Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 793887 )Catholiques,allez-vous succomber à l’extrême tentation? par Jean Kinzler (2015-12-24 11:46:00) 

La conversion tardive de l’électorat catho à l’extrême droite a bénéficié du silence de l’Eglise et de l’empreinte de la Manif pour tous.


Catholiques : l’extrême tentation FN


Avant même les fêtes, c’est déjà la gueule de bois. Pour le catholicisme français, l’automne a été celui des discrets déchirements, puis des calamités. Vieille constante de la science électorale, la digue catholique dressée contre le vote en faveur du FN, a cédé, ce dimanche 6 décembre. Ce jour-là, au premier tour des régionales, les catholiques se sont mis à l’unisson d’une France malade et qui se droitisait : ils ont représenté un tiers de ceux qui ont voté le parti de Marine Le Pen. Pour la cathosphère (déjà bien à droite), ce choix révèle une nouvelle géographie, un paysage qui s’est fortement modifié depuis les bruyantes batailles contre le mariage gay.

Le blogueur Koz (qui vote lui-même à droite et qui a un temps soutenu la Manif pour tous) n’en revient toujours pas, s’en désole et s’en alarme. «Il y a des porosités de plus en plus manifestes entre le catholicisme et l’extrême droite», regrette-t-il. Sur les réseaux sociaux, depuis plusieurs mois, il bataille contre cette poussée extrémiste.

Il y a quelque temps, Koz a alerté sur une association de soutien aux chrétiens d’Orient, dénonçant ses liens avérés avec l’extrême droite. En retour, il a essuyé un tir de barrage nourri, venant, bien sûr, des identitaires. Mais pas seulement… Nouvelle et jeune figure de la droite ultraconservatrice, la journaliste du Figaro Eugénie Bastié l’a vertement taclé. Ambiance, ambiance… Trahi aussi par les siens, Koz se sent parfois un peu seul : «Quand on se retourne, on ne voit pas grand-monde derrière soi», dit-il. Fatigué et inquiet par la tournure prise par les débats, il est pourtant bien décidé à poursuivre son combat. Comme le 31 décembre, lorsqu’il participera à une émission relayée par le réseau de radios chrétiennes RCF.

Un saut vertigineux vers le FN

Qui a vu venir l’effondrement de la digue catholique ? Peu de monde, en vérité. Au lendemain du premier tour des élections régionales, le sondage Ifop pour l’hebdomadaire Pèlerin qui révélait l’ampleur des dégâts a fait l’effet d’une bombe : 34 % des électeurs catholiques avaient donc choisi le Front national, soit plus de 6 points au-dessus de la moyenne nationale. Pire encore, le saut était vertigineux parmi les catholiques pratiquants réguliers (ceux qui vont à la messe au moins une fois par mois, les militants et le cœur de cible). En mars, lors des départementales, ils étaient 9 %, parmi ceux qui votent, à donner leur voix à l’extrême droite. Contre 24 % neuf mois plus tard.

Quelques politologues avaient un peu senti le vent tourner. Pour Philippe Portier, historien et sociologue du catholicisme, «les premiers craquements étaient perceptibles depuis trois ou quatre ans». Un diagnostic confirmé par Jérôme Fourquet, le directeur du département opinions et stratégies de l’Ifop : «Depuis l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du Front national, les catholiques sont plus disposés à voter à l’extrême droite, relève-t-il. Il y avait eu quelques alertes en 2002 lors de l’élection présidentielle. Puis cela était rentré dans l’ordre.»

Pas à pas, l’Eglise catholique en France est en train de normaliser ses relations avec le Front national. Loin des années 80 et 90, où l’institution prenait régulièrement (et nettement) position contre le vote pour le parti de Jean-Marie Le Pen. De grandes voix de l’épiscopat, telle celle du cardinal-archevêque de Lyon, Albert Decourtray, ou celui de Paris, Jean-Marie Lustiger pesaient de tout leur poids et s’exprimaient publiquement. Ce n’est plus le cas. A Lille, quinze jours avant le premier tour des régionales, Mgr Laurent Ulrich, l’archevêque de Lille, publiait certes un communiqué. Mais sans parler clairement du FN. Au détour d’une phrase, il fallait lire entre les lignes pour comprendre que voter pour Marine Le Pen n’était guère recommandable. «Tout langage qui exclut l’autre, parce qu’il est l’autre, n’est pas compatible avec l’enseignement du Christ», y disait l’archevêque. Fermer le ban ! Mgr Ulrich invitait quand même à lire soigneusement les programmes pour se déterminer. Service minimum. «Ce silence de la hiérarchie est une évolution lourde, une rupture», pointe Philippe Portier.

L’apathie de l’épiscopat était déjà perceptible à la fin de l’été. A part un communiqué assez alambiqué du secrétaire général, dans lequel Olivier Ribadeau-Dumas ménageait la chèvre et le chou, la Conférence épiscopale n’avait rien dit de percutant quand le diocèse de Toulon-Fréjus avait invité à son université d’été la députée FN Marion Maréchal-Le Pen. Un silence qui valait absolution, surtout celui du président, Georges Pontier, l’archevêque de Marseille étant réputé se situer dans la ligne sociale du pape François.

«L’église doit dialoguer avec tout le monde»

Le malaise, quant à lui, est palpable. «Les évêques voient monter le vote extrémiste parmi leurs fidèles et sont très désappointés», estime Jérôme Fourquet. Enfin pas tous. A l’évêché de Fréjus, l’abbé Louis-Marie Guitton, l’organisateur de l’université de la Sainte-Baume, n’en démord pas. «L’Eglise doit dialoguer avec tout le mond e», répète-t-il en leitmotiv pour expliquer l’invitation à la nièce Le Pen. Il rit aussi. «Ce serait nous donner beaucoup d’importance», répond-il quand il est interpellé sur le poids qu’a pu avoir la rencontre de la Sainte-Baume. Même si le conseiller politique de Mgr Rey le minimise, le rendez-vous estival a levé des interdits. D’ailleurs, il a été plutôt bientôt accueilli dans les rangs du catholicisme conservateur. «C’était très courageux de la part de Mgr Rey», appuie ainsi Natalia Trouiller, l’ancienne directrice de la communication du cardinal Barbarin. «Les jeunes générations s’intéressent davantage à la personne plutôt qu’au parti qu’il représente», estime encore Louis-Marie Guitton, donnant une sorte de quitus moral au vote pour la nièce de Marine Le Pen.

Catholique revendiquée, proche de la Manif pour tous, elle séduit dans la jeune cathosphère. Autour d’elle, gravite d’ailleurs un cercle qui établit des ponts, notamment à travers le journaliste et essayiste Jacques de Guillebon. Elle est une carte maîtresse dans le jeu du Front national qui élargit ainsi sa base. Jusqu’alors, la clientèle électorale catholique du Front national se limitait grosso modo aux intégristes de l’église Saint-Nicolas du Chardonnet. En cinq ans, ce schéma a explosé. «Il y a un fort activisme à la base, notamment à travers le courant de Mgr Rey, qui plaide pour un dialogue avec Marion Maréchal-Le Pen», explique Gaël Brustier, politologue, spécialiste des radicalités.

L’évêque de Fréjus n’est pas isolé. Son confrère de Bayonne, Mgr Marc Aillet, est l’autre grande valeur sûre du courant conservateur et identitaire. En 2014, il a conduit une délégation à Moscou, scellant une sainte alliance avec l’orthodoxie russe, très engagée elle aussi dans le combat culturel contre la modernité. Cette initiative personnelle lui a valu quelques remontrances de la part de la Conférence épiscopale. En revanche, son tweet de la fin de l’été n’a guère suscité de réaction. Mgr Aillet avalisait là un discours désormais en vogue qui distingue les «bons» et les «mauvais» migrants. Dans la pensée de l’évêque de Bayonne, il faut privilégier l’accueil des chrétiens d’Orient, les autres migrants étant suspectés d’être une sorte de cinquième colonne islamiste. «Nous avons des remontées des diocèses qui vont dans le sens de ce discours-là, acquiesce Laurent Giovannoni, responsable du département d’accueil et droit des étrangers du Secours catholique. Pour notre part, nous défendons et restons sur cette position de l’accueil inconditionnel pour tous.»

Malgré ces résistances ici ou là, l’aile conservatrice, ce catholicisme d’identité que la Manif pour tous a fédéré, a réussi son OPA, prenant en otage les autres courants. Son opposition s’est réduite à des marges et se tait. Il n’y a plus guère que l’avocat Jean-Pierre Mignard, proche de François Hollande, qui réussit à se faire entendre. Le catholicisme engagé, social, de gauche est devenu inaudible, pratiquement disqualifié par ses jeunes et coriaces adversaires, nombreux à écouter les Rey et Aillet. «Il nous manque des figures fortes qui puissent porter le message», reconnaissent nombre de cathos de gauche.

