de la doctrine traditionnelle de l'Eglise sur le sujet. Comment les juifs, en effet, pourraient-ils être exemptés de reconnaître le Christ, alors qu'en outre le drame de la Passion s'est joué là-dessus ?
Tous les hommes, toutes les nations, doivent Le reconnaître. Les juifs ne le reconnaîtront qu'en derniers, après que tous les peuples seront rentrés dans l'Eglise.
La déclaration du Vatican est simplement invraisemblable. Elle est vraiment le signe de l'apostasie (de la grande Apostasie) au sommet de l'Eglise !

( 794218 )
remarque par jejomau (2015-12-29 10:13:52)
[en réponse à 794210]
si l'apostasie (la grande apostasie dites vous) a lieu... Alors c'est que "tous les peuples sont rentrés dans l'Eglise" et que Israel est sur le point de se convertir (ou est en train de se convertir), non ?

( 794220 )
Non ! par Jean-Paul PARFU (2015-12-29 10:22:46)
[en réponse à 794218]
Le cadre général, car nous ne connaissons par les circonstances exactes ni la durée de ce processus, est celui-ci :
Après la Grande Apostasie, qui est une forme de "mort de l'Eglise", il y a une forme de "résurrection de l'Eglise".
C'est après "la Résurrection de l'Eglise" que les peuples encore non-chrétiens ou non encore touchés par l'Evangile se convertiront : Asie d'abord, musulmans ensuite et seulement enfin Israël.
La conversion d'Israël précèdera de peu la Parousie.

( 794222 )
ah? par jejomau (2015-12-29 10:32:41)
[en réponse à 794220]
Mais si tout le monde se convertit... où palcez-vous l'arrivée de l'Antéchrist qui ne peut survenir que si tous les peuples "adorent la Bête" ET dont par ailleurs l'arrivée précèdera juste la venue du Christ se chargeant alors de lui régler son compte Lui-même ?

( 794223 )
L'Antichrist, c'est maintenant ! par Jean-Paul PARFU (2015-12-29 10:41:37)
[en réponse à 794222]
"La Grande Apostasie" est le triomphe de l'Antichrist ! L'Antichrist et "La Grande Apostasie", c'est la même chose ! L'Antichrist n'est pas une personne qui s'oppose au Christ, mais l'ensemble des forces qui, à la fin des temps, s'opposent au Christ
Voir ici
L'Antichrist, la Grande Apostasie, précèdent directement le triomphe du Christ, sachant que ce "directement" n'est pas à notre mesure, mais à la mesure de Dieu. Ce "directement" peut un peu "durer", bien évidemment !

( 794226 )
non : l'Antichrist sera une personne en chair et en os par jejomau (2015-12-29 10:51:54)
[en réponse à 794223]
absolument pas un concept, idéologie ou ce que vous prétendez sur ce terrain-là. Je vous renvoie à une étude faite sur le sujet il y a un siècle mais tout à fait sérieuse quant à l'étude de la Bible sur le sujet et dont voici
un extrait :
DEUXIÈME CERTITUDE : L'Antéchrist sera un homme, un individu
« Il faut qu'on ait vu paraître l'homme de péché. » (II Thess., II, 3)
L'Antéchrist n'est donc pas une fiction, un mythe, ainsi qu'une plume de critique légère, celle de Renan, s'est efforcée de l'établir (3). Il ne doit pas davantage être confondu avec une secte quelconque, une collection d'impies, un milieu d'athéisme, une période de persécution, ainsi que l'ont pensé certaines âmes pieuses. L'Antéchrist sera une réalité individuelle, une personne, surgissant, il est vrai, à une époque d'athéisme et de sectes perverses, mais, tout en ayant des liens étroits avec ces sectes et ce milieu d'athéisme, il ne laissera pas que d'être lui-même une personne, un individu « ayant les yeux d'un homme et une bouche qui proférait de grandes choses et des blasphèmes », (Dan., VII, 8, 20 ; Apoc., XIII, 5) (4).
TROISIÈME CERTITUDE : L'Antéchrist ne sera pas Satan incarné, ni un démon sous une apparence humaine, mais un membre de la famille humaine, un homme, rien qu'un homme
« L'homme de péché - » (II Thess., II, 3)
Sans doute cet être recevra les inspirations de Satan et sera comme son instrument; Satan sera son conseiller et son inspirateur invisible :il lui prêtera son appui, ses pouvoirs, mais il ne sera pas l'Antéchrist lui-même (5).
QUATRIÈME CERTITUDE : L'Antéchrist sera séducteur par certaines qualités de sa personne
« Cette corne, avait des yeux comme les yeux d'un homme, et une bouche qui proférait de grandes choses. » (Dan., VII, 8) - «Et il fut donné à la bête une bouche qui proférait de grandes choses. » (Apoc., XIII, 5) - « Et ils adorèrent la bête, disant : Qui est semblable à la bête ? » (Id., 4) - «L'avènement de cet impie aura lieu avec toutes les séductions de l'iniquité. » (II Thess., II, 8, 10)
C'est une erreur populaire que de se représenter l'Antéchrist sous des dehors repoussants, comme un résumé de toutes les laideurs physiques. Elle provient probablement de l'interprétation donnée à ces traits du portrait dans l'Apocalypse: « Je vis monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix cornes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphèmes. Et la bête que je vis était semblable à un léopard, et ses pieds étaient comme les pieds d'un ours, et sa gueule comme la gueule d'un lion ». (Apoc., XIII, 2) Loin de représenter l'extérieur physique de l'Antéchrist, ce passage symbolique n'a pour but que de donner une idée de sa vaste puissance, et de l'étendue de son empire, choses dont il sera bientôt question. Les divers textes, qui ont été rappelés, prouvent, au contraire, que la personne de l'Antéchrist ne manquera pas d'attraits séducteurs. Si, en effet, la description de Daniel met les yeux de l'Antéchrist en relief : Cette corne avait des yeux comme les yeux d'un homme, c'est que les yeux dénotent l'intelligence, la clairvoyance, l'habileté. Mais, parmi les charmes séducteurs, Daniel et l'Apocalypse s'accordent à signaler, comme devant certainement présenter plus de dangers, le charme de la voix et de l'éloquence : Et il fut donné à la bête une bouche qui proférait de grandes choses. De grandes choses ! Les interprètes donnent généralement à ces expressions le sens de paroles exorbitantes, de paroles d'orgueil, de révolte..., des énormités. Mais le mot hébreu dans Daniel « » signifiant « grand-grand » indique qu'il peut s'agir aussi de paroles sublimes, éloquentes et entraînantes. L'Ange déchu ayant choisi l'Antéchrist comme chef visible de la suprême bataille à livrer contre le Christ et son Église, il lui communiquera quelque chose des charmes naturels et incomparables que l'Éden contempla autrefois avec étonnement dans Lucifer, charmes qui ne lui ont pas été retires, mais dont il abuse pour faire le mal. Sous cette influence occulte, le sublime, dans la bouche du fils de perdition, s'unira au blasphème ; et cette tentation du sublime sera si attrayante, que les élus seraient séduits, si les élus pouvaient l'être (6). Il y a plus : Le portrait, tracé dans l'épître aux Thessaloniciens, laisse apercevoir chez l'Antéchrist une puissance de séduction plus vaste que celle de la voix et de l'éloquence : Avec toutes les séductions de l'iniquité, y est-il dit ; par conséquent, séduction d'une belle prestance et d'un beau visage, séduction du génie, séduction d'une fausse vertu, séduction de prestiges et de prodiges menteurs, unis à la séduction de la voix et de l'éloquence. Et c'est pourquoi la terre, séduite et dans l'admiration s'écrie: Qui est semblable à la bête ?
etc....
eschatologie

( 794228 )
Non ! par Jean-Paul PARFU (2015-12-29 10:56:24)
[en réponse à 794226]
Quand St Paul parle de "l'homme de péché", il parle de l'impiété en général. Aucun homme en particulier n'a la surface "spatiale et temporelle" du Christ qui lui permettrait de s'opposer à lui à égalité !

