Bonjour,
1. Il ne semble pas que je sois le seul à être passé à côté de cette homélie du Pape François, en date du 10 novembre 2015, aussi je l'insère ci-dessous :
Ici.
2. Je pense notamment à ces paragraphes, que je trouve très justes, très vrais, et même très beaux :
" Aujourd’hui aussi, chers frères et sœurs, notre joie est de partager cette foi et de répondre ensemble au Seigneur Jésus : « Pour nous, tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Notre joie est aussi d’aller à contre-courant et de dépasser l’opinion courante qui, aujourd’hui comme alors, ne réussit pas à voir plus qu’un prophète ou qu’un maître en Jésus. Notre joie est de reconnaître en Lui la présence de Dieu, l’Envoyé du Père, le Fils venu se faire instrument de salut pour l’humanité. Cette profession de foi que Simon Pierre a proclamée demeure aussi pour nous. Elle ne représente pas seulement le fondement de notre salut, mais également la voie à travers laquelle il se réalise et le but vers lequel il tend.
À l’origine du mystère du salut, se trouve en effet la volonté d’un Dieu miséricordieux, qui ne veut pas se rendre face à l’incompréhension, à la faute et à la misère de l’homme, mais qui se donne à lui jusqu’à se faire homme lui-même pour rencontrer chaque personne dans sa condition concrète. Cet amour miséricordieux de Dieu est ce que Simon Pierre reconnaît sur le visage de Jésus. Le même visage que nous sommes appelés à reconnaître dans les formes sous lesquelles le Seigneur nous a assuré sa présence parmi nous : dans sa Parole, qui illumine les ténèbres de notre esprit et de notre cœur; dans ses sacrements, qui nous régénèrent à une vie nouvelle de chacun de nos morts ; dans la communion fraternelle, que l’Esprit Saint engendre entre tous ses disciples; dans l’amour sans limites, qui se fait service généreux et attentif à l’égard de tous ; dans le pauvre, qui nous rappelle que Jésus a voulu que la révélation suprême de lui-même et du Père revête l’image de l’humilié crucifié. "
3. "La joie d'aller à contre-courant et de dépasser l'opinion courante", y compris quand elle règne ou sévit au sein même de l'Eglise : je suppose que beaucoup ont déjà fait l'expérience de cette joie, et pourraient témoigner, au contact et en faveur de cette joie.
4. Et c'est là, je le crois, que se trouve, à mon sens, une partie du problème posé par des évêques français, pleins de bonne volonté par ailleurs, et qui nous encouragent même parfois à penser et à vivre avec la joie d'aller à contre-courant, mais qui ne veulent pas que cette joie d'aller à contre-courant repose ou débouche sur une attitude sceptique ou critique, notamment sur et contre le croire-ensemblisme et le vivre-ensemblisme, dans le cadre desquels les dirigeants font souvent préférer le consensus, qui amollit les esprits, à la vérité, qui édifie et fortifie les âmes.
Bonne journée et joyeux Noël.
Scrutator.