Le catholicisme d’ouverture sans relève

Certes, il y a bien eu un sursaut entre les deux tours des régionales. Lancée par d’anciens responsables de l’hebdomadaire la Vie, une pétition mettait en garde contre le vote pour le FN. D’eux-mêmes, ses initiateurs reconnaissent que peu de jeunes l’ont signée. «Nous avons manqué le rendez-vous avec les jeunes générations», regrette un catholique lyonnais. De fait, très présent dans les années 70, le catholicisme social et d’ouverture n’a guère de relève. Sauf dans des associations très présentes sur le terrain social. Cette cassure est due, selon Jean-Louis Schlegel, ancien éditeur au Seuil et l’une des figures intellectuelles du catholicisme français de gauche, aux pontificats de Jean-Paul II et Benoît XVI. «Ma génération a beaucoup douté, contesté, raconte-t-il. Nous étions atteints, secoués, parfois ébranlés par le monde. Les jeunes générations raisonnent, elles, en terme d’orthodoxie. Elles sont vent debout contre ce monde, un peu comme des chevaliers du Bien contre le Mal. Ils portent leur foi conme une sorte de contre-culture.»
Bernadette Sauvaget

Lors des universités d’été de la Sainte-Baume, dans le Var, le 29 août, auxquelles participait Marion Maréchal-Le Pen. Photo France Keyser. Myop ici
images/icones/neutre.gif  ( 793898 )Questions par Aigle (2015-12-24 12:32:24) 
[en réponse à 793887]

Merci cher Jean de cette analyse qui appelle de ma,part les questions suivantes

1- quel est l'auteur de cette étude ?

2- n'y a t il pas un lien indirect mais certain entre l'ouverture au FN et la nouvelle pastorale du pape François : au nom de quoi condamner le vote FN ("qui suis je pour juger ?") ? Et pourquoi exclure le FN de la miséricorde ?

3- il y a des décennies que les évêques ne donnent plus de consignes de vote ! Qu'ils ne condamnent plus le communisme alors pourquoi le FN serait il mal vu ?
images/icones/1v.gif  ( 793903 )remercions tous par jejomau (2015-12-24 14:02:44) 
[en réponse à 793887]

Mme Taubira qui, avec Hollande, en a fait plus en deux ans que des décennies de combat !

images/icones/bulle.gif  ( 793907 )Contre courant! par Bertrand (2015-12-24 14:27:54) 
[en réponse à 793887]

Quand le front avait un vrai discours de droite plus proche qu'aujourd'hui de la doctrine de l'Eglise, les cathos le boudaient!

Maintenant que la jacobine Marine et l'infâme Philippot rejette tout ce qui peut être catholique, les cathos vont vers le FN!

personnellement vote pas pour Philippot et ses mignons!
images/icones/iphone.jpg  ( 793909 )Bravo... par Paul Reveriche (2015-12-24 15:02:24) 
[en réponse à 793907]

Monsieur Bertrand !

Le FN est tout sauf catholique.

Un autre amalgame, un gros celui-là...
images/icones/bravo.gif  ( 793914 )Un catholique peut-il voter Front National ? par jejomau (2015-12-24 15:27:30) 
[en réponse à 793909]

A Lire quand même sur NDF où il apparait quand même clairement qu'il vaut mieux voter FN qu'autre chose ... ou que "rien du tout" !

Extraits :

Euthanasie

Marine Le Pen (MLP) : Je suis tout à fait opposée à l’euthanasie. Je pense que c’est une dérive très dangereuse.

Avortement

MLP :... le Front National n’a jamais changé d’avis depuis des années. En 1986, les députés du FN au parlement français avaient déposé un projet de loi sur le non-remboursement de l’avortement. Ils n’avaient pas remis en cause l’avortement. Moi, je pense qu’il n’est pas possible d’interdire aujourd’hui le recours à l’avortement. Ce qui est possible en revanche et qui est de la responsabilité d’un État, c’est de tout faire pour limiter le nombre d’avortements...... Le choix du peuple est souverain et aujourd’hui incontestablement l’interdiction de l’avortement ne recueille pas la majorité du peuple français. Mais encore une fois, je pense que mettre en place une véritable politique d’accueil de la vie et redonner le choix aux femmes de ne pas avorter – car je crois que dans beaucoup de cas aujourd’hui elles n’ont plus d’autre choix que d’avorter –, ce serait déjà une avancée très positive.

La nature du mariage

MLP : Vous savez, la loi est la loi. Il n’y a pas de rétroactivité de la loi en France, cela fait partie de notre État de droit. Donc nous supprimerons la possibilité de mariage. Ceux qui se seront mariés resteront mariés car nous sommes respectueux de l’État de droit. Mais il ne pourra plus y avoir de mariages [entre personnes de même sexe]. Quant aux gens qui ont adopté des enfants, ils l’ont souvent fait en mettant les autorités devant le fait accompli, c’est-à-dire en violant eux-mêmes la loi. Les choses sont très claires : nous sommes opposés au mariage homosexuel, nous sommes opposés à l’adoption par les couples homosexuels mais nous sommes également opposés à l’adoption par des célibataires.

L’idéologie du Genre

MLP : Ça participe des délires gauchistes, pédagogistes, qui utilisent nos enfants comme des sujets d’expériences, etc...


Voter Front National est pour le catholique un choix clairement plus en communion avec l’Église que voter UMP (Républicains), UDI, PS, Verts



images/icones/neutre.gif  ( 793943 )pas de communautarisme sauf le politique... par Ritter (2015-12-25 09:11:04) 
[en réponse à 793914]

Voter c'est retardé l'échéance...Maintenir un système qui ruine et détruit la France.
Il ne semble pas que la France soit le foyer de tous...
de nomreuses déclartions de personne comme Dsk, attali, el kabach le prouvent.
Si du haut de l'état il faut lutter contre le communautarisme, il est important de lutter contre le premier des communautarisme, le communautarisme politique.
car ce communautarisme là conduit à la catastrophe.
Abstention.
images/icones/iphone.jpg  ( 793946 )Dans ces extraits... par Paul Reveriche (2015-12-25 10:17:20) 
[en réponse à 793914]

Aucune condamnation explicite et ferme de l'avortement par exemple.

Le FN s'appuie sur la conscience majoritaire... Tout est dit.

Je crois que le catholique ne peut voter, sauf au niveau municipal où cela a du sens.

Démocratie démon-cratie.
images/icones/1a.gif  ( 793961 )MLP est très claire, bien au contraire par jejomau (2015-12-25 15:17:33) 
[en réponse à 793946]

Elle exprime la position du FN et dit clairement ce que je pense d'ailleurs come une grande majorité de Français :

- Oui l'avortement , c'est mal
- oui, il ne faut pas avorter
- mais oui, on ne reviendra pas du jour au lendemain à l'abolition de l'IVG parce que les Français(es) ne le veulent pas
- mais oui, il faut avoir l'Espérance de pouvoir renverser cet état d'esprit
- et ceci ce fera par étapes

MLP n'exprime pas une conscience majoritaire : elle se comporte en chef d'Etat (possible) exprimant le possible (ce qu'il faut faire) à réaliser dans les esprits sur une certaine durée quand on a le pouvoir. Elle signifie que le but à rechercher sera donc bien un jour l'abrogation de cette loi. Mais elle reste fondée sur le réel.

Et les rois de France "très chrétiens" n'ont jamais agi que comme çà...
images/icones/attention.gif  ( 793962 )Désolé jejomau le roi Baudoin a démissioné par Ritter (2015-12-25 15:36:09) 
[en réponse à 793961]

Pour refuser l'avortement.
MLP a un fond de commerce.
Il est tout à fait possible d'interdire la destruction, le crime des plus faibles;
Rien n'empêche d'aller en Espagne ou en Suisse ou ailleurs.
Ou de soutenir la future mère pour lui éviter de commettre cela;
Il m'étonnerailt qu'un roi de France se commette.
images/icones/1a.gif  ( 793989 )Oui, le temps nécessaire pour que la loi passe ! par Rodolphe (2015-12-25 23:42:14) 
[en réponse à 793962]

Cela n'a guère été plus loin... Mais, il est vrai qu'il a fait bien mieux que son actuel successeur!