( 794229 )
Il ne fait aucun doute par Jean Ferrand (2015-12-29 11:42:55)
[en réponse à 794228]
Il ne fait aucun doute pour moi que 666 n'est autre que Néron (César-Néron en lettres hébraïques) l'assassin de Pierre et de Paul et de nombreux fidèles de l’Église romaine. Autrement dit, l'Antéchrist est déjà venu. Mais il est prévu qu'il doive ressurgir des enfers pour le premier, puis pour le second combat eschatologique.
Ap 19, 19 Et j’ai vu la Bête, les rois de la terre, et leurs armées, rassemblés pour faire la guerre au cavalier et à son armée.
20 La Bête fut capturée, et avec elle le faux prophète, lui qui, en produisant des signes devant elle, avait égaré ceux qui portent la marque de la Bête et se prosternent devant son image. Ils furent jetés vivants, tous les deux, dans l’étang de feu embrasé de soufre.
Il fallait bien, que les marronniers de ce forum (date de Noël, nature de l'Antéchrist...) refissent surface pour la fin de l'année.
De même l'homme impie de la seconde aux Thessaloniciens n'était autre que l'Antéchrist, venu en la personne de Néron, prophétisé par saint Paul. Sa venue était annoncée comme imminente. Son irruption n'était freinée que par la présence de l'empereur Claude, encore régnant au moment où Paul écrivait.

( 794230 )
Néron est une préfiguration de l'Antichrist mais celui-ci doit advenir par jejomau (2015-12-29 11:48:28)
[en réponse à 794229]
"Lhomme de péché" dont parle Saint Paul est un être en chair et en os, contrairement aux affirmations de J.P Parfu. C'est d'ailleurs aussi votre sentiment. D'ailleurs, c'est ce que souligne aussi et encore Mr l'abbé Lehmann: "
il voudra être adoré lui seul"
NEUVIÈME CERTITUDE : L'Antéchrist se fera lui-même passer pour Dieu, il voudra être adoré lui seul
« L'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se faisant lui-même passer pour Dieu. » (II Thess., II, 4) - « Et ils adorèrent la Bête. » (Apoc., XIII, 4)
Les paroles « L'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré », jettent l'esprit dans la stupéfaction. Elles révèlent d'abord que l'homme d'iniquité voudra être adoré, et adoré lui seul. Lorsque le plus beau des anges détourna ses yeux de la face du Seigneur et les porta sur lui-même, ébloui, enivré de sa propre beauté, il osa bien prétendre à l'adoration, mais pas à l'exclusion de Dieu : « Je monterai au ciel, se disait-il en son coeur, j'établirai mon trône au-dessus des astres, je m'assiérai sur la montagne de l'alliance, je serai semblable au Très-Haut (23) ». L'Antéchrist sera plus sacrilège que Lucifer. Excité par lui, il ne tentera pas seulement d'égaler Dieu, de s'asseoir à ses côtés sur le sommet des nues ; il prétendra même le remplacer et être adoré lui seul. Il persuadera les hommes que lui seul est le vrai Dieu et qu'en dehors de lui il n'en existe pas d'autre. La formule incommunicable que Dieu s'est réservée de tout temps : « Je suis le Seigneur, et il n'y en a pas d'autre (24) », l'Antéchrist se l'appropriera (25).
La conséquence de cette prétention inimaginable sera, le texte l'indique, que l'homme d'iniquité ne fera pas seulement la guerre au vrai Dieu et à la vraie religion, mais à tous les cultes existants. Il y a eu comme une ébauche de cet avenir dans une particularité de la persécution d'Antiochus Épiphane. Ce prince impie, dont il avait été prophétisé qu'il s'élèverait et se grandirait contre tout Dieu (26), ne craignit pas, en effet, de prendre sur ses monnaies le nom de. , Dieu, et d'ordonner à tous ses sujets de pratiquer sa propre religion (27). Chose digne de remarque : toutes les fausses religions de son royaume se soumirent immédiatement à cet édit, sans l'ombre même d'une résistance : « Toutes les nations consentirent à cet ordre du roi Antiochus (28) ». Et cependant elles n'étaient pas en petit nombre ces fausses religions, puisque le royaume de Syrie, borné au nord par l'Asie Mineure, au midi par l'Égypte, à l'est par l'empire des Parthes, à l'ouest par la Méditerranée, embrassait, dans sa vaste étendue, tous les faux dieux de la Mésopotamie, de Ninive, de Syrie, d'Ammon, de Moab, de Samarie, d'une partie de l'Arabie, de l'Idumée, du pays des Philistins. Et néanmoins, pas l'ombre même d'une protestation: Toutes les notions consentirent... C'est que le sort de l'erreur, et cela se verra mieux encore au temps du véritable Antéchrist, est de se courber avec empressement sous le regard d'un maître, et de n'avoir à opposer à la plus détestable des tyrannies, celle qui exige l'abdication de la conscience, qu'un silence de vaincu, un silence d'esclave.
À Jérusalem, il y eut aussi des défections. Nombre de juifs eurent la lâcheté de se soumettre. Mais la majeure partie de la nation demeura fidèle au vrai Dieu. Comme sous le coup d'une commotion soudaine, la foi endormie se réveilla, se dressant calme et intrépide en face du tyran des consciences.
C'est alors que s'ouvrit le martyrologe de la Synagogue, où vinrent s'inscrire, en tête de milliers de victimes, les noms inoubliables du saint vieillard Eléazar, des sept Machabées et de leur mère (29). Durant trois ans et demi, ce martyrologe demeura ouvert...
L'édit d'Antiochus, qui prescrivait l'unité de culte dans tout le royaume syrien, avait été suivi d'un second édit, spécial à Israël, c'est-à-dire à la vraie religion. Combien sa teneur n'est-elle pas instructive, par rapport au présent, et surtout à l'avenir ! Aussi mérite-t-il d'être mis en relief:
« Défense d'offrir dans le temple de Dieu des holocaustes, des sacrifices d'actions de grâces et des sacrifices expiatoires.
« Défense de célébrer le Sabbat et les fêtes solennelles.
« On souillera les Lieux saints et le peuple saint d'Israël.
« On bâtira des autels et des temples aux idoles, et on sacrifiera devant elles de la chair de pourceau et des bêtes immondes.
« On ne pratiquera plus la circoncision.
« On flétrira l'âme des enfants par toutes sortes de souillures et d'abominations, en sorte qu'ils oublient la Loi et en changent toutes les ordonnances.
« Et quiconque n'agira pas selon la volonté du roi Antiochus sera puni de mort (30). »
Si monstrueuses que paraissent ces ordonnances, elles seront cependant dépassées sous la domination de l'Antéchrist, puisqu'il y aura obligation pour tous d'adorer sa personne (31). L'auteur inspiré de l'Apocalypse, qui a aperçu de loin cette adoration, en a frémi et a poussé ce cri d'horreur : Et ils adorèrent la Bête ! (32). Ce sera, en effet, le détournement et la profanation, aux pieds du suppôt de Satan, de ce beau texte des Écritures consacré au vrai Dieu : « Le travail de l'Égypte, le trafic de l'Éthiopie, et les Sabéens à la taille élevée passeront chez toi, et ils seront à toi : ils marcheront à ta suite, ils viendront les fers aux mains, ils se prosterneront devant toi, et ils te supplieront en disant : Il n'y a de Dieu que chez toi, et hors de toi, il n'y a pas de Dieu (33). » L'Apocalypse ajoute un dernier trait : Conjointement à cette adoration de la Bête, il y aura aussi l'adoration du Dragon, de Satan : « Et ils adorèrent le Dragon qui avait donné puissance à la bête (34) ». L'adoration de Satan ! N'est-ce pas ce qui, dans les antres ténébreux de certaines loges maçonniques, se pratique déjà ?

