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5ème jour de la Neuvaine préparatoire à la Nativité de Notre Seigneur Jésus par ami de la Miséricorde (2015-12-20 01:47:34)
CINQUIÈME JOUR - 20 décembre
Mon Jésus, naissez dans mon cœur ! Ô Saint Enfant-Jésus qui avez été la joie de Votre Sainte Mère et du glorieux Saint Joseph, durant Votre enfance et Votre vie à Nazareth, Vous qui avez sanctifié Saint Jean-Baptiste, Vous qui êtes devenu la lumière des premiers adorateurs de la crèche, la consolation des justes du Temple, daignez nous partager Votre grâce et nous attirer à Votre Cœur tout aimant. Revêtez nos âmes des vertus d'humilité et de charité qui Vous sont si chères et rendez-nous chaque jour Vos humbles frères et sœurs Apôtres de l'Amour Infini.
Je Vous salue Marie + Gloire au Père
V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.
Prions : Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.
Invocations : Ô petit Enfant-Jésus, je Vous aime par le Cœur très pur de Votre douce Mère. Jésus-Enfant, nous Vous offrons notre cœur rempli d'amour, nos petits sacrifices et notre prière quotidienne; nous Vous offrons ces dons comme jadis les saints rois mages, par les mains de Votre Mère Immaculée. Ô Bonté Infinie, me voici prêt à souffrir toutes les croix que Vous m'enverrez; mon Jésus, je veux Vous aimer.

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Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2015-12-20 01:55:50)
[en réponse à 793644]
I. Nature de la vertu de religion
1048. (...) Nous avons indiqué plus haut ses effets et les dispositions nécessaires pour en bien profiter, n° 271-276. 2) A cet acte principal s'ajoutent : les prières publiques offertes, au nom de l'Eglise, par ses représentants, en particulier l'office divin, les bénédictions du Saint Sacrement ; les prières vocales privées ; les serments et les vœux faits avec discrétion, en l'honneur de Dieu, et entourés de toutes les conditions décrites dans les traités de Théologie morale ; les actes surnaturels extérieurs faits pour la gloire de Dieu, et qui, selon l'expression de S. Pierre, sont des sacrifices spirituels, agréables à Dieu : « offerre spirituales hostias, acceptabiles Deo » (I Petr., II, 5). De là on peut conclure que la vertu de religion est la plus excellente des vertus morales, parce que, en nous faisant pratiquer le culte divin, elle nous rapproche de Dieu plus que ne le font les autres vertus.
II. Nécessité de la vertu de religion
Pour procéder avec ordre, nous montrerons : 1° que toutes les créatures doivent rendre gloire à Dieu ; 2° que c'est un devoir spécial pour l'homme ; 3° surtout pour le prêtre.
1049. 1° Toutes les créatures doivent rendre gloire à Dieu. Si toute œuvre doit proclamer la gloire de l'artiste qui l'a faite, combien plus la créature doit proclamer la gloire de son Créateur ? Car enfin l'artiste ne fait que modeler son œuvre, et quand il l'a terminée, son rôle est fini. L'artiste divin n'a pas seulement modelé ses créatures, il les a tirées tout entières du néant, et il y a laissé non seulement l'empreinte de son génie mais encore un reflet de ses perfections ; il continue de s'occuper d'elles en les conservant, en les aidant de son concours et de sa grâce, en sorte qu'elles sont dans une entière dépendance de lui. Elles doivent donc, beaucoup plus que les œuvres d'un artiste, proclamer la gloire de leur auteur. C'est ce que, font à leur manière les êtres inanimés, qui, en nous dévoilant leur beauté et leur harmonie, nous invitent à glorifier Dieu : « Cæli enarrant gloriam Dei » (Ps. XVIII, 2), « ... Ipse fecit nos et non ipsi nos » (Ps. XCIX, 3) ; mais c'est là un hommage qui n'honore Dieu que bien imparfaitement, puisqu'il n'a rien de libre.
1050. 2° Il appartient donc à l'homme de glorifier Dieu d'une façon consciente, de prêter son cœur et sa voix à ces créatures inanimées pour lui rendre un hommage intelligent et libre. Il lui appartient, à lui qui est le roi de la création, de contempler toutes ces merveilles pour les rapporter à Dieu et d'être ainsi le pontife de la création. Il doit surtout le louer en son propre nom : plus parfait que les êtres sans raison, créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, participant à sa vie, il doit vivre en perpétuelle admiration, louange, adoration, reconnaissance et amour à l'égard de son Créateur et Sanctificateur. C'est ce que nous déclare S. Paul : « De lui, par lui et pour lui sont toutes choses : à lui la gloire dans tous les siècles !... Car soit que nous vivions, nous vivons pour le Seigneur ; soit que nous mourions, nous mourons pour le Seigneur… » (Rom., XI, 36 ; XIV, 7-8). Et, rappelant à ses disciples que notre corps aussi bien que notre âme est le temple du Saint Esprit, il ajoute : « glorifiez Dieu dans votre corps : glorificate et portate Deum in corpore vestro » (I Cr., VI, 20).
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde