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Pas de réveil des fidèles sans sursaut des évêques. par Scrutator Sapientiæ (2015-12-24 14:58:30)
[en réponse à 793890]
Bonjour Jean-Paul PARFU,
Il n'y aura pas de réveil, ou davantage de réveil, des fidèles, sans un sursaut, ou sans davantage de sursaut, des évêques de France.
Et il n'y aura pas ce sursaut, ou davantage de sursaut, des évêques, s'ils persistent à maintenir en état semi comateux, artificiel et iréniste, la composante dogmatique et la composante liturgique du christianisme catholique. Et le plus fort est qu'ils le savent.
Quand j'entends certains évêques, qui encouragent les fidèles, j'ai l'impression d'entendre Roger Couderc encourager le XV de France : "Allez les petits ! Allez !"...du haut des tribunes d'un stade.
Mais il ne tient qu'à eux d'annoncer plus et de dialoguer moins, et il ne tient qu'à eux de prôner davantage les vertus théologales que les valeurs sociétales, ce qu'ils ne feront ni facilement, ni massivement.
Pourquoi tant d'évêques français préfèrent-ils persister dans l'erreur, alors qu'ils savent que c'est une erreur, à la différence de certains de leurs prédécesseurs des années 1950 et 1960, au lieu de reconnaître lucidement qu'ils ont été trompés, qu'ils se sont trompés, qu'ils ont trompé, et de réorienter activement leur pastorale ?
Eh bien, me semble-t-il, d'une part, parce qu'il est plus facile de persister dans l'erreur que de reconnaître que l'on s'est trompé, et, d'autre part, parce que cette erreur est adossée au Concile, alors qu'elle a commencé à apparaître, en théologie, vingt ans avant lui.
Tant que nous serons en présence de clercs qui refuseront de reconnaître qu'il y a, entre autres choses, bien sûr, une part d'apostasie et d'idolâtrie, dans l'ambiance, la culture, l'éthiques, contemporaines et dominatrices, au moins depuis 1945, ou qui refuseront d'en tirer les conclusions, remédiatrices, qui s'imposent, il n'y aura pas, à mon sens, de sursaut, ou davantage de sursaut, en l'occurrence, épiscopal.
Bonne journée.
Scrutator.

( 793949 )
Les responsables religieux n'ont pas à changer l'Eglise catholique. par Scrutator Sapientiæ (2015-12-25 11:09:35)
[en réponse à 793886]
Bonjour et joyeux Noël, Jean Kinzler.
D'après le Figaro : Mgr Philippe Barbarin a dit : «Les politiques n'ont pas à changer la nature humaine».
Eh bien,
- de même que les responsables politiques français n'ont pas à essayer de changer la nature humaine, ou à essayer de changer, entre autres, la conception de, ou la relation à la nature humaine, la plus respectueuse du bien commun, de la loi naturelle, de la personne humaine, de la véritable dignité, de la liberté responsable, de la vérité objective,
- de même, les responsables religieux catholiques n'ont pas à essayer de changer l'Eglise catholique, ou à essayer de changer, notamment, la conception de, ou la relation à l'Ecriture, à la Tradition, au Magistère, au Catéchisme, à la Foi, à l'Espérance, à la Charité, aux sacrements.
Or, c'est ce qu'ils essayent de faire, depuis qu'au moins une partie de la théologie néo-moderniste et la pastorale néo-progressiste ont commencé à influer, notamment et surtout à partir des années qui ont suivi la fin de la seconde guerre mondiale.
Si les responsables religieux catholiques s'autorisent à faire ce qu'ils font, et qui va "parfois" bien au-delà de l'actualisation des formes, en surface, en ce qui concerne l'Eglise catholique, pourquoi donc les responsables politiques français ne s'autoriseraient-ils pas à faire ce qu'ils font, pour ce qui a trait à la nature humaine ?
Il me semble vraiment que nous sommes en droit de nous poser cette question.
Joyeux Noël et bonne journée.
Scrutator.