( 794231 )
L'Apocalypse par Jean Ferrand (2015-12-29 11:59:02)
[en réponse à 794230]
L'Apocalypse demande qu'on décrypte le nom de l'Antéchrist. Par conséquent il est déjà venu. Toute personne intelligente peut prononcer son nom, loin qu'il soit interdit de l'identifier.
En plus, comme je l'ai montré, il doit ressurgir des enfers. Donc il est déjà venu. Coup double, que vous aurez du mal à réfuter.

( 794232 )
Sa venue n'était précisément pas prophétisée comme imminente par Jean-Paul PARFU (2015-12-29 12:06:53)
[en réponse à 794229]
1) Bien au contraire, St Paul explique aux Thessaloniciens que le Christ ne reviendra pas immédiatement, contrairement à ce qu'ils croient, et qu'avant même Son retour doit même venir la "Grande Apostasie".
La "Grande Apostasie", c'est la perte de la foi et le triomphe provisoire de l'homme impie.
Or, pour qu'il y ait perte de la foi et triomphe provisoire de l'homme impie contre cette foi, il faut d'abord que cette foi ait été enseignée au monde entier ou presque. St Paul essaye donc de faire comprendre à ses lecteurs et à ses auditeurs issus des premières communautés chrétiennes que l'on n'est pas déjà à la fin du processus, mais, au contraire tout à fait au début.
2) Néron a pu servir de modèle à la figure de l'Antichrist, mais en aucun cas il n'est l'Antichrist de la fin des temps. L'Antichrist n'est d'ailleurs pas prophétisé que par St Paul dans les Ecritures. Si les passages de l'Ecriture qui traitent de l'Antichrist et si les mots employés par St Paul ne concernaient que l'accession au pouvoir de Néron, alors ces passages et les paroles de St Paul n'auraient plus de signification pour nous aujourd'hui et seraient bien peu de chose. Ces passages de l'Ecriture et les paroles de St Paul concernent toute l'histoire du christianisme et plus particulièrement notre époque.

( 794233 )
Si, parce que par Jean Ferrand (2015-12-29 12:16:15)
[en réponse à 794232]
Si, parce que l'Antéchrist, la Bête (l'empire romain) et le faux prophète (Néron), doivent ressurgir des enfers pour les premiers et derniers combats eschatologiques.
C'est la perspective que nous offre clairement l'Apocalypse, et saint Paul n'y contredit pas. L'homme impie qu'il entrevoyait était manifestement un homme précis. C'était son futur assassin.

( 794234 )
une contradiction dans votre thèse par jejomau (2015-12-29 12:25:37)
[en réponse à 794233]
cher Jean Ferrand
La Bête annoncée sera adorée par TOUS les peuples et par TOUS. Ce n'est pas le cas avec Néron. La Bête sera adorée quand le Christ aura été annoncé à TOUS ; ce n'est pas encore le cas sous Néron. Enfin et surtout, La Bête mourra PARCE QUE le Christ viendra alors juger tout un chacun pour établir son règne.
Ce sens de l'Histoire ne colle pas vraiment avec Néron.
Donc, il me semble que vous confondez la "fin des temps" qui a eu lieu effectivement et "la fin du monde" qui sera précédé de la venue de la Bête

( 794235 )
Certes vous affirmez par Jean Ferrand (2015-12-29 12:39:43)
[en réponse à 794234]
Certes vous affirmez, mais vous ne prouvez pas.
La fin de l'histoire, la voici :
Ap 20 07 Et quand les mille ans seront arrivés à leur terme, Satan sera relâché de sa prison,
08 il sortira pour égarer les gens des nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre ; ils sont aussi nombreux que le sable de la mer.
09 Ils montèrent, couvrant l’étendue de la terre, ils encerclèrent le camp des saints et la Ville bien-aimée, mais un feu descendit du ciel et les dévora.
10 Et le diable qui les égarait fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont aussi la Bête et le faux prophète ; ils y seront torturés jour et nuit pour les siècles des siècles.
La Bête et le faux prophète sont déjà en enfer.

( 794239 )
Quelques confusions à éviter par Jean-Paul PARFU (2015-12-29 14:01:33)
[en réponse à 794235]
1) On parle dans les Ecritures de "ces temps qui sont les derniers". Il s'agit des temps venant après l'Incarnation. Il ne faut pas les confondre avec "la fin des temps" et encore moins avec "la fin du monde".
2) Le Christ dans les Evangiles et certains passages de l'Ecriture (y compris certains passages de l'Ancien Testament) font un parallèle entre la chute du Temple et "la fin des temps" (qui annoncera "la fin du monde") avec la profanation du lieu saint (en réalité l'Eglise où l'apostasie s'est installée).
3) Notre-Seigneur Jésus-Christ explique qu'il a déjà vaincu le monde et Satan. Cela ne signifie pas pour autant que les chrétiens n'aient plus à affronter le Mal. Au contraire, puisqu'il est annoncé dans le livre de l'Apocalypse que Satan, après une période mille années, sera relâché. La période de mille année, pendant laquelle l'Eglise gagne tous ses combats, est la période qui va de la victoire de Constantin au Pont Milvius à la persécution de l'Eglise et des Templiers par Philippe le Bel où l'Eglise recule pour la première fois et où le mal ne va cesser de progresser, malgré de beaux restes et des victoires défensives.
Satan est certes déjà en Enfer, mais il est relâché et Dieu lui permet donc de nous éprouver.
4) L'Ecriture, ce n'est pas du journalisme relatant les évènements du 1er siècle de notre ère. St Paul, Jean, ce n'est pas seulement Flavius Josèphe et Néron ne va pas revenir sur son char à la fin des temps !