Enfin, vu la pusillanimité de l'Eglise en France sur le sujet, laquelle semble surtout obnubilée actuellement par les possibles atteintes au "vivre ensemble", je crois que ce serait mal comprendre la position de notre clergé que de croire qu'il est pour l'interdiction de l'avortement. A vrai dire, quiconque se lancerait sur cette voie se verrait sans doute immédiatement taxé d'"intégriste" par nos évêques...

Il faut être un peu lucide!

Dans ces conditions, et sans aucun parti pris, il me semble que la position de Marine Le Pen, qui n'est pas une Sainte mais une politique, est assez compréhensible...
images/icones/neutre.gif  ( 793991 )Erreur par Ritter (2015-12-26 06:55:32) 
[en réponse à 793989]

Sa démission était véridique et etait appuyée sur une ferme conviction chretienne.
si l on est pas capable de defendre l innocent le plus faible...
le foetus que croyez vous qu il en sera pour vous...
Marine le pen n'est pas son père et si elle a traité ainsi son père comment vous traitera t elle?
Marine le pen est acceptée par le systeme qui a interet a se continuer arrivée au pouvoir, elle permettrait, si le systeme se poerpetuait de prendre des mesures qui se retourneraient contre la France apres son depart.

justement vous n etes helas ni lucide ni pragmatique.
Ainsi les mesures electroniques prise par l etranger de matignon n ont pas pour but de proteger la France mais de la maintenir sous controle...
elles n'ont pas evite le 13 11...

images/icones/iphone.jpg  ( 793983 )Sérieusement... par Paul Reveriche (2015-12-25 22:05:09) 
[en réponse à 793961]

Nous ne pouvons pas comparer un représentant ambitieux de la racaille contemporaine avec nos rois.

Une telle ambition demande de dire ce qui est vrai et juste, et non pas de dire que quelque chose est juste parce que c'est faisable.
images/icones/iphone.jpg  ( 795926 )Plus en communion... par Paul Reveriche (2016-01-22 19:24:25) 
[en réponse à 793914]

Avec le courant dominant des hommes d'Eglise peut-être, mais certainement pas catholique tout court, donc pas plus, pas moins...
images/icones/fleche3.gif  ( 795930 )confusion ? par jejomau (2016-01-22 19:38:45) 
[en réponse à 795926]

Il ne faut pas confondre deux choses :

- la personne qui pense ce qu'elle veut et qui est ce qu'elle est. Possible que Marine soit "certainement pas catholique" bien que "plus en communion avec le courant dominant des hommes d'Eglise"

- et la pensée politique qui sous-tend son action dans ses prises de position et dans ce qu'elle veut pour le bien commun

C'est une chose qu'on retrouve souvent chez les personnes. Celles-ci vivent différemment de ce qu'elles veulent en réalité pour les autres.

Il est vrai aussi qu'une personne en accord profond entre ce qu'elle pense , ce qu'elle dit, et ce qu'elle fait , c'est l'idéal.

MAIS.... En matière politique, un responsable qui s'engage à priori pour diriger la nation doit D'ABORD et AVANT TOUT être mis au pouvoir pour ce qu'il dit en FAVEUR DU BIEN COMMUN... Le reste relève de sa conscience et ne nous regarde pas! On peut toujours prier pour cette personne. L'Eglise d'ailleurs a forgé des prières pour cela !
images/icones/fleche2.gif  ( 793911 )L'extrême tentation, c'est le "Ni pour, ni contre, bien au contraire". par Scrutator Sapientiæ (2015-12-24 15:12:22) 
[en réponse à 793887]

Bonjour Jean Kinzler.

Il faut vraiment être aveugle et sourd pour ne pas voir et ne pas entendre que l'extrême tentation, consubstantielle au catholicisme français, depuis bientôt trois quarts de siècle, n'est autre que la tentation du : "Ni pour, ni contre, bien au contraire".

En l'occurrence, il s'agit d'un balancement dialectique un peu particulier, tel que celui-ci : "Nous ne sommes ni contre le projet de loi Taubira, ni pour le mariage pour tous, bien au contraire."

Cette tentation est extrême, non en ce qu'elle est extrémiste, dans l'acception la plus fréquente du terme (même si l'on peut se demander jusqu'à quel point une attitude qui prend appui sur de la médiaticorde ou sur du modérantisme ne s'expose pas au risque de sombrer dans "l'extrême-centrisme" et dans l'extrême suivisme), mais en ce qu'elle est extrêmement fréquente et prégnante.

Bonne journée.

Scrutator.