( 794242 )
Certes non par Jean Ferrand (2015-12-29 15:36:10)
[en réponse à 794239]
Certes non, il ne va pas revenir sur son char à la fin des temps, puisqu'à la fin des temps, telle que le prophète de Patmos nous la décrit (voir ci-dessus), il est déjà en enfer, mais il revient entre temps, pour les derniers combats eschatologiques, sous la forme de tous les tyrans : Dioclétien, Hitler, Staline, Mao Tsé Toung, Pol Pot etc... Tous ceux qui ne croient pas au Christ, et qui le combattent, nous dit saint Jean dans son épître, sont l'Antéchrist en personne.

( 794241 )
comprendre la fin... aucune date mais un signe précurseur sûr et certain par jejomau (2015-12-29 14:32:21)
[en réponse à 794235]
Comme l'indique l'abbé Lehmann, la Bête sera vaincue par le retour du Christ : "
le second avènement" (du Seigneur)
ONZIÈME CERTITUDE : La domination et la persécution de l'Antéchrist seront passagères. L'homme de péché sera détruit
« Le jugement se tiendra, afin que la puissance lui soit enlevée, qu'il soit détruit et qu'il disparaisse à jamais. » (Dan., VII, 26) - « Et la Bête fut saisie... (Apoc., XIX, 20) - «... Cet impie que le Seigneur Jésus tuera par le souffle de sa bouche, et qu'il détruira par la lueur de son avènement. » (II Thess., II, 8)
Après de si dures épreuves, voici enfin l'annonce consolante : L'Antéchrist, après être arrivé peu à peu au faîte du pouvoir, sera subitement et à jamais renversé. « Et la Bête fut saisie... » la victoire sera facile autant que prompte. Ce ne sera pas, en effet, par un grand acte de puissance divine que l'impie aura été détruit. Le souffle de Jésus et la première lueur de son second avènement auront suffi pour renverser à jamais le fils de perdition, l'homme abominable, invincible en apparence.
À quelle époque de son règne néfaste, la chute s'accomplira-t-elle ? Nous ne tarderons pas à l'indiquer, car c'est une certitude qu'elle s'accomplira... Un jour, alors que la persécution d'Antiochus Épiphane s'était quelque peu ralentie, un char soulevant des tourbillons de poussière, se dirigeait au triple galop des chevaux, sur la route d'Ecbatane à Babylone, dans la direction de Jérusalem. Irrité de ce que le sang des martyrs ne coulait plus à flots, un homme, assis dans ce char, ne cessait d'en presser, par d'exécrables blasphèmes, la course vertigineuse : « Marche donc, hurlait-il à tout instant au conducteur de ses chevaux, ne sais-tu pas que j'ai hâte d'arriver à Jérusalem ! Je veux en faire le tombeau des Juifs ; je livrerai leurs cadavres aux oiseaux du ciel et aux bêtes féroces ; j'exterminerai jusqu'aux plus petits enfants(39) »... Et des étincelles moins brûlantes que l'animosité de l'homme assis dans le char(40), volaient sous les pieds des chevaux ; et, dans cette course d'enfer, arbres, maisons, collines, disparaissaient comme des ombres... Or, voici que, tout à coup, un craquement sinistre se fait entendre. Du ciel, la vengeance divine s'est appesantie. L'homme impie a roulé de son char. De ses membres brisés et de ses chairs pantelantes s'échappe, au travers de milliers de vers, une telle puanteur que, de l'armée, qui se pressait à sa suite, personne ne veut transporter cet Antéchrist de l'Ancien Testament(41) .
C'était lui, en effet, Antiochus ! Et le rôle que lui assignait la permission divine était fini.
Il avait, par sa persécution, ravivé la foi et le courage des élus dont la robe s'était blanchie dans le sang du martyre.
Il avait courbé et écrasé sous son pied de fer toutes les fausses religions et tous les apostats (42).
Lui-même, le plus apostat et le plus scélérat de tous(43), il était brisé sans main d'homme ainsi que l'avait prophétisé Daniel(44) .
Mais Jérusalem était debout ! Sous ses remparts retentissaient les trompettes victorieuses des Machabées...
Quelque chose de plus rapide et de plus saisissant s'accomplira contre le véritable Antéchrist, celui du Nouveau Testament. Un simple souffle de la bouche du Christ le tuera, la première lueur de son avènement le détruira. Comme on voit, au crépuscule, les ténèbres s'enfuir avant l'apparition du soleil, ainsi à l'approche du Soleil de justice, avant même l'éblouissement du second avènement, sans aucun effort du Christ, la Corne aura été arrachée, la Bête aura disparu, l'Homme d'iniquité aura été détruit.
Mr l'abbé Lehmann ajoute (
découvrir ici) en citant les Pères de l'Eglise tout en faisant référence à divers Conciles, que, si aucune date précise n'est donnée, il apparait toutefois avec justesse que la
Bête se manifestera quand l'APOSTASIE aura eu lieu. DONC..... N'y sommes-nous pas PROCHE ?
EXTRAIT:
Aux chapitres XXIV-XXV, de saint Mathieu, Notre Seigneur annonce nettement la fin du monde, il en donne les signes précurseurs, mais il ne fixe pas de date. À l'exemple de son Maître, saint Paul, au chapitre II de la IIe épître aux Thessaloniciens, annonce nettement l'Antéchrist, mais il ne fixe pas de date à son avènement ; il se borne à indiquer le signe précurseur de cet avènement : l'APOSTASIE : Discessio primum et revelatus fuerit homo peccati(II Thess., II, 3).

( 794243 )
L'abbé Lehman par Jean Ferrand (2015-12-29 15:58:22)
[en réponse à 794241]
L'abbé Lehman est un exégète. Il n'est pas l’Écriture. Ses perspectives peuvent être faussées. Il n'est pas infaillible.
De plus il est en contradiction avec la première épître de saint Jean, qui nous affirme que l'Antéchrist est déjà venu, qu'il est déjà là.
1 Jn 2 18 Mes enfants, c’est la dernière heure et, comme vous l’avez appris, un anti-Christ, un adversaire du Christ, doit venir ; or, il y a dès maintenant beaucoup d’anti-Christs ; nous savons ainsi que c’est la dernière heure.
19 Ils sont sortis de chez nous mais ils n’étaient pas des nôtres ; s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous. Mais pas un d’entre eux n’est des nôtres, et cela devait être manifesté.
20 Quant à vous, c’est de celui qui est saint que vous tenez l’onction, et vous avez tous la connaissance.
21 Je ne vous ai pas écrit que vous ignorez la vérité, mais que vous la connaissez, et que de la vérité ne vient aucun mensonge.
22 Le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ.
Pas étonnant que saint Jean nous dise que l'Antéchrist est déjà venu. Son Apocalypse a été écrite vers 66-67, à l'apogée de Néron. Son épître est postérieure, sous les Flaviens. Il s'est rectifié lui-même.

( 794246 )
Textes difficiles par Peregrinus (2015-12-29 17:24:05)
[en réponse à 794243]
Vous avez tout à fait raison de dire que l'abbé Lehman, en tant qu'exégète, n'est pas infaillible.
Cependant, tout en ne jugeant pas totalement irrecevables vos affirmations, et tout en étant fort impressionné par votre vaste érudition historique et biblique, je vous trouve assez définitif et péremptoire dans vos propres conclusions personnelles sur des passages particulièrement difficiles d'un des livres qui compte lui-même parmi les plus foisonnants et obscurs de la sainte Ecriture.
Qu'en disent les Pères de l'Eglise et les saints docteurs ? Il me semble que vous les citez assez peu.
Peregrinus

( 794249 )
Pour moi par Jean Ferrand (2015-12-29 17:55:19)
[en réponse à 794246]
Pour moi, l'Apocalypse me semble particulièrement limpide, à condition de placer sa composition sous la persécution de Néron. Alors toutes les allusions historiques deviennent claires comme l'eau de roche. Si vous la reportez à la persécution de Domitien (dont la réalité historique est fort contestable) elle devient une énigme incompréhensible, voire contradictoire, voire absurde. On la lit comme un poème, bizarre pour le moins, sans vraiment la comprendre. C'est là la différence. Or la plupart des exégètes, aujourd'hui, la placent sous Domitien, voire plus tard.
Saint Augustin, qui était très humble, avouait qu'il n'y comprenait pas grand-chose. Ce qui ne l'a pas empêché de la commenter.
Mais il était mal placé pour la juger, car de son temps le Millenium (le temps de la chrétienté) n'était pas encore accompli. Il manquait de perspective.

( 794255 )
Justement par Peregrinus (2015-12-29 18:43:05)
[en réponse à 794249]
Justement, je ne sais pas si le texte de l'Apocalypse est conçu pour que ses allusions historiques soient claires comme de l'eau de roche. Je ne suis pas certain que ce soit l'intention de l'Apôtre.
Quant à saint Augustin et aux Pères de l'Eglise, peut-être manquaient-ils de perspective, mais nous devrions avouer comme eux que les textes inspirés passent notre compréhension humaine ; et s'ils n'ont pu, eux qui connaissaient bien mieux que nous l'histoire de l'empire romain, nous exposer systématiquement les allusions historiques auxquelles procède saint Jean, peut-être n'est-ce pas totalement sans raison.
Cela dit, je ne suis pas opposé aux hypothèses comme celles que vous formulez.
Peregrinus

( 794263 )
Si, par Jean Ferrand (2015-12-29 20:06:01)
[en réponse à 794255]
Si, l'auteur de l'Apocalypse répète constamment qu'il faut avoir de l'intelligence et qu'il faut déchiffrer les énigmes.
Ap 13, 18 C’est ici qu’on reconnaît la sagesse. Celui qui a l’intelligence, qu’il se mette à calculer le chiffre de la Bête, car c’est un chiffre d’homme, et ce chiffre est six cent soixante-six.
Un texte biblique est écrit pour être lu et compris. Il s'adresse à l'intelligence.
Voyez jejomeau. Il cherche à les pénétrer plus que moi. (Même s'il n'y arrive pas toujours).

( 794267 )
Romans à clefs par Peregrinus (2015-12-29 20:37:00)
[en réponse à 794263]
Je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas chercher à comprendre toujours plus en profondeur les saintes Ecritures, ni que nous ne pouvions nous servir pour cela de l'intelligence que Dieu nous a donnée.
En revanche, il me semble que la Bible, à plus forte raison le Nouveau Testament, n'est pas le Grand Cyrus. Ce n'est pas un roman à clefs dont on pourrait déchiffrer le vrai sens historique à la condition de connaître la bonne clef. Notre-Seigneur, après s'être adressé aux foules en paraboles, a parlé à ses apôtres ouvertement et sans se servir d'aucune figure. Le vrai sens historique du Nouveau Testament nous est donné comme tel, par les récits évangéliques, par les Actes des Apôtres. Si saint Jean recourt dans l'Apocalypse à ces chiffres, ces énigmes, ces images obscures et foisonnantes, d'une manière très différente de celle de son Evangile, il y a sans doute une raison ; et, peut-être fais-je fausse route, mais il me semble que, guidé par le Saint-Esprit, il entend précisément que ceux qui reçoivent son enseignement évitent une réduction trop étroitement historique de ces révélations.
Si saint Jean avait voulu dire clairement qu'il parle de Néron ou de tel ou tel autre personnage, il l'aurait fait. S'il ne l'a pas fait, s'il n'en parle que par allusions, c'est peut-être justement pour éviter que nous ne procédions à de telles identifications réductrices.
C'est pourquoi autant il me semble que ce que vous écrivez quant au fait que le texte fait allusion à tel ou tel personnage historique peut ne pas manquer d'une certaine pertinence, autant l'identification stricte de l'Antéchrist ou de la Bête me laisse dans une certaine perplexité.
Je ne crois pas que la sagesse dont parle saint Jean dans le passage cité de l'Apocalypse puisse désigner une clef permettant de reconnaître tel ou tel personnage historique. La sagesse, dans la sainte Ecriture, me semble avoir une toute autre dimension.
Peregrinus

( 794277 )
L'Apocalypse par Jean Ferrand (2015-12-30 07:12:14)
[en réponse à 794267]
L'Apocalypse était un livre écrit par temps de persécution, celle de Néron, appelé à circuler sous le manteau. C'est pourquoi il ne pouvait désigner clairement l'auteur de la persécution, qui était l'Antéchrist régnant actuellement. Il le désignait par une énigme facilement déchiffrable par les contemporains. Dès la persécution passée, dès la chute de Néron, en 68, le mot de l'énigme a été perdue. Saint Irénée lui-même avouait qu'il ne comprenait le sens de 666.

( 794257 )
Trois portraits de l'Antéchrist tracés prophétiquement dans la Bible par jejomau (2015-12-29 18:45:54)
[en réponse à 794249]
PORTRAIT DANS LE LIVRE DE DANIEL : La petite corne grandissante.
PORTRAIT DANS L'APOCALYPSE : La Bête.
PORTRAIT DANS LA II° ÉPITRE AUX THESSALONICIENS : L'homme de péché
PORTRAIT DANS LE LIVRE DE DANIEL : La petite corne grandissante
« Je regardais dans une vision nocturne, et voici, il y avait une quatrième bête, terrible, et étonnante, et extraordinairement forte ; elle avait de grandes dents de fer ; elle dévorait, mettait en pièces..., et elle avait dix cornes (1) . Je considérai les cornes, et voici, une autre corne, petite, s'éleva au milieu d'elles ; et trois des premières cornes furent arrachées de devant elle : et voici, des yeux comme des yeux d'un homme étaient dans cette corne, et une bouche qui proférait de grandes choses... Mon esprit fut épouvanté : moi, Daniel, je fus effrayé par ces choses, et les visions de mon esprit me troublèrent. Je m'approchai d'un de ceux qui étaient là (2) , et je lui demandai la vérité sur toutes ces choses... Je désirai vivement savoir... ce qu'étaient les dix cornes. ., et cette autre corne qui avait surgi et devant laquelle trois des cornes étaient tombées, cette corne qui avait des yeux et une bouche proférant de grandes choses, et son apparence était plus grande que celle de ses compagnes. Je regardais : et voici que cette corne faisait la guerre aux saints ; et elle l'emportait sur eux... Et (l'ange) me parla ainsi :... Les dix cornes, ce sont dix rois : et un autre s'élèvera après eux : et il différera des premiers ; et il abattra trois rois. Il proférera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut, et il pensera qu'il pourra changer les temps et les lois ; et ils seront livrés entre ses mains pendant un temps et des temps, et la moitié d'un temps. Et le jugement se tiendra, afin que la puissance lui soit enlevée, qu'il soit détruit et qu'il disparaisse à jamais. »
(Daniel, VII, 7, 8, 15, 16, 19, 20, 21, 23, 24, 25, 26)
Dans cette petite corne grandissante les Pères, notamment saint Irénée, Théodoret, Lactance, saint Jérôme, les commentateurs modernes, Maldonat, Cornelius a Lapide, Calmet, etc., et de nombreux exégètes contemporains, soit catholiques, soit protestants, ont vu à bon droit la figure de l'Antéchrist. La corne est le symbole de la force et de la puissance. Chez certains animaux elle est la grande arme offensive et défensive. Avant les découvertes assyriologiques, il était assez difficile de s'expliquer pourquoi Daniel avait, de préférence, employé ce symbole pour décrire l'Antéchrist. Aujourd'hui rien ne paraît plus naturel. Dans le milieu chaldéen où vivait ce prophète, les statues des dieux et des rois babyloniens portaient des cornes à leurs tiares. Disposées avec grâce à la base de ces tiares et superposées les unes aux autres, elles constituaient de véritables ornements (3). Il est donc tout naturel que l'inspiration divine voulant caractériser les développements et la puissance de la domination de l'Antéchrist, ait porté Daniel vivant et écrivant à Babylone à le représenter sous le symbole d'une petite corne grandissante.
PORTRAIT DANS L'APOCALYPSE : La Bête
Je vis monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix cornes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphèmes. Et la bête que je vis était semblable à un léopard, et ses pieds étaient comme les pieds d'un ours, et sa gueule comme la gueule d'un lion ; et le dragon lui donna sa force et une grande puissance. Et je vis une de ses têtes comme blessée à mort, mais cette blessure mortelle fut guérie, et la terre entière fut dans l'admiration, à la suite de la bête. Et ils adorèrent le dragon qui avait donné la puissance à la bête ; et ils adorèrent la bête, en disant. Qui est semblable à la bête ? Et qui pourra combattre contre elle ? Et il lui fut donné une bouche qui proférait de grandes choses et des blasphèmes ; et le pouvoir lui fut donné d'agir pendant quarante-deux mois. Et elle ouvrit la bouche pour blasphémer contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel. Et il lui fut donné le pouvoir de faire la guerre aux saints, et de les vaincre ; et la puissance lui fut donnée sur toute tribu, sur tout peuple, sur toute langue et toute nation. Et tous les habitants de la terre l'adorèrent, ceux dont les noms n'ont pas été inscrits, depuis la création du monde, dans le livre de l'Agneau qui a été immolé. »
(Apocalypse, XIII, 1. 8)
Dans ce second portrait, c'est à une Bête monstrueuse que l'Antéchrist est comparé. On ne peut guère douter, en effet, que cette bête, munie de toute la puissance de Satan et adorée avec lui, ne soit la figure de l'Antéchrist. Tel a été le sentiment commun des commentateurs chrétiens, depuis les temps anciens jusqu'à nos jours. L'emploi de cette expression « la bête, montre que, dans l'être en question, le caractère bestial dominera, à la place des sentiments humains. La robe du léopard, les pieds de l'ours et la gueule du lion indiquent aussi qu'il réunira la ruse, la férocité et la force.
C'est avec raison que les exégètes reconnaissent également dans la Bête de l'Apocalypse le symbole de la Cité du mal avec les grands empires païens qui s'y sont succédé. Mais tous ces empires païens de la Cité du mal viendront aboutir et se résumer dans la personne de l'Antéchrist. Les prophètes présentent et comprennent souvent sous une seule figure plusieurs choses qui arriveront en divers temps, lorsqu'elles ont quelque rapport entre elles. On le constate par cette explication qui fut donnée à saint Jean dans une autre vision de la Bête, symbole, cette fois, de la Cité du mal (4) « L'ange me dit : Les sept têtes sont sept montagnes sur lesquelles la femme est assise : ce sont aussi sept rois (ou sept empires), dont cinq sont tombés ; l'un existe encore, et l'autre n'est pas encore venu ; et, quand il sera venu, il faut qu'il demeure peu (5). Toute la malice et toute la puissance de ces différents empires, qui se sont succédé dans la Cité du mal, figurée par la Bête et ses accessoires, viendront se personnifier et se récapituler dans un individu : l'Antéchrist. C'est donc avec raison que ce nom « la Bête » lui est aussi attribué.
PORTRAIT DANS LA II° ÉPITRE AUX THESSALONICIENS: L'homme de péché
« Il faut que l'apostasie arrive auparavant, et qu'on ait vu paraître l'homme de péché, le fils de la perdition, l'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se faisant lui-même passer pour Dieu... Et alors se manifestera cet impie que le Seigneur Jésus tuera par un souffle de sa bouche, et qu'il détruira par la lueur de son avènement.
L'avènement (de cet impie) aura lieu selon la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges trompeurs, et avec toutes les séductions de l'iniquité pour ceux qui périssent, parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés. C'est pourquoi Dieu leur enverra une puissance d'égarement, pour qu'ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n'auront pas cru à la vérité, mais qui auront consenti à l'iniquité, soient condamnés. »
(II° Ép. aux Thessaloniciens, II, 3, 4, 8, 9, 10, 11)
Cette fois, c'est l'homme qui apparaît, avec des traits nettement dessinés, mais l'homme Adversaire du Christ et de l'Église, l'homme de péché, le fils de la perdition. « Nul doute, dit saint Augustin, que l'Apôtre ne parle ici de l'Antéchrist.(6)
De ces trois portraits prophétiques, rapprochés les uns des autres, il est possible de tirer des renseignements par rapport à la personne, au règne, à la persécution et à la fin de l'Antéchrist. Ces renseignements, il conviendra de les classer sous quatre chefs, les suivants :
NOTES
(1) Cet animal extraordinaire, si terrible que Daniel peut à peine trouver des paroles pour le décrire, représente, dans la vision, l'Empire romain. Il succède au lion (Empire chaldéen), à l'ours (Empire médo-perse), au léopard (Empire d'Alexandre) (Daniel, VII. 1-7) - Les dix cornes, chiffre rond, représentent des rois ou des royaumes puissants qui se sont formés du démembrement de l'Empire romain par les Barbares. De ces multiples États surgira la petite corne grandissante ou l'Antéchrist.
(2) L'un des esprits célestes
(3) M. de Longpérier, décrivant un dieu assyrien, dit « Les cornes du taureau qui décorent la tiare de cette figure sont un signe de puissance et de gloire... La manière dans les cornes sont rangées à la base de la tiare nous explique de quelle façon le prophète Daniel concevait la disposition des dix cornes du quatrième animal symbolique qu'il vit en songe. (Notice des antiquités assyriennes, p. 30).
(4) Apoc., XVII, 1-18.
(5) Id., XVII, 9-10
(6) S. Augustin, Cité de Dieu, liv. XX, n° 19

( 794247 )
ce n'est pas ainsi que je comprends votre passage de Saint-Jean par jejomau (2015-12-29 17:38:05)
[en réponse à 794243]
En 1 Jn 2 18 ("Mes enfants, c’est la dernière heure et, comme vous l’avez appris, un anti-Christ, un adversaire du Christ, doit venir") Il me semble que Saint Jean dit simplement qu'un anti-Christ (un homme) va advenir . Il ne dit rien d'ailleurs de précis sur cette venue : est-elle proche (Néron) , ou s'agit-il de quelqu'un plus lointain... ? Nous n'en savons rien mais tel que Saint Jean semble le laisser entendre, il s'agirait d'un homme ayant le pouvoir de nuire aux chrétiens...
En 1 Jn 2 22 ("Le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ.") Il est très clair que Saint Jean a élevé le débat et se place à un niveau différent. Quand il parle ici de "l'Antichrist", il fait clairement allusion à Satan, c-à-d à celui qui, par ce qu'il représente et ce qu'il est, se place comme le plus farouche adversaire du Christ et de son Royaume. Pour moi, il est clair qu'il ne parle plus de quelqu'un en chair et en os . Il définit cette fois l'antichrist de manière différente
Je reçois tout à fait ce que dit par conséquent Saint Jean mais celà ne va nullement en contradiction avec ce que pose L'abbé Lehmann qui va au-delà de l'Apocalypse, en recherchant quasiment tout ce qui se dit sur l'Antéchrist dans l'ensemble de la Bible ainsi que dans la Patristique, sur celui qui doit advenir et qui se fera adoré comme Dieu tout en étant un homme au service de Satan...

( 794251 )
Pas d'accord par Jean Ferrand (2015-12-29 18:02:31)
[en réponse à 794247]
Pas d'accord. L'Antéchrist c'est vraiment un homme (Néron) ou tout homme (les incrédules, les persécuteurs du nom chrétien).

( 794254 )
peut-être par jejomau (2015-12-29 18:36:48)
[en réponse à 794251]
mais pas en Saint Jean 1 - 18,22 dans le passage auquel vous faites allusion. Saint Jean parle de celui qui est "
Le menteur". Or c'est le terme dont il est fait usage dans la Bible pour désigner nommément Satan (dans le cadre de cette apellation spécifique).
Cette phrase de Saint Jean :
"Le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ."
... ne rejoint-elle pas d'ailleurs ce que dit Saint Jean lui-même de Satan en le désignant directement de la sorte
en 8.44:
Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne s’est pas tenu dans la vérité, parce que la vérité n’est pas en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, ses paroles viennent de lui-même car il est menteur et le père du mensonge."

( 794264 )
Non, par Jean Ferrand (2015-12-29 20:12:42)
[en réponse à 794254]
Non, Satan n'est pas l'Antéchrist. Car l'Antéchrist est un homme de la terre, bien localisable dans le temps et dans l'espace. Et tout homme un tant soit peu intelligent (comme vous) peut déchiffrer dès aujourd'hui son nom.

( 794290 )
Cher M. FERRAND voici deux de vos nombreuses erreurs par Ritter (2015-12-30 10:56:54)
[en réponse à 794243]
M. L'Abbé Lehman est un exégète il n'est pas l'écriture dites vous.
- Oui mais vous êtes vous exégète êtes vous l'écriture?
Enfin l'Epitre de Saint Jean nous affirme que l'Antéchrist est déjà venu.
-Cela est à entendre dans le même sens que le Royaume des Cieux s'étend parmi vous....
La venue de l'Antéchrist c'est sa présence en puissance et non encore en Acte nécessairement.
Tout ceux dont vous évoquez la mémoire pour vous justifier, sont des préfigurations.
Pour comprendre il faut écouter par exemple, le même rabbin qui se réjouissait de Daesh et du massacre des chrétiens, parler de loth qui aurait été un des magistrats les plus corrompus de Sodome, mais épargné par Dieu car il aurait porté en lui la flamme du futur Messie...qui ne serait donc pas de la descendance directe d'Abraham, alors.
Il faut écouter elkabach présentant la conversion au catholicisme comme pire que la Shoah
Pour le moment l'Antéchrist c'est le messie tant désiré, un messie issu de la volonté unique de l'homme, faisant fi de la volonté de Dieu.
L'exact opposé de Notre Seigneur...
Ce qu'il répond à Sa Trés Sainte Mère lors du recouvrement au temple.
Contraire même à Notre Jeanne Dieu premier servi.
Cordialement;

( 794338 )
C'est votre opinion par Jean Ferrand (2015-12-31 14:19:54)
[en réponse à 794290]
C'est votre opinion, ou votre conviction. Mais elle n'est pas prouvée.
Je ne suis pas plus l’Écriture que l'abbé Lehman mais j'ai le droit d'avoir une opinion différente. Différente et argumentée.

( 794343 )
non point mon opinion... des faits par Ritter (2015-12-31 17:16:29)
[en réponse à 794290]
Je dois vous avouer que je m'occupe plus de la venue du Messie...
Car je vais me faire gronder...
joyeux Noël bonne année

( 794169 )
une homélie à relire... par jejomau (2015-12-28 14:02:18)
[en réponse à 794134]
Combien de vents de la doctrine avons-nous connus au cours des dernières décennies, combien de courants idéologiques, combien de modes de la pensée... La petite barque de la pensée de nombreux chrétiens a été souvent ballottée par ces vagues - jetée d'un extrême à l'autre: du marxisme au libéralisme , jusqu'au libertinisme ; du collectivisme à l'individualisme radical ; de l'athéisme à un vague mysticisme religieux; de l'agnosticisme au syncrétisme et ainsi de suite. Chaque jour naissent de nouvelles sectes et se réalise ce que dit saint Paul à propos de l'imposture des hommes, de l'astuce qui tend à les induire en erreur (cf. Ep 4, 14). Posséder une foi claire, selon le Credo de l'Eglise, est souvent défini comme du fondamentalisme . Tandis que le relativisme , c'est-à-dire se laisser entraîner "à tout vent de la doctrine", apparaît comme l'unique attitude à la hauteur de l'époque actuelle. L'on est en train de mettre sur pied une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs.
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( 794284 )
Bien des théologiens ne sont plus que des herméneutes. par Scrutator Sapientiæ (2015-12-30 09:28:41)
[en réponse à 794169]
Bonjour jejomau,
Je recommande également la lecture du deuxième texte du Pape Benoît XVI qui est mis en relation avec celui que vous avez cité :
Ici.
Voici quelle est, à mon sens, l'une des raisons pour lesquelles nous en sommes là où nous en sommes, en présence d'hommes d'Eglise qui veulent faire croire que le monde contemporain souffre, avant tout voire seulement, d'un refus de la charité ou d'un manque de solidarité, alors qu'il souffre avant tout, mais pas seulement, d'un rejet de la vérité, notamment par le relativisme et le subjectivisme.
De même qu'en théologie fondamentale, bien des théologiens ne sont plus, depuis longtemps, que des analystes ou des herméneutes, de même, en pastorale épiscopale, bien des évêques ne sont plus, là aussi, depuis longtemps, que des commentateurs ou des dialecticiens.
A partir du moment où l'on prend appui avant tout sur l'air du temps philosophique, ou sur l'air du temps journalistique, au lieu ou avant de prendre appui sur l'Ecriture et sur la Tradition, ou bien pour faire de la théologie, ou bien pour faire de la pastorale, on s'expose au risque de dénaturer l'exercice intellectuel auquel on se livre, et de rendre la théologie fondamentale non prescriptrice d'explications sur l'annonce de la religion chrétienne, en tant que seule vraie religion, ou de rendre la pastorale épiscopale non prescriptrice d'exhortations à la conversion chrétienne, en tant que seule vraie conversion.
J'ai parlé, dans le premier des mes textes "accrochés" à ce fil, d'un dévoiement ou d'une perversion de la charité chrétienne, mais je pourrais aussi bien parler, à présent, d'un dévoiement, d'une perversion, de la Foi catholique, ce dévoiement ou cette perversion pouvant conduire des clercs à accorder plus d'autorité ou d'importance à des philosophes ou à des journalistes à la mode qu'à l'Ancien Testament, qu'au Nouveau Testament, ou qu'à un Père ou Docteur de l'Eglise.
Les uns et les autres voudront-ils un jour réhabiliter les représentations les plus propices à la connaissance et à la compréhension, en plénitude, de la signification d'une expression telle que celle-ci : "l'autorité de la révélation chrétienne" ? On peut rêver...
Bonne journée.
Scrutator.

( 794238 )
Voilà au moins un curé qui ne cherche par Ritter (2015-12-29 13:44:49)
[en réponse à 794134]
pas une place au sein de la Curie.

( 794280 )
Le catholicisme est-il devenu la religion du confort relationnel ad extra ? par Scrutator Sapientiæ (2015-12-30 08:47:43)
[en réponse à 794134]
Bonjour Vassilissa,
Voici deux remarques, qui forment aussi deux suggestions.
1.
- le modernisme d'avant-hier a donné lieu aux réactions magistérielles et disciplinaires pontificales d'avant-hier, sous Saint Pie X, avant 1914,
et
- le modernisme d'hier a donné lieu aux réactions magistérielles et disciplinaires pontificales d'hier, sous Pie XII, après 1945.
Or, je ne dis pas que ces deux modernismes, l'un antérieur à 1914, l'autre postérieur à 1945, n'ont plus aucune influence, aujourd'hui, et je ne dis pas que les réactions pontificales respectives de Saint Pie X et de Pie XII n'ont plus rien à nous apprendre, pour aujourd'hui.
Mais j'affirme que le modernisme d'aujourd'hui porte en lui des fondements, des contenus, des dimensions et des directions spécifiques,
a) qui expliquent d'ailleurs assez grandement l'absence de réactions magistérielles et disciplinaires pontificales à son encontre,
b) qui nécessitent une actualisation des informations, des analyses, des appréciations, des évaluations le concernant, par les catholiques traditionnels, afin que ceux-ci réfléchissent puis réagissent, ENCORE PLUS, en toute connaissance et en toute compréhension de ce qui est en cause, sur et contre le modernisme d'aujourd'hui.
Que je sache, telle ou telle théologie d'aujourd'hui, partisane et promotrice du pluralisme religieux, ou du pluralisme moral, était, sinon inexistante, du moins, non dominante, avant-hier, voire aussi hier, et il devient urgent, me semble-t-il, que les catholiques traditionnels mettent à jour, ENCORE PLUS, leur regard et leur discours sur le modernisme d'aujourd'hui, encore plus dangereux que les modernismes d'hier et d'avant-hier, MAIS par des moyens et pour des raisons qui lui sont propres.
Que les uns et les autres lisent Veritatis splendor et Dominus Iesus, mais aussi les auteurs dont les idées sont analysées et disqualifiées, dans ces deux textes ; en particulier et plus précisément, en ce qui concerne le deuxième de ces textes, qu'ils lisent Jacques Dupuis et Claude Geffré, et ils comprendront la difficulté, mais aussi la nécessité, de dénoncer les idées de ces auteurs, et de combattre la propagation de ces idées, au sein de l'Eglise catholique.
Dans le contexte français, voici un autre exemple auquel je pense : lisez donc Joseph MOINGT, attentivement, le crayon à la main, et vous verrez dans quelle mesure il est à la fois difficile et nécessaire de dénoncer les fondements et le contenu de ce type de théologie, qui n'est pas dépourvue d'intérêt par ailleurs, bien au contraire.
2.
Le catholicisme est-il en train de devenir la religion du confort relationnel ad extra ? Je me demande vraiment parfois si ce n'est pas la mise en forme, en avant, en oeuvre, en valeur, des éléments de langage les plus propices à la constitution, puis au renforcement, de ce confort relationnel, au bénéfice et à destination des clercs qui entendent avoir des relations, les plus agréables possible, avec les périphéries, qui comptent le plus, pour ces mêmes clercs.
Imaginons un seul instant que ce soit "çà", le but de la manoeuvre, ou, en tout cas, l'un des buts de la manoeuvre.
Qui ne voit que le discours, théologique ou magistériel, qui est tenu pour étayer, ou pour étoffer, tout cela, est quasiment d'un intérêt secondaire, par rapport à l'intention, celle d'avoir "des relations agréables avec tout le monde", qu'il sert ?
En l'occurrence, cette intention était déjà présente dans au moins quatre textes du Concile, que nous connaissons tous (UR, NA, DH, GS), mais il me semble vraiment qu'il n'est aujourd'hui même plus nécessaire de prendre appui sur l'un ou l'autre de ces textes, pour aller, apparemment toujours plus loin, non en direction de l'expression de ce qui pourrait être profitable sur le plan surnaturel, mais en direction de ce qui pourrait être agréable sur le plan relationnel.
A partir de là, ce qui importe le plus, ce n'est pas la vertu informative ou normativante du discours tenu, ce n'est pas le résultat obtenu par sa production puis par sa diffusion, qui comptent le plus, ce qui ne signifie pas qu'il ne faut leur accorder aucune attention, mais c'est l'effet produit, un effet d'évacuation ou d'occultation d'autres éléments de langage qui, eux, sont bel et bien inspirés par l'Ecriture et par la Tradition, mais qui ont contre eux le grand tort de ne pas être "accueillants", de ne pas être "consensuels".
Il me semble vraiment qu'il devient urgent de faire porter, ENCORE PLUS, la réflexion, d'inspiration catholique, sur le dévoiement, la perversion, de la charité chrétienne, qui a conduit à tout cela.
Merci beaucoup pour votre bienveillance et votre compréhension, et bonne journée.
Scrutator.